PRINTEMPS
♥
Le vent des violettes
Apporte, triomphant
A tous les cœurs transis
Sa chaude pétulance
♥
Madame, mutine
Piétine l’hiver
Enjambant, zélée
Le seuil de son cloître.
♥
MMR (tous droits réservés
Poème écrit le 04/05/2024

PRINTEMPS
♥
Le vent des violettes
Apporte, triomphant
A tous les cœurs transis
Sa chaude pétulance
♥
Madame, mutine
Piétine l’hiver
Enjambant, zélée
Le seuil de son cloître.
♥
MMR (tous droits réservés
Poème écrit le 04/05/2024


Le discoglosse peint est un crapaud commun appartenant à la famille des alytidae C’est l’amphibien le plus répandu d’Europe.
Vivant principalement dans le sol, il ne sort que la nuit. J’ai eu une sacrée chance de découvrir celui-ci au pied de mon talus. Il a d’ailleurs vite fait de se glisser hors de vue. C’est l’unique fois où j’en ai aperçu un.
Il se nourrit essentiellement d’insectes, d’invertébrés capturés grâce à sa langue visqueuse. C’est donc une excellente aide pour le jardinier.
Durée de vie: 10 ans!
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Avril au jardin-
entre pelouse et massif
un crapaud effarouché
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MMR ( tous droits réservés)
Merci à Lucie qui a corrigé mon erreur d’identification
D’or est le printemps
Ici
Sous la tulipe beurre
Sa fine transparence
Capturant le soleil.
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D’argent est le vent
Là-bas
Sous l’ombrelle des pins
Leur demi-jour marine
Poinçonné de lumière
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D’émail est le ciel
Là-haut
Sous Phébus fastueux
Sa corne d’abondance
Libérant ses écus.
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D’opale est le Temps
En bas
Sous les trilles des merles
Leur discours amoureux
Chahutant le jardin.
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MMR ( tous droits réservés)
poème écrit le 05/04/2018
Pour la page 232 de l’Herbier de poésies, Adamante nous propose d’écrire sur un photo d’ABC

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Le soleil chauffe agréablement l’atmosphère d’une belle matinée d’avril. Les oiseaux, occupés à leurs amours, chantent dans tous les coins.
Édelinne avance lentement, profitant à plein de tous ses sens: les trilles et gazouillis, les couleurs des fleurs, les mille et une nuances du vert printanier et les parfums. Ah! Toutes ces odeurs sont si enivrantes après le long hiver. C’est une jeune brune aux yeux pervenche, grande, élancée, teint halé et joues roses, se moquant bien de sa beauté. La chevelure libre légèrement emmêlée, elle se promène, droite et sereine, dans sa petite robe grise élimée aux poignets, balançant à bout de bras son panier d’osier. Connaissant la forêt comme sa poche, la bachelette** chemine cueillant ici quelques agarics*, là de l’ail des ours, plus loin des feuilles d’oseille, d’arroche***, de menthe et autres plantes aux vertus médicinales. De quoi préparer la soupe ainsi que des tisanes digestives et des emplâtres. Soudain, à droite, s’élève du cœur obscur de noisetiers un gémissement.
– Qui est là? interroge-t-elle alarmée.
Seul un geignement lui répond. Immobile La jeune fille, tout en patientant, tente de percer cette ombre ténébreuse. Lorsque, dans un fracas de branches brisées, une patte griffue apparaît, suivie d’une grosse tête écailleuse aux yeux dorés brillant de larmes.
– Mais… qu’est-ce-que… s’étonne Édelinne.
– Moi… avoir mal, se plaint en reniflant le nouveau venu.
– Un dragonnet! s’exclame la cueilleuse tout en s’élançant vers lui. Pauvret! Montre-moi. Ah! je vois une grosse épine plantée entre deux coussinets. Ne bouge pas. Hop! Voilà! C’est fini, sourit-elle, tout en lui caressant le sommet du crane.
– Merci, gronde le jeune animal. Moi… avoir dette, ajoute-t-il , découvrant deux canines fort aiguisées.
– Je t’en prie. C’est avec grand plaisir que je rends service.
Le monstre juvénile tente deux pas prudents. Rassuré, il ouvre ses ailes translucides, puis s’envole gracieux et rapide. Édelinne le suit du regard, éblouie. Elle qui croyait cette race éteinte.
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douceur printanière-
parmi la nature en fête
la belle et la bête
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* agaric: semblable à un champignon de Paris , mis à part que ses lamelles sont roses.
** bachelette: jeune fille ( au Moyen âge)
*** arroche: annuelle de la famille des épinards, cultivée depuis le Moyen âge jusqu’au 19 ème siècle .

