Les voyages immobiles… … de Martine Madelaine-Richard

3 mars 2010

Bienvenue

Filed under: Actualités,Méli-Mélo — Martine @ 18 h 01 min

Bienvenue sur mon blog.

Un petit univers où vous découvrirez mes souvenirs, des expériences techniques, un événement marquant, des peintures, poèmes et autres photos… Vous pourrez suivre mon actualité picturale ou littéraire. Je vous souhaite une bonne visite.

Cordialement Martine MADELAINE-RICHARD

RECUEIL de POÉSIE n°1:  TARENTELLE: ICI

RECUEIL De POÉSIE n° 2: ESCAPADES BLEUES… OR  escapades bleues_v1pour tout renseignement:  voir ICI

Recueil n° 3 composé de nouvelles: PAROLES DE JARDIN

voir ICI

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* La communauté d’ABC: Le nid des mots: ICI

 

* La communauté d’Adamante : L’herbier de poésie:  ICI

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Les commentaires sont fermés seulement dans Bienvenue, suite à beaucoup d’erreurs de mes visiteurs.

Pour commenter mes pages, descendez au bas de chaque article et cliquez sur « commentaire » svp, merci

11 avril 2021

Programme farfelu

Filed under: Poèmes — Étiquettes : , , , , , , , , — Martine @ 3 h 28 min

Allez!

Viens!

Partageons mes mondes imaginaires

Les fleurs, les papillons

Les couleurs, les lumières.

Main dans la main

Allons

Courons

Nageons

Vivons un film d’aventures

De l’extraordinaire

A dos de tortue luth

Ou de gros phacochères.

Viens!

Dirigeons nos pas

Vers de champ de narcisses

Dégustons un repas

De miel, de pain d’épices.

Viens!

Découvrons ensemble

Des dunes de sucre roux

L’araignée sur la toile

D’un souvenir tout doux.

Prenons la clef de sol

Du pays des cigales.

Sous les pins parasols

Écoutons le Mistral!

Admirons les lucioles

Les lutins clair de lune

Leurs folles farandoles.

Et jouis enfin…

Béatitude…

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MMR

(tous droits réservés)

Souviens-toi du bus 96

Filed under: Méli-Mélo — Étiquettes : , , — Martine @ 3 h 26 min

Annoncé et attendu , voici le second roman de Martine Martin-Cosquier .

Il s’agit d’un roman policier. Et ce n’est pas un polar « de plus » . Non! Parce que Martine  a un style bien  à elle. Cela s’était révélé dans son premier livre  « je dis ça mais je ne dis rien. » Et cela continue dans ce numéro deux pour notre plus grand plaisir. Elle distille  son suspense de page en page, jusqu’à la dernière.

Que dire sans trop dévoiler? Voici ce qui est écrit sur la quatrième de couverture:

Adam, jeune policier scientifique et technique cherche l’amour sur un site de rencontres. Il mènera une expédition punitive qui le conduira de Paris aux Sables d’Olonne, puis à Nice dans un contexte de début du vingt et unième siècle marqué par les attentas et la pandémie. Il verra sa vie bouleversée par moult évènements. En sortira-t-il indemne? Trouvera-t-il la femme de sa vie? Parviendra-t-il à se libérer de l’amour intrusif de sa mère? Suspens, émotion et humour sont au cœur de l’action pour permettre à Adam de suivre son destin.

Bravo Martine. J’ai été prise par ton histoire  jusqu’au final qui m’a surprise.Et quel régal de reconnaître certains lieux que tu décris.

Merci!

J’encourage tout le monde à acheter  ton excellent roman.

Des renseignements supplémentaires sur le blog de Martine: ICI

Pour commander sur Amazon: ICI

Ainsi que dans les librairies.

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MMR

28 mars 2021

Printemps!

Filed under: animaux, insectes...,au Jardin: fleurs, arbres... — Étiquettes : , , , , , , , , , — Martine @ 6 h 14 min

Capricieux! Inconstant! Éblouissant! Ce ne sont pas les adjectifs qui manquent lorsque l’on veut parler de toi Printemps!

