
Chien sans laisse
Sur la laisse
De mer

Chien peu sage
Sur la plage
D’Arès

Chien joueur
Sur l’humeur
De l’eau
.
MMR ( tous droits réservés)
je vous remercie pour toutes vos visites ainsi que vos commentaires très appréciés et qui font vivre ce blog
🙂

Chien sans laisse
Sur la laisse
De mer

Chien peu sage
Sur la plage
D’Arès

Chien joueur
Sur l’humeur
De l’eau
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Les jours succèdent aux jours… Les saisons toujours emmêlées… Certains matins frileux se réchauffent aux nuances mandarine de Phébus ragaillardi. Les petits habitants du jardin reprennent possession des lieux.

Lever de rideau-
Sifflets et remue-ménage
Deux merles jouent du bec

La brume du vent marin se sublime insensiblement. Explosion silencieuse! Un prunier lâche ses pétales sous la course excitée des merles. « Pin! Pin! » L’un d’eux, sans doute un célibataire endurci, salut le retour du soleil. Affamés, les premiers oiseaux viennent chiper quelques graines à la mangeoire.

Saint Valentin-
L’amour toque à la fenêtre
Des mésanges bleues

Un piéride survole le jardin en ligne droite. Où donc va-t-il ainsi, aussi pressé qu’un citron? Romarin et laurier tin, mimosas, pâquerettes, pissenlits, violettes blanches et violettes, crocus, narcisses… sont courtisés par maintes trompes gourmandes. Quelques syrphes* font doucement du sur place. Les premières abeilles sauvages filent à droite ou à gauche. Une osmie bicolore semble très intéressée par les « appartements » de l’hôtel à insectes.

22 février-
Les jacinthes carillonnent
Vive le printemps!
MMR ( tous droits réservés)
*syrphe: une mouche très utile au jardinier. Elle butine les fleurs et ses larves adorent les pucerons.
Le temps se vaporise
A l’or brûlant de Phébus.
Jadis et aujourd’hui
S’entrelacent, lascifs,
Sur le seuil érodé
D’une vieille bâtisse.
Ses murs blondis au feu
Des années affairées
Gardent l’irrévélé,
Un mariage poilu.
Dès que la nuit étend
Son énigme obscure
Une paire de loirs
Part écumer les ombres.
Sur le pont de la treille
Leur course ralentit
Volant quelques grains
Aux raisins rebondis.
Le fouet de leur famine
Galvanisant leur quête
Le couple cavale
Vers promesse de pommes.
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Pour l’Herbier, Adamante, ICI, nous propose d’écrire sur cette peinture, de préférence en haïbun:
Francis Bacon, Étude de taureau, 1991, huile, peinture en aérosol et poussière sur toile, 198 x 147 cm, collection particulière © The Estate of Francis Bacon / All rights reserved / ADAGP, Paris and DACS, London 2019

L’air immobile et poisseux pèse de tout son poids sur la prairie somnolente. Au loin, un tracteur poussif halète de fatigue. Sous l’ombre chiche du grand pin quelques vaches ruminent paisiblement.
Soleil crépitant-
A l’heure de la sieste
Fourmis au travail
Son museau tendu vers le ciel, un petit veau suit des yeux avec envie le ballet joyeux des martinets. Il s’ennuie et rêve de courses , de bruit, de vie trépidante.
Feu solaire-
Rodéo des mouches
Celui d’un petit veau
Il a laissé trainer ses oreilles et surpris les confidences de sa grand-mère un soir où elle le croyait endormi. Elle racontait les exploits d’un sien cousin, taureau de combat. Une vedette en son temps triomphant dans les grandes arènes d’Espagne. Ah comme ce devait être excitant toute cette gloire! Dommage qu’il se soit endormi avant la fin de l’histoire.
L’enfance naïve
Joue aux papillons
O temps suspend ton vol
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Le petit veau s’amuse à courir parmi les herbes folles dérangeant avec joie de jolis papillons. J’ai fait de même lorsque j’étais petite. Ces insectes, que l’on pourrait comparer à des fleurs volantes, m’émerveillent à chaque retour du printemps.

