Je crois que je vais faire comme cet anthidium.
Si quelqu’un passe, je répondrai bien sûr.
MMR ( tous droits réservés)
Couronne gaillarde,
Délice crème brûlée
Où mon manque s’aiguise,
Je bois ton pervenche,
Ta magie songe bleu.
Alcool or et saphir,
Fièvre mois de Phoebe,
L’été se crépite,
Se miroite à ma peau.
Abeille chasse pollen
Caresse de ses ailes
Mon inertie farniente.
Occulte au quotidien,
Je suis un fil rêveur,
Flèche encre de Chine,
Chorégraphie abstraite
Au pinceau hirondelle…
MMR ( tous droits réservés)
Ce matin, il pleut. ENFIN! J’espère que cela va durer toute la journée. Mon pauvre jardin meurt de soif. Et donc, je ne vois presque plus d’insectes. Alors, j’ai cherché dans mes albums. Voici deux individus qui m’ont intriguée.
Le premier
:
C’est un criquet. Je crois qu’il se nomme anacridium aegyptium ou criquet égyptien. Photographié le 24 mai 2011 à 10h et le 17 mai 2011 à 17h 23, dans l’Aude. Plutôt arboricole ( vu sur mon lilas ou encore sur le mimosa), en nuées, c’est un redoutable ravageur. Certains peuples le consomment: grillés, séchés, frits, crus, réduits en pâtes ou en farine. On compare sa richesse nutritionnelle à celle du bœuf ou du mouton. Il faudrait vraiment que ce soit la famine pour me faire avaler ça. 🙁 . Et pourtant, j’aime les huîtres, les escargots dont certains ont horreur. Affaire de culture.
Le second: 
La grande sauterelle verte ou porte-sabre. Il me semble qu’elle se nomme tettigonia viridissima. Photographiée le 7 juin 2011 à 6h 27 et le 24 mai 2011 à 11h , toujours au même endroit: sur une euphorbe. Parfois je l’ai vue sur les fleurs d’œillets mignardise entourant l’euphorbe. Pourchassée à tort , cet insecte est l’ami du jardinier. Prédateur de mouches, chenilles, larves de doryphores… parfois pour varier le menu, un peu de végétal.
Le mâle a deux cerques au bout de l’abdomen, sortes d’appendices assez courts, légèrement courbés.
La femelle, à la place, a un sabre, tarière lui servant à enfouir ses œufs dans la terre. Nous avons ici une demoiselle dont les ailes courtes indiquent qu’elle n’a pas atteint l’âge adulte.
Sauterelle ou criquet?
La sauterelle a de longues antennes . Chez le criquet, elles sont très courtes. Les deux appartiennent à l’ordre des ORTHOPTÈRES
S’il y a des erreurs, veuillez me le signaler, merci.
MMR ( tous droits réservés)
Aux bras nacrés air pur,
Fines ballerines,
Estampes cygnes blancs,
Vous dansez, légères,
Pointes et entrechats,
Sur la note mésange,
Celle du merle moqueur….
.
MMR ( tous droits réservés)
Un jour, une collègue de mon mari m’a donné quatre ou cinq grosses graines. Trois ont bien voulu germer. Une a survécu aux limaces et autres dangers sournois. Il m’a fallu patienter pour admirer la magnifique et étonnante floraison de mon acanthe. Depuis, un rejeton a poussé contre la souche . Cette année a vu deux hampes florales s’élancer vers le bleu hirondelles..
Capricieux acanthe-
Il trône sur le talus
Vêture prélat
.
Famille des acanthacées, Acanthus Mollis est une grande vivace pouvant atteindre 1,50m ( voire 2m lorsque les conditions sont idéales) avec
leur hampe florale.
.
Au menu du jour-
Pollen et boisson nectar
Service à toute heure
.
Sur mon talus inhospitalier, exposé plein soleil, battu par tous les vents
, semble pourtant lui convenir. Les abeilles charpentières apprécient cette fleur..
.
Va et vient gourmand-
Un froissement de papier
L’abeille farfouille
.
MMR ( tous droits réservés)
Pour le rendez-vous du » Coucou du haïku », ICI , et son défi du vendredi, sur une photo de Mamylilou:
Cœur livré au vent-
Théâtre d’amours élytres
Pollen impudique
.