Où es-tu?
Que fais-tu
Y es-tu?
Le printemps s’en vient lentement, comme indécis. Parfois chaussé de ballerines, il esquisse un entrechat. A d’autre moments, ses pieds éthérés lestés de grosses bottes, il joue à cloche-pieds parmi les nombreuses flaques, cadeaux d’une surabondance de giboulées.
Je contemple, morose, depuis ma fenêtre, cette grisaille ruisselante. Certes, le jardin est heureux de toute cette manne liquide qui tombe du ciel. Mais moi, j’ai faim de chaude lumière.
Lorsque soudain, un coup de tramontane vient déchirer l’épaisse couche nuageuse. Le soleil apparaît, mutin, gommant ma mélancolie. La nature étincelle. Les couleurs resplendissent. Narcisses, tulipes, pissenlits, pâquerettes se haussent, brillent à qui mieux mieux pour séduire abeilles et papillons.
Le cerisier du voisin tend vers l’azur sa belle tête neigeuse. Tandis que les pruniers de l’allée communale rosissent de plaisir sous les caresses dorées de Phébus.
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fleurs de cerisiers-
les abeilles travaillent
et moi… je lézarde
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Merci pour tous vos commentaires très appréciés et motivants 🙂
Pour l’Herbier de poésie ICI Adamante, ICI, nous propose d’écrire sur une de mes photos
Que d’or! Cette année mon mimosa est extraordinaire. Quelle abondance! Quelle générosité éblouissante!
J’imagine un Harpagon minuscule dans mon jardin. Un Tom Pouce avare désirant s’accaparer et retenir le monceau d’écus du magnifique acacia* . Les yeux fermés, le nez enfoui au cœur des belles glomérules dorées, le voici sourd au monde.
« Posséder sans jouir n’est rien. »* *
Le petit personnage, bien que doté d’’invisibilité à nos yeux, attend la nuit pour sortir et s’emplir les poches de ces sequins duveteux et parfumés. Jamais rassasié, il en prend à poignées, encore et encore. Pourtant, rapidement, ses poches se révèlent trop petites. Alors, l’avorton revient avec un sac presque aussi grand que lui. Et il amasse, amasse ce trésor, un sourire béat fendant sa face d’une oreille à l’autre.
Un escargot glisse nonchalamment à deux pas de là, s’arrête pour examiner, tendant une corne après l’autre, l’étrange comportement du farfadet.
– Holà l’homme! Que fais-tu? Pourquoi tant de hâte? s’informe le gastéropode.
Surpris, le gringalet lève la tête, cherchant qui peut bien l’espionner. Et peut-être le voler? Il y a tant de malhonnêtes de nos jours!
– Qui va là? s’écrie-t-il.
– Ce n’est que moi, Hélix. J’habite ici, au pied de ce gratte-ciel. Je ne fais que passer entre deux repas rafraîchissants.
– Que me voulez-vous? réplique le myrmidon corseté d’anxiété.
– Moi? Je ne veux rien que de la tranquillité. Votre agitation gêne ma digestion. Que faites-vous? insiste le colimaçon.
– Heu… Je nettoie le sol. Le vent et la pluie ont arraché et jeté bas des milliers de… heu… boules jaunes. Ça fait désordre. Alors… heu… voilà, conclue-t-il, embarrassé.
– Ah bon? Et bien, je vous laisse à votre labeur, répond la cagouille, reprenant sa glissade interrompue.
La demi-portion s’active éperdument pour en terminer avec sa précieuse récolte, et, surtout, la mettre à l’abri.
giboulées de mars-
le soleil du mimosa
tapis d’or fugace
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* L’arbre appelé mimosa, originaire d’Australie, est un acacia. Ne pas confondre avec le faux acacia aux belles grappes de fleurs blanches dont le vrai nom est robinier.
* * Réplique de l’avare dans la pièce de théâtre de Molière.
Pour l’Herbier de poésies, ICI , Adamante, ICI , nous propose d’écrire sur une de ses toiles
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Le saviez-vous? Il existe une planète entièrement dédiée aux végétaux. Si! Si! Ce n’est pas une galéjade. Je vous assure que c’est la plus stricte vérité. Pour preuve, c’est le vent printanier qui me l’a murmuré ce matin en caressant ma joue. Chaque fin mars, la brise parfumée saupoudre les jardiniers ( ainsi que tout amateur de nature) de notes florales jacinthes, narcisses, pruniers, violettes de Toulouse, primevères… Un enchantement olfactif. Un bonheur tout simple nous laissant délicieusement engourdis, le cœur empli de joie. Cette fois pourtant, à la différence des années précédentes, j’ai entendu, ou plutôt ressenti, une pensée insistante, comme une voix ténue au creux de mon oreille.
« Écouteeee… écouteeee… cet hymne azuré voguant de monde en monde
Apprennnds… apprennnds… la vérité cachée sous les siècles obscurs
Reçooois… reçooois… ces mots d’amour vibrants offerts sans retenue
Partageeee… partageeee… ce message d’espoir coloré de magie
Printemps est l’émissaire, le semeur prodigue né sur une boule d’énergie. Planète minuscule aux franges de l’univers visible, Printania libère sans compter des flots d’ondes positives, de mots dorés, de sentiments tendres et féconds. Ni masculin, ni féminin, son héraut diffuse à profusion les graines d’un triumvirat. Trois arbres anodins puisant dans les prairies fleuries de leur terre mère un pouvoir incommensurable: celui de créer, d’animer les poussières d’étoiles et d’engendrer la vie. »
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Corne d’abondance-
Il distribue sans compter
Le zéphyr vernal
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Il y a comme une douceur dans l’air en dépit des 2 ou 3° à l’aurore. Glissant lentement sur le satin rose thé du ciel, Phébus a bonne mine, fringant comme un jeune premier au pied de sa belle.
L’humeur est printanière.

