Pour l’Herbier de poésies, Adamante propose à nos plumes son ravissant dessin hivernal
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Passent les jours et les saisons… Voici l’hiver bien installé sur le pays sauvage des Fougères Cendrées. Tout le monde se terre dans son trou, son terrier, sa fermette ou son château aux murs épais. La bise règne en maîtresse gelant l’eau des fontaines et des ruisseaux.
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Sous un ciel mercure-
chênes verts, buis, sapins noirs…
et les feux du houx
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Plus personne dans les près et les champs. Sur les labours pétrifiés quelques corneilles tentent vainement de piquer le sol. Pas un chat dans les rues de Villerouge-Termenès. Tout est silence et frissons. Seul le vent donne de la voix.
Au plus près de l’âtre ronflant, la princesse Aenor tend ses jolies mains fines à la chaleur bienfaisante des flammes.
— Brrr ! J’ai moult froid ! Et ce que je m’ennuie ! Se plaint-elle.
Sa dame de compagnie lève les yeux de sa broderie, soupire tout en jetant un coup d’œil vers la fenêtre.
— Je ne serais pas surprise qu’il neige, votre Majesté.
— Vous croyez ? Réagit Aenor, l’espoir chevillé au cœur.
— Voyez vous-même, votre Majesté, sourit Dame Yseult.
Suivant son conseil, Aenor se précipite à la croisée.
– Ooooh ! C’est vérité ma bonne Yseult.! Des flocons commencent à tourbillonner !
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Fin d’après-midi-
aux premiers flocons de neige
tempête de joie
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