{"id":246,"date":"2010-07-05T07:15:34","date_gmt":"2010-07-05T05:15:34","guid":{"rendered":"http:\/\/martinemrichard.fr\/blog\/?p=246"},"modified":"2011-05-17T08:02:40","modified_gmt":"2011-05-17T06:02:40","slug":"lundi-poetique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/martinemrichard.fr\/blog\/?p=246","title":{"rendered":"Lundi po\u00e9tique: le d\u00e9sert\u2026 le Maroc\u2026"},"content":{"rendered":"<p>Narbonne-plage! Dernier rendez-vous Terpsichore avant l&rsquo;\u00c9t\u00e9, sous le signe de la chaleur&#8230; l&rsquo;Afrique&#8230; le Maroc&#8230;<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/martinemrichard.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2010\/07\/ma.jpeg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-medium wp-image-247\" title=\"ma\" src=\"https:\/\/martinemrichard.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2010\/07\/ma-300x224.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"224\" srcset=\"https:\/\/martinemrichard.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2010\/07\/ma-300x224.jpg 300w, https:\/\/martinemrichard.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2010\/07\/ma.jpeg 763w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">J&rsquo;attends Marie-Andr\u00e9e et son mari derri\u00e8re ma fen\u00eatre. Il pleut; pas tr\u00e8s engageant ce temps. Le jardin, lui, respire d&rsquo;aise, boit cette provende avec avidit\u00e9. Un escargot \u00e9tire sa pr\u00e9cipitation vers un pissenlit. Pas grave. Du moment o\u00f9 il ne se fait pas les dents sur mes dahlias, rien \u00e0 redire. Ronronnement d&rsquo;un moteur&#8230; les voici! \u00a0\u00bb Bonjour!\u00a0\u00bb Mes po\u00e8mes, mon cake et moi, nous installons en compagnie d&rsquo;un chevalet en bois.MA propose aux membres de l&rsquo;association ( plusieurs sont artistes) d&rsquo;exposer peintures, photos, sculptures en accord avec le th\u00e8me. En avril, le sujet \u00e9tait \u00ab\u00a0La Femme\u00a0\u00bb dans l&rsquo;\u0153uvre de Christine Clairmont. J&rsquo;avais apport\u00e9 plusieurs toiles: une d\u00e9clinaison de ma \u00ab\u00a0femme vigne\u00a0\u00bb. Mais ce soir, aucun de mes tableaux ne convient. Les larmes du ciel noient le paysage d&rsquo;un flou m\u00e9lancolique. MA et G&#8230; d\u00e9cident de prendre l&rsquo;autoroute. Choix judicieux. A quoi bon suivre le chemin des \u00e9coliers. Il n&rsquo;y a rien \u00e0 voir, personne d&rsquo;autre \u00e0 prendre au passage&#8230; Pass\u00e9 Narbonne, voici le Massif de La Clape. Aucune lassitude pour cette jolie route serpentant entre aiguilles et gen\u00eats, m\u00eame sous la pluie. Les pins font le gros dos sous les rafales, se rar\u00e9fient&#8230; la garrigue moutonne jusqu&rsquo;au sommet et.. c&rsquo;est le choc! Jamais blas\u00e9e, je d\u00e9couvre l&rsquo;horizon, ces bleus merveilleux&#8230; paillet\u00e9s d&rsquo;argent: la M\u00e9diterran\u00e9e&#8230; une bouff\u00e9e d&rsquo;\u00e9vasion, d&rsquo;inconnu iod\u00e9&#8230; d&rsquo;images exotiques&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">G.. nous laisse, MA et moi, \u00e0 la salle Henri de Monfreid. Nous d\u00e9pla\u00e7ons tables et chaises \u00e0 notre convenance&#8230; bient\u00f4t rejointes par l&rsquo;invit\u00e9 d&rsquo;honneur: Patrick Hierard. Tandis qu&rsquo;il s&rsquo;installe, MA lui d\u00e9crit le d\u00e9roulement de la soir\u00e9e. Puis elle sort s&rsquo;enqu\u00e9rir aupr\u00e8s d&rsquo;un responsable, d&rsquo;un \u00e9cran pour le diaporama du conf\u00e9rencier. La t\u00eate d&rsquo;\u00c9lisabeth passe timidement par l&rsquo;entreb\u00e2illement de la porte:\u00a0\u00bb Il y a quelqu&rsquo;un?