{"id":2,"date":"2010-03-03T16:13:56","date_gmt":"2010-03-03T16:13:56","guid":{"rendered":"http:\/\/martinemrichard.fr\/blog\/?page_id=2"},"modified":"2010-06-05T12:52:52","modified_gmt":"2010-06-05T10:52:52","slug":"a-propos","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/martinemrichard.fr\/blog\/?page_id=2","title":{"rendered":"Biographie"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"https:\/\/martinemrichard.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2010\/03\/axat-1-.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-thumbnail wp-image-15\" title=\"axat 1\" src=\"https:\/\/martinemrichard.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2010\/03\/axat-1--150x150.png\" alt=\"\" width=\"150\" height=\"150\" \/><\/a><\/p>\n<p><!-- \t\t@page { margin: 2cm } \t\tP { margin-bottom: 0.21cm } --><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">Un jour de pluie, o\u00f9 je m&rsquo;ennuyais, ma m\u00e8re m&rsquo;a dessin\u00e9 une petite t\u00eate. J&rsquo;avais quatre ou cinq ans. Les mots art, cr\u00e9ation n&rsquo;avaient aucune signification pour moi. Mais je r\u00e9alisais que du rien, du blanc de cette feuille pouvait na\u00eetre quelque chose. A partir de ce jour j&rsquo;ai cherch\u00e9 \u00e0 reproduire ce que je voyais avec un plaisir, un besoin toujours grandissant. <\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">En 1975, \u00e0 Aix en Provence, la rencontre avec le peintre Daniel Ripoll va \u00eatre d\u00e9terminante pour la pratique de mon art. J&rsquo;admirais les glacis de ses magnifiques huiles, mesurant tout le chemin \u00e0 parcourir pour approcher son niveau. Il me demanda \u00ab\u00a0 Vous connaissez le Pastel sec ?\u00a0\u00bb \u00ab &#8211; Seulement de nom\u00a0\u00bb \u00ab &#8211; Vous devriez essayer. Cette technique convient particuli\u00e8rement aux femmes, \u00e0 leur sensibilit\u00e9.\u00a0\u00bb Il me fit traverser le Cours Mirabeau pour me montrer dans un magasin ce mat\u00e9riau dont j&rsquo;ignorais presque tout. L&rsquo;achat d&rsquo;une dizaine de b\u00e2tons allait \u00eatre une d\u00e9couverte fabuleuse. Apr\u00e8s moult t\u00e2tonnements, recherches, exp\u00e9riences je devins une pastelliste convaincue. <\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">Mon go\u00fbt pour la touche libre des impressionnistes, la palette violente et contrast\u00e9e des fauves, s&rsquo;est nourri jusqu&rsquo;\u00e0 plus soif de l&rsquo;\u00e9tude de leurs oeuvres. Les emp\u00e2tements de Van Gogh , un exemple venu tout naturellement sous mes doigts, ont \u00e9t\u00e9 une ligne directrice jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;an dernier o\u00f9 le pointillisme s&rsquo;est impos\u00e9 \u00e0 son tour. Je me laisse aller \u00e0 cette \u00e9volution qui permet \u00e0 la lumi\u00e8re de vibrer, de chatoyer voluptueusement. Mais la palette, elle, reste fid\u00e8le \u00e0 la chaleur, les ombres et lumi\u00e8res des peintres de l&rsquo;\u00e9cole Proven\u00e7ale: Olive, Ren\u00e9 Seyssaud, Monticelli, Chabaud et plus contemporain Ambrogiani &#8230; Les sujets, au d\u00e9but, allaient dans tous les sens: natures mortes, paysages Aixois, nus, animaux, fleurs.<\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">Un peintre amateur m&rsquo;a pouss\u00e9e dans la direction de l&rsquo;huile pendant un temps. Il a aid\u00e9 de ses conseils, assez classiques sur le fond, la brouillonne et novice que j&rsquo;\u00e9tais, m&rsquo;a prise sous son aile pour une premi\u00e8re exposition. C&rsquo;\u00e9tait au Salon de Carry Le Rouet en Juillet 1975. Puis les chemins de la vie m&rsquo;ont entra\u00een\u00e9e ailleurs, sous d&rsquo;autres cieux, plaines ou montagnes . Une nouvelle rencontre de quelqu&rsquo;un qui n&rsquo;avait rien \u00e0 voir avec le monde de l&rsquo;art orienta de nouveau ma vie, me mit le pied \u00e0 l&rsquo;\u00e9trier en m&rsquo;inscrivant, \u00e0 mon insu, dans une exposition de village . Panique! Puis excitation, stress m\u00e9morable et r\u00e9ussite gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;aide de mon mari ( mon premier et principal sponsor), et ce public qui acheta et m&rsquo;aida \u00e0 d\u00e9marrer ma \u00ab\u00a0carri\u00e8re\u00a0\u00bb. A partir de ce jour je ne cesserai plus.