Hier, j’ai commencé à nettoyer le jardin. Abandonné le pauvre depuis trop longtemps, ce n’est pas du luxe. Un petit tour pour compter les orchidées nouvellement épanouies.Dix ophrys lutea. La première avait fleuri en Mai 2006. Cette variété commence à bien s’installer. Quelle joie!
Je me trouvais près du composteur quand un mouvement sombre a attiré mon regard.
Curieuse grosse bestiole, pataude, marchant à pas comptés sur l’argile craquelée. Il me sembla qu’elle venait du composteur car j’y ai vu de très gros vers blancs un jour. Après recherche , il me semble que c’est une cétoine noire ( netocia morio). Si je me trompe, dites-le moi s’il vous plaît.
Une chiquenaude et hop! La voici sur le dos. Marrant! Elle a fait le mort! 🙂
Je l’ai remise sur le ventre. Puis, après un long moment ( oh, sans doute une ou deux minutes. Le Temps semble s’étirer lorsque l’on attend), elle repartit en hésitant un peu.
Du coup j’ai un regardé un peu partout si je voyais d’autres raretés.Sur le lilas neigeux, j’aperçus un éclat vert bronze.
Un cétoine doré. Il n’a pas voulu montrer sa tête, trop occupé à brouter . Ou bien se protégeant du vent violent. Plusieurs cicatrices ternissaient le bout de ses élytres et de son cul. Il a eu des problèmes on dirait. J’en ai remarqué un autre, qui m’a semblé énorme, au sommet du second lilas blanc, mais hors d’atteinte. Le vent marin soufflait comme un forcené et secouait l’arbuste avec violence. Difficile de photographier dans de telles conditions. Sur un pannicule voisin, j’ai pu admirer un nouvel arrivant sur « mes terres »: 
Oxythyrea funesta – appelé plus simplement drap mortuaire. Curieux nom.
Lui aussi m’a tourné le dos et camoufla sa tête au cœur des fleurs. S’en régalait-il? Ou bien, tout comme moi, s’enivrait-il de leur parfum? Allez, laissez-moi rêver et imaginer que cette petite bébête est un peu poète. 🙂
MMR ( tous droits réservés)





