Pour fêter ton réveil, le 20 mars, la Météo avait commandé le soleil. Phébus, tout sourire, se plia en quatre pour faire plaisir. Il cerna d’étincelles le safran des narcisses; coula au bronze  l’or des forsythias; ébouriffa le miel des pissenlits; réveilla coucous et primevères; satina alysses et tulipes d’une chaleur bonne enfant…

Rien n’était trop beau pour toi. Le ciel, balayé de frais, devint un somptueux tapis floral: myosotis, lin, scabieuse, jacinthe, pervenche, céanothe, crocus, agapanthe… Mille nuances de bleu composèrent un tableau changeant à rendre jaloux Océan.

Infime, dans un coin d’horizon perdu, une peluche neigeuse flottait paresseusement. Ultime trace de l’oiseau tempête chassé à grands coups de rayons brûlants.

Nul ne devait assombrir  ta venue.

Tout devait être parfait.  Les fleurs offrirent le meilleur de leurs mots parfumés à la gloire de ce jour. Les oiseaux. Ah les oiseaux!  Ces petites boules de plumes  devinrent lyriques. Leurs notes amoureuses s’envolèrent à la conquête des cœurs.

En dansant sur le vent, sur ses voltes fantasques, abeilles, bourdons, mouches, papillons et autres coléoptères, célébrèrent Aphrodite, déesse de l’amour.

Même l’assommant chien d’à côté se fit un peu plus discret. Un ange poilu, museau pointu et longues oreilles, avait dû le toucher de ses ailes apaisantes. Quiétude, légèreté et joie étaient au menu de cette renaissance.

Par Vertumne,  dieu des jardins et des potagers, une envie irrépressible s’empara de moi; celle de plonger mes mains dans la terre; de nettoyer, tailler, désherber, semer, transplanter. Je me mis à féliciter  les abeilles, ces vaillantes petites ouvrières qui se dépensent sans compter.  Puis mes louanges allèrent aux  radis et à la salade à couper  prospérant résolument dans un des carrés potagers en dépit des gelées récentes. Sans oublier le talent d’imitateur du sansonnet s’époumonant, infatigable, au bord du toit. Tout à coup je me surpris à sourire pour rien, comme ça, dans le vide. Folie printanière?

Suave et ensorcelant Printemps. Quel bonheur que ton retour!

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MMR ( tous droits réservés)

14 mars 2021

Feu solaire

Pour l’Herbier de poésie, Adamante,  ICI nous propose au choix deux Fauves,  à l’écriture d’un haïbun.

 

« La joie de vivre » d’Henri Matisse .

Huile sur toile de 174X238, exposée à la fondation Barnes , près de Philadelphie

 

Ou ( et)

André Derain  (1880- 1954)

« L’Estaque, route tournante », 1906,

Huile sur toile de 129,5X195, exposée au Museum of Fine Arts Houston

 

5 choses à savoir sur le fauvisme dont Henri Matisse fût le chef de file: ICI

L’inspiration m’a conduite à m’inspirer des deux peintures en même temps.

 

 

C’est dimanche. Le temps est merveilleux.Trois jeunes filles, trois collègues de travail , cheveux au vent, sourire éclatant, filent vers la Méditerranée au train laborieux d’une vieille 4L. Qu’importe le rythme poussif de cette pauvre voiture, le moral est au beau fixe.

Matin radieux-

Rafales de rires  et

la chanson des cigales

Les paysages se succèdent comme autant de cartes postales. Bleu, rouge, vert, ocre…  La journée est comme peinte par un artiste fou de couleurs.  Des noms affluent et se bousculent dans ma tête: Georges Braque, Charles Camoin, Maurice de Vlaminck, Henri Matisse, André Derain…

Éclaboussures-

Sur la toile des pensées

Tableaux de Maîtres

Parties à l’aventure, à moment donné, une décision doit être prise. Quelle direction prendre? La première propose: « Le lavandou? » Huum! Depuis Aix en Provence? Trop loin!  La seconde lance: « Lestaque? » Moues dubitatives. La troisième prend les choses en mains: « c’est moi qui conduis? Alors c’est moi qui décide! »

