PRINTEMPS
♥
Le vent des violettes
Apporte, triomphant
A tous les cœurs transis
Sa chaude pétulance
♥
Madame, mutine
Piétine l’hiver
Enjambant, zélée
Le seuil de son cloître.
♥
MMR (tous droits réservés
Poème écrit le 04/05/2024

PRINTEMPS
♥
Le vent des violettes
Apporte, triomphant
A tous les cœurs transis
Sa chaude pétulance
♥
Madame, mutine
Piétine l’hiver
Enjambant, zélée
Le seuil de son cloître.
♥
MMR (tous droits réservés
Poème écrit le 04/05/2024


Il y a comme une douceur dans l’air en dépit des 2 ou 3° à l’aurore. Glissant lentement sur le satin rose thé du ciel, Phébus a bonne mine, fringant comme un jeune premier au pied de sa belle.
L’humeur est printanière.

Le paysage change autour de chez moi. Les arbres laissent exploser leur sève en mille pétales parfumés. Arbustes décoratifs ou arbres fruitiers sont au rendez-vous.
L’heure est printanière.

Au jardin les violettes blanches et celles qui sont mauve, parme, violine ou encore lilas se pressent d’épanouir leurs papillons délicats.
La séduction est printanière

A l’hôtel à insectes une agitation bourdonnante retient mon attention. Deux abeilles sauvages volent de-ci, de-là à courte distance puis reviennent se poser sur le tuyau d’une canne. Il s’agit de deux mâles osmia cornuta. Ils attendent la sortie des femelles qui naissent environ une dizaine de jours après eux.
L’ardeur est printanière



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Jacinthes, anémones, narcisses, hellébores… se haussent du col; rivalisent de couleurs intenses. C’est à celle qui attirera le plus de butineurs.
La joute est printanière
Ce renouveau agit sur ma psyché. Appétence, boulimie, frénésie,voracité… Ce ne sont pas les mots qui manquent dans notre belle langue pour définir mon état d’esprit du moment. Besoin de déguster de tendres crudités; Besoin de créer à l’atelier; besoin de nettoyer le jardin qui tient plus de la jungle après tant de mois à l’abandon; besoin de filer voir ailleurs si l’herbe est plus verte.
La fringale est printanière
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MMR ( tous droits réservés)
Le calendrier me dit que nous sommes en hiver. Mais, mon jardin, lui, n’est visiblement pas au courant. Il se croit au printemps. 


Tandis que là-haut, la buse variable me survole paresseusement, je me penche pour humer le parfum de la première jacinthe. Quel délice! Côté cuisine, une ravissante surprise s’épanouit au soleil: l’hellébore née de semis. Trois ans qu’elle se faisait désirer. Quelle coquette! Cela valait la peine de l’attendre. J’aime ses couleurs bonne-mine.



Les oiseaux sont toujours aussi présents. Un autre pinson du nord fréquente la mangeoire depuis deux jours. Il n’a pratiquement pas de noir sur la tête contrairement à celui montré dimanche dernier. Chaque année , imitant les anémones, les violettes blanches et leurs cousines aux différents tons de violet colonisent peu à peu les pelouses. Un seul regret: elles n’exhalent rien. A l’hôtel à insectes la vie reprend également. Un tube de canne provençale a son bouchon argileux percé. Trois petits mâles osmie cornue volent de-ci, de-là; parfois se mesurent l’un à l’autre. Mais le plus souvent ils restent plaqués au bois et attendent… attendent… la sortie des femelles. Ces Roméo en tenue de gala ont bien de la patience. Bien que l’un d’eux enfile parfois sa tête à l’entrée du nid où dort la belle Juliette. « Hou! Hou! Debout! Il fait un temps superbe! Viens respirer le bon air printanier! »

Lauriers tin et mimosas lancent à tout va leurs merveilleuses fragrances. Printemps es-tu là?
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Soleil flamboyant-
L’or vibrant du mimosa
Plus encore
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Pour l’Herbier de poésies, ICI, Adamante nous propose d’écrire sur une photo d’ABC
Je joins à sa photo d’arbres, un de mes clichés. Le poème fait parti de mon recueil « Tarentelle »
En tâtonnant, Printemps,
Silence chlorophylle,
A taché de ciel bleu
Le sous-bois sec automne.
Anémones et violettes,
Hardies ballerines,
Frémissent du satin,
Éternuent leur pollen.
Un merle musicien,
Etincelles trilles,
Secoue coucou lointain
Au discours monotone.
Pin mât de misaine
Soutient branches wickiup,*
Imprégnés de fous-rires,
Jeux rusés d’apaches.
Nos pas roulent cailloux,
Bottent pommes de pins,
Se coulent dans l’enfance
En plumets de lichens.
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* wickiup: abri primitif fait de branches et d’herbes construit par les Apaches et les Paiutes.
Cela fait quelques temps que je n’ai parlé de mon jardin. Bien qu’en hiver le rythme ralentisse, il se passe de petites choses intéressantes ou surprenantes.

