
Pour l’Herbier de poésies, Adamante propose à notre imagination d’écrire sur une de ses photos: en Haibun ou Tanka prose, Haïku – tanka (au pluriel). Ou à la manière des poètes chinois, en prose poétique.
Vous souvenez-vous de Brinztap? J »en avais parlé ici: https://martinemrichard.fr/blog/?p=19982
Brinztap le musicien est un rêveur, un poète. Un rien suffit pour que son imagination démarre telle une biche apeurée. Fatigué de taper comme un forcené sur son bizarre instrument d’où il tire des sons épouvantablement discordants, « l’artiste » fait une pause. Le nez en l’air, le regard perdu au cœur des frondaisons où nul oiseau ne chante ( Et pour cause! Ses compositions mélodiques ont provoqué leur fuite éperdue.), il cherche l’inspiration.
Chaleur estivale-
plus aucun bruit à l’entour
même le vent est coi
Las! Brinztap ne trouve rien. Il décide alors d’aller se promener. Peut-être qu’en changeant de décor, la Muse lui soufflera de nouvelles idées ? Il marche d’un bon pas vers un paysage qu’il apprécie énormément, car éternellement changeant: celui de l’océan. Ce n’est qu’à une grosse demi-heure de son village.
Arrivé sur place, il dévale joyeusement la dune. Mais, arrivé en bas, Brinzrap se fige en découvrant quelque chose d’étrange . Il s’en approche, curieux mais prudent. Cela est plat, rouillé, immobile , planté dans le sable, face à la mer. « Qu’est-ce que c’est? » se demande-t-il. Notre artiste attrape un bout de bois usé par le jeu des vagues et tapote ici et là sur le « truc ». Dong! Clang! Un sourire étire lentement sa large bouche d’une oreille à l’autre. Il a trouvé un nouvel instrument musical!
L’océan ronronne-
sur la plage aux crustacés
délire musical
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