PRINTEMPS
♥
Le vent des violettes
Apporte, triomphant
A tous les cœurs transis
Sa chaude pétulance
♥
Madame, mutine
Piétine l’hiver
Enjambant, zélée
Le seuil de son cloître.
♥
MMR (tous droits réservés
Poème écrit le 04/05/2024

PRINTEMPS
♥
Le vent des violettes
Apporte, triomphant
A tous les cœurs transis
Sa chaude pétulance
♥
Madame, mutine
Piétine l’hiver
Enjambant, zélée
Le seuil de son cloître.
♥
MMR (tous droits réservés
Poème écrit le 04/05/2024


Valse hésitation
Entre larmes et sourires,
Soleil lambine un peu
À émerger des draps.

L’oiseau monte à l’assaut
Des cieux léthargiques,
Secouant d’un trille
Leur couette brumeuse.

Issant son dépourvu
Hors du bleu frissonnant,
Spirée parée automne
Quémande un peu de fièvre.
Courtisé, imploré,
L’astre, enfin décidé,
Laisse couler à flot
Sa manne or vivant.

Oublié par l’hiver,
Chrysanthème, hésitant,
Déploie rubans soyeux
Dans le torrent lumière.
MMR ( tous droits réservés)

Pour l’Herbier de poésie, ICI, Adamante, ICI, nous propose d’écrire sur cette photo de Laurence B, prise au Canada.
Il fait -6° ce matin. L’ambiance du jardin est figée, grelottante. Cette vision me ramène à mes années de vie dans un village pyrénéen.
Que de magnifiques congères sculptées par la fureur du vent nocturne! Au cœur des combes profondes le silence semblait sanctifié. Arbres et végétaux étaient saisis dans les filets glacés du Cers. Un spectacle fabuleux me fascinant chaque hiver.
Mon esprit vagabonde encore un peu sur l’image lointaine du manteau verglacé de la montagne.
Puis, le soleil franchit la brume hiémale. Le jardin étincelle sous ses rayons opalins ourlés de rose tendre. Autour de moi, mille et un diamants s’animent aux branches, aux herbes. Parmi les ombres bleues de la haie, le mystère de la nuit s’attarde paresseusement.
Le froid me tire des larmes, me pince les doigts. Qu’importe! Gainé de cristal éphémère, mon petit univers mue en une indicible poésie nordique.
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Gelée matinale-
Le plastron du rouge-gorge
Son feu bienfaisant
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MMR ( tous droits réservés)
Pour l’Herbier de poésies, ICI , Adamante nous propose d’écrire sur cette photo de Nathalie Guillon-Manaud

C’était il y a longtemps, dans un petit village montagnard.
Jeune citadine fraîchement mariée, elle est un peu déroutée par les mœurs paysannes locales. A commencer par l’accent très différent de ceux croisés au cours de ses nombreux déménagements aux quatre coins du pays. Son oreille doit s’acclimater. Et quelle impression bizarre que de vivre comme en pays étranger parmi ces gens s’exprimant très souvent en occitan. Bien qu’ayant encore quelques notions d’espagnol appris au lycée, de grands pans de conversations lui échappent. Heureusement, un matin, où la fenêtre de la salle de séjour est grande ouverte, une vieille dame souriante s’avance et l’interpelle .
– Bonjour! Je suis madame Agut. Boudiii! Je pense souvent à vous et je me dis. Pauvre petite, loin de sa famille. Comme elle doit s’ennuyer lorsque son mari travaille en forêt toute la journée. Vous me rappelez ma fille partie très loin elle aussi pour ses études de vétérinaire.
– Enchantée de faire votre connaissance madame. Je m’appelle Cécile. Oui, ce n’est pas toujours facile ici pour une fille de la ville.
– Venez chez moi boire un petit thé. Cela vous fera du bien et nous ferons plus ample connaissance.
C’est ainsi que Cécile se fait une grande amie, presque une seconde mère. Madame Agut et son mari la prennent sous leur aile. Très souvent, vers 16 heures, elle va se réchauffer d’un thé ou d’une infusion , les pieds au plus près possible de l’âtre en hiver.
Reflets de l’été
Sur toasts confiturés-
Pied de nez à l’hiver
Aux beaux jours ils l’emmènent dans leur vieille 4L pour des balades aux alentours. Cueillette des narcisses en mai, des fraises des bois en juillet, des framboises en août, des mûres, noisettes et champignons en septembre/octobre. Ah l’automne! C’est aussi l’époque de la confection de magnifiques bouquets secs tout en écoutant les histoires d’antan contées par Mr Agut.
Loisir créatif-
Le Cers* fulmine aux vitres
Rires au coin du feu
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MMR ( tous droits réservés)
*Le Cers: Renseignement Wikipédia:
Le cers, ou çers, (en catalan : el cerç) est un vent venant du nord-ouest de Narbonne, parfois très violent, soufflant dans le Languedoc près de la côte méditerranéenne. Il est toujours sec, mais est froid en hiver et parfois très chaud en été.

