{"id":126,"date":"2010-05-24T12:15:04","date_gmt":"2010-05-24T10:15:04","guid":{"rendered":"http:\/\/martinemrichard.fr\/blog\/?p=126"},"modified":"2011-05-17T08:05:30","modified_gmt":"2011-05-17T06:05:30","slug":"castelnaudary","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/martinemrichard.fr\/blog\/?p=126","title":{"rendered":"Castelnaudary"},"content":{"rendered":"<p><!-- \t\t@page { margin: 2cm } \t\tP { margin-bottom: 0.21cm } --><a href=\"https:\/\/martinemrichard.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2010\/05\/rouge_feu_mini-signe2.png\"><a href=\"https:\/\/martinemrichard.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2010\/05\/rouge_feu_mini-signe.png\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-full wp-image-127\" title=\"rouge_feu_mini signe\" src=\"https:\/\/martinemrichard.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2010\/05\/rouge_feu_mini-signe.png\" alt=\"\" width=\"665\" height=\"480\" srcset=\"https:\/\/martinemrichard.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2010\/05\/rouge_feu_mini-signe.png 665w, https:\/\/martinemrichard.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2010\/05\/rouge_feu_mini-signe-300x216.png 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 665px) 100vw, 665px\" \/><\/a><br \/>\n<\/a><\/p>\n<p><span style=\"font-family: Nimbus Sans L,sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">Le temps est magnifique! Un bleu d&rsquo;esp\u00e9rance estivale&#8230; Les talus s&rsquo;\u00e9bouriffent de nuances vertes aux \u00e9clats m\u00e9talliques, ciselures argent\u00e9es&#8230;Sous le soleil,  Les coquelicots flamboient leur satin, l\u00e9zardent en attendant l&rsquo;heure Tramontane&#8230;. J&rsquo;admire et emplis mes yeux de ces bosquets, petites haies, cloisonnant jeunes vignes, jach\u00e8res, parfois monceaux de ceps arrach\u00e9s, champs de pois fourrag\u00e9s, bl\u00e9s barbus, colza d\u00e9j\u00e0 en graines&#8230; Je tente de graver le souvenir de ce pin parasol , si majestueux pour un projet qui me tient \u00e0 c\u0153ur.<\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: Nimbus Sans L,sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\"> Enfin, voici Castelnaudary, perch\u00e9 sur son \u00e9minence, s&rsquo;\u00e9talant, tranquille , jusqu&rsquo;au Canal du Midi. Nous oublions son joli port, rendez-vous oblige. Nous arrivons largement dans les temps et attendons l&rsquo;ouverture des portes en compagnie des premiers arriv\u00e9s d\u00e9j\u00e0 nombreux. Il fait bon dans ce jardin, pr\u00e8s de la pi\u00e8ce d&rsquo;eau d&rsquo;o\u00f9 s&rsquo;\u00e9l\u00e8vent de superbes plantes aquatiques \u00e9clabouss\u00e9es de lumi\u00e8re. Sur la fa\u00e7ade de la Mairie ( dont une partie des locaux sert aux manifestations artistiques ), une d\u00e9coration naturelle peu commune attire mon regard: un \u00e9norme pied de campanules d&rsquo;un bleu assez chaud, agripp\u00e9 \u00e0 la pierre. Clic-clac: dans la boite \u00e0 images!<\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: Nimbus Sans L,sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\"> Onze heures: ouvertures des portes de la Galerie Paul Sibra pour le 43\u00e8me salon des Peintres du Lauragais. Tout le monde se presse, bouchonne et nous devons patienter deux ou trois minutes&#8230; Enfin, nous  p\u00e9n\u00e9trons et , nouvelle station, \u00e0 droite, pr\u00e8s d&rsquo;une longue table.  