Les voyages immobiles… … de Martine Madelaine-Richard

5 avril 2026

Aurore

Filed under: Poèmes — Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , — Martine @ 7 h 13 min

 

 

 

Opéra de Wagner

Pour une aube chatoyante.

Tout en ombres et lumières,

Belle entrée fracassante.

Le crépuscule des dieux

Ou bien Tannhäuser?

L’émotion me consume,

Me transporte haletante

Vers des lieux inconnus,

Replis secrets de l’âme.

Des ors, des rouges feux

Pour d’antiques guerrières,

Des loups et des corbeaux

Sur des champs de bataille.

La nuit brûle son manteau

Dans l’horizon de flamme.

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MMR ( tous droits réservés)

Poème écrit le 10/09/2010

 

8 mars 2026

Bohème

Filed under: Poèmes — Étiquettes : , , , , , , , , , — Martine @ 7 h 50 min

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Humeur bohème

Là-haut, tout là-haut

Aux rivages mouvants

Froissés par Tramontane

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Humeur chagrine

Teintée amertume

Lorsque feule et gronde

L’orage aux mots sanglants

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Humeur fantasque

Crépitant or et flammes

A l’orée d’une nuit

Castagnettes et tango.

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MMR  ( tous droits réservés)

Un très grand merci à toutes et à tous pour vos commentaires qui font chaud au cœur.  J’y répondrai peu à peu.

Bien amicalement

 

5 mars 2023

Il était une fois…

Filed under: l'herbier de poésie — Étiquettes : , , , , , , , , , , , , — Martine @ 4 h 20 min

Pour l’herbier de poésies, ICI , Adamante nous propose d’écrire sur une de ses œuvres figurant dans son recueil « Le faiseur d’accueil, et autres contes » ICI

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Il était une fois… c’est ainsi, en général,  que grand-mère commence son récit.  Elle en a plein son sac à souvenirs.  Invariablement , assis bien sagement autour d’elle, nous attendons cette introduction riche de promesses.

– Il était une fois une jeune fille, assise sur le siège en pierre de la plus monumentale cheminée que vous ne verrez jamais.

– Elle était grande comment cette cheminée, dis, Mamie?

– Grande comme… comme une énooorme bouche d’ogre!  Pensez! On pouvait y déposer un tronc d’arbre entier!

– oooooh!

– Ah, c’est vrai que j’ai oublié de vous préciser que la jeune fille habitait un château.  Je continue.  Voyons, où en étais-je? Ah oui! La jeune demoiselle assise près du feu était transie de froid, certes, mais aussi d’inquiétude… Son père, son frère ainé, ainsi que tous les chevaliers n’étaient toujours pas rentrés de leur expédition punitive. La nuit était tombée. Les plaintes du vent descendaient du conduit de fumée comme pour mieux glacer son âme.  Tourmentée, la pauvrette, l’esprit absent,  fixait les flammes vives. Celles-ci  dansaient de joie soudainement ravivées par le souffle  d’Éole rugissant tout là-haut. Elles montaient, s’étiraient léchant le contre-cœur*. L’étrange chorégraphie s’éloignait, revenait, puis s’écartait à nouveau  abandonnant à chaque fois toujours plus d’escarbilles. Éléonore finit par remarquer l’étrange manège du feu. Les étincelles demeuraient fixées, de plus en plus nombreuses. Quelle diablerie était-ce là?  Inconsciemment, elle se penchait en avant fascinée par le phénomène. Peu à peu, un visage  incandescent  apparut. Son expression était d’une tristesse infinie. Homme ou femme? Éléonore aurait été bien en peine de le dire. Soudain! Vociférations, rires et martellement martial d’un groupe d’hommes. Enfin! Les voici de retour! La jeune fille,  heureusement distraite,  se tourna vers l’entrée de la  vaste salle. Son père était là, puissant et rassurant avec sans doute un récit de bataille à conter. Mais, cette fois, elle aussi avait quelque chose à raconter, à montrer, se dit-elle  en jetant un coup d’œil à la plaque de la cheminée. Effarée et déçue, elle découvrit que l’étrange portrait avait disparu.

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A la chandelle-

L’auditoire sous le charme

Ronflements du chien

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MMR ( tous droits réservés)

* Contre-cœur: il s’agit de la plaque en fonte protégeant le mur du fond de l’âtre

Merci pour  vos commentaires ici et hors blog.  Je suis heureuse que vous aimiez ce mini conte. Mais, gardez à l’esprit que ma plume est convalescente. Ce qui explique  en partie la brièveté de mon texte.

🙂

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