<\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">Au hasard d&rsquo;une promenade , en 1980, j&rsquo;entrais dans un restaurant-galerie: l&rsquo;Occitadelle \u00e0 Monts\u00e9gur , au pied du c\u00e9l\u00e8bre Pog des Cathares. Georges S., son propri\u00e9taire, m&rsquo;invita \u00e0 exposer sur ses cimaises, aupr\u00e8s de professionnels et d&rsquo;amateurs de talent et m&rsquo;aida \u00e0 trouver mon nom d&rsquo;artiste. <\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">En 1982: premier Salon des Arts \u00e0 Quillan auquel je resterai fid\u00e8le pendant dix ans. La naissance de ma fille freinera un peu ma cr\u00e9ativit\u00e9 mais ne l&rsquo;arr\u00eatera pas. Mes pas me conduiront un peu partout dans l&rsquo;Aude, l&rsquo;Ari\u00e8ge&#8230; En 1995, une charmante antiquaire-galeriste, Andr\u00e9e H. m&rsquo;offrit ma premi\u00e8re grande exposition personnelle. Ma route croisa celle d&rsquo;une artiste-po\u00e8te devenue une amie: Susy D. . Celle-ci laissa un dossier de participation \u00e0 un grand concours de peinture \u00e0 Blagnac ( Toulouse) sur le th\u00e8me du voyage . Andr\u00e9e me poussa \u00e0 participer. Sceptique, j&rsquo;acceptai de pr\u00e9senter une oeuvre repr\u00e9sentant une p\u00e9niche sur le Canal du Midi. Surprise coup de cymbales: j&rsquo;obtins le Grand Prix du Jury pour mon pastel, \u00e0 l&rsquo;unanimit\u00e9 moins une voix. Une r\u00e9compense , \u00e0 la suite de celle obtenue au Salon des peintres du Lauragais de Castelnaudary, en mai, qui me donna un beau capital confiance. Assez pour \u00e9couter un couple d&rsquo;amis m&rsquo;encourageant \u00e0 viser plus haut: Un Salon International: Le Salon des Artistes Fran\u00e7ais \u00e0 Paris, en 1998. Je n&rsquo;oublierai jamais cet immense service de mon ami Hubert qui prit mon pastel, le porta au Salon, puis le r\u00e9cup\u00e9ra et le redescendit dans le sud o\u00f9 nous vivons. Une exp\u00e9rience m&rsquo;offrant de grandes opportunit\u00e9s, de riches contacts, un nouvel \u00e9lan; un reportage sur quatre pages dans le magazine \u00ab\u00a0Artiste\u00a0\u00bb en Mai 2000. <\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">Salons de province ou internationaux, expositions de groupes ou personnelles se succ\u00e8dent tous les ans apportant une r\u00e9compense, des propositions d&rsquo;expositions, d&rsquo;agr\u00e9ables rencontres. Des d\u00e9couvertes telles que \u00ab\u00a0Le Chemin des Artistes\u00a0\u00bb en Haute Vall\u00e9e de l&rsquo;Aude ou encore \u00ab\u00a0 L&rsquo;Art s&rsquo;invite \u00e0 Magrie\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Toques et Clochers\u00a0\u00bb autour de Limoux.<\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">Le 27 novembre 2007 je fis lire \u00e0 une de mes soeurs ainsi qu&rsquo;\u00e0 mon meilleur ami, un texte sur l&rsquo;eau, datant du Lyc\u00e9e. Leur r\u00e9action enthousiaste me poussa \u00e0 \u00e9crire. Une nouveau monde, inconnu, excitant,vint compl\u00e9ter, enrichir ma peinture. A \u00ab\u00a0l&rsquo;Art s&rsquo;invite \u00e0 Magrie\u00a0\u00bb je rencontrai Marie-Andr\u00e9e Balbastre, pr\u00e9sidente de l&rsquo;association de po\u00e9sie Terpsichore. Marie-Andr\u00e9e tient une rubrique d\u00e9di\u00e9e aux arts sur une radio locale et m&rsquo;invita pour une interview \u00e0 propos de ma peinture. D\u00e9couvrant que j&rsquo;\u00e9crivais un peu, elle d\u00e9cida de parler aussi de po\u00e9sie. Elle rendit public mon c\u00f4t\u00e9 \u00e9criture. J&rsquo;entrais dans son association, rencontrais des gens adorables, des talents aussi riches que divers dont Monsieur Philippe Lemoine, Pr\u00e9sident de \u00ab\u00a0 Les Mille Po\u00e8tes Aude\u00a0\u00bb qui m&rsquo;offrit 6 pages dans son anthologie n\u00b02; Madame Christine Clairmont fondatrice de l&rsquo;association ACALA, en Ari\u00e8ge, me commanda un Pastel pour la couverture de son prochain livre de po\u00e9sie \u00ab\u00a0 Le murmure d&rsquo;une brise si l\u00e9g\u00e8re \u00bb; Monsieur Henri Laleman Pr\u00e9sident de \u00ab\u00a0 Les Auteurs d&rsquo;Occitanie\u00a0\u00bb qui m&rsquo;a fait l&rsquo;honneur de quelques pr\u00e9cieux conseils. La manifestation annuelle de Magrie me mit aussi en contact avec une autre personne talentueuse: Monsieur Jacques No\u00ebl, Pr\u00e9sident de l&rsquo;association \u00ab\u00a0Les mots Les Couleurs\u00a0\u00bb. Jacques m&rsquo;invita \u00e0 participer \u00e0 son caf\u00e9-po\u00e9sie mensuel ainsi qu&rsquo; \u00e0 son concours annuel national o\u00f9 j&rsquo;eus la fiert\u00e9 d&rsquo;\u00eatre r\u00e9compens\u00e9e. <\/span><\/span><\/p>\n<p style=\"margin-bottom: 0cm;\"><span style=\"font-family: Arial,sans-serif;\"><span style=\"font-size: x-small;\"> <\/span><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un jour de pluie, o\u00f9 je m&rsquo;ennuyais, ma m\u00e8re m&rsquo;a dessin\u00e9 une petite t\u00eate. J&rsquo;avais quatre ou cinq ans. Les mots art, cr\u00e9ation n&rsquo;avaient aucune signification pour moi. Mais je r\u00e9alisais que du rien, du blanc de cette feuille pouvait na\u00eetre quelque chose. 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