Sur la route des vacances

Flotte

Un petit air guilleret

Allez! Fouette cocher! Vaille que vaille nous avançons vers une… surprise. La route semble onduler sous la chaleur. Pins, oliviers, vignes, pins encore… Parfois, rompant la monotonie,  un cyprès dresse son pinceau vers l’azur. Veut-il, peintre fauve, barbouiller le ciel en vert?  Les contours tremblent dans l’air de plus en plus brûlant. Vivement que l’on arrive! Comme pour me répondre,  voici un panneau indicateur: Cassis. Aaaah ! Enfin! Trouver une place à l’ombre pour la voiture. Prendre sacs et serviettes et zou! A nous le farniente en monokini sur Les Roches Plates. Sous les assauts de la lumière, le temps est aboli.

Feu solaire-

Plus un mot. Juste

le soupir du vent

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MMR ( tous droits réservés)

7 mars 2021

Fugue fluide

Filed under: mes oeuvres,Poèmes — Étiquettes : , , , , , , , , , , — Martine @ 4 h 53 min

Conte liquide  entre les rives d’un canal nordique.  Il faut tendre l’oreille pour  comprendre ses mots humides.

Fugue fluide

La si d’eau

Du roseau

Évadé

De la rive

Mon regard suit ce frêle esquif livré à l’humeur tranquille de vaguettes ciselées par la lumière.  Il éveille en moi des souvenirs de jeux dans les flaques. Maints concours  de petits navires dans les rigoles  enflées par la dernière pluie.

Barquerolle

Intrépide

P’tit canot

Sans mat’lot

De papier

Ce bateau de poche part à l’aventure au rythme lent d’une journée estivale. Le soleil joue avec son image entre les ombres et les plages colorées. Composition abstraite et changeante riche de formes extravagantes au fil de l’onde si paisible. Rêver et embarquer pour Cythère…

La nacelle

Sans gouverne

Mon esprit

La pilote

Piane-piane

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Œuvre personnelle réalisée pendant le cours de pastel avec mes élèves .

MMR ( tous droits réservés)

28 février 2021

Au jardin

Cela fait quelques temps que je n’ai parlé de mon jardin. Bien qu’en hiver le rythme ralentisse, il se passe de petites choses intéressantes ou surprenantes.

Le 29 octobre, j’avais remarqué un nouveau locataire à l’hôtel à insectes: un criquet égyptien. Mais vu sa grande taille je me demande si ce n’est pas plutôt Dame Criquet qu’il faudrait dire.  Chaque fois que j’avais à faire dehors, ou juste pour le besoin de m’aérer, j’allais lui jeter un coup d’œil, prendre de ses nouvelles. Car visiblement elle ne quittait pas son refuge pour se nourrir, changeant seulement, parfois, de position. Était-elle en hivernation?  Ce bel insecte a mis les voiles la semaine dernière, peut-être une heure après mon passage.  Cela m’a fait quelque chose, ainsi qu’à mon mari. Nous nous étions habitués à cette petite vie blottie dans notre construction.

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La mangeoire des oiseaux a été remise en service au mois de novembre. Mésanges bleues et mésanges charbonnières étaient au rendez-vous. Les bleues beaucoup moins assidues que l’an dernier. Verdiers, chardonnerets élégants( une vraie compagnie) moineaux ( plus nombreux qu’en 2020) se régalent du menu offert si varié en graines. Avec une nette préférence pour le tournesol.  Lorsque celui-ci a disparu,  les chardonnerets et moineaux se rabattent sur le reste. Au sol ce sont les pinsons( un mâle et cinq femelles) qui s’activent à glaner  parmi l’herbe rase. Avec cette pandémie, nous commandons au Drive d’un Leclerc. C’est pratique mais  certains produits sont absents ou en rupture, comme le sachet de graines pour oiseaux sauvages. Nous avons donc dû aller nous ravitailler dans un magasin spécialisé. Le produit trouvé dans celui-ci était légèrement différent de notre habituel. Il contenait des raisins secs, dédaignés par mes petits gourmands. Ce qui me désolait un peu. A tort. Car cette petite différence eut pour conséquence d’avoir un nouveau consommateur à notre  restaurant: la fauvette à tête noire. Elle raffole de ce fruit  et vient lorsque tout est calme. Le mélange contient également du blé et un peu d’avoine. Une aubaine pour une tourterelle à collier nichant dans le voisinage.

