Les voyages immobiles… … de Martine Madelaine-Richard

2 septembre 2016

Du jaune! Du noir!

Filed under: au Jardin: fleurs, arbres... — Étiquettes : , , , , , , , , , — Martine @ 2 h 53 min

Août en espadrillesIMG_2527_v1

Promène sa langueur

Sur mon jardin brûlé

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Ah sacré soleil, appelé de tous mes vœux lorsque l’hiver froid et humide s’éternise. Ce cher Phébus est si généreux cette année qu’il arrose le jardin de toute sa chaleur du matin au soir. Pas une goutte d’eau en août et si peu en juillet. Et ailleurs , c’est tout le contraire. Trop d’abondance aqueuse. Là-haut, le Maître des pluies fait bien mal son travail! 🙁

Celui qui semble ne pas souffrir de cette météo aride , c’est mon gigantesque fenouil sauvage. Pour la satisfaction de toute une mini faune.

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Énorme pour la fleur, une scolie, peut-être hirta, arrive en vrombissant, effrayant un bref instant, de microscopiques abeilles. Tout près, un drôle d’hyménoptère frémit de son long, si long abdomen. Un gastéruption?

Des guêpes de toutes sortes IMG_2404_v1

se refilent le mot et affluent à la bonne adresse.  Ci-dessous une eumène de petite taille.

La plus commune des guêpesIMG_1915_v1

est largement représentée par Polistes dominulus. Mais, celle-ci a un abdomen  inhabituel. On croirait qu’un indiscret a soulevé sa jupe. Après recherche, j’ai trouvé l’explication et appris quelque chose d’étonnant. Le responsable est un parasite.  Cliquez  ICI   svp pour en savoir plus.

Une visite très surprenante et très bruyante. IMG_1896_v1Ma photo n’est pas terrible car la bébête n’a fait que passer.  Après recherche, je pense avoir trouvé qu’il s’agit de la plus grosse mouche d’Europe. La Tachina grossa: tête jaune soufre, corps énorme, noir, velu. Comparez avec la taille des ombelles du fenouil et des autres butineurs.

Puis, quel contraste,  IMG_2503_v1admirez le mignon petit syrphe, une mouche aussi, mais, contrairement à la précédente, si gracieuse, si délicate.. Et pour terminer,  une toute petite guêpe, ( ou une abeille sauvage? ) que je n’ai pas identifiée.

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Ombelles anisées

Affriolant comptoir

Où la fièvre gouverne

Une danse jaune et noire

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😉

28 mai 2011

papillons bis

Mon talus exposé  plein soleil, surplombé d’un mur, est assez sec en ce moment. Les valérianes s’en accommodent fort bien. Les œillets mignardises souffrent un peu entre sauge, lavande et gaura. Cette folie fleurie attire une foule gourmande:

Des DIPTÈRES

Tels que les mouches, les syrphes….

Mais encore

des

HYMÉNOPTÈRES 

nombreuse famille d’abeilles, bourdons, guêpes…

A droite, voici une abeille charpentière

Vaillante petite bête, pas du tout agressive, qui fera l’objet d’un article particulier très bientôt.

Les

ORTHOPTÈRES 

les crickets, les sauterelles.

Pour les distinguer, un truc: la sauterelle a les antennes les plus longues.

Cette belle très occupée à chasser son repas est une aide précieuse tout comme les coccinelles. Elle mange beaucoup de petits parasites: mouches, chenilles….

Les

LÉPIDOPTÈRES

De magnifiques papillons, poésie aérienne et gracieuse, un peu trop rare à mon goût. Mais parfois, une visite inattendue me comble de bonheur. Blancheur neigeuse des piérides …

Depuis trois ou quatre jours, est apparu, à l’heure où le jour vire au parme, un petit excité, original, mais pas vraiment beau. Ce visiteur est un Moro sphynx.  Avant hier, j’en ai vu trois en même temps. C’était la première fois que j’assistais à un tel ballet de la part de ce papillon.

Un autre petit affamé m’a fait la grâce d’un grand spectacle pendant plusieurs minutes.

Mes pas me portent, comme habitude, à l’avant de cette levée de terre rapportée. Il s’y passe toujours quelque chose. Je dérange un éclair beige et feu.

j’ai cherché à l’identifier. Je crois que c’est le Lycaena phlaeas. Nommé aussi Le bronzé ou le Cuivré commun. Il aime les friches. C’était amusant de l’observer:  » Tiens, j’me prendrais bien un p’tit coup d’ valériane! ». Après avoir consciencieusement tout piétiné, pompé le nectar rose, le voici, un peu fatigué sans doute, qui se pose au sol battant à peine ses ailes. Puis, une nouvelle envie le porte vers le souffre de la santoline.  Même manège. Il ne veut rien laisser échapper . Une aile d’oiseau un peu trop rasante, un coup de vent ébouriffant et… fini, parti, vers d’autres butins, d’autres agapes….

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