Des b\u00e9n\u00e9voles de l&rsquo;association vendent le catalogue. Celui-ci est gratuit pour les exposants sur la remise d&rsquo;un bon ( que cette ann\u00e9e, je n&rsquo;ai pas oubli\u00e9). La pr\u00e9sidente Dominique Marteau, accueille, tout sourire, la foule qui se densifie de plus en plus. Un bisou, un gentil mot de bienvenu et nous la laissons \u00e0 ses responsabilit\u00e9s. La premi\u00e8re salle \u00e0 gauche nous s\u00e9duit par la qualit\u00e9 des tableaux. A la suite, la seconde salle, l\u00e9g\u00e8rement plus petite, abrite sur la moiti\u00e9 de ses murs les \u0153uvres des artistes concourant pour le th\u00e8me: \u00ab Rouge comme&#8230;\u00bb  Cette ann\u00e9e, un de mes grands Pastels est en comp\u00e9tition. Je d\u00e9couvre, admire le travail de chacun. La t\u00e2che du Jury n&rsquo;a pas d\u00fb \u00eatre facile  devant ce bon niveau.  Nous poursuivons la visite, nous glissant entre les groupes agglutin\u00e9s par-ci, par-l\u00e0, devant  la grande huile d&rsquo;un ami, la petite aquarelle  d&rsquo;un autre&#8230; Nous voici \u00e0 pr\u00e9sent dans le vaste couloir, menant \u00e0 droite vers l&rsquo;entr\u00e9e et \u00e0 gauche vers les trois espaces les plus beaux de la Galerie: un magnifique \u00e9crin en pierres de taille \u00e0 la chaude carnation.  Mon regard va , s&rsquo;\u00e9parpille, s&rsquo;attarde, revient, se pose sur un d\u00e9tail, scrute une technique in\u00e9dite. J&rsquo;\u00e9vite soigneusement le micro, les tables charg\u00e9es des verres, bouteilles et autres chips. Ce qui n&rsquo;est pas toujours \u00e9vident vu le nombre d&rsquo;amateurs qui discutent, interpellent, bousculent ( seuls au monde). La salle du milieu est d\u00e9di\u00e9e \u00e0 l&rsquo;invit\u00e9 d&rsquo;honneur. Un artiste dont j&rsquo;ai pu appr\u00e9cier la magnifique inspiration, plus d&rsquo;une fois \u00e0 Carcassonne. Je d\u00e9couvre deux autres de mes tableaux ( des tournesols)dans la derni\u00e8re salle parmi d&rsquo;autres pastels. Partout, natures mortes, paysages, quelques nus, all\u00e9gories brillent sur les murs et ravissent les amateurs. L&rsquo;ensemble est rehauss\u00e9 par d&rsquo;admirables statues, bustes, t\u00eates&#8230; Les conversations meublent l&rsquo;espace d&rsquo;un brouhaha montant en puissance. Beaucoup de figures connues, de copains que je n&rsquo;ai pas vus depuis un an et parfois plus. En admiration face \u00e0 de merveilleuses sculptures, je croise le  sourire de Corinne Lodziac, femme de l&rsquo;invit\u00e9 d&rsquo;honneur. Nous bavardons un petit moment.  Corinne me parle de mes rouges avec admiration; ce qui me touche beaucoup, de ses projets&#8230; Mais la pression, l&rsquo;afflux des admirateurs met un point final \u00e0 notre \u00e9change si int\u00e9ressant.  Bonjour par -ci, une bise par-l\u00e0&#8230; puis un tap!tap!bruyant au micro me surprend \u00e0 trois pas de lui. Dominique rassemble son monde autour d&rsquo;elle, demande le silence \u00e0 la nombreuse assistance: c&rsquo;est l&rsquo;instant-discours! Monsieur le Maire, visiblement content d&rsquo;\u00eatre l\u00e0, lit le sien, plaisant et agr\u00e9able. L&rsquo;hommage rendu aux deux pr\u00e9sidents pr\u00e9c\u00e9dents a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s appr\u00e9ci\u00e9, Je me trouvais d&rsquo;ailleurs \u00e0 la droite de l&rsquo;un deux, visiblement satisfait de cette reconnaissance pour l&rsquo;\u00e9norme travail accompli. Dominique reprend la parole ( extraits de son discours), parlant de leurs efforts ax\u00e9s sur la communication: cr\u00e9ation d&rsquo;un site ouvrant