Joli mois de mai-
Sur le sucre des Lychnis
Un citron acide
Ce jour là, le temps était menaçant. Tandis que j’observais un grand silène se gorgeant du nectar des lavandes, une abeille sauvage se mit à lui tourner autour. Il s’agissait d’un anthidium mâle jaloux, très possessif. Pas question de s’approcher de ses femelles. Il le harcela puis finalement renonça. Ce papillon était décidément trop calme et indifférent..




Scabieuses, lavandes…
Parmi toutes les fleurs
Celles des papillons

La valériane, accueillante , offrait la quiétude de son ombre à un satyre affamé. Cette plante très mellifère a beaucoup de succès auprès des insectes.
Midi –
Au banquet du jour
Ma faim et celle des papillons
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Mes petits héros dans l’ordre d’apparition de haut en bas, et de gauche à droite:
1- le citron: Gonepteryx rhamni
2- le silène: Brintesia circe en compagnie de l’abeille sauvage: anthidium
3- Le Demi-deuil: Melanargia galathea
4- La Belle dame: Cynthia cardui
5- Le brun des pélargoniums: Cacyreus marshalli
6- L’azuré commun ou de la bugrane: Polyommatus icarus ( si je ne fais pas erreur, sinon détrompez-moi svp)
7- Le satyre ( Lasiommata megera) le mâle se nomme Satyre et la femelle Mégère.
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La mésange a poussé
Son joli cri du nid
Sur le tapis verni
De l’automne brûlé.
Mais quelle saison dis-moi!
Mes fraisiers refleurissent
Limaces et escargots
S’empressent avec délice
Sur mes fraises au berceau.
Mais quelle saison dis-moi!
Le printemps en hiver
Et l’été en automne
Tous leurs pas à l’envers
Sous un ciel qui bougonne
Mais quelle saison dis-moi!
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BLOG EN PAUSE
Excusez-moi pour la confusion avec le titre de mon envoi. Je ne parle pas de lavandes bien sûr mais de nos saisons chamboulées. En ce jour, mes deux cosmos blancs et roses sont encore en fleurs. C’est fou!

Au jardin, certains oiseaux ont été vus une fois, il y a longtemps: la mésange nonette sur mon chèvrefeuille, le troglodyte mignon le long du mur à l’ombre de la haie de cyprès qui a été abattue depuis . Après, plus de troglodyte. Au pied du prunier, un jour un gros-bec se régala de noyaux . Puis, le pauvre arbre est mort victime d’un champignon. Depuis, plus de gros bec. Une seule fois également, une perruche à collier entre l’étendoir et l’olivier. Effrayée, elle s’est envolée en poussant un assourdissant kék! kék! kék!
Mais beaucoup d’autres boules de plumes viennent régulièrement.
De gauche à droite: le rouge-gorge; la fauvette à tête noire: madame coiffée de roux et monsieur de noir



Le rouge-queue noir: la femelle et le mâle peut-être? 


La fauvette mélanocéphale que je trouve très bavarde. Elle se distingue de sa cousine par un contour de l’œil rouge vif. Elle apprécie la discrétion des feuillages denses.

Costumées de sombre, très classes: les pies. Bavardes? Oh oui! Je me souviens d’un jour où un raffut monumental m’avait attirée dehors: 17 pies sur le toit du voisin et dans son cerisier: un congrès certainement très important. Les échanges étaient vifs et soutenus. D’ailleurs ce trait de leur personnalité m’a inspirée l’introduction à « Paroles de jardin ». Merle et merlette sont là toute l’année. L’espace leur appartient dès la nuit tombée. Monsieur râle si nous sortons trop tôt le matin ou trop tard le soir.