J’adore le soleil et sa douce chaleur . Mais j’ai bien conscience que l’hiver doit retrouver ses droits pour le bienfait de mon jardin en particulier et pour la nature en général. Aussi, en 2023, je salue son retour. Nous avons découvert l’arrivée de la neige un matin la semaine dernière. Elle a vite fondu autour de chez nous. Mais elle s’accroche encore dans l’ombre des collines au loin. Il fait très froid sur le Sud, comme dans le reste du pays.

Inutile de vous dire que nos mangeoires sont très visitées. Le froid, ça creuse les petits estomacs.

Règlement de compte à O.K. Gamelle (du haut) où sont offertes les graines de tournesols. Trois chardonnerets et un verdier à l’extérieur attendent impatiemment leur tour. A l’intérieur, trois chardonnerets et un verdier, eux, ne sont pas du tout pressés de vider les lieux. Cela occasionne quelques disputes et coups de becs. C’est le principe du jeu des chaises musicales. L’un perd sa place, aussitôt remplacé par un autre.

Avec toute cette foule, les mésanges bleues sont beaucoup moins présentes. Elles ne doivent pas apprécier trop de concurrence. Par contre, les mésanges charbonnières n’hésitent pas à s’imposer pour chiper quelques graines. Mais, vraiment, il faut qu’elles y aillent en « costaud ».

Certains seront peut-être intrigués par les pinces et branchettes que j’ai disposées avec difficulté d’ailleurs. La responsable est la jolie tourterelle qui avalait les graines de tournesols à toute vitesse. On aurait dit un marteau piqueur. Les petits gabarits ne pouvaient plus s’approcher. Et après son départ, c’était place nette. Donc, il m’a fallu trouver une solution. Dorénavant cette grosse boule de plumes se rabat sur ce qu’il y a dans l’herbe.



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Par terre, j’ai éparpillé un assortiment de petites graines très appréciées par un foule de candidats écartés de la mangeoire du haut. Les pinsons des arbres y picorent régulièrement. Cette année les pinsons du nord sont plus nombreux que l’an dernier. Les moineaux piquent la boule de graisse aux graines. Ces p’tits malins sont également très présents au sol; parfois aussi sur les mangeoires.

Exemple de cohabitation pacifique: le pinson des arbres à gauche, le pinson du nord à droite.

Le rouge gorge s’invite également à la table ouverte. « Même pas peur! »
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Un second pinson des arbres a trouvé la bonne astuce. Ce petit futé a repéré sur le trottoir la manne appétissante disposée face à notre porte-fenêtre. Voilà le bon plan. Tranquille, sans stress, il picore lentement, savourant ce repas offert loin de la turbulence plumes et piaillements.
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Décembre et ses magnifiques levers de soleil derrière la montagne de l’Alaric.

Le merle me jette un coup d’œil méfiant. Danger? Pas danger?

Finalement, il décide d’écouter son estomac. C’est qu’elle est si appétissante cette dernière arbouse de l’année!

Le mignon rouge-gorge vient glaner au pied de la mangeoire quelques restes oubliés par les chardonnerets, mésanges, moineaux, verdiers et pinsons.

Un œillet mignardise brandit ses couleurs vitaminées. Comme un message d’espoir en des jours meilleurs.
MMR ( tous droits réservés)
Merci infiniment pour tous vos commentaires et réactions qui sont extrêmement motivants

Le jardin entre dans son sommeil hivernal. Première gelée matinale hier. Pas trop forte. Mais ce froid stimule l’appétit et le besoin en calories de nos petits visiteurs à plumes. L’information est passée. Le resto est ouvert! A table! A table!
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Je ne sais si c’est le fait de leur donner à manger chaque hiver depuis plusieurs années, mais il me semble que la population des moineaux autour de chez nous a augmenté. Entre les arbustes et la zone au sol près de la mangeoire, j’ai compté jusqu’à environ une vingtaine de piafs.
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Les chardonnerets viennent en
nombre eux aussi. Toute une compagnie se dispute les meilleures places. Faute de pouvoir accéder au buffet, ils se rabattent sur ce qui tombe au sol. Parfois, certains plus futés cherchent et trouvent. Faute de temps le jardin est un peu à l’abandon depuis un an. Un énorme pied d’onagre (après nous avoir réjouis par le soleil de ses fleurs) en a profité pour monter en graines. Et celles-ci sont très prisées des chardonnerets qui furètent partout. A deux pas, le bord du carré potager n°4 sert d’excellent perchoir pour patienter.

Les mésange bleues se font plus rares que les années précédentes. Peut-être qu’elles n’apprécient pas toute cette concurrence?

Les mésanges charbonnières, moins timorées, s’imposent et chipent à la moindre occasion les savoureuses graines de tournesols.

