{"id":112,"date":"2010-05-09T16:26:33","date_gmt":"2010-05-09T14:26:33","guid":{"rendered":"http:\/\/martinemrichard.fr\/blog\/?p=112"},"modified":"2011-05-17T08:05:57","modified_gmt":"2011-05-17T06:05:57","slug":"rencontres-poetiques","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/martinemrichard.fr\/blog\/?p=112","title":{"rendered":"Rencontres po\u00e9tiques"},"content":{"rendered":"<p>NARBONNE-PLAGE mai 2010<\/p>\n<p>Rencontres po\u00e9tiques mensuelles sur un th\u00e8me en rapport avec l&rsquo;ouvrage de l&rsquo;invit\u00e9 de Marie-Andr\u00e9e Balbastre. Nous terminons autour d&rsquo;un ap\u00e9ritif-buffet o\u00f9 chacun apporte un plat, un g\u00e2teau, une boisson \u00e0 partager&#8230;<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0Rendez-vous chez moi \u00e0 15h30&Prime; avait \u00e9crit MA.<\/p>\n<p>Cela devient une habitude: la confection de deux cakes sal\u00e9s: un pour les copains po\u00e8tes et l&rsquo;autre pour mon mari. La recette varie d&rsquo;un mois sur l&rsquo;autre au gr\u00e8s de ma fantaisie ou de ce que contient le r\u00e9frig\u00e9rateur: gruy\u00e8re ou tome de brebis ( avec celui de ch\u00e8vre, c&rsquo;est pas mal non plus), olives vertes ou noires ( ou les deux), tomates s\u00e9ch\u00e9es, noisettes, d\u00e9s de jambon, herbes, b\u00e2tonnets de poivrons, carottes, haricots verts cuits \u00e0 la vapeur&#8230; Leur parfum croustillant envahit la maison et anticipe le plaisir \u00e0 venir. J&rsquo;en connais qui vont se r\u00e9galer ce soir!<\/p>\n<p>Programme: en premi\u00e8re partie: nos textes ( \u00e9crits sur le th\u00e8me des animaux, po\u00e8mes, fables&#8230;). Seconde partie: conf\u00e9rence de Francis Crespin fabuliste, po\u00e8te, auteur de plusieurs livres).\u00a0\u00bb As-tu compos\u00e9 quelque chose \u00e0 propos de la mar\u00e9e noire, des oiseaux mazout\u00e9s? La Louisiane est au c\u0153ur de l&rsquo;actualit\u00e9?\u00a0\u00bb m&rsquo;a demand\u00e9 MA. \u00a0\u00bb Non, r\u00e9pondis-je, je n&rsquo;ai rien \u00e0 ce sujet. Cela fait bient\u00f4t trois semaines que la Muse m&rsquo;abandonne. Heureusement que j&rsquo;ai quelques po\u00e8mes en r\u00e9serve.\u00a0\u00bb Apr\u00e8s avoir v\u00e9rifi\u00e9 si tout \u00e9tait en ordre, un dernier regard au maquillage, me voil\u00e0 pr\u00eate. Pas encore bien familiaris\u00e9e avec la nouvelle voiture, je pars \u00e0 15h10 pour \u00e9viter la pression. \u00ab\u00a0Red Flat\u00a0\u00bb ronronne doucement. La conduite douce, tr\u00e8s souple est agr\u00e9able. Cela me change de ma vieille skoda, si fid\u00e8le pourtant malgr\u00e9 son \u00e2ge canonique. En arrivant, je me gare pr\u00e8s de la piscine. Le petit chemin bord\u00e9 de hauts murs en pierres s\u00e8ches qui passe devant chez MA, m&rsquo;impressionne trop. Pas question de risquer un accroc \u00e0 la belle robe rouge de ma petite merveille. C&rsquo;est donc \u00e0 pieds que j&rsquo;arrive pile-poil \u00e0 l&rsquo;heure du rendez-vous. \u00ab\u00a0Coucou, c&rsquo;est moi!