Les voyages immobiles… … de Martine Madelaine-Richard

28 mars 2021

Printemps!

Filed under: animaux, insectes...,au Jardin: fleurs, arbres... — Étiquettes : , , , , , , , , , — Martine @ 6 h 14 min

Capricieux! Inconstant! Éblouissant! Ce ne sont pas les adjectifs qui manquent lorsque l’on veut parler de toi Printemps!

Pour fêter ton réveil, le 20 mars, la Météo avait commandé le soleil. Phébus, tout sourire, se plia en quatre pour faire plaisir. Il cerna d’étincelles le safran des narcisses; coula au bronze  l’or des forsythias; ébouriffa le miel des pissenlits; réveilla coucous et primevères; satina alysses et tulipes d’une chaleur bonne enfant…

Rien n’était trop beau pour toi. Le ciel, balayé de frais, devint un somptueux tapis floral: myosotis, lin, scabieuse, jacinthe, pervenche, céanothe, crocus, agapanthe… Mille nuances de bleu composèrent un tableau changeant à rendre jaloux Océan.

Infime, dans un coin d’horizon perdu, une peluche neigeuse flottait paresseusement. Ultime trace de l’oiseau tempête chassé à grands coups de rayons brûlants.

Nul ne devait assombrir  ta venue.

Tout devait être parfait.  Les fleurs offrirent le meilleur de leurs mots parfumés à la gloire de ce jour. Les oiseaux. Ah les oiseaux!  Ces petites boules de plumes  devinrent lyriques. Leurs notes amoureuses s’envolèrent à la conquête des cœurs.

En dansant sur le vent, sur ses voltes fantasques, abeilles, bourdons, mouches, papillons et autres coléoptères, célébrèrent Aphrodite, déesse de l’amour.

Même l’assommant chien d’à côté se fit un peu plus discret. Un ange poilu, museau pointu et longues oreilles, avait dû le toucher de ses ailes apaisantes. Quiétude, légèreté et joie étaient au menu de cette renaissance.

Par Vertumne,  dieu des jardins et des potagers, une envie irrépressible s’empara de moi; celle de plonger mes mains dans la terre; de nettoyer, tailler, désherber, semer, transplanter. Je me mis à féliciter  les abeilles, ces vaillantes petites ouvrières qui se dépensent sans compter.  Puis mes louanges allèrent aux  radis et à la salade à couper  prospérant résolument dans un des carrés potagers en dépit des gelées récentes. Sans oublier le talent d’imitateur du sansonnet s’époumonant, infatigable, au bord du toit. Tout à coup je me surpris à sourire pour rien, comme ça, dans le vide. Folie printanière?

Suave et ensorcelant Printemps. Quel bonheur que ton retour!

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MMR ( tous droits réservés)

14 mars 2021

Feu solaire

Pour l’Herbier de poésie, Adamante,  ICI nous propose au choix deux Fauves,  à l’écriture d’un haïbun.

 

« La joie de vivre » d’Henri Matisse .

Huile sur toile de 174X238, exposée à la fondation Barnes , près de Philadelphie

 

Ou ( et)

André Derain  (1880- 1954)

« L’Estaque, route tournante », 1906,

Huile sur toile de 129,5X195, exposée au Museum of Fine Arts Houston

 

5 choses à savoir sur le fauvisme dont Henri Matisse fût le chef de file: ICI

L’inspiration m’a conduite à m’inspirer des deux peintures en même temps.

 

 

C’est dimanche. Le temps est merveilleux.Trois jeunes filles, trois collègues de travail , cheveux au vent, sourire éclatant, filent vers la Méditerranée au train laborieux d’une vieille 4L. Qu’importe le rythme poussif de cette pauvre voiture, le moral est au beau fixe.

Matin radieux-

Rafales de rires  et

la chanson des cigales

Les paysages se succèdent comme autant de cartes postales. Bleu, rouge, vert, ocre…  La journée est comme peinte par un artiste fou de couleurs.  Des noms affluent et se bousculent dans ma tête: Georges Braque, Charles Camoin, Maurice de Vlaminck, Henri Matisse, André Derain…

Éclaboussures-

Sur la toile des pensées

Tableaux de Maîtres

Parties à l’aventure, à moment donné, une décision doit être prise. Quelle direction prendre? La première propose: « Le lavandou? » Huum! Depuis Aix en Provence? Trop loin!  La seconde lance: « Lestaque? » Moues dubitatives. La troisième prend les choses en mains: « c’est moi qui conduis? Alors c’est moi qui décide! »

Sur la route des vacances

Flotte

Un petit air guilleret

Allez! Fouette cocher! Vaille que vaille nous avançons vers une… surprise. La route semble onduler sous la chaleur. Pins, oliviers, vignes, pins encore… Parfois, rompant la monotonie,  un cyprès dresse son pinceau vers l’azur. Veut-il, peintre fauve, barbouiller le ciel en vert?  Les contours tremblent dans l’air de plus en plus brûlant. Vivement que l’on arrive! Comme pour me répondre,  voici un panneau indicateur: Cassis. Aaaah ! Enfin! Trouver une place à l’ombre pour la voiture. Prendre sacs et serviettes et zou! A nous le farniente en monokini sur Les Roches Plates. Sous les assauts de la lumière, le temps est aboli.