Les pinsons, comme à leur habitude, dédaignent la gamelle. Ils préfèrent glaner entre les herbes les miettes retombant de la cantine au-dessus de leur tête. Depuis la tour de guet seringat Monsieur Pinson des arbres, méfiant, surveille et laisse un peu aller les femelles en avant garde.
Le resto est ouvert! A table! A table!
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Pour l’Herbier de poésies, ICI , Adamante, nous propose d’écrire sur une photo de Rolland Brossy.
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Sur le pont Vieux
A l’aube bleue
Lorsque Morphée
Replie ses bras
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Sur le pont Vieux
Là où l’hiver
Pose, délicat,
Son frimas chaste
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Sur le pont Vieux
La lumière danse
Un rêve fluide
Poudrée de nacre
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De gauche à droite, sur le muret: verdier, moineau, fauvette à tête noire. En remontant, dans le laurier, à droite: le rouge-gorge et un verdier. Dans la mangeoire: encore un verdier en compagnie de trois chardonnerets.
Cet hiver, la fréquentation de la mangeoire est nettement plus importante que les années précédentes. Les verdiers sont beaucoup plus nombreux. Ainsi que le pinson des arbres. Jusqu’à trois mâles en même temps et presque autant de femelles. Le rouge-gorge lance son puit! puit! aux quatre coins du jardin. Les mâles fauvettes à tête noire et fauvette mélanocéphale furètent assez souvent au cœur des lauriers roses, du seringat, des nombreux arbustes et grosses touffes de fleurs..
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Cela ne va pas sans quelques frictions. Pourtant, la gamelle est pleine et chaque jour renouvelée.

Ayant observé que le pinson des arbres restait au sol, un second point de nourrissage a été installé. Il y va, parfois.

Mais là aussi la place est disputée. Les moineaux domestiques, très timides l’an dernier, en 2022 se montrent plus hardis. Cette seconde « gamelle » a été placée dans le carré potager n°3. Tout ce qui retombe est picoré par pinsons, verdiers, moineaux.

Depuis peu j’ai ajouté, au sol, des vers de farine secs. Un met très apprécié par le rouge-queue. Et, depuis hier, par le sansonnet du toit et un moineau.

Les tourterelles viennent également se restaurer à l’exemple de tout ce petit monde.



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De gauche à droite: femelle pinson des arbres; femelle pinson du nord; mésange bleue.
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Le 13 février, quelle surprise que de découvrir de nouvelles boules de plumes. Ci-dessus le pinson du nord. C’est la première fois qu’il vient se nourrir à notre resto-rapide.

Le même jour, comme s’ils s’étaient donné le mot, un couple de tarin des aulnes s’invite à la table. De gabarit à peu près égal à celui des chardonnerets. Leur plumage blanc, vert olive, jaune vif et noir est splendide.

Avec tant de concurrence ( j’ai compté en 5 mn, jusqu’à environ vingt cinq oiseaux tout confondu), nous voyons moins les mésanges bleues et les charbonnières. Mais elles sont là, pas de soucis.Et nous offrent la joie de petites visites.
Nouvelle info depuis la publication de cette page: le rouge-gorge vient lui aussi piquer les vers de farine. Je suis si contente! 🙂
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Pour celles et ceux qui l’avaient raté, j’avais parlé d’une famille mésange bleue ICI
Et des oiseaux visitant notre jardin ICI
Pour l’Herbier de poésie, Adamante, ICI, nous suggère ceci:
« Je vous propose donc un texte qui m’a beaucoup émue, un texte de Marine qu’elle a publié sur Facebook et sur son blog.
Il y a tant qui se cache derrière les mots, tant d’amour, tant de pleurs aussi parfois, tant d’absence. Tant… à partager. »
Lisière
Marchant sur ce chemin
de flaques et d’ombres
Le froid craque sous les pas
craquelle la peau
Un oiseau siffle quelque part
Je vais puiser loin et profond
des joies anciennes
La glace brille et enjolive
la cime des arbres
A la lisière des arabesques
griffent le ciel
en vagues brunes
Donne moi ce petit rien
ce sourire si attendu
arc en ciel silencieux
quand rôde le doute
je regarde du côté du levant
Tout viendra un jour.
Ci-dessous, mes mots inspirés par ceux de Marine :
A la lisière cuivre de l’espoir effrité,
Là où Hiver goulu vampirise la chaleur,
J’écoute des mots neige essoufflés de gelures
Souvenirs du grand nord où dansent les flocons.
Ciel bleu cristal
Soleil transi
Temps indolent
Mélopée râpeuse évadée des hêtraies
Tout en craquements, fracas brusques et soupirs
L’harmonie sylvicole accompagne mes pas
Recueillis sur l’absence d’un bel éclat de rire
Mésange bleue
Champignon sec
Baies rouge vif
Foulant le cuir terni des feuilles défuntes
Mon regard suit la fuite d’un merle effarouché
Caresse la gravure bourrelée d’une écorce
Boit la sérénité sourdant des ramures
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MMR ( tous droits réservés)
Merci pour toutes vos visites et vos commentaires auxquels je suis très sensible. J’y répondrai dès que possible.
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