\u00a0\u00bb. Bisous&#8230; MA appelle son mari qui aujourd&rsquo;hui porte la \u00ab\u00a0casquette\u00a0\u00bb de chauffeur. Une courte attente qui me permet d&rsquo;admirer leur splendide glycine colonisant presque enti\u00e8rement la pergola. Ses tresses blanc\/parme se balancent mollement. Les taches d&rsquo;iris, girofl\u00e9es&#8230; \u00e9clairent l&rsquo;immensit\u00e9 tendre de la pelouse. Un merle vole en rase-mottes, poussant un cri effray\u00e9. Pas de chansons. Le temps est trop froid. G&#8230; nous invite \u00e0 monter dans son carrosse, man\u0153uvre avec aisance en rasant les pierres des murs et c&rsquo;est parti. Direction la mer avec un arr\u00eat pour prendre au passage Jeannine( po\u00e8te et artiste-peintre). G&#8230; parle peu, concentr\u00e9 sur la conduite. Derri\u00e8re J&#8230; et moi nous nous exclamons sur l&rsquo;exub\u00e9rance flamboyante des coquelicots. Il suffit d&rsquo;un talus abrupt bien ensoleill\u00e9 ou d&rsquo;une jach\u00e8re pr\u00e8s d&rsquo;une pin\u00e8de pour qu&rsquo;ils explosent de joie rayonnante. Nous regrettons cette bouderie de Ph\u00e9bus qui nous prive de superbes contrastes.\u00a0 Pass\u00e9 les encombrements de Narbonne, voici le Massif de la Clape qui se profile. J&rsquo;attire l&rsquo;attention de mes copines sur l&rsquo;\u00e9l\u00e9gance \u00e9blouissante des aigrettes pataugeant dans un petit marais. La travers\u00e9e est plaisante malgr\u00e9 les plaies toujours visibles de la fameuse temp\u00eate de l&rsquo;an dernier. Nous sortons de la for\u00eat, dominons la mer brouill\u00e9e, brumeuse puis c&rsquo;est la plongeon sur la c\u00f4te, Narbonne-plage et sa mairie-annexe. G&#8230; se gare au plus pr\u00e8s de l&rsquo;entr\u00e9e. Le vent, satur\u00e9 d&rsquo;humidit\u00e9, brasse des monceaux de bourre cotonneuse, blanch\u00e2tre. Elle tombe des peupliers en volant paresseusement, monte, descend, tourbillonne , finissant par nous chatouiller le nez. Horrible! Nous nous empressons de transporter paniers pique-nique, guitare, tr\u00e9pied, etc&#8230; et nous r\u00e9fugions dans la salle. Il faut d\u00e9placer tables , chaises abandonn\u00e9es telles que par une pr\u00e9c\u00e9dente r\u00e9union.; r\u00e9organiser l&rsquo;espace au go\u00fbt de MA. Voil\u00e0! Tout est pr\u00eat. Il est bient\u00f4t dix huit heures et&#8230; personne \u00e0 part une chatte furetant un peu partout. Nous tentons de la chasser car son flair la guide vers nos provisions. Puis un po\u00e8te arrive: c&rsquo;est Jean-Louis N&#8230;\u00a0 Tout de suite MA et lui r\u00e9p\u00e8tent leur traditionnel duo d&rsquo;accueil. Quelques accords de guitare et nos chanteurs interpr\u00e8tent\u00a0\u00bb le petit cheval\u00a0\u00bb de Georges Brassens. Le porte s&rsquo;entrouvre sur un autre po\u00e8te, puis un autre, suivi d&rsquo;un trio&#8230; Les gens arrivent un fig\u00e9s par le froid. Petit \u00e0 petit le groupe s&rsquo;\u00e9toffe. Embrassades, plaisanteries r\u00e9chauffent l&rsquo;atmosph\u00e8re. Le coin repas s&rsquo;enrichit de pizzas, quiches, fromages, g\u00e2teaux, bouteilles, etc&#8230; Nous n&rsquo;allons pas nous laisser abattre. Tap! Tap! Tap! MA sonne les trois coups, saisit sa gratte.