Les voyages immobiles… … de Martine Madelaine-Richard

14 août 2022

Héron au crépuscule

Filed under: Océan et Bassin d'Arcachon — Étiquettes : , , , — Martine @ 4 h 26 min

 

Crépuscule sirupeux

Orange et garance

Délayant le Présent

Aux remous du Futur.

 

Perché sur sa patience,

Maître Héron désespère

Voler à l’ombre mouvante

Un poisson négligeant.

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MMR ( tous droits réservés)

Je vous remercie du fond du cœur pour tous vos commentaires et messages hors blog.

7 août 2022

Un printemps pétales et plumes

Filed under: animaux, insectes...,au Jardin: fleurs, arbres... — Étiquettes : , , , , , , — Martine @ 7 h 36 min

En juin  et juillet  un énorme pied d’onagre nous a régalé de son éclat lumineux. Ces grosses fleurs ont été également fort courtisées par abeilles, mouches et autres insectes.

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Un petit oiseau à la robe  très discrète a visité pendant un long moment mes carrés potagers.

Un coup ici, un autre là, il furetait partout avec application. Nous l’avons vu attraper une chenille et d’autres proies minuscules.  Ce chasseur a fait un sacré bon travail. Son aide a été très appréciée.

Je me suis demandé si ce n’était pas un juvénile de la fauvette mélanocéphale. Le cercle rosé autour de l’œil semble l’indiquer.

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Et puis, la famille Merle a été fort présente.   Des parents très consciencieux ne ménageant pas leur peine afin d’élever leur nichée. Ils ont remué tous les amas de feuilles, gratté dans les herbes. Ce qui est moins plaisant ce sont les trous dans les carrés. Là,  il faut les surveiller afin de  reboucher derrière leur passage. Car la grande chaleur est une calamité cette année pour mes tomates. Enfin, je râle mais je souris  aussi car ils sont si mignons.

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Il  y a trois ans, dans le carré n°5,  j’ai eu la surprise de voir pousser une plante  me faisant penser à une orchidée indigène. Il a fallu  attendre l’année suivante pour contempler la fleur. Ce fût un énorme lys virginal. D’où venait-il? Car je suis bien certaine de  n’en avoir pas acheté ni en avoir reçu un seul en cadeau. La réponse?  avec les sacs de terreau potager. Il a suffit d’une minuscule bulbille et me voici à présent avec une colonie de six pieds. Quelle beauté!  Mon mari et moi étions aux anges!

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MMR ( tous droits réservés)

5 juin 2022

La lune ronde

Filed under: Océan et Bassin d'Arcachon — Étiquettes : , , , , , , , , — Martine @ 7 h 23 min

Le vent froisse à peine les feuilles du vieux chêne dominant notre toit.  C’est une nuit estivale chaude et parfumée. La fenêtre entrebâillée laisse pénétrer un léger souffle rafraîchissant.

Sur mon somme évanoui

Criquet violoncelle

Deux notes, juste deux

Tee-shirt, short et espadrilles, vite, me voici dehors.  Quelle douceur! Capiteuses, les fragrances sucrées des eleagnus m’enjôlent et me grisent. J’aurais presque envie de rester là, assise sur les marches, à boire cet obscur enivrant.

Sur le souffle du vent bohème

Flottent les rimes d’antan

Que dorlote la lune ronde

Pourtant, comme tirée par une laisse, je réponds à l’appel du Bassin . Sur le sable de sa page, mes pieds écrivent un message  silencieux et heureux.  L’eau clapote doucement sa bienvenue à la lève-tôt. Au dessus de ma tête l’espace est  un velours constellé de diamants. A l’horizon,  les lumières d’Arès, et plus loin encore,  quelques unes d’Andernos, clignotent  comme un enfant qui se réveille.

Fin de nuit

Sur le murmure de l’eau

Un poisson sauteur

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MMR ( tous droits réservés)

15 mai 2022

Et voici mai…

Nous pourrions dire qu’en ce moment, c’est le jardin de toutes les senteurs. Œillets mignardises, pois de senteur, rosier ancien et chèvre-feuille poussent à qui mieux mieux leurs notes parfumées. C’est un enchantement olfactif!