Aperçu épisodiquement, un tout petit oiseau, très discret et si rapide! Il ne tient pas en place. D’où son nom je pense: le pouillot véloce

Résidant permanent: l’étourneau sansonnet. Un chanteur merveilleux doublé d’un don d’imitateur extraordinaire: sifflets, trilles empruntées au merle, grincement du portail, claquements de bec, miaulements, et j’en oublie. La tourterelle est plus monotone mais si jolie. Le verdier rivalise lui aussi de vocalises.



Dès l’installation de la mangeoire, le spectacle fût et demeure merveilleux. Mésanges bleues, mésanges charbonnières et chardonnerets élégants se partagent ou se disputent âprement le menu. Tout dépend de l’humeur du moment. Ils feront l’objet d’un autre billet.



Les martinets noirs. Ah, quel bonheur lorsqu’ils reviennent nous enchanter de leurs cris, vrilles et piqués à couper le souffle. Des petits plaisantins qui aiment nous frôler la tête. Quels acrobates! Hélas, comme les hirondelles, il y en a de moins en moins.

Dans le coin, mais qui boudent le jardin depuis deux ans. Peut-être n’apprécient-ils pas nos aménagements devant le garage ? Ils venaient picorer les graines d’herbes basses. je veux parler du pinçon. Par contre, un couple de palombes vient dès les beaux jours nicher à côté. Ce qui me vaut la joie de les admirer choisissant avec soin herbes et brindilles. Début juillet les huppes fasciées font raisonner leur « Peup! Peup! Peup! Magnifique oiseau mais qui a la mauvaise idée à chaque fois de se poser sur les antennes tv ou sous un angle impossible.



Quel n’a pas été mon étonnement d’apprendre que le moineau était lui aussi une espèce menacée. Au printemps, ce petit débrouillard que l’on voit partout s’égosille au bord du toit de ma voisine… mais ça, c’est avant la venue des martinets noirs. Car après, il l’a ramène moins. Les deux espèces squattant le même bord de toit. L’hiver, mâles et femelles moineaux domestiques se régalent des boules de graisses que nous suspendons. Cette année, j’ai décidé de faire fondre du saindoux et d’y mêler de petites graines. Ce sera certainement meilleur pour leur santé.

Pour terminer, je vous présente un oiseau que je n’ai vu qu’une fois. Et vraiment par hasard. Il s’agit de la linote mélodieuse. Quel beau chant que le sien!

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MMR ( tous droits réservés)
Merci pour tous vos commentaires . Ces échanges sont d’une richesse qui fait très plaisir.
Depuis cette publication, un pinçon femelle ainsi que deux verdiers sont venus.
Une abeille d’une taille au dessus de la moyenne, noire avec des reflets bleutés. C’était la première fois que je la remarquais. Après recherche, et l’aide de Pierre-Jean, ICI, il s’est avéré que c’était une petite xylocopine. Peut-être Ceratina cyanea., Ceratine bleutée. Elle est de la même famille que la grosse xylocope , une habituée de mon jardin.


Vous pouvez constater la différence de taille entre ces deux abeilles.
Dans un genre complètement différent, une odonate d’un beau jaune d’or. Je ne l’ai pas identifiée

Une autre charmante inconnue. Peut-être un agrion?

Une succulente gourmandise de 480 grammes: tomate type cœur de bœuf!

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Et puis! Et puis, dame Chance m’a fait ce cadeau. Une cigale nouvelle née en train de se sécher au soleil de juillet

Saviez-vous que les papillons étaient sportifs? Et bien, voir ci-dessous la preuve en image: Celui-ci, visiblement, est un adepte du surf.

