Vers le ciel capricieux…
« Tempère tes ardeurs,
Fais patte de velours.
Ma vie se vaporise,
Se dilue à l’éther,
Marine inaccessible
Où règne le stellaire …. »
.
MMR ( tous droits réservés)
Vers le ciel capricieux…
« Tempère tes ardeurs,
Fais patte de velours.
Ma vie se vaporise,
Se dilue à l’éther,
Marine inaccessible
Où règne le stellaire …. »
.
MMR ( tous droits réservés)
Oublié le temps,
Ombrelle cerisier
Tu éblouis Soleil.
Ancêtre généreux,
Grotte nacrée azur,
Par mille bouquets-faits
Tu scintilles la joie.
Cachette chantilly
Nos pas cèdent à ton charme,
Fragrances goût sucré.
Amour trousse-chemise,
Valse du cotillon,
Satin chair libérée,
Regards troublés passion.
Dôme blancheur complice,
Protégeant nos soupirs,
Zéphyr, souffle, jaloux
Baisers chaude ambroisie,
Ferveur coeur affamé,
Chantent leur avenir
Sous pétales de neige…
.
MMR ( tous droits réservés)
Pour le rendez-vous du « coucou du haïku » et son petit défi du vendredi, sur une photo d’ Alice :
Cadre bois et neige-
A l’abri, Minette scrute
Un vide de vies
.
Culs blancs sur poudreuse-
Le chat affine sa vue
Où sont les lapins?
Au clair de la neige-
Le chat aux pattes velours
Griffes aiguisées
.
Minet compte, recompte-
Un, deux,trois, dix étourneaux
Ooooh! avoir des ailes
.
Sur la neige fraîche-
D’un félin frileux
.
Tanka:
Deux tours puis revient-
« Miaou! Ouvre-moi la porte! »
Exige le chat
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Au diable la liberté!
Manger, dormir… près de l’âtre.
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MMR ( tous droits réservés)
Lent balancé ,
Moelleux du vent,
Le saule s’accorde
A avril froufroutant…
Duveteux anisé,
Folle échappée pollen,
Merles et merlettes
Jouent à cache-cache plumes…
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Quelques vers sur le vert
Timidité gracile,
Fraîcheur pétales et soie,
Promesses de rondeurs
A l’ombre du prunier…
O Temps suspend ton vol
Pour ma bouche gourmande…
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MMR ( tous droits réservés)
Le souffle borgnon* balbutie
, vaporise ses rêves, recule , se réfugiant près du pin parasol, sous l’ écailleux d’une pigne, un oubli écureuil…
Le Bassin se réveille…
Un nouveau jour effleure , timide, l’ondulation silence, cette vie dessinée à l’aquarelle du ciel. Par petits groupes, les premières aigrettes garzettes gravent , éphémère beauté, l’imperceptible route…
Je souris à la vie, au bonheur tout simple, de respirer l’iodé, de capturer l’image qui m’accompagnera plus tard… maintenant…. et demain…
MMR( tous droits réservés)
* borgnon: la nuit
Cœur à cœur,
Tresse bleue de glycine,
Mon alphabet serpente,
S’enroule,
S’épanouit…
Rimes et métaphores,
Mouchetées de pollen,
S’élancent vers les cieux
D’amitié printanière.
Une folie lettrée
Emperlé azur pâle
Du Mistral fredonnant.
Éclaboussée de rires,
Des parfums d’autrefois,
Sa cadence ralentit
A l’ombre des fontaines.
Hésitante, se dandine,
Brûlant ses pieds fragiles
Aux galets de La Crau,
Domaine du Caussoul.
Puis, chapelet instable,
Peu à peu dans le vent,
S’éparpille en nuages
D’émotions colorées…
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[ 05/01/09]
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Nuages tapisserie,
Des contes de douceur
Ne pleurant que la nuit.
Zéphyr réchaufferait,
Souffle joie primevère,
De ses lèvres candeur
Nos fronts teintés hiver.
Les arbres pulseraient,
Silence mille voix,
En accords lumineux
Les pensées de Gaïa.
Les oiseaux relaieraient,
Flûtes concertistes,
Ses conseils mélodieux,
Suppliques d’artistes.
Rivières chanteraient,
Ondes lit de goujeons,
Aux yeux miroirs rêveurs
De tendres déraisons…
Celui de tes mots doux,
Ce miracle fiévreux,
Écho aigue-marine
Chauffé à ton regard…
Où donc est mon précieux?
Printemps de nos vingt ans,
Essence de nos désirs,
A la croix de nos chairs…
Où donc est l’envoûtant?
Clair pays de cocagne,
Fin tableau idyllique ,
Nos pas foulaient un sable
Ignorant le mot terne…
Accent chantant Vénus,
Fortune provençale,
Je chamboule et retourne
Les voiles de mon âme…
Où donc t’ai-je planqué?
Bijou contant fleurette,
Palpitante ferveur,
Peut-être sous la voûte
D’une cache pétales…
Trophée de mes courbes,
Ferment Été doré,
Tu luis ton platine
Sur la paume sereine…
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MMR ( tous droits réservés)
Pour le rendez-vous du « Coucou du haïku » et son petit défi du vendredi:
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Lorsque nous étions petits, et particulièrement sages, ma grand-mère nous racontait des histoires. L’une d’elles nous fascina: « La Reine des Neiges » de Hans Christian Andersen. Un conte en sept histoires.
1ère histoire
qui traite d’un miroir et de ses morceaux.
Un jour un méchant sorcier créa un miroir spécial. Le bon et le beau se réduisaient à presque rien. Mais tout ce qui était mauvais apparaissait et empirait encore.
