Les voyages immobiles… … de Martine Madelaine-Richard

7 juin 2011

Porte-bonheur…

Filed under: entre ombre et lumière — Étiquettes : , , , , , , , — Martine @ 8 h 24 min

Cette semaine le thème pour la communauté  « entre ombres et lumière » , ICI , de Hauteclaire, est Porte-bonheur, grigris , superstition

Une expression bien connue: « je ne suis pas superstitieux, ça porte malheur! » 🙂

Voilà quelques petites trouvailles :

Il est fortement déconseillé de passer sous une échelle.

Un chat noir traversant notre route porte malheur ( pauvre bête)

Ainsi qu’un parapluie ouvert dans la maison

Ou encore le pain posé à l’envers ( au Moyen Age le pain retourné, entreposé à l’écart des autres, désignait celui du bourreau. brrrrrrrr…)

Au théâtre, il ne faut surtout pas offrir des œillets avant ou après une représentation. Le comédien ( dienne) vous en voudra à mort. Cela est sensé porter malheur à sa  carrière.

Il vaut mieux  penser à un cadeau plus spécial, comme par exemple une patte de lapin.

Le 13 est soit un porte bonheur ou malheur. Dans le même esprit: on évite : 13 convives à table, l’échelle à treize barreaux, le 13 ème étage, la chambre n°13…

Si l’on renverse la salière, vite, prendre une pincée et la jeter par dessus l’épaule gauche pour détourner le malheur.

Le trèfle à quatre feuilles attire la chance.

Ainsi que porter la couleur verte

Ou encore accrocher un fer à cheval, extrémités vers le haut.

Briser un miroir: aie aie aie: 7 ans de malheur!

Il faut croiser les doigts que cela ne vous arrive pas , ou vite, toucher du bois rond: cela porte chance.

A la chandeleur, placer une pièce de monnaie dans la première crêpe que l’on fait sauter est sensé nous garantir d’avoir de l’argent toute l’année. Dans le même ordre d’idée, le scarabée , broche au revers d’une vêtement, attire la fortune.

Au premier mai perdure une jolie tradition délicieusement parfumée: offrir un brin de muguet porte-bonheur ( je vous fais grâce de la dérive commerciale)

Si vos pas vous portent vers une fontaine, fouiller vos poches à la recherche de quelques piécettes afin de séduire la chance ou le bonheur…

Pour terminer ( bien qu’il existe maintes et maintes superstitions) voici la jolie coccinelle considérée comme porte-bonheur. C’est peut-être pour cela qu’elle est surnommée bête à bon dieu.

MMR (tous droits réservés)

8 mai 2011

Chenilles vertes

Quelques minutes au jardin….. Un plaisir inestimable. C’est comme se laver l’intérieur de la tête de ces pensées parasites qui nous usent à petit feu…

Aussi, chaque occasion est bonne de m’échapper, de contempler mes fleurs…. de découvrir un nouveau petit visiteur…

Mercredi, j’admirais la dernière fleur de ce bel iris abricot clair, au pied de l’arbre de Judée. Son merveilleux parfum était éclipsé par la violence poivrée des œillets mignardises. Une touffe  qui a doublé de volume depuis l’an dernier. Deux teintes mariées intimement. Lorsque j’avais repiqué ce pied, un autre, tout petit, était collé à lui.  Cela n’a pas eu l’air de les gêner beaucoup.

Je me penchais pour humer avec délice …. lorsque je m’aperçus que quelque chose clochait. Certains boutons semblaient vides. Plus rien. Un, deux, dix… j’en comptais une bonne quinzaine. Sacrilège! Un par -ci, un par- là, tant pis. Je comprends et admets que mes petits locataires aient besoin de vivre. Mais là, c’était un vrai carnage. Qui était le coupable! Non de non! Je cherchai et finis par trouver l’auteur de ce beau gâchis: une chenille verte. Une belle à la robe fluo, vaguement tachée et surlignée d’un peu de blanc. Sa teinte la dissimulait quasi parfaitement à l’oiseau fureteur. Cette demoiselle , bien grasse, bien nourrie, était sans pitié pour  mes œillets. Ils allaient tous y passer. A l’aide d’un brin d’herbe, je la forçai à lâcher prise. Puis lui offris une villégiature dans l’espace vert de l’autre côté de la rue. Elle pourra exercer librement sa voracité parmi les fleurs sauvages.

Après cette alerte, une inspection en règle s’imposait.  Bien m’en a pris. Je découvris une autre gloutonne. grrrrrrrrrrr!!! Celle-là se régalait des fines tiges du seul et unique pied de catananche qui  ait bien voulu survivre.

J’adore le bleu de cette fleur  , un peu sauvage. Cette photo a été prise l’an dernier. Les abeilles , les mouches et maints autres insectes appréciaient son pollen.  Ce qui, bien entendu, était un lieu idéal pour chasser.  Sous la douceur des pétales inférieurs, on peut apercevoir une araignée crabe. Je crois que c’est une Heriaeus .  Une redoutable prédatrice.

Après l’avoir récupérée à l’aide d’une brindille, j’emportais cette seconde chenille  et la déposais à une dizaine de mètres de la précédente.

Gros plan sur la tête de cette  jolie enquiquineuse. J’ai cherché à l’identifier. Peut-être une orthosia mais laquelle: incerta? Si quelqu’un peut me renseigner, merci par avance.

MMR ( tous droits réservés)

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