le  Salon sur le monde. Cela a provoqu\u00e9 un afflux de candidatures tr\u00e8s important , \u00e9largissant le choix des s\u00e9lections , permettant de hausser encore le niveau, contribuant au rayonnement de la culture artistique dans notre r\u00e9gion. ( puis, se tournant vers l&rsquo;invit\u00e9 d&rsquo;honneur, le pr\u00e9sentant):<\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: Nimbus Sans L,sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\"> Ce Lauragais qui a s\u00e9duit ce grand voyageur qu&rsquo;est notre invit\u00e9 d&rsquo;honneur aujourd&rsquo;hui: Thierry LODZIAC, au point qu&rsquo;il d\u00e9cide de s&rsquo;\u00e9tablir \u00e0 Carcassonne en 2007. Il ouvre une galerie dans la Cit\u00e9 avant de s&rsquo;attaquer \u00e0 un nouveau challenge, faire du jardin du presbyt\u00e8re un lieu d&rsquo;art contemporain suite \u00e0 sa rencontre avec Monseigneur Bertrand de la Soujeole. Ce projet sera men\u00e9 en \u00e9troite collaboration avec le recteur de la basilique Saint Nazaire et Celse; un lien fort entre le pass\u00e9 et le pr\u00e9sent qui s&rsquo;inscrit dans la dur\u00e9e d&rsquo;un d\u00e9veloppement artistique haut de gamme.<\/span><\/span><\/p>\n<p><span style=\"font-family: Nimbus Sans L,sans-serif;\"><span style=\"font-size: medium;\">Nous accueillons donc avec plaisir, ce grand artiste et voisin.\u00bb  Lodziac prend la suite, tr\u00e8s bri\u00e8vement, sous des applaudissements fournis et amus\u00e9s. Monsieur le pr\u00e9sident du Jury Jean-Louis avril ( r\u00e9dacteur du magazine Univers des Arts) ira aussi de son petit la\u00efus habituel sympathique et diplomate rendant le micro \u00e0 la Pr\u00e9sidente pour la lecture des r\u00e9compenses:  m\u00e9dailles de bronze, d&rsquo;argent, d&rsquo;or pour huiles et acryliques; viennent ensuite les m\u00eames \u00e9num\u00e9rations en cat\u00e9gorie dessins, aquarelles, pastels ( pas pour moi cette ann\u00e9e, tant pis&#8230;)Prix du Conseil g\u00e9n\u00e9ral , Prix de la ville, Prix de la pr\u00e9sidente, Prix Univers des Arts \u00e0 Martine Madelaine-Richard \u00e0 l&rsquo;unanimit\u00e9 du jury&#8230; il me faut bien une ou deux secondes pour r\u00e9aliser. Mes yeux s&rsquo;\u00e9carquillent! Mes l\u00e8vres s&rsquo;entre-ouvrent sur un oh muet.. En trois pas je suis pr\u00e8s de Jean-Louis. Il m&#8217;embrasse, me f\u00e9licite en me tendant le magazine d&rsquo;art. Pr\u00e8s de lui, Monsieur le Maire n&rsquo;est pas en reste et r\u00e9clame aussi son bisou.  J.L Avril en quelques mots tente d&rsquo;expliquer la d\u00e9marche, le choix du Jury. Mon \u00ab Rouge feu\u00bb est celui qui collait le mieux au th\u00e8me \u00abRouge comme&#8230;\u00bb, sans parler du traitement de la couleur aux multiples rouges ou de la sensibilit\u00e9 exprim\u00e9e, le fait d&rsquo;aller au del\u00e0 de la couleur&#8230;. Apr\u00e8s avoir d\u00e9gluti,  un merci force le passage de ma gorge tr\u00e8s contact\u00e9e. J&#8217;embrasse Dominique qui me complimente chaudement. Je serre la main ou embrasse je ne sais plus,  Corinne Lodziac ainsi que Jean Claude Garouste ( organisateur de l&rsquo;immense Manifestation \u00abL&rsquo;art s&rsquo;invite \u00e0 Magrie\u00bb), arbitres, eux aussi,  de ce vote en ma faveur. J&rsquo;ai une pens\u00e9e tr\u00e8s \u00e9mue pour mon amie inhum\u00e9e la veille. Elle qui aimait tant mes p\u00e9tales, m&rsquo;encourageait \u00e0 continuer \u00e0  chercher, \u00e0 aller au del\u00e0 des apparences&#8230; Elle aurait \u00e9t\u00e9 si heureuse