Les voyages immobiles… … de Martine Madelaine-Richard

8 septembre 2010

La marelle

Filed under: au Jardin: fleurs, arbres...,Poèmes — Martine @ 7 h 53 min

Je joue à cloche-pied

Dans les pages d’un songe,

Sautant de feuille en feuille,

Farfadet malicieux.

Une ligne après l’autre

J’avance sur un fil ,

Acrobate des rimes

Me voici funambule.

Les lettres majuscules

Balancent les minuscules.

Sur le ring poétique

Les verbes s’entrelacent.

Du fond de ma mémoire

Surgissent de curieux mots,

Danseurs infatigables,

En duo ou quadrille.

Je saute à pieds joints

Au coeur du dictionnaire,

Tapis persan magique

Flottant sous mes pensées,

Voyelles et syllabes

M’offrent un masque changeant,

Illusoires récits,

Maints souvenirs nacrés…

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MMR ( tous droits réservés)

7 septembre 2010

Les réservoirs de Piraillan

Filed under: Océan et Bassin d'Arcachon — Martine @ 9 h 34 min

Une année, la décision fût prise de passer nos vacances, fin août- début septembre, sur la presqu’île du Cap-Ferret, sud-ouest de la France à la limite de la Gironde et des Landes. La fin de l’été est agréable. La cohue de juillet_août fait place à une ambiance calme, bon enfant, où l’on prend le temps d’apprécier un coucher de soleil, le chant de l’océan, la faune et la flore…

Tiens! Justement! Observer la nature, découvrir ses particularités locales. voilà une bonne idée. Hop! Direction l’Office du Tourisme de Lège-Cap Ferret à Claouey. De charmantes hôtesses nous proposent de découvrir un lieu magnifique: Les réservoirs de Piraillan. Deux circuits balisés de 1,340 km et de 3km, à découvrir seuls  ou en visite guidée (tous les mardis de 10h à 12h).

Munis de nos billets, nous nous présentons à l’entrée du site. Un vaste parking permet d’accueillir, à l’ombre, bus et voitures. Passés le portail, au bout de quelques pas, près d’une cabane en bois, la garde du littoral nous accueille d’un large sourire. Blonde, les yeux aussi bleus que le ciel ce jour-là, la voix bien timbrée, le verbe facile, l’humour colorant maintes anecdotes passionnantes, Marie-Catherine CHAUMET raconte: ce lieu est l’œuvre de Monsieur Léon Lescat.  Celui-ci a acheté une grande partie de la presqu’île. Puis, à partir d’une dépression naturelle due à l’évolution cyclique de l’éperon sableux du Cap-Ferret, et d’une dune dite « barkhanoïque », le propriétaire créa des réservoirs à poissons, reliés au Bassin. ( d’où le lieu tire son nom) Par la suite furent plantés des pins maritimes. Cela se passait au XIXème siècle. Ce site fût classé naturel en 1943. Pourtant, en 1960 ( ou 70),  la descendante des frères  Lescat transforma et aménagea ces 6 ha en camping. Une décision dommageable pour l’écosystème. Le tronc de certains pins ( les plus vieux ont 130 ans) portent encore les cicatrices, clous et autres bouts de ferrailles. En 1995, le camping est fermé et le tout,39 ha, est acquis par le Conservatoire du Littoral. Depuis, protégé, il est à nouveau fréquenté par beaucoup d’espèces animales. Les nombreux poissons attirent les oiseaux. Depuis 1998 , d’un seul couple, la population est passée à plus de vingt couples d’aigrettes garzettes. Marie-Catherine, un peu poète, nous décrit joliment leur saison des amours:  » lorsque les aigrettes sont amoureuses, leurs doigts jaune fluo virent au rouge … » Pauvres aigrettes! Elles reviennent de loin. La mode des chapeaux à plumes a failli causer leur disparition. Depuis, grâce à une loi de 1924, leur population remonte la pente et s’accroît petit à petit…