Beaucoup de fleurs, cultivées ou sauvages, s’épanouissent en rivalisant de beauté et de fragrances étourdissantes. Ce qui fait le bonheur de maintes petites vies. Beaucoup d’oedémères ( coléoptères), de mouches ( diptères), quelques papillons ( lépidoptères) d’abeilles domestiques et sauvages ( hyménoptères) se croisent et s’entrecroisent un peu partout autour de la maison. A l’hôtel à insectes quatorze tubes de la canne de Provence ont leur bouchon d’argile. D’autres ont encore leur porte fermée l’année dernière. Chaque classe d’abeilles naissant à différents moment du printemps et de l’été. Ces jours -ci  des prétendants aux beaux yeux verts sont à l’affût et inspectent les tuyaux à tour de rôle. Ils sont trois  ce matin à faire le pied de grue sur l’hôtel ou les plantes à proximité. Ces demoiselles se font désirer.

Dans les jardinières les fraisiers sont en fleurs et commencent à développer leurs fruits. Mais les plus hâtifs sont ces jolis petits fraisiers des bois.  Pas assez sucrés mais quel parfum!

Cette année une ravissante surprise est née sous l’olivier. L’ophrys abeille ( ophrys apifera). Une orchidée sauvage très fragile et sensible à l’excès d’humidité. Ce printemps elles sont deux, à 50 cm l’une de l’autre. Dans le reste du jardin foisonnent les orchis pyramidales (anacamptis pyramidalis: rose fuchsia ou rose pâle), les sérapias rouge sang,  qui seront sous peu rejoints par les orchis bouc dont les hampes florales commencent à s’élever.

La fauvette mélanocéphale, dont je vous ai parlé la dernière fois, m’a offert une grande joie. J’ai eu la chance d’assister à sa chasse au cœur du pommier. Et celle-ci fût très positive. Mr Fauvette a capturé une grosse chenille verte bien grassouillette. De quoi bien nourrir sa nichée.

 

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Orchis pyramidales roses et sérapias rouge sang colonisent ma petite friche mais pas seulement. Elles font  à présent le tour de la maison et apprécient même pots et jardinières.

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Blog en pause.

Merci pour tous vos commentaires ici et hors blog qui réchauffent le  cœur.

MMR ( tous droits réservés)

1 mai 2022

Avril entre soleil et pluies

L’esprit préoccupé, mon évasion: le jardin.

Début avril, par le plus grand des hasards, j’ai assisté à un étrange ballet  silencieux dans le ciel.  Il m’a fallu quelques secondes pour réaliser que je contemplais des cigognes. Un énorme vol.  C’était la première fois de ma vie que je contemplais un tel spectacle. Dommage que je ne m’en sois pas aperçu plus tôt. Le temps d’attraper mon APN et la plus grande partie  était déjà hors de vue.

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La semaine dernière, dans le rosier de ma voisine, monsieur Fauvette Mélanocéphale cherchait le lieu parfait pour construire son nid.  Madame et lui, après quelques allées et venues avec plumes et brins d’herbes, ont abandonné. Certainement à cause du bruit de ponceuse s’élevant de la maison de la voisine. Tant pis. Espérons que ce sera plus calme l’an prochain.

Dans ma petite friche, la floraison des orchidées se poursuit. Après celle de l’Ophrys araignée,  voici l’Ophrys lutea.  Cette adorable sauvageonne se multiplie tranquillement un peu plus chaque année.  Ainsi que le thym d’ailleurs.

Avril s’en va. Voici Mai. Je vous souhaite un bon premier Mai  accompagnée du muguet du jardin.

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27 mars 2022

Une jolie envahisseuse

Filed under: au Jardin: fleurs, arbres... — Étiquettes : , , — Martine @ 4 h 32 min

Le printemps est bien installé. Derrière la maison, la zone laissée intentionnellement sauvage, est peu à peu  colonisée par les anémones. Chaque année c’est un enchantement. Là, vous n’en voyez qu’une partie.