\u00a0\u00bb&#8230; devan\u00e7ant Danielle charg\u00e9e de mat\u00e9riel. Voici la grande silhouette de Ruppert, portant beau dans son kilt&#8230; Jean-Louis am\u00e8ne la chaleur de son sourire&#8230; pr\u00e9c\u00e9dant Simon et sa charmante femme&#8230; Voici H\u00e9l\u00e8ne, charg\u00e9e comme un mulet de sacs et panier&#8230; Les premiers po\u00e8tes sont un peu longs \u00e0 venir&#8230; finalement Marie-Andr\u00e9e d\u00e9cide de d\u00e9marrer devant une quinzaine de personnes&#8230; Petit \u00e0 petit la salle continue de se remplir&#8230; \u00a0\u00bb Jean-Louis! A toi l&rsquo;honneur!\u00a0\u00bb JL ouvre un livre de poche ( petit soutien pour sa m\u00e9moire) puis, nous offre, a cappella, la chanson de Barbara \u00a0\u00bb Les voyages\u00a0\u00bb. Applaudissements nourris! MA se tourne vers moi: \u00a0\u00bb Martine? Tu as quelque chose sur le Maroc&#8230; le d\u00e9sert?\u00a0\u00bb \u00a0\u00bb Oui, j&rsquo;ai quelque chose mais c&rsquo;est sur le S\u00e9n\u00e9gal.\u00a0\u00bb Le micro accueille la confidence de mon souvenir, avec toujours un n\u0153ud au ventre lorsque cela touche \u00e0 l&rsquo;enfance, la famille&#8230; Simon <a href=\"https:\/\/martinemrichard.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2010\/07\/simon1.jpeg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-medium wp-image-249\" title=\"simon\" src=\"https:\/\/martinemrichard.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2010\/07\/simon1-300x225.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"225\" srcset=\"https:\/\/martinemrichard.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2010\/07\/simon1-300x225.jpg 300w, https:\/\/martinemrichard.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2010\/07\/simon1.jpeg 685w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>prend ma suite en demandant \u00e0 interpr\u00e9ter \u00ab\u00a0Adieu mon pays\u00a0\u00bb d&rsquo;Enrico Macias. ( texte d\u00e9pos\u00e9 un partout sur les si\u00e8ges). Sa voix s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve, voil\u00e9e, un peu tremblante. Touchant. Dans la\u00a0 foul\u00e9e, il nous r\u00e9cite \u00ab\u00a0El Maktoub\u00a0\u00bb. Le regard perdu au-dessus de nous, il vit son texte, s&rsquo;\u00e9vade dans le Pass\u00e9&#8230; L&rsquo;\u00e9motion passe&#8230; Clap! clap! clap! clap! chaleureux! Lui succ\u00e8dent Nadja qui nous raconte joliment un de ses nombreux voyages en Orient&#8230; Yoam s&rsquo;avance \u00e0 son tour&#8230; tranquille&#8230; cool dans sa fa\u00e7on de se v\u00eatir un peu ethnique, de se mouvoir, de parler&#8230; Face \u00e0 la salle, il nous regarde&#8230; lentement&#8230; tous&#8230; en se taisant&#8230; de sa barbe jaillit soudain un conseil: \u00a0\u00bb Attention, l&rsquo;abus d&rsquo;alcool nuit \u00e0 la sant\u00e9\u00a0\u00bb ( il est habituel de ce genre d&rsquo;introduction:)) &#8230; apr\u00e8s une ou deux phrases, il encha\u00eene en racontant son voyage \u00e0 \u00c9dimbourg&#8230; sa rencontre avec la sagesse Soufi&#8230; l&rsquo;apparition d&rsquo;un \u00e9cureuil qui semble l&rsquo;attendre, lui indiquer un chemin&#8230; vers un lieu ancien, surprenant, o\u00f9 il assiste au Lever du soleil&#8230; cette majest\u00e9, la sensation de bien-\u00eatre&#8230; toucher \u00e0 la paix universelle&#8230; Une improvisation passionnante et si po\u00e9tique&#8230; Jean-Fran\u00e7ois lit un de ses textes&#8230; H\u00e9l\u00e8ne nous <a href=\"https:\/\/martinemrichard.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2010\/07\/helene.jpeg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-medium wp-image-250\" title=\"helene\" src=\"https:\/\/martinemrichard.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2010\/07\/helene-300x224.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"224\" srcset=\"https:\/\/martinemrichard.