\u00a0 Sa voix monte , cristalline, soutenue par celle de JL \u00e0 peine grave, tr\u00e8s agr\u00e9able. Nos chanteurs interpr\u00e8tent \u00ab\u00a0le petit cheval\u00a0\u00bb de G. Brassens. Nous reprenons tous en ch\u0153ur le c\u00e9l\u00e8bre refrain. Dans la foul\u00e9e, JL nous lit quelques petites histoires d&rsquo;animaux , assez courtes o\u00f9 l&rsquo;humour le dispute \u00e0 la tendresse, tir\u00e9es des romans de\u00a0 Jules renard ou de Jean Anouilh. Charles trenet ne sera pas oubli\u00e9 lui non plus. Un d\u00e9lice. MA nous invite chacun \u00e0 notre tour \u00e0 lui succ\u00e9der derri\u00e8re le micro. Pour ma part je propose \u00a0\u00bb Les canards\u00a0\u00bb. Une comparaison entre les cols verts des Hautes Alpes et ceux de Andernos sur le Bassin d&rsquo;Arcachon: des lieux que je connais tr\u00e8s bien. J&#8230; Nous sort une nouvelle de son chapeau: une jolie histoire d&rsquo;araign\u00e9e.\u00a0 Camille ( Fredolisad), clin d&rsquo;oeil doux et humoristique, nous raconte ses \u00a0\u00bb dinosaures\u00a0\u00bb. Simon , de sa voix basse et timide, fouille sa m\u00e9moire afin de nous d\u00e9clamer un souvenir \u00e9mouvant. Un nouveau membre, se nourrissant de l&rsquo;actualit\u00e9 , nous r\u00e9gale d&rsquo;un texte dr\u00f4le, parfois caustique. Un vrai chansonnier.\u00a0 Et d&rsquo;autres encore, qu&rsquo;ils me pardonnent de zapper leurs noms, se succ\u00e8dent avec talent. Certains po\u00e8tes \u00e9tant prolixes, guitares et chansons\u00a0 reviennent de temps en temps afin de dynamiser, rythmer. Fin de la premi\u00e8re partie.\u00a0 MA se l\u00e8ve, pr\u00e9sente Monsieur Crespin, lui offrant de prendre la parole. Cet \u00e9crivain, originaire de Lille, tr\u00e8s souriant, parle de sa jeunesse, de ses voyages ( trente ans pass\u00e9s au Qu\u00e9bec, quelques ann\u00e9es en Afrique&#8230;), de son d\u00e9sir de retrouver ses racines \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de la retraite. Ses fables sont adorables, malicieuses, vives. D&rsquo;une voix claire, bien plac\u00e9e, il nous narre trois ou quatre d&rsquo;entre elles. Ses recueils sont tous illustr\u00e9s par le m\u00eame artiste. Des dessins au style fin, amusant, tr\u00e8s original se prom\u00e8nent au fil des pages&#8230; Mais il se fait tard. Les estomacs grognent, protestent.\u00a0 Des mains tentent de cacher quelques b\u00e2illements. MA remercie cet auteur si attrayant, puis nous invite tous \u00e0 prendre le pot de l&rsquo;amiti\u00e9. Apr\u00e8s les nourritures spirituelles, voici venu le temps de passer \u00e0 celles bien terrestres. L&rsquo;humeur est gaie, tr\u00e8s conviviale. Nous sommes tous heureux de nous retrouver, de tenir \u00e0 l&rsquo;\u00e9cart, pour quelques heures, nos soucis. Une guitare reprend du servie. Soudain une pluie de notes tr\u00e8s connues survole cette aimable assembl\u00e9e: le sirtaki, musique du film\u00a0 Zorba le grec. Deux dames tentent de retrouver les pas de cette danse. Mes jambes s&rsquo; impatientent, puis les accompagnent avec all\u00e9gresse.