Feu solaire-

Plus un mot. Juste

le soupir du vent

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MMR ( tous droits réservés)

14 février 2021

Bonne Saint Valentin

Filed under: Poèmes — Étiquettes : , , , , , , , , — Martine @ 5 h 30 min

 

Sur les ailes d’un songe bleu

Aussi bleu que le bleu de tes yeux

Mon esprit plane

Au-delà de la frontière du quotidien

Bien loin des obligations traine-savates.

 

Vol lent, apaisant, caressant

Entre les flux chaleur tendresse

Chemin vagues mouvantes

Où le Temps ondule sa soie

Tissée aux sourires et aux rires…

MMR ( tous droits réservés)

31 janvier 2021

P’tit Chêne

Filed under: l'herbier de poésie — Étiquettes : , , , , , , , , , , , — Martine @ 4 h 53 min

Pour l’Herbier de poésies, Adamante, ICI, nous propose d’écrire sur une de ses photos personnelles  : L’arbre creusois

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Il est un lieu, loin, très loin, où pousse une petite forêt. Parler de forêt est peut-être excessif  car les gens du coin la nomment « Le bois sans nom ». Pour y parvenir il faut traverser prairies, ruisseaux et marécages; des ronciers imposants; une mêlée inextricable d’ herbes hautes et d’arbustes exubérants.

D’hiver à l’automne

Sur la carte routière

Une tache verte

Cette sylve, si difficile d’accès, est préservée des hommes et de leurs cognées; des voitures 4X4 et du hurlement des motos tout terrain.

L’ombre des arbres

Leur noirceur si effrayante

Chape de silence

Mais, ce n’est qu’une apparence, un leurre de Gaïa. Car, derrière ce rideau inquiétant, tout un monde saute, court ou rampe. Le lapin d’Alice secoue  sa montre gousset  en se lamentant bruyamment: « En retard! Je suis en retard! ». Alice aussi est en retard… d’une histoire. Deux gros escargots unissent leurs destins tandis que le concert des grillons couvre leurs ébats. Bambi parle à une pervenche au bleu irréel. Et l’ours Baloo  compose une berceuse pour Mowgli. C’est un autre monde où le merveilleux règne en maître.  Où les arbres ont le don de parole. Tenez, justement, j’en vois un qui se penche pour mieux écouter la chanson de la vie.

Harmonie dorée-

La ronde des champignons

Celle des mouches

P’tit Chêne à la voix flûtée

Se joint au merle siffleur

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MMR ( tous droits réservés)

17 janvier 2021

Soleil transi

Filed under: l'herbier de poésie — Étiquettes : , , , , , , , , , , , — Martine @ 2 h 49 min

Pour l’Herbier de poésie, Adamante, ICI, nous suggère ceci:

« Je vous propose donc un texte qui m’a beaucoup émue, un texte de Marine qu’elle a publié sur Facebook et sur son blog.

Il y a tant qui se cache derrière les mots, tant d’amour, tant de pleurs aussi parfois, tant d’absence.  Tant… à partager. »

Lisière

Marchant sur ce chemin

de flaques et d’ombres

Le froid craque sous les pas

craquelle la peau

Un oiseau siffle quelque part

Je vais puiser loin et profond

des joies anciennes

La glace brille et enjolive

la cime des arbres

A la lisière des arabesques

griffent le ciel

en vagues brunes

Donne moi ce petit rien

ce sourire si attendu

arc en ciel silencieux

quand rôde le doute

je regarde du côté du levant

Tout viendra un jour.

Marine D

Ci-dessous, mes mots  inspirés  par  ceux de Marine :

 

A la lisière cuivre de l’espoir effrité,

Là où Hiver goulu vampirise la chaleur,

J’écoute des mots neige essoufflés de gelures

Souvenirs du grand nord où dansent les flocons.

 

Ciel bleu cristal

Soleil transi

Temps indolent

 

Mélopée râpeuse évadée des hêtraies

Tout en craquements, fracas brusques et soupirs

L’harmonie sylvicole accompagne mes pas

Recueillis  sur l’absence d’un bel éclat de rire

 

Mésange bleue

Champignon sec

Baies rouge vif

 

Foulant le cuir terni des feuilles défuntes

Mon regard suit la fuite d’un merle effarouché

Caresse la gravure bourrelée d’une écorce

Boit la sérénité sourdant  des ramures

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MMR ( tous droits réservés)

Merci pour toutes vos visites et vos commentaires auxquels je suis très sensible. J’y répondrai dès que possible.