Après nous avoir montré des photos, sa boite à nids, informé sur le code de bonne conduite ( ne pas crier, ne pas déranger les animaux, ne pas manger les baies , figues… sur le site qui sont leur nourriture), Marie-Catherine nous emmène à la découverte de ce petit paradis. C’est un émerveillement continu; leçon de choses en pleine nature: les traces des animaux que nous apprenons à décrypter: Le sanglier fouille , se roule dans la boue pour se nettoyer, se protéger des parasites; il vermille lorsqu’il creuse en surface à la recherche de vers; il fouge lorsqu’il cherche et déterre des racines comme celle des fougères ou encore il mulote si ce sont les petits rongeurs ( cachés dans leurs galeries) qui l’intéressent. Parfois nous tombons sur un pétouiller ( crottes de lapins) ou sur des « laissées » de martes, de renard ou de blaireau… Ils sont intéressants pour étudier le régime alimentaire des bêtes, leur état de santé ou celui de de la vie du site.  Les souches, les arbres morts sont un refuge , un milieu idéal pour la multiplication de beaucoup d’insectes et d’oiseaux.  Les trous dans les troncs abritent , aux dernières nouvelles, deux ruches, menacées, hélas, par une invasion de frelons asiatiques. Le pic vert meuble parfois le silence de ces toc!toc! retentissants. Marie-Catherine montre les nombreux trous laissés par cet oiseau aux mœurs amoureuses très originales. Le mâle et la femelle se laissent tomber en se tenant par les  griffes, du haut de l’arbre jusqu’en bas. Puis remontent et recommencent.  Notre  balade se poursuit émaillée de dizaines d’histoires. Au point le plus haut des dunes nous apercevons le Bassin . C’est l’instant pose où l’on admire, reprend son souffle pour certains… puis retour vers les réservoirs . De petites passerelles permettent d’accéder aux îlots (interdits au public afin de respecter la tranquillité des nombreux animaux qui s’y terrent ou nichent.)   Nous terminons par un arrêt assez long près de l’écluse .  Celle-ci sert lors de marées importantes pour faire « boire » les réservoirs. Ceux- ci perdent beaucoup d’eau par évaporation ou infiltration. Il faut donc , régulièrement faire remonter leur niveau. Mulets, bars, dorades, seiches, soles, hippocampes en profitent pour pénétrer cet univers préservé.  Beaucoup de poissons nagent, sautent, se poursuivent. Extraordinaire! Parfois, les oies ou les canards s’approchent, ou nous observent , pas effarouchés du tout… Papillons, libellules et autres bourdons vivent leur petite vie, indifférents à ces promeneurs béats d’admiration…

MMR ( tous droits réservés)

6 septembre 2010

A l’ombre de l’été

Filed under: papillons,Poèmes — Martine @ 2 h 35 min

Chaleur sourde d’été

Où mon rêve fleurit

En corymbes diaprées

Filetées d’or bruni…

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Torpeur aux mots brûlés,

Ombre balsamique,

Écailles safranées,

Parlez-moi féérique…

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Gommez toutes ces peurs

Tapies au fond de moi,

Poison envahisseur

Qui, parfois, règne en roi…

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Pénombre miel doré

Où le temps se délite,

Je goûte l’enfiévré

De cet août azurite…

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MMR ( tous droits réservés)

4 septembre 2010

Ecureuil

Filed under: animaux, insectes... — Martine @ 7 h 44 min

Voici un petit animal qui me plaît beaucoup! Il est vif! amusant! Et il a l’air si soyeux: Monsieur Écureuil! Parfois, certains lieux ont la chance d’en accueillir beaucoup. Mais les pauvres sont victimes des chats, entre autre. il me semble qu’ils se raréfient…

Un jour je pris mon appareil et suivis celui-ci à travers la pinède . Tout d’abord ce fût juste un éclair roux au coin de l’œil! Puis… plus rien pendant un long moment. J’allais renoncer quand soudain, il jaillit comme une petite flèche vers la cime d’un pin! Quelle agilité! Il sauta de branches en branches, passant d’un arbre à un autre, s’arrêtant, restant là à … à quoi? Impossible de deviner vu la hauteur à laquelle il se posa. Puis il repartit comme un boulet de canon, me surprenant avec une  agaçante facilité! Grrrrr! Mais je ne lâchai pas le morceau et  poursuivis Monsieur un œil sur lui et  l’autre sur le sol . Oui, l’exercice n’était pas facile. 🙂 Mais bon, question d’habitude!  Enfin, une halte. Il s’agita tout là-haut, tirant, « s’esbignant » sur une pigne! C’était tout juste si on entendait pas des Han! Quel effort! Enfin, récompense: l’objet de sa convoitise céda et en avant pour de douces agapes! Confortablement le pitchoun décortiqua, éplucha, grignota…  Le nez en l’air,( sous les pluches  rouges et jaunes planant doucement..) je le mitraillai tournant autour du tronc, reculant, cherchant le meilleur angle. Pas évident  au milieu des broussailles, ajoncs, genêts exubérants, arbousiers taillés près du sol ( pieux dangereux au possible) Quelques ronces traitresses s’étaient même prises d’affection pour mes jambes. Mais, qu’importe . La scène étant adorable, cela valait bien quelques égratignures. Mes allées et venues ont fini par l’agacer sans doute. Il leva la tête, me regarda en fronçant les sourcils ( enfin, c’est l’impression qu’il me donna 😉 ). Puis agacé, prit sa gourmandise entre les dents et fila dare-dare hors de ma vue!

