Les voyages immobiles…

31 août 2010

Faiblesse anis

Filed under: Poèmes — Martine @ 7 h 50 min

Aube d’une question,

Raisin de ton envie,

Bois ce tendre poison,

Ta faiblesse anis…

.

Refrains pâturages

Où paresse le temps,

Menthe frais bocage,

Fragrances sous ta dent.

.

Ah! Son regard velours…

Abandonne petite,

Succombe à ton amour

D’angélique confite…

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MMR ( tous droits réservés)

30 août 2010

Délires

Filed under: Poèmes — Martine @ 5 h 23 min

Dans l’encre noire de la nuit,

Toi, Cyrano, tu déguerpis…

O désespoir, Mata-Hari,

En chien fidèle, je te suis…

Des explosions!

Boulevari!

Détonations!

Courses poursuites!

Valse de gnons!

Souffles haletants!

Fuyons, fuyons tous ces méchants!

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Roméo et Néfertiti ,

Joli duo que nous formons

Chaque nuit à l’infini,

Au gré de mes insomnies…

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MMR( tous droits réservés)

29 août 2010

Orchidées indigènes

Filed under: Orchidées indigènes — Martine @ 7 h 36 min

Sur mon tout petit jardin naissent et se multiplient de jolies sauvageonnes: des orchidées indigènes.

Ces fleurs ne m’étaient pas inconnues.  Bien souvent rencontrées au bord d’un chemin, d’un fossé , en lisière d’un bois… Leur feuillage est bien caractéristique d’un plante à bulbe . Aussi la première année de notre arrivée quelle ne fût pas ma surprise et ma joie de découvrir leur présence. Évidement, pas question de tondre cette pelouse assez miteuse , ni de bouleverser le terrain pour la ressemer. Je tiens à mes petites merveilles. Gros sujet de discutions avec mon Cher et Tendre qui préfère l’ordre bien ras d’un tapi. Il n’a pas tort. Esthétiquement, l’argument se défend. Mes belles compositions printanières sont superbement mises en valeur par ce velours vert tendre où pas un poil ne dépasse ;). Mais, tant pis. Je tiens bon et propose même de tout tailler aux ciseaux s’il le faut! ( méthode appliquée cette année). Il faut dire que ces belles se plaisent bien chez nous. De quelques pieds ( évidement mal placés: en plein sous l’étendoir!) nous en avons maintenant plus d’une soixantaine. La première était facile à reconnaître. Une orchis pyramidale fuchsia: anacamptis pyramidalis. Mais par la suite, curieuse j’ai cherché plus de renseignements . L’Aude est un des trois départements le plus riche en orchidées indigènes.: 87 sortes. Sûrement grâce à la grande diversité de ses paysages: la mer, la plaine, les garrigues, la montagne… Surtout, il ne faut pas les cueillir : la plupart sont protégées car assez rares. Il ne sert à rien non plus de les arracher: elles ont besoin de vivre en symbiose avec un champignon. Apparemment, mon terrain en est bien pourvu puisqu’elles se développent extrêmement bien. Au fil des années, elles ressortent à partir de début mars jusqu’à fin mai pour la dernière.  Le détail de ces petites précieuses sera le sujet d’un prochain article. Aujourd’hui j’ai décidé de parler d’une nouvelle venue. elle a choisi le bord du trottoir… sous l’étendoir! C’est pratique tiens! Obligation de planter un bout de bois pour ne pas l’écraser! Que de grosses feuilles! Elles ressemblent à celles de l’orchis bouc mais, c’est bien tôt! Presque un mois d’écart. Chaque jour je viens la voir, lui tourne autour, l’examine sous toutes les coutures. Qui es-tu? Quelle sera la couleur de ta robe? Petites ou grandes fleurs? Je grille de curiosité . Et mon dieu que c’est long d’attendre le bon vouloir de madame… Enfin, un matin, elle laisse deviner un peu de rose. Cela me fait penser à l’orchis abeille . Un vrai petit bijou, encore à l’état de rosette de feuilles au ras du sol.  Serait-ce un hybride? Il paraît que c’est très courant chez ces fleurs; ce qui complique pour les différencier. Ma princesse aux voiles nacrés   prend son temps. Peut-être a-t-elle besoin d’un rayon de soleil pour secouer son inertie, la réchauffer , l’amener doucement  à s’ouvrir au monde… Ce jour là, je n’ai pas cessé de venir pour suivre d’heure en heure sa naissance. Elle ressemble bien à une ophrys apifera. Mais elle n’en a pas les feuilles et sa tête est beaucoup plus grosse. Une sorte d’éperon s’allonge, grossit et pointe face à elle, comme un nez camus. Quelle beauté! Je suis si contente! Je pense que c’est la septième de ma « collection ». D’où viennent-elles?  A notre arrivée il y en avait deux, peut-être trois. La première à fleurir est verte, assez quelconque , passant inaperçue dans l’herbe. Seul le hasard m’a permis de la repérer.  Sans doute les oiseaux larguant leurs fientes après avoir ingéré les graines sont-ils mes semeurs involontaires. Toujours est-il que la nouvelle venue peut se vanter de m’avoir tenue en haleine pendant plusieurs jours.  La dernière photo montre l’orchis abeille épanouie peu  de temps  après. Elles se ressemblent beaucoup. Si quelqu’un peut me renseigner, merci.