A

N

E

M

O

N

E

S

Jamais une seule d’entre elles n’a été plantée dans la friche. A l’origine, de l’autre coté, j’en avais installées en bordure de la plate-bande côté cuisine ( là où poussent les hellébores déjà évoquées précédemment). En deux ou trois ans elles ont disparu. Mais leurs graines ont apprécié ce coin du jardin  à l’ombre de la maison. Au fil du temps la population des anémones s’accroit. Couleurs et formes se mélangent et créent un tapis somptueux.

Ces adorables conquérantes progressent tranquillement et quelques têtes rouges, violettes, fuchsias, blanches ou roses émergent sous l’étendoir et l’olivier en compagnie des pâquerettes. Cela nous oblige parfois à quelques gymnastiques pour les éviter. Qu’importe. Quel bonheur que ce rendez-vous annuel!

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Blog en pause

Merci du fond du cœur pour toutes vos visites et commentaires qui font énormément plaisir

20 mars 2022

Rose framboise

Filed under: mini poèmes, Haïkus, tanka, haïbuns... — Étiquettes : , , , , , , — Martine @ 5 h 46 min

La montagne* est d’un rose soutenu virant au violet pourpre. C’est l’heure framboise. Celle teintée à l’irréel et aux contes fantastiques. Une couleur gourmande suggérant sorbets et gâteaux aux mousses de fruits sauvages.

Chute du jour-

La montagne couronnée

Joyau éphémère

Cette phase si brève peut receler bien des choses déroutantes. Au pied du Massif, au cœur de l’inextricable forestier, existe une porte. Si petite qu’elle passe inaperçue à l’humain égaré et tremblant.

Feuillus défeuillés-

Sur la jonchée racornie

Signet sibyllin

Pourtant, un observateur attentif pourrait remarquer de minuscules empreintes de pas gravés  à la surface de l’ancêtre sylvestre. C’est bien connu. Loin des hommes le petit peuple** chante, danse, combine mille et un mystères.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un fabuleux personnage monte la garde pour préserver leurs secrets.  Ce protecteur est un Ent. Un esprit de la forêt lent et sage. Il a bien du travail depuis la course au progrès.

Si un jour vous vous avancez très loin en forêt, hors des sentiers connus, ouvrez grand les yeux. Peut-être rencontrerez vous un Ent. 😉

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* Il s’agit du Massif du Devoluy dans les Hautes Alpes.

** le petit peuple désigne les fées, les lutins, les trolls, gnomes, elfes, etc… : renseignements Wikipédia

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13 mars 2022

Le pont Vieux

Filed under: l'herbier de poésie — Étiquettes : , , , , , , — Martine @ 6 h 53 min

Pour l’Herbier de poésies, ICI , Adamante, nous propose d’écrire sur une photo de Rolland Brossy.

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Sur le pont Vieux

A l’aube bleue

Lorsque Morphée

Replie ses bras

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Sur le pont Vieux

Là où l’hiver

Pose, délicat,

Son frimas chaste

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Sur le pont Vieux

La lumière danse

Un rêve fluide

Poudrée de nacre

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6 mars 2022

à Cubserviès

Filed under: Promenades ici et ailleurs... — Étiquettes : , , , , , , — Martine @ 6 h 18 min

Il y a un an, fin mars, nous nous sommes promenés dans la Montagne Noire ( à 35 km environ de Carcassonne). Nous voulions découvrir une magnifique cascade. Celle de Cubserviès.

Sur le plateau de Sambrès, les eaux de ruissellement forment plusieurs ruisseaux. Ceux-ci se rejoignent pour former une rivière: le Rieutort. Engagé dans une faille, il donne naissance à la cascade de Cubserviès.  Constituée de plusieurs paliers, celle-ci bondit,  rebondit sur ses 90 m de haut. Mais seulement 35m sont visibles.

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En continuant la promenade au bord de l’eau, nous avons découvert des ruines. Celles d’un moulin à rodet qui produisait la farine de seigle ainsi que celle de la châtaigne.