Miroir déformant-
La belle se voit laideron
Vérité s’envole
.
Les apprentis sorciers ricanaient et applaudissaient. Ils volèrent vers le ciel pour se moquer des anges et du Seigneur.
Le miroir frémit-
S’arrache aux mains et se brise
Éclats maléfiques
.
La Terre entière en fût recouverte!
2ème histoire: Un petit garçon et une petite fille
Deux enfants pauvres, Kay et Gerda, s’aimaient comme frère et sœur. L’été, les roses embaumaient au dessus de leurs jeux. L’hiver, la neige tourbillonnait .
Leur reine au regard cristal
Fige toute vie
.
« Elle n’a qu’à venir dit le petit garçon, je la mettrai sur le poêle brûlant et elle fondra aussitôt. » Le soir, il vit un flocon grandir… grandir.. jusqu’à devenir une belle dame vêtue de blanc. Elle secoua sa tête, fit un geste vers l’enfant , le terrifia.
L’été vint et fleurirent les roses. » Aie! Quelque chose m’a piqué au cœur et une poussière m’est entré dans l’œil! » se plaignit Kay. Son caractère changea. Il se moqua de son amie, arracha les roses les trouvant affreuses.
Cœur glacé et sans mémoire
L’enfant suit la Reine
.
3ème histoire: Le jardin de la magicienne
Gerda pleura longtemps son ami disparu. Puis décida de partir à sa recherche. Elle questionna la rivière, lui offrit ses beaux souliers rouges… Puis monta dans une barque que le courant entraîna loin… loin…
Jolie maison sur la berge
D’où sort une vieille
.
La femme sauva Gerda, la nourrit , puis effaça sa mémoire en la coiffant. Faisant disparaitre ses rosiers, la magicienne espéra que la petite oublierait Kay. Mais , une rose échappa à sa vigilance: celle sur son chapeau.
Gerda se souvient-
Elle questionne la jacinthe
Puis le bouton d’or
.
4ème histoire: Prince et princesse.
La petite reprit la route. Une corneille lui parla d’un garçon qui pourrait être Kay. Il vivait auprès d’une princesse. La nuit venue, Gerda , pleine d’espoir, suivit l’oiseau au château. Elle s’approcha des dormeurs.
Deux lits fleur de lys-
Gerda reconnait la nuque
Mais ce n’est pas Kay
.
En pleurs , elle raconta sa triste histoire au prince et à la princesse. Ceux-ci la réconfortèrent l’invitant à rester. Face à son refus, ils lui offrirent des vêtements et des friandises et un carrosse d’or pur. La quête reprit.
5ème histoire: la petite fille des brigands
Le carrosse fût attaqué . Postillons, cocher et laquais furent occis. Une vieille brigande trouva Gerda très appétissante. Elle allait la tuer . Mais sa fille , en la mordant, l’obligea à lâcher son couteau.
Mariant sourires et menaces
Terrifie Gerda
.
Des pigeons chuchotèrent qu’ils avaient vu le garçon dans le traîneau de la Reine des Neiges. Ils allaient là où les cristaux sont éternels. La fille de la brigande aida sa nouvelle amie à s’enfuir en lui donnant les grosses moufles de sa mère, pain, jambon et son renne préféré . Celui-ci courut… courut… vers le pays des aurores boréales….
6ème histoire: La femme lapone et la finnoise
Ils s’arrêtèrent près d’une maison très misérable où vivait une vieille solitaire. Elle écouta, réchauffa la fillette gelée et affamée. » Pauvres de vous! Encore au moins cent lieux pour pénétrer au Finmark! La finnoise vous renseignera mieux que moi! »
Donne un mot sur morue sèche
Indique la route
.
Les voici repartis à brides abattues. Ils débarquèrent près d’ une maison-étuve.
Souillon presque nue-
Lit par trois fois le message
Puis cuit la morue
.
« Toi qui sais attacher tous les vents du monde avec un simple fil à coudre, dit le renne, ne peux -tu offrir à cette mignonne une boisson lui donnant la force de douze hommes et lui permettre de vaincre la Reine des Neiges? »
Seule l’innocence vaincra
L’affreux sortilège
.
Le renne déposa la petite et l’attendit près d’un buisson aux baies rouges. La jeunette courut , mains et pieds nus…
Les flocons attaquent-
Gerda prie avec ferveur
Des anges apparaissent
.
7ème histoire: Ce qui s’était passé au château de la Reine des Neiges et ce qui eut lieu par la suite.
Enfin, la voici à destination.
Les murs du château étaient faits de neige pulvérisée, les fenêtres et portes de vents coupants…
Ni fêtes ni joie-
Kay doit deviner un mot
Clef de liberté
.
Gerda l’aperçut . Ivre de bonheur, elle embrassa un Kay insensible, amnésique, presque noir de froid. Effondrée…
Blottie contre kay-
Ses larmes fondent la glace
Le garçon renaît
.
Il la reconnut , fondant en sanglots. Ce qui chassa la poussière de givre de son œil. Ils riaient de plaisir! 
Sous les pas de danse-
Les glaçons écrivent le mot
C’est: éternité
.
Le gamin redevenait son maître et gagnait une paire de patins neufs.
Les enfants s’enfuient-
Retour vers la chaleur douce
Finnoise puis lapone
.
Les rennes ramenèrent
les deux rescapés à la frontière brodée d’émeraude.
Retour au printemps-
La grand-mère les accueille
Ce sont des adultes
.
Les deux amis se regardèrent les yeux dans les yeux. Ils étaient restés enfants par le cœur. Que la vie était bonne.
MRR( tous droits réservés)
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