Le 29 octobre, j’avais remarqué un nouveau locataire à l’hôtel à insectes: un criquet égyptien.
Mais vu sa grande taille je me demande si ce n’est pas plutôt Dame Criquet qu’il faudrait dire. Chaque fois que j’avais à faire dehors, ou juste pour le besoin de m’aérer, j’allais lui jeter un coup d’œil, prendre de ses nouvelles. Car visiblement elle ne quittait pas son refuge pour se nourrir, changeant seulement, parfois, de position. Était-elle en hivernation? Ce bel insecte a mis les voiles la semaine dernière, peut-être une heure après mon passage. Cela m’a fait quelque chose, ainsi qu’à mon mari. Nous nous étions habitués à cette petite vie blottie dans notre construction.
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La mangeoire des oiseaux a été remise en service au mois de novembre. Mésanges bleues et mésanges charbonnières étaient au rendez-vous. Les bleues beaucoup moins assidues que l’an dernier.
Verdiers, chardonnerets élégants( une vraie compagnie) moineaux ( plus nombreux qu’en 2020) se régalent du menu offert si varié en graines. Avec une nette préférence pour le tournesol. Lorsque celui-ci a disparu, les chardonnerets et moineaux se rabattent sur le reste. Au sol ce sont les pinsons( un mâle et cinq femelles) qui s’activent à glaner parmi l’herbe rase. Avec cette pandémie, nous commandons au Drive d’un Leclerc. C’est pratique mais certains produits sont absents ou en rupture, comme le sachet de graines pour oiseaux sauvages. Nous avons donc dû aller nous ravitailler dans un magasin spécialisé. Le produit trouvé dans celui-ci était légèrement différent de notre habituel. Il contenait des raisins secs, dédaignés par mes petits gourmands. Ce qui me désolait un peu. A tort. Car cette petite différence eut pour conséquence d’avoir un nouveau consommateur à notre restaurant: la fauvette à tête noire. Elle raffole de ce fruit et vient lorsque tout est calme. Le mélange contient également du blé et un peu d’avoine. Une aubaine pour une tourterelle à collier nichant dans le voisinage.

Une surprise de taille ces jours-ci. L’apparition de ce narcisse botanique parmi les fraisiers de ma jardinière.
Narcissus bulbocodium surgi de nulle part. Car il n’a pas été planté. Alors d’où vient-il? D’une graine apportée par le vent? J’ai pensé au terreau acheté dans une jardinerie locale. Mais cela fait deux ans que mes jardinières n’en ont pas reçu. La seule et unique fois où j’ai vu ce narcisse c’était en 1975, au pied d’une dune dans les Landes, pas très loin de l’océan. Un ravissant petit groupe capturant la lumière du soleil.

.Il y a un an une belle osmie cornue* avait choisi notre hôtel pour pondre ses œufs.
Ces jours-ci trois jolis petits mâles sont nés et attendent la sortie de ces dames pour les honorer. Ils vont et viennent entre l’énorme romarin à un mètre cinquante de distance et les tuyaux d’une canne de Provence mis à disposition dans l’hôtel. Belle patience de la part de ces messieurs car leurs belles se font désirer. Et ils ne sont pas les seuls. Deux xylocopes font le pied de grue également. De temps à autre ils vont butiner un petit coup pour se désaltérer et se doper d’énergie. Puis ils reviennent poireauter avec une infinie patience je trouve.
Le printemps est là, en avance, à l’instar des cinq ou six dernières années.






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*peut-être aussi qu’une osmie bicolore a trouvé également un appartement, avec vue sur le romarin, à son goût. 🙂
Ciel grognon
Voûte bleu menaçant
L’espoir satin fleuri
Pleurs boueux
Soupirs gris
Cieux râleurs
Et pourtant
L’espoir pointe son nez
Barbouillé de soleil.
Entre deux courants d’air
Quelques crocus brûlent
De combattre l’hiver
De Judée* assoupi
Violette s’enhardit
Soutenue par ses sœurs
A lancer ses fragrances
Au pif de février
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* arbre de Judée
Cliquez sur les photos pour agrandir svp, merci
Aumône dorée,
Supplique florale…
Blanches ou violettes,
Papillons immobiles,
Elles frémissent des ailes,
Battent des étamines,
Disputent, enjôleuses, la couche royale;
Abusent, coquettes, de pièges parfumés…
Phébus apprivoisé, caresse, magnanime,
De ses doigts fuselés toutes ces gorges offertes.
Concerto de désirs, bariolé satin flamme,
Oublie le noir terreux de l’hiver grise-mine.
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cliquez sur les photos pour agrandir svp, merci
Début de printemps: nouveau thème pour « Le coucou du haïku », de Alice et Mamylilou, ICI, sur un montage d’Alice
Toc toc! à la porte-
Au soleil encore timide
Sourires fleuris
Parfumés par les violettes
Les merles amoureux bataillent
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Une touffe de narcisses
Détrône l’hiver
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