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1: Trémie avec déversoir des grains.

2: Palan pour soulever l’ensemble tournant ( rodet et meule courante) et régler la mouture.

3: Farinière: coffre entourant les meules pour recueillir la farine ( mouture)  expulsée par la force centrifuge.

4: Meule courante ou tournante réparée avec un cercle en fer.

5: Meule dormante ou fixe.

6: Arbre de transmission de la rotation du rodet à la meule.

7: Arrivée de l’eau par le bief

8: Canélou ou canon

9: Rodet ou roue à aube horizontale à cuillères en bois, installée en prise directe sur la meule tournante.

10: Sortie des eaux

« Moudre le blé constitue tout un art. On pourrait croire qu’il suffit d’écraser le grain entre deux pierres pour en extraire la farine, alors qu’en réalité cette opération nécessite une grande habilité de la part du meunier.  Les meules doivent tourner sans à-coups et à une vitesse bien précise; recevoir régulièrement leur ration de blé; ne pas trop s’écarter l’une de l’autre ni trop se rapprocher; être souvent repiquées au marteau pour garder leur abrasivité. »

Extrait de La Pierre, Le Métal, L’eau et Le Bois- Économie castrale en territoire audois (XI-XIVème s) SESA 2007

Explications prises sur un panneau dressé près du site

Beaucoup de fleurs   s’épanouissaient un peu partout.

Jonquilles  ( narcissus pseudonarcissus) et ficaires ( Ficaria ranunculoides) émaillaient l’herbe rase de leur or printanier.

 

Pulmonaires: pulmonaria officinalis. Surnommé « coucou bleu ».  Une plante médicinale  à propos de laquelle on parle de la théorie des signatures.  C’est à dire qu’au Moyen-Age on associait la forme de ses feuilles à un poumon et ses alvéoles.  L’un devait forcément soigner l’autre. Actuellement cela n’est pas prouvé scientifiquement.

 

Une plante appartenant à la grande familles des succulentes: Le nombril de Vénus (Umbilicus rupestris). Ses fleurs ressemblent à des clochettes blanc verdâtre ou jaune paille.

MMR ( tous droits réservés)

Pour en savoir plus  sur la cascade de Cubserviès et ses environs voir ICI

27 février 2022

Printemps es-tu là?

Le calendrier me dit que nous sommes en hiver. Mais, mon jardin, lui, n’est visiblement pas au courant. Il se croit au printemps.

 

 

 

 

 

 

 

 

Tandis que là-haut, la buse variable me survole paresseusement, je me penche pour humer le parfum de la première jacinthe. Quel délice!  Côté cuisine, une  ravissante surprise s’épanouit au soleil: l’hellébore née  de semis. Trois ans qu’elle se faisait désirer. Quelle coquette!  Cela valait la peine de l’attendre. J’aime ses couleurs bonne-mine.

 

 

 

 

 

 

 

 

Les oiseaux sont toujours aussi présents.  Un autre pinson du nord fréquente la mangeoire depuis deux jours. Il n’a pratiquement pas de noir sur la tête contrairement à celui montré dimanche dernier. Chaque année , imitant les anémones, les violettes blanches  et leurs cousines aux différents tons de violet colonisent peu à peu les pelouses. Un seul regret: elles n’exhalent rien.  A l’hôtel à insectes la vie reprend également. Un tube de canne provençale a son bouchon argileux percé. Trois petits mâles osmie cornue volent  de-ci, de-là; parfois se mesurent l’un à l’autre.  Mais le plus souvent ils restent plaqués au bois et attendent… attendent… la sortie des femelles.  Ces Roméo en tenue de gala ont bien de la patience. Bien que l’un d’eux  enfile parfois sa tête à l’entrée du nid où dort la belle Juliette. « Hou! Hou! Debout! Il fait un temps superbe! Viens respirer le bon air printanier! »

Lauriers tin et mimosas lancent à tout va leurs merveilleuses  fragrances. Printemps es-tu là?

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Soleil flamboyant-

L’or vibrant du mimosa

Plus encore

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