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2010\/07\/helene-300x224.jpg 300w, https:\/\/martinemrichard.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2010\/07\/helene.jpeg 763w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>\u00e9meut par son magnifique \u00a0\u00bb Tu \u00e9tais noir et j&rsquo;\u00e9tais blanche\u00a0\u00bb&#8230; L\u00e9onard nous conte sa nostalgie de ses ann\u00e9es en Alg\u00e9rie&#8230; \u00c9lisabeth nous d\u00e9crit le p\u00e9riple de sa famille; nous fait un petit rappel historique \u00e0 propos de Massada ( petit rappel sur lequel rebondit Bernard le guitariste, par des d\u00e9tails et anecdotes passionnants). C&rsquo;est aussi le titre de son po\u00e8me qu&rsquo;elle nous lit d&rsquo;une voix douce&#8230; texte aussi color\u00e9 que ses toiles. Christian, quant \u00e0 lui, po\u00e8te tr\u00e8s sensible au sens cach\u00e9 des choses,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"https:\/\/martinemrichard.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2010\/07\/leonard.jpeg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-251\" title=\"leonard\" src=\"https:\/\/martinemrichard.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2010\/07\/leonard-300x224.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"224\" srcset=\"https:\/\/martinemrichard.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2010\/07\/leonard-300x224.jpg 300w, https:\/\/martinemrichard.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2010\/07\/leonard.jpeg 763w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>nous captive avant de laisser la parole \u00e0 Alain qui nous enchante de son \u00a0\u00bb Dis-moi ton nom Tunisie\u00a0\u00bb. Toutes ces lectures sont entrecoup\u00e9es de poses musicales. Marie-Andr\u00e9e et Jean-Louis ,nous offrent le traditionnel duo d&rsquo;ouverture avec \u00ab\u00a0Adieu \u00e0 mon pays\u00a0\u00bb que nous reprenons tous en c\u0153ur&#8230; Danielle gratte et cascade ses notes, nous chante, magistrale, \u00ab\u00a0la Mer rouge\u00a0\u00bb de G\u00e9rard Manset. Extraordinaire! On croirait que c&rsquo;est cr\u00e9\u00e9 pour elle. Grande premi\u00e8re \u00e0 Narbonne-plage! Ce sera la chanson f\u00e9tiche de la Salle Henri de Monfreid. Bernard, tr\u00e8s talentueux, nous propose une de ses chansons \u00a0\u00bb randonn\u00e9e Haut Atlas\u00a0\u00bb. Superbe! <a href=\"https:\/\/martinemrichard.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2010\/07\/bernard.jpeg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignleft size-medium wp-image-252\" title=\"bernard\" src=\"https:\/\/martinemrichard.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2010\/07\/bernard-300x225.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"225\" srcset=\"https:\/\/martinemrichard.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2010\/07\/bernard-300x225.jpg 300w, https:\/\/martinemrichard.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2010\/07\/bernard.jpeg 685w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>Il est temps de clore la premi\u00e8re partie et de pr\u00e9senter l&rsquo;invit\u00e9 d&rsquo;honneur. Apr\u00e8s quelques mots MA lui laisse la place. Patrick Hierard pianote sur le clavier de son ordinateur portable, lance le diaporama&#8230; nous raconte l&rsquo;histoire incroyable de son p\u00e8re. Une vie si riche qu&rsquo;il d\u00e9cida d&rsquo;\u00e9crire un livre en hommage:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">Je cite la quatri\u00e8me de couverture du livre de l&rsquo;auteur : \u00e9ditions du Masque d&rsquo;or:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0Quand je serai grand, je ferai Berb\u00e8re\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0Laissez-vous entra\u00eener par la saga de Maurice, l&rsquo;orphelin de Lorraine, qui d\u00e9barque \u00e0 18 ans au Maroc en 1926 pour y mater la r\u00e9volte des tribus d&rsquo;Abdel Krim, mais Maurice d\u00e9teste cette guerre coloniale. <a href=\"https:\/\/martinemrichard.