Les voyages immobiles… … de Martine Madelaine-Richard

3 juin 2018

Hôtel à insectes

Filed under: animaux, insectes... — Étiquettes : , , , , , , , — Martine @ 8 h 34 min

Après tant d’années à observer la vie dans mon jardin  le souhait vient de  la favoriser, la protéger au mieux de nos possibilités. Mon livre « Paroles de jardin » ICI  a été une des étapes:  défendre et faire connaître , de façon ludique, la vie qui nous entoure. Pour ceux que cela intéresserait, il me reste quelques exemplaires.

La première chose, c’est de bannir tous les produits chimiques. Puis de laisser une zone en friche où la nature se réinstalle. Les fleurs sauvages sont les mets préférés des butineurs.  A leur suite, la chaîne alimentaire se reconstitue doucement.

Il  y a eu l’hôtel à osmies. ICI . Certes,  les osmies le boudent pour le moment . Mais d’autres abeilles s’y installent avec bonheur. J’en ai comptées jusqu’à huit l’été dernier. Des anthidies pour la plupart.

Cette année, nous avons décidé de voir plus grand, d’élargir à d’autres petites vies bien utiles.

Mon mari a acheté une grande planche en pin, une poutrelle, deux supports en métal de 50 cm de long pour y glisser les pieds de l’édifice, deux briques trouées. Pour le reste, c’est de la récup’ sur le jardin ou aux environs.

Merci à Simone, une de mes élèves du cours de pastel,  qui m’a donné des morceaux de bambou ainsi que des pignes.

Le toit et son avancée sont protégés par un reste de bordure en plastique vert.

Directement à l’abri de celui-ci j’ai placé à gauche du foin bien sec pour attirer les chrysopes ( grandes dévoreuses de pucerons). Les larves de cette demoiselle aux yeux d’or se nourrissent également d’œufs d’acariens, araignées rouges, aleurodes, cochenilles farineuses…

Et à droite des morceaux de tiges à moelle provenant d’ iris et fenouil qui eux devraient plaire aux syrphes et à certains petits hyménoptères comme pemphredon, guêpe coucou, etc…

Au dessous, à gauche, des lamelles découpées dans le fond d’une cagette:  Ce sera au goût, nous l’espérons, des coccinelles pour y passer l’hiver.  Celles-ci , ainsi que leurs larves, sont d’une aide immense pour contenir l’invasion des pucerons

Et à droite: des coquilles d’escargots: pour abeilles sauvages types osmie bicolor, et autres….

Au dessous une grande chambre horizontale est remplie de pignes( pommes de pin) appuyées sur du papier froissé,  genre kraft. Pour coccinelles, chrysopes

Descendons encore d’un étage:

A gauche la ruche avec piste d’envol et sas d’entrée, pour les bourdons.

A droite: des rondins ( tirés d’un vieux manche d’outil de jardin) percés de  trous de diamètre différents pour  séduire divers hyménoptères: abeilles, guêpes, etc…

Au dessous

A gauche: les  tuyaux des bambous et des cannes de Provence de divers diamètres  pour hyménoptères

A droite: un petit pot de fleur renversé et suspendu, entouré et empli de foin sec. Là, nous visons le perce-oreille, d’une grande aide souvent méconnue des jardiniers. Cet insecte adore les pucerons, les petites chenilles.

Et pour terminer, tout en bas de « l’immeuble »  : les briques à trous, certains bouchés d’un mélange de terre glaise  et de foin sec  ( matériaux ne manquant pas au jardin. pour abeilles solitaires, araignées…

Toutes ces « chambres » s’appuient sur un fond. L’intérieur et  l’extérieur sont enduis de terre glaise mélangée à du foin. Ce « mortier » a également servi à faire tenir ensemble les bambous, les tiges à moelle.  Certaines cellules sont protégées d’un reste de grillage pour retenir lamelles de bois, pignes, coquilles.

Mis en place le 26 mai, le lendemain un petit hyménoptère vient à sa découverte.

Le 02 juin , un autre hyménoptère jette son dévolu sur un tuyau.

J’ai remarqué que les deux bébêtes faisaient des allers venues entre leur cellule et les pommes de pins. A chaque retour elles  transportaient des fibres claires. Peut-être celles du papier?

Des recherches sur internet nous ont donné les renseignements nécessaires à la fabrication de cet hôtel. Nous sommes aussi prévenus qu’il faut être patient quant à la colonisation des lieux par les insectes ciblés.

De temps à autre, je vous tiendrai informés de l’évolution de cette étrange auberge.

MMR ( tous droits réservés)

Merci pour toutes vos visites, vos commentaires qui réjouissent le cœur.  Les problèmes informatiques continuent.  C’est vraiment  handicapant.  Merci pour votre compréhension

A bientôt dès que possible

 

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7 juin 2011

Porte-bonheur…

Filed under: entre ombre et lumière — Étiquettes : , , , , , , , — Martine @ 8 h 24 min

Cette semaine le thème pour la communauté  « entre ombres et lumière » , ICI , de Hauteclaire, est Porte-bonheur, grigris , superstition

Une expression bien connue: « je ne suis pas superstitieux, ça porte malheur! » 🙂

Voilà quelques petites trouvailles :

Il est fortement déconseillé de passer sous une échelle.

Un chat noir traversant notre route porte malheur ( pauvre bête)

Ainsi qu’un parapluie ouvert dans la maison

Ou encore le pain posé à l’envers ( au Moyen Age le pain retourné, entreposé à l’écart des autres, désignait celui du bourreau. brrrrrrrr…)

Au théâtre, il ne faut surtout pas offrir des œillets avant ou après une représentation. Le comédien ( dienne) vous en voudra à mort. Cela est sensé porter malheur à sa  carrière.

Il vaut mieux  penser à un cadeau plus spécial, comme par exemple une patte de lapin.

Le 13 est soit un porte bonheur ou malheur. Dans le même esprit: on évite : 13 convives à table, l’échelle à treize barreaux, le 13 ème étage, la chambre n°13…

Si l’on renverse la salière, vite, prendre une pincée et la jeter par dessus l’épaule gauche pour détourner le malheur.

Le trèfle à quatre feuilles attire la chance.

Ainsi que porter la couleur verte

Ou encore accrocher un fer à cheval, extrémités vers le haut.

Briser un miroir: aie aie aie: 7 ans de malheur!

Il faut croiser les doigts que cela ne vous arrive pas , ou vite, toucher du bois rond: cela porte chance.

A la chandeleur, placer une pièce de monnaie dans la première crêpe que l’on fait sauter est sensé nous garantir d’avoir de l’argent toute l’année. Dans le même ordre d’idée, le scarabée , broche au revers d’une vêtement, attire la fortune.

Au premier mai perdure une jolie tradition délicieusement parfumée: offrir un brin de muguet porte-bonheur ( je vous fais grâce de la dérive commerciale)

Si vos pas vous portent vers une fontaine, fouiller vos poches à la recherche de quelques piécettes afin de séduire la chance ou le bonheur…

Pour terminer ( bien qu’il existe maintes et maintes superstitions) voici la jolie coccinelle considérée comme porte-bonheur. C’est peut-être pour cela qu’elle est surnommée bête à bon dieu.

MMR (tous droits réservés)

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