\u00a0 Au d\u00e9but h\u00e9sitante, puis prenant confiance, hop!, revoil\u00e0 Martine et 15 printemps. La cadence endiabl\u00e9e rougit s\u00fbrement mes joues. Qu&rsquo;importe. Wouaw! Que c&rsquo;est chouette! Suis m\u00eame pas essouffl\u00e9e! Finalement, comme le v\u00e9lo, cela ne s&rsquo;oublie pas et revient au triple galop! La chatte, une fois de plus, profitant du passage de quelqu&rsquo;un pour entrer, rode, l\u00e8che une miette de thon par-ci, qu\u00e9mande un brin de jambon blanc par l\u00e0&#8230; Apr\u00e8s un dernier refrain, chacun se pr\u00e9pare \u00e0 rejoindre ses p\u00e9nates. Il est tard. Vingt et une heures trente minutes. La pluie acc\u00e9l\u00e8re le repli g\u00e9n\u00e9ral. G&#8230; et Marie-Andr\u00e9e d\u00e9cident d&#8217;emprunter l&rsquo;autoroute pour un retour plus rapide. Mes paupi\u00e8res papillonnent . Difficile de tenir le coup pour embrasser Jeannine lorsque nous la laissons chez elle. Puis c&rsquo;est mon tour, un quart d&rsquo;heure apr\u00e8s, de retrouver mon petit coquelicot m\u00e9tallique.\u00a0 Un r\u00e9verb\u00e8re m&rsquo;\u00e9claire suffisamment pour glisser la clef dans la serrure. Mais ensuite&#8230; heu&#8230;voyons&#8230; comment allumer les feux de route? L\u00e9ger t\u00e2tonnement&#8230; c&rsquo;est bon \u00a0\u00bb et la lumi\u00e8re f\u00fbt!\u00a0\u00bbMaintenant, les essuie-glaces? Zut!C&rsquo;est le lave-glace. J&rsquo;appuie \u00e0 l&rsquo;extr\u00e9mit\u00e9 de la manette, tente de la baisser, de pousser en avant, en arri\u00e8re&#8230; Zou, de nouveau le lave-glace asperge tout. Ah, pour \u00e7a, le pare-brise va \u00eatre im-pe- cca-ble!\u00a0 Enfin, soulag&rsquo;ment d&rsquo;ma part! Les balais vont et viennent bien gentiment.\u00a0 Je me marre toute seule dans le d\u00e9sert silencieux de la nuit. Vivement la maison. La fatigue commence \u00e0 me tomber sur les \u00e9paules, la t\u00eate, les r\u00e9flexes&#8230; Vingt trois heures trente: ouf! \u00ab\u00a0Home sweet home\u00a0\u00bb: suis chez moi!<\/p>\n<p>LES CANARDS<\/p>\n<p>Qu&rsquo;ils soient des Hautes Alpes<\/p>\n<p>Ou bien \u00e0 Andernos,<\/p>\n<p>Le cou ceint d&rsquo;une \u00e9charpe<\/p>\n<p>Petits chiens cherchant l&rsquo;os,<\/p>\n<p>Les canards se dandinent.<\/p>\n<p>Volontiers ricaneurs<\/p>\n<p>Sur la glace, ils patinent.<\/p>\n<p>Sur l&rsquo;\u00e9tang , les rameurs,<\/p>\n<p>Offent le m\u00eame spectacle<\/p>\n<p>De comiques disputes,<\/p>\n<p>Poussent un coin-coin qui claque!<\/p>\n<p>Pour un cro\u00fbton, quelle lutte!<\/p>\n<p>Ils plongent \u00e0 qui mieux mieux,<\/p>\n<p>Portant haut le croupion,<\/p>\n<p>Plant\u00e9s comme des pieux<\/p>\n<p>Dans l&rsquo; Bassin d&rsquo; Arcachon!<\/p>\n<p>Mais font triste mine<\/p>\n<p>Dans l&rsquo;air de la montagne,<\/p>\n<p>Se g\u00e8lent, se ratatinent<\/p>\n<p>Et d\u00e9laissent leurs compagnes.<\/p>\n<p>Tous ces petits Donald<\/p>\n<p>R\u00e9veillent la r\u00e9gion,<\/p>\n<p>Courses et cavalcades,<\/p>\n<p>A grands coups de clairon!<\/p>\n<p>MMR tous droits r\u00e9serv\u00e9s<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>NARBONNE-PLAGE mai 2010 Rencontres po\u00e9tiques mensuelles sur un th\u00e8me en rapport avec l&rsquo;ouvrage de l&rsquo;invit\u00e9 de Marie-Andr\u00e9e Balbastre. 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