Le paysage change autour de chez moi. Les arbres laissent exploser leur sève en mille pétales parfumés. Arbustes décoratifs ou arbres fruitiers sont au rendez-vous.
L’heure est printanière.

Au jardin les violettes blanches et celles qui sont mauve, parme, violine ou encore lilas se pressent d’épanouir leurs papillons délicats.
La séduction est printanière

A l’hôtel à insectes une agitation bourdonnante retient mon attention. Deux abeilles sauvages volent de-ci, de-là à courte distance puis reviennent se poser sur le tuyau d’une canne. Il s’agit de deux mâles osmia cornuta. Ils attendent la sortie des femelles qui naissent environ une dizaine de jours après eux.
L’ardeur est printanière



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Jacinthes, anémones, narcisses, hellébores… se haussent du col; rivalisent de couleurs intenses. C’est à celle qui attirera le plus de butineurs.
La joute est printanière
Ce renouveau agit sur ma psyché. Appétence, boulimie, frénésie,voracité… Ce ne sont pas les mots qui manquent dans notre belle langue pour définir mon état d’esprit du moment. Besoin de déguster de tendres crudités; Besoin de créer à l’atelier; besoin de nettoyer le jardin qui tient plus de la jungle après tant de mois à l’abandon; besoin de filer voir ailleurs si l’herbe est plus verte.
La fringale est printanière
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En juin et juillet un énorme pied d’onagre nous a régalé de son éclat lumineux. Ces grosses fleurs ont été également fort courtisées par abeilles, mouches et autres insectes.