Lever hésitant-

La belle au jupon soyeux

se fait désirer

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MMR ( tous droits réservés)

28 août 2010

Mirepoix

Filed under: Promenades ici et ailleurs... — Martine @ 6 h 35 min

Renseignement wikipédia:

« Mirepoix ( occitan: Mirapeis) Ariège – Midi Pyrénées

Dépendante du Comté de Foix, la ville fût gagnée au catharisme à la fin du XII ème siècle. Un concile en 1206 y rassembla 600 cathares. La ville fût prise en 1209 par Simon de Monfort qu’il donna à un de ses lieutenants Guy de Lévis, d’où la famille de Lévis-Mirepoix.

La maison des consuls:

Elle date du XV ème siècle: le 5 janvier 1274, Guy III de Lévis donne aux habitants de la cité le droit d’élire des consuls. Après la crue dévastatrice de l’Hers en juin 1289, il leur fait concession, quelques jours plus tard, de cent sétérées de terre sur la rive gauche de la rivière pour y bâtir la ville nouvelle. En l’année 1500, les consuls se voient octroyer le droit de construire leur maison sur le solier de la maison de justice. Le 14 août 1655, ils achètent une maison pour en faire l’hôtel de ville. Elle faisait office de tribunal, de salle de conseil et de prison.  La poutre de façade, ou de poitrail, est un cœur de chêne d’un seul tenant de près de 12 mètres de long et de plus de 60cm d’épaisseur. 104 sculptures ornent les extrémités des sommiers  ( poutres perpendiculaires à la façade) et les piliers de soutènement. »

détails de sculptures sur la façade.

La visite de cette ville m’a vraiment impressionnée par sa beauté assez bien conservée et préservée. Une belle journée de 1er octobre.

Photos MMR ( tous droits réservés)

26 août 2010

Ete Aixois

Filed under: papillons,Poèmes — Martine @ 6 h 02 min

Une douceur passée

Baigne ce souvenir,

L’enveloppe,

Le protège,

D’un papier de soie grège.

Lavandes et oliviers,

A l’accent provençal,

Crépitent,

Etincellent,

De senteurs argentées.

Ste Victoire, là-bas,

Etire sa colonne,

Séduisante,

Mystérieuse,

Une chatte au soleil.

Foulant thyms et sariettes,

Sur son flanc chaotique, 

Insouciantes,

Vaporeuses,

Mes pensées dansent de joie,

S’envolent vers l’azur

De cet été Aixois,

Tourbillons,

Farandoles,

Fifres et tambourins…

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MMR ( tous droits réservés)

25 août 2010

Groseilles

Filed under: Poèmes en couleurs — Martine @ 5 h 06 min

Gorgées de soleil-

Cachées des petites mains

rubis aigrelets

.

Chaleur flamenco-

Ecrin velouté d’ombres

trésor convoité

.

Canicule-

A l’heure de la sieste

rapacité guêpe

.

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24 août 2010

A l’aube

Filed under: Océan et Bassin d'Arcachon,Poèmes — Martine @ 0 h 48 min

Entre jour et soupir,

A petits pas rosés,

Mon ombre se dilue

Aux vapeurs du Bassin*…

.

Silence bleu royal,

Sur mes lèvres glissent,

Poignant trèsor fuyant,

Des mots inachevés…

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* Bassin d’Arcachon ( Gironde)

23 août 2010

Jardin d’iris

Filed under: au Jardin: fleurs, arbres...,Poèmes en couleurs — Martine @ 5 h 58 min

Sous l’œil du merle-

Caresses tramontane

sur froufrou soyeux

.

