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Ah ! Mes chers iris !
Le premier à sourire est ce blanc, blotti contre la douce écorce de l’arbre de Judée.
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Iris dans le vent-
captif de leurs falbalas
reste de névé
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A deux sauts de puce s’épanouit, timide, un lilliputien. Il n’a rien à envier à ses frères Germanica.
Portant en lui la fraîcheur des glaciers, ce Tom-Pouce apprécie la chaleur du soleil.
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Météo grognonne-
le bleu du ciel réfugié
au cœur de l’iris
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Rose nonchalance pour cette superbe association. Profitant de la protection dorée du genêt, voici une fleur qui prend son temps. Elle attend fin mai pour nous offrir son teint abricoté, ses reflets prune d’Ente. L’éclat minium de la barbe séduit papillons et abeilles… Comment lui résister ?
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Ivresse au soleil-
l’iris jubile tandis que
l’abeille trime
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Ivresse au soleil-