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2010\/07\/patrick-hierard1.jpeg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-medium wp-image-254\" title=\"patrick hierard\" src=\"https:\/\/martinemrichard.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2010\/07\/patrick-hierard1-300x225.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"225\" srcset=\"https:\/\/martinemrichard.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2010\/07\/patrick-hierard1-300x225.jpg 300w, https:\/\/martinemrichard.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2010\/07\/patrick-hierard1-1024x768.jpg 1024w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a>Suivez-le quand il s&rsquo;opposera malgr\u00e9 lui, ce sont les ordres de Vichy, \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e am\u00e9ricaine de Patton qui d\u00e9barque au Maroc pendant la seconde guerre mondiale.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il aime passionn\u00e9ment le Maroc, mais Maurice sera pris dans la tourmente de ce pays qui cherche son ind\u00e9pendance. Meurtres sauvages d&rsquo;Europ\u00e9ens,\u00a0 r\u00e9ponse tribale de l&rsquo;arm\u00e9e fran\u00e7aise et c&rsquo;est l&rsquo;engrenage dramatique. Il \u00e9chappera \u00e0 des attentats; il ne vivra qu&rsquo;avec son r\u00e9volver et sa grenade dans la poche. Le calme revient. Maurice trouve sa voix au Sud marocain en aidant les fellahs \u00e0 d\u00e9velopper leur agriculture. Il est aim\u00e9 et respect\u00e9 Maurice. C&rsquo;est s\u00fbr, il mourra au Maroc. 1965: le retour myst\u00e9rieux vers la France: il d\u00e9couvre l&rsquo;affreux nom de\u00a0 \u00ab\u00a0rapatri\u00e9s\u00a0\u00bb. Il est \u00e9tranger dans son propre pays.<a href=\"https:\/\/martinemrichard.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2010\/07\/tunisie.jpeg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignright size-medium wp-image-255\" title=\"tunisie\" src=\"https:\/\/martinemrichard.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2010\/07\/tunisie-300x225.jpg\" alt=\"\" width=\"300\" height=\"225\" srcset=\"https:\/\/martinemrichard.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2010\/07\/tunisie-300x225.jpg 300w, https:\/\/martinemrichard.fr\/blog\/wp-content\/uploads\/2010\/07\/tunisie.jpeg 685w\" sizes=\"auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a> Maurice, \u00e0 60 ans se retrouve perdu en Ari\u00e8ge dans le village de Serres sur Arget&#8230; C&rsquo;est le dur apprentissage du mot: \u00a0\u00bb rapatri\u00e9 Pied Noir\u00a0\u00bb. L&rsquo;accueil des Fran\u00e7ais est plut\u00f4t frais. Maurice et sa famille souffrent en\u00a0 silence, veulent s&rsquo;int\u00e9grer&#8230; encore une fois!\u00a0 Patrick , son jeune fils de 12 ans , se souvient. Il raconte ses souvenirs de gosse heureux au Maroc&#8230; tandis qu&rsquo;en France, ce sont: les moutons de Layrole&#8230; la transhumance \u00e0 la D\u00e9v\u00e8ze&#8230; Serres sur Arget et les derni\u00e8res boutiques du village, l&rsquo;\u00e9picerie, le bureau de tabac.. l&rsquo;\u00e9cole communale Lakanal et son instituteur.. la Mouline&#8230; les batailles de soldats de plomb avec son ami Alain&#8230; les s\u00e9ances de TV chez Nine (le dernier caf\u00e9)&#8230; Balmajou, Alzen&#8230; les foins avec les agriculteurs de la r\u00e9gion&#8230; L&rsquo;enfant se d\u00e9sagr\u00e8ge! A Foix, le CEG, le CES Lauquier&#8230; les relations difficiles avec les maquignons du champ de mars&#8230; La vie passe&#8230; L&rsquo;enfant grandit&#8230; Qui va le sauver?