pour moi! Avant de me laisser repartir aupr\u00e8s de  Paul ( tout fier de son artiste), JL Avril me demande de lui envoyer un clich\u00e9 car il va m&rsquo;\u00e9crire un r\u00e9dactionnel dans \u00abUnivers des Arts\u00bb quel beau prix! Je suis abasourdie et si contente!! Madame la Pr\u00e9sidente remet les derni\u00e8res r\u00e9compenses pour les sculptures&#8230; Des r\u00e9compenses sont aussi offertes aux \u00e9l\u00e8ves repr\u00e9sentant le Lyc\u00e9e Jean Durand et le coll\u00e8ge des Fontanilles pour les travaux concourant pour le th\u00e8me \u00ab Rouge comme&#8230;\u00bb. Puis tout le monde est invit\u00e9 \u00e0 partager le verre de l&rsquo;amiti\u00e9.  Des copains, de vagues connaissances viennent me serrer la main, ML.. et son mari G&#8230; m&#8217;embrassent tr\u00e8s fort, le visage rayonnant. Mon amie Suzy est si heureuse pour moi, son fils aussi.  Les artistes exposants sont appel\u00e9s \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur pour la traditionnelle photo de groupe. Mais , j&rsquo;\u00e9tais compl\u00e9tement au fond. Le temps de me frayer un chemin, d&rsquo;\u00e9chapper \u00e0 l&rsquo;un ou \u00e0 l&rsquo;autre, de m&rsquo;extraire&#8230;. trop tard! Encore un dernier tour de piste pour dire au-revoir, \u00e9changer des adresses courriels&#8230;. je rejoins mon Cher et Tendre vaguement impatient. Son estomac crie un peu famine ( le mien aussi) et nous avons une demi-heure de route devant nous&#8230;. <\/span><\/span><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le temps est magnifique! Un bleu d&rsquo;esp\u00e9rance estivale&#8230; Les talus s&rsquo;\u00e9bouriffent de nuances vertes aux \u00e9clats m\u00e9talliques, ciselures argent\u00e9es&#8230;Sous le soleil, Les coquelicots flamboient leur satin, l\u00e9zardent en attendant l&rsquo;heure Tramontane&#8230;. J&rsquo;admire et emplis mes yeux de ces bosquets, petites haies, cloisonnant jeunes vignes, jach\u00e8res, parfois monceaux de ceps arrach\u00e9s, champs de pois fourrag\u00e9s, bl\u00e9s [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[34,69],"tags":[],"class_list":["post-126","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-expositions","category-mes-oeuvres"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/martinemrichard.fr\/blog\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/126","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/martinemrichard.fr\/blog\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/martinemrichard.fr\/blog\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/martinemrichard.fr\/blog\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/martinemrichard.fr\/blog\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=126"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/martinemrichard.fr\/blog\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/126\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1671,"href":"https:\/\/martinemrichard.fr\/blog\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/126\/revisions\/1671"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/martinemrichard.fr\/blog\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=126"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/martinemrichard.fr\/blog\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=126"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/martinemrichard.fr\/blog\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=126"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}