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Un petit oiseau à la robe très discrète a visité pendant un long moment mes carrés potagers.
Un coup ici, un autre là, il furetait partout avec application. Nous l’avons vu attraper une chenille et d’autres proies minuscules. Ce chasseur a fait un sacré bon travail. Son aide a été très appréciée.
Je me suis demandé si ce n’était pas un juvénile de la fauvette mélanocéphale. Le cercle rosé autour de l’œil semble l’indiquer.
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Et puis, la famille Merle a été fort présente. Des parents très consciencieux ne ménageant pas leur peine afin d’élever leur nichée. Ils ont remué tous les amas de feuilles, gratté dans les herbes. Ce qui est moins plaisant ce sont les trous dans les carrés. Là, il faut les surveiller afin de reboucher derrière leur passage. Car la grande chaleur est une calamité cette année pour mes tomates. Enfin, je râle mais je souris aussi car ils sont si mignons.
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Il y a trois ans, dans le carré n°5, j’ai eu la surprise de voir pousser une plante me faisant penser à une orchidée indigène. Il a fallu attendre l’année suivante pour contempler la fleur. Ce fût un énorme lys virginal. D’où venait-il? Car je suis bien certaine de n’en avoir pas acheté ni en avoir reçu un seul en cadeau. La réponse? avec les sacs de terreau potager. Il a suffit d’une minuscule bulbille et me voici à présent avec une colonie de six pieds. Quelle beauté! Mon mari et moi étions aux anges!
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Nous pourrions dire qu’en ce moment, c’est le jardin de toutes les senteurs. Œillets mignardises, pois de senteur, rosier ancien et chèvre-feuille poussent à qui mieux mieux leurs notes parfumées. C’est un enchantement olfactif!

Beaucoup de fleurs, cultivées ou sauvages, s’épanouissent en rivalisant de beauté et de fragrances étourdissantes. Ce qui fait le bonheur de maintes petites vies. Beaucoup d’oedémères ( coléoptères), de mouches ( diptères), quelques papillons ( lépidoptères) d’abeilles domestiques et sauvages ( hyménoptères) se croisent et s’entrecroisent un peu partout autour de la maison. A l’hôtel à insectes quatorze tubes de la canne de Provence ont leur bouchon d’argile. D’autres ont encore leur porte fermée l’année dernière. Chaque classe d’abeilles naissant à différents moment du printemps et de l’été. Ces jours -ci des prétendants aux beaux yeux verts sont à l’affût et inspectent les tuyaux à tour de rôle. Ils sont trois ce matin à faire le pied de grue sur l’hôtel ou les plantes à proximité. Ces demoiselles se font désirer.

Dans les jardinières les fraisiers sont en fleurs et commencent à développer leurs fruits. Mais les plus hâtifs sont ces jolis petits fraisiers des bois. Pas assez sucrés mais quel parfum!

Cette année une ravissante surprise est née sous l’olivier. L’ophrys abeille ( ophrys apifera). Une orchidée sauvage très fragile et sensible à l’excès d’humidité. Ce printemps elles sont deux, à 50 cm l’une de l’autre. Dans le reste du jardin foisonnent les orchis pyramidales (anacamptis pyramidalis: rose fuchsia ou rose pâle), les sérapias rouge sang, qui seront sous peu rejoints par les orchis bouc dont les hampes florales commencent à s’élever.

La fauvette mélanocéphale, dont je vous ai parlé la dernière fois, m’a offert une grande joie. J’ai eu la chance d’assister à sa chasse au cœur du pommier. Et celle-ci fût très positive. Mr Fauvette a capturé une grosse chenille verte bien grassouillette. De quoi bien nourrir sa nichée.

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Orchis pyramidales roses et sérapias rouge sang colonisent ma petite friche mais pas seulement. Elles font à présent le tour de la maison et apprécient même pots et jardinières.
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Blog en pause.
Merci pour tous vos commentaires ici et hors blog qui réchauffent le cœur.
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