\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La soir\u00e9e se termine tr\u00e8s conviviale autour des boissons et plats apport\u00e9s par chacun. Les rires et bavardages sont parfois couverts par les notes de guitare de Bernard. Alain f\u00eate aussi son anniversaire. Sa femme lui chante au micro, d&rsquo;une voix claire et fine, la chanson de Nicole Rieu \u00a0\u00bb La goutte d&rsquo;eau\u00a0\u00bb. Moment d&rsquo;\u00e9motion partag\u00e9 en comit\u00e9 restreint. La plupart des gens sont partis et&#8230; nous allons faire de m\u00eame&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">UN SOIR<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le rideau tombe soudainement<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sur cette sc\u00e8ne,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce th\u00e9\u00e2tre,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D&rsquo;une plage S\u00e9n\u00e9galaise.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quelques badauds,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Fl\u00e2nent, \u00e9blouis,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Aur\u00e9ol\u00e9s d&rsquo;or flamboyant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je l\u00e2che la main<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De ma m\u00e8re,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Effraie les mouettes et go\u00e9lands&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le clapotis<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D&rsquo;encre bleu-nuit<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">R\u00e9sonne sous le d\u00e9barcad\u00e8re.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Entre les planches,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;eau m&rsquo;impressionne,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mouvance sombre,\u00e9clats rubis.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Brise marine,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c2cres relents,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c9pousent l&rsquo;odeur des arachides.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le bois blanchi,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Chaud de soleil,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">M&rsquo;offre des tr\u00e9sors de cacahu\u00e8tes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cris d&rsquo;enfants noirs,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Aux sourires blancs,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Petits dauphins sautent les vagues.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A l&rsquo;horizon&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;astre se couche&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans la soie de mes souvenirs&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\">MMR ( tous droits r\u00e9serv\u00e9s)<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je remercie Marie-Andr\u00e9e pour ses renseignements compl\u00e9mentaires sur les participants et leurs textes. Merci \u00e9galement \u00e0 Bernard M&#8230; po\u00e8te et webmaster du site Terpsichore pour le gros travail de pr\u00e9sentation des po\u00e8mes sur les superbes photos de MA.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Narbonne-plage! Dernier rendez-vous Terpsichore avant l&rsquo;\u00c9t\u00e9, sous le signe de la chaleur&#8230; l&rsquo;Afrique&#8230; le Maroc&#8230; J&rsquo;attends Marie-Andr\u00e9e et son mari derri\u00e8re ma fen\u00eatre. Il pleut; pas tr\u00e8s engageant ce temps. Le jardin, lui, respire d&rsquo;aise, boit cette provende avec avidit\u00e9. Un escargot \u00e9tire sa pr\u00e9cipitation vers un pissenlit. Pas grave. 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