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Pose déjeuner-

L’écureuil se régale

Fuite éclair roux!

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MMR

( tous droits réservés)

3 septembre 2010

La rentrée des classes

Filed under: Poèmes en couleurs — Martine @ 5 h 24 min

Sur une photo de mamylilou voici le nouveau thème pour la communauté « le coucou du haïku » ( à droite , voir le lien dans liens amis)

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La cloche a sonné-

Dans le brouillard les rires

emportent l’été

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Jeux de nuages-

Reflets aux yeux de l’enfant

Azur et sable

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Gris matin studieux-

Leçon de géographie

Tiens! une mouche !

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Un et un font deux-

Fourmis dans les jambes

A quand la récré?

2 septembre 2010

Orchidées suite

Filed under: Orchidées indigènes — Martine @ 7 h 15 min

Au mois de mai fleurit une autre orchidée: l’himantoglossum hircinum. Appelée plus familièrement orchis bouc. En raison d’un parfum caractéristique. Probablement qu’il lui manque quelque chose dans le sol car les miennes n’ont aucune odeur. Heureusement pour nos narines délicates! 🙂 On ne peut pas dire qu’elle soit très belle comme ses cousines. Par contre c’est une vraie curiosité, assez imposante. Sa taille varie , atteignant, pour les plus âgées, un bon mètre de hauteur. Essentiellement présente sous… mon étendoir , parfois cachée dans le chèvre-feuille. Le terrain, légèrement en pente, est argilo-calcaire donc très humide l’hiver et hyper sec l’été. Actuellement, la terre est craquelée, striée de fentes énormes. Un bon mois sans eau, pas eu l’orage du mois d’août. Un régime sec qui ne gène pas ces plantes puisque ( bien que cet été soit « costaud ») les étés sont généralement avares en pluies ici.

A l’automne, apparait tous les ans une touffe de feuilles assez larges, lancéolées, vertes, lisses, brillantes. Elles sèchent avec l’apparition de la superbe inflorescence. Celle-ci est composée de petites fleurs verdâtres, sortes de petits casques, tachetées de rouges au départ de la gorge d’où pend une longue lamelle. C’est assez amusant. On croirait qu’elle tire une langue se tordant au vent. Les insectes aiment aussi les visiter.  Abeilles, petites mouches, moustiques, pucerons… Il m’est arrivé de surprendre certaines scènes cocasses. J’adore me faire un petit film!  😉 Un coléoptère s’est posé et réalise qu’il n’est pas le premier. « Mince! Mais qui vois-je là? Un p’tit copain? Oups! Pardon Madame l’araignée! Je ne fais que passer! Si c’était un effet de votre bonté de ne pas me croquer! Bien aimable, merci! ». Ces orchis vont fleurir pendant tout le mois, grainer et sécher entièrement…J’aime beaucoup cette plante à la stature dominatrice parmi ses sœurs! La suite dans un prochain article…

MMR ( tous droits réservés)

1 septembre 2010

Roses

Filed under: Poèmes en couleurs — Martine @ 5 h 34 min

Éclats de rire-

Château d’ombre pergola

Enfants insouciants

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Près du parfum suave

Ronflements du grand-père

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MMR ( tous droits réservés)

31 août 2010

Faiblesse anis

Filed under: Poèmes — Martine @ 7 h 50 min

Aube d’une question,

Raisin de ton envie,

Bois ce tendre poison,

Ta faiblesse anis…

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Refrains pâturages

Où paresse le temps,

Menthe frais bocage,

Fragrances sous ta dent.

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Ah! Son regard velours…

Abandonne petite,

Succombe à ton amour

D’angélique confite…

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MMR ( tous droits réservés)

30 août 2010

Délires

Filed under: Poèmes — Martine @ 5 h 23 min

Dans l’encre noire de la nuit,

Toi, Cyrano, tu déguerpis…

O désespoir, Mata-Hari,

En chien fidèle, je te suis…

Des explosions!

Boulevari!

Détonations!

Courses poursuites!

Valse de gnons!

Souffles haletants!

Fuyons, fuyons tous ces méchants!