Une surprise de taille ces jours-ci. L’apparition de ce narcisse botanique parmi les fraisiers de ma jardinière. Narcissus bulbocodium surgi de nulle part. Car il n’a pas été planté. Alors d’où vient-il? D’une graine apportée par le vent?  J’ai pensé au terreau acheté dans une jardinerie locale. Mais cela fait deux ans que mes jardinières n’en ont pas reçu.  La seule et unique fois où j’ai vu ce narcisse c’était en 1975, au pied d’une dune  dans les Landes,  pas très loin de l’océan. Un ravissant petit groupe capturant la lumière du soleil.

.Il y a un an une belle osmie cornue* avait choisi notre hôtel pour pondre ses œufs.  Ces jours-ci trois jolis petits mâles sont nés et attendent la sortie de ces dames pour les honorer.  Ils vont et viennent entre l’énorme romarin à un mètre cinquante de distance et les tuyaux d’une canne de Provence mis à disposition dans l’hôtel.  Belle patience de la part de ces messieurs car leurs belles se font désirer.  Et ils ne sont pas les seuls. Deux xylocopes font le pied de grue également. De temps à autre ils vont butiner un petit coup pour se désaltérer et se doper d’énergie. Puis ils reviennent poireauter avec une infinie patience je trouve.

Le printemps est là, en avance, à l’instar des cinq ou six dernières années.

 

 

 

 

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MMR ( tous droits réservés)

*peut-être aussi qu’une osmie bicolore a trouvé également un appartement, avec vue  sur le romarin, à son goût. 🙂

 

21 février 2021

Effets d’atmosphère

Filed under: entre ombre et lumière — Étiquettes : , , , , , , — Martine @ 5 h 19 min

Certains matins , après une nuit pénible, vous laissent un goût de cendre. La vie est comme un film noir et blanc où l’orage efface le mot espoir sous son marteau pilon éclairs et grêlons.

Soleil et nuages jouent un duo mystifiant notre vision.  Après l’orage, c’est un volcan qui naît sous nos  yeux ébahis.

Mais tous les levers ne se drapent pas dans une toge de dramaturge. A l’horizon, sous un ciel rose praline, un caboteur peut surgir pétaradant ses mots de silence. Ce petit bateau  brumeux navigue de songe en songe. Vite! Ouvrez grand les yeux car il disparaît aussi vite qu’une bulle de savon.

Comme annoncé, la coquille de noix parme a disparu.  Quelques points de suspension vaporeux flottent  dans son sillage. Mirage, joli mirage, quand reviendras-tu?

 

Ce spectacle quotidien ne fascine pas seulement les humains. Il n’est pas rare de surprendre un groupe d’étourneaux installé aux premières loges du grand théâtre solaire.

Puis le ballet des avions de ligne reprend là-bas, tout là bas, vers la méditerranée.

Le jour se dégage lentement d’entre ses draps abricot. Un vol de pigeons s’enroule autour de l’église. Puis choisit finalement le toit moussu du vieux château.  La journée sera belle.

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MMR ( tous droits réservés)

14 février 2021

Bonne Saint Valentin

Filed under: Poèmes — Étiquettes : , , , , , , , , — Martine @ 5 h 30 min

 

Sur les ailes d’un songe bleu

Aussi bleu que le bleu de tes yeux

Mon esprit plane

Au-delà de la frontière du quotidien

Bien loin des obligations traine-savates.

 

Vol lent, apaisant, caressant

Entre les flux chaleur tendresse

Chemin vagues mouvantes

Où le Temps ondule sa soie

Tissée aux sourires et aux rires…

MMR ( tous droits réservés)

7 février 2021

Sur tes pas ( du Douanier Rousseau)

Pour l’Herbier de poésie, Adamante, ICI, nous propose d’écrire sur le tableau du Douanier Rousseau  « Le rêve » :

Le rêve, une de ses œuvres les plus emblématiques, est le dernier tableau peint par l’artiste. On y voit une femme assise sur un canapé au milieu d’une jungle luxuriante : la vie réelle est ainsi mélangée avec des éléments plus oniriques. Un tableau qui a inspiré des artistes comme Paul Delvaux ou Max Ernst pour son Jardin peuplé de chimères

.

