Les voyages immobiles… … de Martine Madelaine-Richard

15 novembre 2020

Sur la longue plage blonde

Filed under: l'herbier de poésie — Étiquettes : , , , , , , , — Martine @ 3 h 21 min

Pour l’Herbier de poésie, Adamante, ICI  , nous propose d’écrire sur les œuvres du sculpteur  Théo Jansen,   ICI   

et puis ICI  ,   et encore ICI

 

Sur la longue plage blonde, les crabes aiment à courir à marée basse. Les petits limicoles picorent crevettes et vers de sable.  Au loin, océan et ciel se disputent l’horizon. Tandis qu’au bord de l’eau…

Entre deux algues

Un coquillage doré

Baille aux corneilles

L’automne ganté de froidure a chassé les vacanciers.  Pas un humain trouble fête.  Le rire des mouettes nargue les nuages aux ventres rebondis.

Ressac serein

Sur la laisse de mer

Trois mouettes festoient

Quand soudain, toute cette tranquillité marine vole en éclats.  Un étrange insecte,  surgi de nulle part, se précipite sur le sable humide.  C’est un géant, un mastodonte tout en ailes et en pattes grêles. Il déroule sa longue carcasse aérienne à folle allure.

Les ailes du vent

Celles de l’insecte

Union éphémère

Cet animal extraordinaire sort tout droit de l’imagination d’un artiste venu du Nord. Mélange de plastique recyclé et de bois, ses œuvres unissent avec bonheur les sciences à la poésie.

Illusion d’optique

Des animaux fabuleux

Un rêve prend corps

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MMR (tous droits réservés)

1 juin 2012

Les bruits

Filed under: mini poèmes, Haïkus, tanka, haïbuns... — Étiquettes : , , , , , , , — Martine @ 8 h 06 min

Thème de ce vendredi pour  le « Coucou du haïku » , ICI , de Alice et Mamylilou: les bruits.

La naissance du jour, peut-être mon moment préféré.

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Glycine à l’aurore-

Sur ses notes parfumées

Celles de l’oiseau

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Avec le retour de la grosse chaleur, tout revit, se poursuit, s’aime…

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Réveil inconstant-

Le merle lance ses trilles

Aux volets du somme

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« D’accord! D’accord! J’ai compris.Quand c’est l’heure, c’est l’heure.  » J’ai écouté le chanteur. Il a raison. C’est si bon avant le petit déjeuner d’aller respirer le parfum du chèvre-feuille, de capter l’essence des choses… Lenteur de mes pas encore engourdis d’un vestige rêveur… L’herbe est souple , moelleuse, pas un craque…. J’ai parlé trop vite.

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Cachette épineuse-

Tohu-bohu feuilles sèches

Frayeur bébé merle

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Un , puis deux petits merles bousculent un reliquat d’automne. Ils sont mignons comme tout.  Juste le temps de  quelques clics et  retour vers le talus à présent baigné de lumière.

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Foule au champ de foire-

Vrombissements et zonzons

Insectes affamés

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MMR ( tous droits réservés)

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