10 janvier 2021

L’enfant pain d’épices

Filed under: Océan et Bassin d'Arcachon — Étiquettes : , , , , , , , , , , — Martine @ 5 h 30 min

 

Je pose ma valise

Sous un coin de ciel bleu

Abandonnant au vent

Ma triste pensée grise

 

Reviennent les années

Glissant nues sur la plage

Où un beau coquillage

Recueille  leurs secrets

 

L’enfant pain d’épices

Joue avec les bulles

Évadées de la vague

Engourdie par l’Été

 

Quelle joie de courir

Après un fil de rêve

De graver dans le sable

Le bonheur de l’instant

 

Le rire d’une mouette

Les facéties d’un chien

Comme autant de soleils

Réchauffent la mémoire

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MMR ( tous droits réservés)

20 décembre 2020

L’amante aux larmes de lune

Filed under: l'herbier de poésie,Poèmes — Étiquettes : , , , , , , — Martine @ 2 h 37 min

Pour l’herbier de poésie, Adamante,  ICI  , nous propose  d’écrire sur  la vie de Marc Chagall ou sur l’une de ses œuvres.  J’ai choisi le tableau intitulé  « Les amants en bleu » réalisé en 1914. Comme je ne suis pas sûre que l’image soit libre de droits,  je vous propose de cliquer  ICI  pour la découvrir

.

Vêtue du clair obscur

Perles nacre et soie bleu nuit

Silhouette ténébreuse

L’amante aux larmes de lune

Déambule à l’orée de ses rêves

S’immisce dans ses chimères

Trouble l’azur de son regard

Fait frissonner l’ourlet de ses lèvres.

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MMR ( tous droits réservés)

Ce poème fait partie d’un projet de recueil sur le thème de l’amour, de sa sensualité. ( 96 poèmes)  Il ne lui manque que les illustrations.  Mais… peut-être qu’il ne restera… qu’un projet. Je suis très indécise

22 novembre 2020

bleu bleuet

Filed under: mes oeuvres,Poèmes — Étiquettes : , , , , , , , , — Martine @ 4 h 51 min

 

Bleu bleuet

Elle saute et saute encore

Chevrette insouciante, biquette mutine

La soie de ses jambes accroche la lumière

Dérobe en douce à juillet son teint  coquelicot

 

Bleu bleuet

Son regard embrasse l’air, la vie, la prairie d’herbes folles

Son rire clair  jaillit  à l’assaut d’un nuage

Cueille grain à grain la chanson des  blés blonds

La tresse au talent strident d’un grillon musicien

 

Bleu bleuet

Farfadet malicieux singeant les papillons

La fille transalpine danse et cabriole

Taquine un criquet trop gourmand de fétuque

Entraine dans sa gigue toute la création.

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Œuvre réalisée aux pastels secs .

MMR ( tous droits réservés)

17 août 2020

Céleste

Filed under: Océan et Bassin d'Arcachon — Étiquettes : , , , , , , — Martine @ 16 h 45 min

Bleu! Bleu! Bleu!

Il conjugue l’azuré

A tous les temps du jour

Céleste joue avec lui

Un chaud collé/bronzé

 

Bleu! Bleu! Bleu!

Du hardi plumbago

Se mesurant au ciel

Céleste pique ses fleurs

A l’appât du corsage

 

Bleu! Bleu! Bleu!

Ronronne Océan

En frisottant des vagues

Céleste le rejoint

Nimbée de mille bulles

 

 

Bleu! Bleu! Bleu

Il tresse et tricote

Son rêve indigo

Céleste, fleur fragile

Boit toutes ses nuances

.

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MMR ( tous droits réservés)

Merci pour tous vos commentaires que j’apprécie fort.  Cela fait tant plaisir!

10 mai 2020

La clef des songes

Filed under: Océan et Bassin d'Arcachon — Étiquettes : , , , , , , — Martine @ 1 h 05 min

Bertille aime se promener

Le nez au vent..

Ce vent des fantaisies

Qui a toutes les clefs:

Celle du miroir des anges où les nuages  dessinent le mot bonheur à toutes les heures du jour.

Une autre déverrouille une cache secrète. Quelle cache? A ça, si je vous le dis, ce ne sera plus secret.

Une troisième entrouvre le rideau de la nuit pour que l’amour déclame à la lune  son plus beau poème.

La clef de sol, lustrée avec délicatesse, ébauche la mélodie que recherche tous les romantiques .

Le passe-partout  n’est pas recommandé car il ouvre n’importe quoi. Attention aux mauvaises surprises.

La clé d’or  ciselée de mystère à manier avec doigté.  L’écrivain en mal d’inspiration  l’utilise en cachette. Mais… chutttt!!!!  Motus et bouche cousue!

Et puis il y a la clef des songes. Celle de toutes les évasions.  Il suffit de la glisser dans le trou de souris libéré par le lapin blanc.

Bertille prend le précieux sésame, crochète le portail ajouré. Une simple poussée suffit et la voici  dans le bleu… cette féérie ondoyante  pailletée de soleil , d’éclaboussures et de rires…

MMR ( tous droits réservés)

Merci pour tous vos commentaires que je lis avec grand plaisir

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