Fatiguée, desséchée après avoir tourné en rond pendant des heures, errante, me voici perdue.  Le plan indiquant  la petite chapelle peinte dans le style du Douanier Rousseau  semble être une belle farce.  Quelle nigaude! Ah! On ne m’y reprendra pas à gober les histoires du  père Chappelut.

Au début, la promenade fût très agréable.  L’allée cavalière était facile à suivre. Mais, insensiblement, son dessin  s’estompe parmi les herbes et branches mortes. La voie royale mue en parcours d’obstacles. De vagues sentes tracées par les animaux m’entrainent Dieu sait où. Bientôt, à l’évidence, me voici égarée.

Lorsque enfin, au fond de cette forêt, entre deux arbres noirs, là: une trouée lumineuse! Courbatue, griffée, le souffle un peu court, je hâte le pas vers cette oasis éblouissant.

Cette clairière gazonnée abrite  en son cœur un ravissant étang. Dissipée ma torpeur! Oubliée la chaleur! J’arrache mes vêtements et  pénètre dans cette paix liquide. Dérobée,  à l’abri du monde et de sa vaine agitation,  quel délice que de se laisser flotter  à la surface des choses. Hésitants et confus, grenouilles  et têtards frôlent ma nudité. 

Caresses et nageoires

Tapi au fond

 L’inconnu

Retour aux sources,  je me coule hors de mon enveloppe civilisée; redeviens primitive. Dérangée par ma nage, la vie s‘approche, me frôle sans façon. De légers frissons courent sur mes cuisses. Le monde des poissons palpe la sauvage. Barbotant doucement je goûte ce délicieux supplice.

Fougères et roseaux,

Paravent d’ombre mouvante,

Fugue en tapinois

Immobile, me faisant discrète,  j’écoute battre le cœur de Gaïa. Magie d’un autre temps, la jungle minuscule m’enveloppe d’oubli, de douceur. Cette sérénité émeraude possède un charme puissant irrésistible. 

Conciliabules

Libellules et moucherons

Mon âme en fête

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MMR ( tous droits réservés)

31 janvier 2021

P’tit Chêne

Filed under: l'herbier de poésie — Étiquettes : , , , , , , , , , , , — Martine @ 4 h 53 min

Pour l’Herbier de poésies, Adamante, ICI, nous propose d’écrire sur une de ses photos personnelles  : L’arbre creusois

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Il est un lieu, loin, très loin, où pousse une petite forêt. Parler de forêt est peut-être excessif  car les gens du coin la nomment « Le bois sans nom ». Pour y parvenir il faut traverser prairies, ruisseaux et marécages; des ronciers imposants; une mêlée inextricable d’ herbes hautes et d’arbustes exubérants.

D’hiver à l’automne

Sur la carte routière

Une tache verte

Cette sylve, si difficile d’accès, est préservée des hommes et de leurs cognées; des voitures 4X4 et du hurlement des motos tout terrain.

L’ombre des arbres

Leur noirceur si effrayante

Chape de silence

Mais, ce n’est qu’une apparence, un leurre de Gaïa. Car, derrière ce rideau inquiétant, tout un monde saute, court ou rampe. Le lapin d’Alice secoue  sa montre gousset  en se lamentant bruyamment: « En retard! Je suis en retard! ». Alice aussi est en retard… d’une histoire. Deux gros escargots unissent leurs destins tandis que le concert des grillons couvre leurs ébats. Bambi parle à une pervenche au bleu irréel. Et l’ours Baloo  compose une berceuse pour Mowgli. C’est un autre monde où le merveilleux règne en maître.  Où les arbres ont le don de parole. Tenez, justement, j’en vois un qui se penche pour mieux écouter la chanson de la vie.

Harmonie dorée-

La ronde des champignons

Celle des mouches

P’tit Chêne à la voix flûtée

Se joint au merle siffleur

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MMR ( tous droits réservés)

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