Au pic du soleil-
Bouquet pour l’ombre sacrée
Lys de la Madone
.
Au cœur d’un roncier-
Lilium pyrenaicum*
Beauté menacée
.
lilium pyrenaïcum: lys des Pyrénées d’un jaune verdâtre, parfumé.
MMR( tous droits réservés)
Mon talus exposé plein soleil, surplombé d’un mur, est assez sec en ce moment. Les valérianes s’en accommodent fort bien. Les œillets mignardises souffrent un peu entre sauge, lavande et gaura. Cette folie fleurie attire une foule gourmande:
Des DIPTÈRES
Tels que les mouches, les syrphes….
Mais encore
des
nombreuse famille d’abeilles, bourdons, guêpes…
A droite, voici une abeille charpentière
Vaillante petite bête, pas du tout agressive, qui fera l’objet d’un article particulier très bientôt.
Les
les crickets, les sauterelles.
Pour les distinguer, un truc: la sauterelle a les antennes les plus longues.
Cette belle très occupée à chasser son repas est une aide précieuse tout comme les coccinelles. Elle mange beaucoup de petits parasites: mouches, chenilles….
LÉPIDOPTÈRES
De magnifiques papillons, poésie aérienne et gracieuse, un peu trop rare à mon goût. Mais parfois, une visite inattendue me comble de bonheur. Blancheur neigeuse des piérides …
Depuis trois ou quatre jours, est apparu, à l’heure où le jour vire au parme, un petit excité, original, mais pas vraiment beau.
Ce visiteur est un Moro sphynx. Avant hier, j’en ai vu trois en même temps. C’était la première fois que j’assistais à un tel ballet de la part de ce papillon.
Un autre petit affamé m’a fait la grâce d’un grand spectacle pendant plusieurs minutes.
Mes pas me portent, comme habitude, à l’avant de cette levée de terre rapportée. Il s’y passe toujours quelque chose. Je dérange un éclair beige et feu.
j’ai cherché à l’identifier. Je crois que c’est le Lycaena phlaeas. Nommé aussi Le bronzé ou le Cuivré commun. Il aime les friches. C’était amusant de l’observer: » Tiens, j’me prendrais bien un p’tit coup d’ valériane! ». Après avoir consciencieusement tout piétiné, pompé le nectar rose, le voici, un peu fatigué sans doute, qui se pose au sol battant à peine ses ailes. Puis, une nouvelle envie le porte vers le souffre de la santoline. Même manège. Il ne veut rien laisser échapper . Une aile d’oiseau un peu trop rasante, un coup de vent ébouriffant et… fini, parti, vers d’autres butins, d’autres agapes….
MMR ( tous droits réservés)
Pour le rendez-vous , ce mardi, de la communauté de Hauteclaire « ombre et lumière » ici, le thème est champs et coquelicots
Paysages de fine poésie, les coquelicots touchent les âmes de leur chaude délicatesse. Bien des peintres impressionnistes ont laissé courir leurs pinceaux tels que Manet, Monet, Bonnard…
Je n’échappe pas à cet envoûtement….
Voici deux de mes pastels secs sur ce sujet: (collections particulières):
Les coquelicots
Le temps d’un soupir
Offrent au soleil de mai
Leur danse satin froissé…
Sous le cers ou la tramontane
Ces souples ballerines ,
Coquettes, fraises et groseilles,
Papillonnent , fausse timidité,
Leurs regards passion gitane…
.
Cœur anis ourlé réglisse
Attire maints
petits visiteurs,
Baisers patte de mouche,
Chansons des amours brèves
Sur nuage pollen enfiévré…
.
MMR ( tous droits réservés)
Nous voici bientôt à la mi-mai,
mon champ d’orchidées arrive au summum de son épanouissement.
Dans la lumière du soleil levant, les teintes brillent, se détachent avec une netteté parfaite.
Trois sortes d’indigènes cohabitent gentiment sur zone, face au talus à la floraison plus conventionnelle.
D’un rose très foncé, proche du fuchsia, presque blanc au cœur des petites fleurs. C’est la teinte dominante chez cette variété. Parfois, une timide, beaucoup plus pâle, apparaît.