Les abeilles butinent

mille baisers pétales

.

Tanka

.

.Chair translucide-

L’aurore baigne un pur

bijou de porcelaine

.

Sourires éphémères

aux papillons volages

.

Tanka

.

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22 août 2010

Cygnes

Un soir, Nous nous baladions  du côté d’un joli petit coin: Arès, près du Bassin d’Arcachon. C’était il y a quelques années.

Il est presque 19h00. Le temps est magnifique. A peine un zeste de vent. Juste ce qu’il faut pour être agréable. Nous découvrons  et profitons pleinement ces instants d »été finissant. Un groupe de baigneurs particulièrement bruyants nous poussent à rechercher le calme . Un petit chemin longe une étendue d’eau de moyenne importance où nagent, paresseusement, un couple de cygnes. Quelle majesté! Nous restons là, à les contempler, ravis par cette beauté si paisible. Puis, un mouvement brusque attire notre regard. Au loin, sur la droite, nous apercevons des promeneurs. Nous décidons de continuer la visite. Le chemin , visiblement très fréquenté , n’est guère large.  Au bout d’une centaine de mètres, nous apercevons un petit pont en bois brut fort pittoresque. Deux couples de cyclotouristes ont mis pied à terre et regardent, bouche bée … quoi donc? Nous nous approchons, très intrigués, le pas léger, sans parler… La belle surprise! Des centaines de cygnes glissent dans un silence parfait.

Un ballet gracieux de leurs longs cous qui se penchent, montent, descendent, se croisent, se caressent parfois… Instants magiques et précieux. J’ouvre grands les yeux pour graver toutes ces images au fond de moi. Puis, presque engourdie, je songe à saisir mon appareil . Quelques clic et clac discrets avant que, malheureusement, les piles  ne lâchent.  Je n’ai jamais vu cela de ma vie. Les cycliste repartis, nous savourons , gourmands, des minutes qui s’étirent, presque irréelles… Depuis, j’ai cherché à en savoir plus sur ces superbes animaux. Merci wikipédia. Ainsi qu’ à « Faune sauvage: connaissance et gestion des espèces  » Nouvelles données sur le statut du cygne tuberculé dans le Bassin d’Arcachon ( Gironde) » par caroline Piré, Julien Haas et Jésus Veiga.

« Le cygne tuberculé appartient à la famille des anatidès. C’est un bel oiseau de 125 à 155 cm. Envergure De 200 à 235 cm lorsqu’il déploie ses ailes. Les couples se forment à la fin de l’automne ou en hiver. Ils trouvent de vastes étendues d’herbiers aquatiques et nichent sur 7 domaines endigués du Bassin d’Arcachon: Domaine de Certes- île de Malprat- Parc ornithologique du Teich – île de Boucolle- Saint Brice et Piraillan. Les oiseaux semblent se nourrir d’algues vertes flottantes, très abondantes dans la zone du delta de la Leyre , dans laquelle ils sont assez concentrés de juin à octobre.  Sans doute pour des raisons de sécurité et probablement du fait de la présence d’eau douce. Un biotope qui semble correspondre à leurs exigences vitales.

A partir de septembre et octobre, ils sont beaucoup plus dispersés. Le nord du Bassin et l’île aux oiseaux sont davantage visités à cette époque. Cette modification de l’occupation de l’espace est probablement liée à la présence locale de nourriture mais aussi au dérangement humain ( nautisme et ostréiculteurs)… Le mâle débute la construction du nid puis la femelle l’aide à le terminer.  Elle y pondra plusieurs œufs.  Beaucoup de petits sont tués par  les rivalités entre mâles. Une sorte d’autorégulation de la population assez importante. Les petits sont sombres . Certains  naissent blancs. On a longtemps cru à une nouvelle espèce. Mais non, car leur génotype est identique. Peut-être un caractère albinos devenu héréditaire. »

Les cygnes remontent avec la marée vers les près salés. Le hasard nous offre, ce soir là, un merveilleux cadeau …

Soirée opale-

Fin ballet de courbettes

Séduction neige

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21 août 2010

Rêveries iodées

Filed under: Haïkus, tanka, haïbuns... — Mots-clés : , , — Martine @ 9 h 22 min

Rêveries iodées-

Un arc en ciel frissonnant

Baille quelques ses bulles

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