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Roméo et Néfertiti ,

Joli duo que nous formons

Chaque nuit à l’infini,

Au gré de mes insomnies…

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MMR( tous droits réservés)

29 août 2010

Orchidées indigènes

Filed under: Orchidées indigènes — Martine @ 7 h 36 min

Sur mon tout petit jardin naissent et se multiplient de jolies sauvageonnes: des orchidées indigènes.

Ces fleurs ne m’étaient pas inconnues.  Bien souvent rencontrées au bord d’un chemin, d’un fossé , en lisière d’un bois… Leur feuillage est bien caractéristique d’un plante à bulbe . Aussi la première année de notre arrivée quelle ne fût pas ma surprise et ma joie de découvrir leur présence. Évidement, pas question de tondre cette pelouse assez miteuse , ni de bouleverser le terrain pour la ressemer. Je tiens à mes petites merveilles. Gros sujet de discutions avec mon Cher et Tendre qui préfère l’ordre bien ras d’un tapi. Il n’a pas tort. Esthétiquement, l’argument se défend. Mes belles compositions printanières sont superbement mises en valeur par ce velours vert tendre où pas un poil ne dépasse ;). Mais, tant pis. Je tiens bon et propose même de tout tailler aux ciseaux s’il le faut! ( méthode appliquée cette année). Il faut dire que ces belles se plaisent bien chez nous. De quelques pieds ( évidement mal placés: en plein sous l’étendoir!) nous en avons maintenant plus d’une soixantaine. La première était facile à reconnaître. Une orchis pyramidale fuchsia: anacamptis pyramidalis. Mais par la suite, curieuse j’ai cherché plus de renseignements . L’Aude est un des trois départements le plus riche en orchidées indigènes.: 87 sortes. Sûrement grâce à la grande diversité de ses paysages: la mer, la plaine, les garrigues, la montagne… Surtout, il ne faut pas les cueillir : la plupart sont protégées car assez rares. Il ne sert à rien non plus de les arracher: elles ont besoin de vivre en symbiose avec un champignon. Apparemment, mon terrain en est bien pourvu puisqu’elles se développent extrêmement bien. Au fil des années, elles ressortent à partir de début mars jusqu’à fin mai pour la dernière.  Le détail de ces petites précieuses sera le sujet d’un prochain article. Aujourd’hui j’ai décidé de parler d’une nouvelle venue. elle a choisi le bord du trottoir… sous l’étendoir! C’est pratique tiens! Obligation de planter un bout de bois pour ne pas l’écraser! Que de grosses feuilles! Elles ressemblent à celles de l’orchis bouc mais, c’est bien tôt! Presque un mois d’écart. Chaque jour je viens la voir, lui tourne autour, l’examine sous toutes les coutures. Qui es-tu? Quelle sera la couleur de ta robe? Petites ou grandes fleurs? Je grille de curiosité . Et mon dieu que c’est long d’attendre le bon vouloir de madame… Enfin, un matin, elle laisse deviner un peu de rose. Cela me fait penser à l’orchis abeille . Un vrai petit bijou, encore à l’état de rosette de feuilles au ras du sol.  Serait-ce un hybride? Il paraît que c’est très courant chez ces fleurs; ce qui complique pour les différencier. Ma princesse aux voiles nacrés   prend son temps. Peut-être a-t-elle besoin d’un rayon de soleil pour secouer son inertie, la réchauffer , l’amener doucement  à s’ouvrir au monde… Ce jour là, je n’ai pas cessé de venir pour suivre d’heure en heure sa naissance. Elle ressemble bien à une ophrys apifera. Mais elle n’en a pas les feuilles et sa tête est beaucoup plus grosse. Une sorte d’éperon s’allonge, grossit et pointe face à elle, comme un nez camus. Quelle beauté! Je suis si contente! Je pense que c’est la septième de ma « collection ». D’où viennent-elles?  A notre arrivée il y en avait deux, peut-être trois. La première à fleurir est verte, assez quelconque , passant inaperçue dans l’herbe. Seul le hasard m’a permis de la repérer.  Sans doute les oiseaux larguant leurs fientes après avoir ingéré les graines sont-ils mes semeurs involontaires. Toujours est-il que la nouvelle venue peut se vanter de m’avoir tenue en haleine pendant plusieurs jours.  La dernière photo montre l’orchis abeille épanouie peu  de temps  après. Elles se ressemblent beaucoup. Si quelqu’un peut me renseigner, merci.

Lever hésitant-

La belle au jupon soyeux

se fait désirer

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MMR ( tous droits réservés)

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