D’un seul spécimen il y a quatre ans, aujourd’hui leur nombre va croissant. Ce qui me réjouit. Je n’ai pas compté les pieds de tout ce joli petit monde. Ces nombreux boutons offrent refuge à maints petits insectes. J’ai remarqué des pucerons noirs. Évidement, les araignées ne sont jamais loin.
L’ ombre se fait vorace et impitoyable. 
.
.
.
.
.
.
.
.
C’est la loi du plus fort. Une belle se multiplie avec enthousiasme: Serapias Vomeracea. D’un seul individu il y a 4 ou 5 ans,
le nombre atteint aujourd’hui la dizaine. Curiosité semblant me tirer la langue. Son rouge sang est un théâtre où le drame joue à guichet ouvert…
Terminons le petit tour quotidien par ma jolie petite Ophrys apifera.
Je crains que cette année, elle ne soit la seule de sa fratrie à me sourire. Les deux plus anciennes, entre olivier et étendoir ont disparu. Deux « filles » s’étaient installées de l’autre côté de cet arbre. Mais , à leur place, règne le vide herbeux et terreux. J’espère que celle-ci va offrir généreusement à mon petit univers ses graines minuscules…
J’aime sa bouille de lutin farceur.
MMR( tous droits réservés)
nota:
Plusieurs personnes m’ont dit: » ce serait plus pratique si tu avais l’abonnement à la newletter! »
A droite de l’écran, on peut s’abonner en cliquant sur le flux rss des articles.
Merci 😉
Quelques minutes au jardin….. Un plaisir inestimable. C’est comme se laver l’intérieur de la tête de ces pensées parasites qui nous usent à petit feu…
Aussi, chaque occasion est bonne de m’échapper, de contempler mes fleurs…. de découvrir un nouveau petit visiteur…
Mercredi, j’admirais la dernière fleur de ce bel iris abricot clair, au pied de l’arbre de Judée. Son merveilleux parfum était éclipsé par la violence poivrée des œillets mignardises. Une touffe qui a doublé de volume depuis l’an dernier. Deux teintes mariées intimement. Lorsque j’avais repiqué ce pied, un autre, tout petit, était collé à lui. Cela n’a pas eu l’air de les gêner beaucoup.
Je me penchais pour humer avec délice ….
lorsque je m’aperçus que quelque chose clochait. Certains boutons semblaient vides. Plus rien. Un, deux, dix… j’en comptais une bonne quinzaine. Sacrilège! Un par -ci, un par- là, tant pis. Je comprends et admets que mes petits locataires aient besoin de vivre. Mais là, c’était un vrai carnage. Qui était le coupable! Non de non! Je cherchai et finis par trouver l’auteur de ce beau gâchis: une chenille verte. Une belle à la robe fluo, vaguement tachée et surlignée d’un peu de blanc. Sa teinte la dissimulait quasi parfaitement à l’oiseau fureteur
. Cette demoiselle , bien grasse, bien nourrie, était sans pitié pour mes œillets. Ils allaient tous y passer. A l’aide d’un brin d’herbe, je la forçai à lâcher prise. Puis lui offris une villégiature dans l’espace vert de l’autre côté de la rue. Elle pourra exercer librement sa voracité parmi les fleurs sauvages.
Après cette alerte, une inspection en règle s’imposait. Bien m’en a pris. Je découvris une autre gloutonne. grrrrrrrrrrr!!! Celle-là se régalait des fines tiges du seul et unique pied de catananche qui ait bien voulu survivre.
J’adore
le bleu de cette fleur , un peu sauvage. Cette photo a été prise l’an dernier. Les abeilles , les mouches et maints autres insectes appréciaient son pollen. Ce qui, bien entendu, était un lieu idéal pour chasser. Sous la douceur des pétales inférieurs, on peut apercevoir une araignée crabe. Je crois que c’est une Heriaeus . Une redoutable prédatrice.
Après l’avoir récupérée à l’aide d’une brindille, j’emportais cette seconde chenille et la déposais à une dizaine de mètres de la précédente.
Gros plan sur la tête de cette jolie enquiquineuse. J’ai cherché à l’identifier. Peut-être une orthosia mais laquelle: incerta? Si quelqu’un peut me renseigner, merci par avance.
MMR ( tous droits réservés)
Powered by WordPress