Les voyages immobiles… … de Martine Madelaine-Richard

30 novembre 2025

Fleurs sauvages: épisode n°3

Après en avoir parlé une première fois: ICI

Puis, une seconde fois: ICI

Voici l’épisode n°3 sur la flore sauvage de mon jardin

Myosotis Arventis: myosotis des champs. ( il existe plusieurs sortes de myosotis relativement semblables. J’espère ne pas m’être trompée dans l’identification de celui poussant chez moi)

Famille des Boraginaceae.

Mars à juin- hauteur: entre 10 et 40 cm.

Liste rouge de la flore menacée : préoccupation mineure.

Petrorhagia prolifera: « l’œillet prolifère » ou encore « tunique prolifère »

Famille des Caryophyllacées

Mai à septembre ( ou octobre suivant les sources) – hauteur: entre 10 et 60 cm.

Les fleurs , groupées de une à six, sont roses, pourpres, et parfois blanches ( rare) – les feuilles sont étroites

Chez moi, cette sauvageonne pousse à l’endroit le plus inconfortable: la montée du garage: cailloux et argile piétinée.  Et dans une fente entre le portail et le trottoir communal.

Statut: non menacée

Valerianella locusta: mâche, doucette, blanchette, boursette, clairette ou encore raiponce

Famille : Caprifoliaceae, Valerianoideae

Annuelle- hauteur: entre 10 et 40cm.

Chaenorhinum minus: petite linaire

Famille: Plantaginaceae- hauteur: entre 5 et 30cm.

Annuelle: floraison de juillet à octobre

Statut: menace de disparition: faible

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Calamintha nepeta ou Clinopodium nepeta.  Il existe énormément d’espèces qu’il est très difficile de différencier. Et dans la moitié sud de la France on rencontre surtout le petit calament nepeta ou calament faux nepeta. Je pense que c’est celui-ci qui pousse chez moi.

Famille des lamiacées, tout comme la menthe dont elle partage l’odeur.  D’ailleurs en grec, Calamintha, signifie jolie menthe, ce qui a parfois provoquer des confusions.

Vivace: floraison : de juin-juillet jusqu’à octobre.

Statut:  précaution mineure. cette plante ne semble pas menacée en métropole. Chez moi elle est en train de s’étendre.                                          .

MMR ( tous droits réservés )

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 Encore merci à vous! Je vous répondrai dès que possible. 

13 décembre 2019

Une journée champêtre

Pour l’Herbier de poésie Adamante, ICI , nous propose d’écrire sur cette toile de Rosa Bonheur.

 

Ce jour-là, le soleil s’en donnait à cœur joie.  Un Juillet, dans toute sa splendeur, dorait les nuques et les bras.  Le Jean de Marie la rousse avait décidé qu’il était temps de faucher les prés. L’herbe grasse était magnifique.  Le Jean avait hâte craignant l’arrivée d’un orage ruineux. Son genou gauche était un excellent baromètre. Aussi ses voisins, amis et parentelle avaient répondu présent à son besoin d’aide.

Sous un ciel d’émail-

Le parfum des foins coupés

Rires et râtelage

Bien que le ciel soit soyeux comme une museau d’agnelle tout le monde s’activait  avec ardeur.  Jeannette, la fille au Léon, rangeait des bottes  sur la charrette. Mine de rien, de là-haut, elle surveillait son promis un peu trop aimable à son goût avec sa cousine Gertrude.

La mouche du coche

Zonzonne autour des bœufs

Et d’un cœur jaloux

Inconscient du petit drame se jouant au dessus de lui, le Jean menait avec douceur et fermeté ses bêtes aussi rousses  que la Marie. Cet hiver, son troupeau aurait de la bonne herbe riche en fleurs de toutes sortes: sauges, salsifis, marguerites, trèfles, bleuets, nivéoles… et tant d’autres dont il ne connaissait pas le nom.

Au pas lent des bêtes

Pensées tournées vers l’hiver

Le paysan calcule

 

Ce jour-là, le soleil s’en donnait à cœur joie. Celui de  la Jeannette battait fort en surveillant son amoureux. Celui du Jean battait paisiblement, rassuré par cette journée placée sous les meilleures auspices.   Le Temps battait la mesure d’une journée pastorale…

 

A l’exemple de Jean le paysan, il y a bien des fleurs poussant dans mon jardin dont j’ignore le nom.  Certaines apparaissent une année tel que le trèfle semeur. D’autres reviennent régulièrement semblables à un rébus intrigant.

Par exemple,  J’ai l’impression que deux sortes de myosotis poussent dans le coin sauvage. L’un a des fleurs extrêmement petites. Avec un cœur  blanc assez important.

Et voici le second, aux fleurs plus grandes.

Énormément de fleurs jaunes croissent un peu partout. Certaines dans les zones les plus arides, caillouteuses, tassées par nos nombreux passages. D’autres apprécient l’humidité entretenue par les nombreuses graminées et autres plantes. Cette n°2 ci-dessous atteint bien souvent 80 à 90 cm environ.

Cette n°3 ci-dessous est moins exubérante que la précédente. Elle avoisine généralement une quarantaine de centimètres. 

D’autres encore sur lesquelles je sèche.  Ce sera le sujet d’un nouveau billet.

MMR ( tous droits réservés)

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