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MMR
Sur le miroir d’une rêverie océane, la brise marine joue avec l’image d’une bicoque. Les lignes tremblotent, ondulent et s’évadent, indolentes, vers une autre réalité.
Dame Cane flâne…
Elle dérive au filigrane d’une abstraction. La cabane s’est métamorphosée en château mouvant, clapotant, intrigant.
Dame Cane se pavane, courtisane…
Comment séduire le génie des lieux? Comment entrouvrir l’huis des arcanes argent et havane? Comment savoir ce qui se cache là? Autant de questions qui planent, nuage diaphane, sur la coiffe de l’oiseau.
Dame Cane chicane …
Elle ruse, se faufile, sautant du coq à l’âne, entre les lianes serpentines du dessin scintillant. Ce que cane veut n’est-ce pas est un dû accordé sans délai.
Dame Cane se pavane…
La cleptomane a gagné. Elle pénètre la chimère et, mélomane, use de son bel organe. Victorieuse,voyez comme elle cancane, cancane, à s’en user le gosier!
Coin! coin! coin!coin!

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Parfois, il nous arrive d’avoir des visites inhabituelles à la maison. Oiseaux , papillons… et abeilles.

Ce matin là, je remarquai une petite abeille sauvage au pied de la porte-fenêtre: une anthidie J’allai vite chercher mon appareil photo pour en garder le souvenir. Un ou deux clics et je remis l’APN à sa place. A mon retour, plus d’abeille. Mon mari m’appela et me la montra, pas loin de lui, au bord du tapis. « Vite, me dit-il , elle n’a pas l’air bien ta copine! » Effectivement, elle semblait amorphe. En si peu de temps? C’est fou. Sans doute le stress? Alors, je glissai un bout de papier sous elle et l’amenai dehors. Où la poser? Face à moi, dans le carré potager 1 pousse un énorme basilic en fleurs. Alors, délicatement, je déposai la pauvrette sur une des fleurs. J’eus la surprise et la joie de la voir enfiler la tête dans son hanap neigeux pour en pomper le nectar. Puis elle passa à une seconde fleur, puis une troisième, pour finalement s’envoler vers d’autres aventures La petite bête me sembla tirée d’affaire.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là.
Un peu plus tard, elle revint, puis de nouveau dans l’après-midi. J’ai oublié de préciser, qu’avant ce jour, jamais ces abeilles n’allaient butiner les fleurs du basilic. Ma petite anthidie semblait apprécier cette nouvelle saveur. Ensuite une de ses sœurs suivit son exemple. Et bien sûr, le mâle ne tarda pas à remarquer le manège de ses femelles. Maintenant que la lavande est fanée, tout ce petit monde se délecte du basilic.
J’ai appris quelque chose à une abeille sauvage.
Pour l’Herbier de poésies, Adamante, ICI , nous propose d’écrire sur cet arbre remarquable:
Le ciel est gris. 
Le printemps tarde à venir. Pas un bruit dans les cimes, sous les branches. Où sont donc passés les oiseaux?
Sur le gazon tendre-
Chat, queue interrogative
La faim pour compagne
Le vieux sage pense et pense encore. D’ailleurs il passe son temps à ça. Que faire d’autre lorsque l’on est arbre? Et vieux, si vieux que sa mémoire se dilue dans la course des nuages et du vent.
Parfum menthe fraîche-
Le vol d’un bourdon errant
Meuble le silence
L’ancêtre en a tant vu qu’il en aurait des histoires à raconter. Mais qui passe encore dans ce coin reculé du parc, mis à part le jardinier? Le platane tend ses bras comme pour serrer une main amie. Son tronc se penche à l’écoute d’une musique intérieure connue de lui seul. Ses racines enjambent la barrière délimitant la pelouse.
Le temps d’un soupir
Et le rêve s’envole
Au pays des légendes.
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« Où sont donc passés les oiseaux? » Ce n’est pas compliqué. Ils sont dans mon jardin!
Monsieur Mésange est amoureux. Il va et vient aux quatre coins. Chenilles et pucerons, araignées et limaçons n’ont qu’à bien se tenir. Monsieur Mésange fait le ménage pour nourrir sa dulcinée..

Depuis que nous avons cessé d’approvisionner la mangeoire, nous pensions que les chardonnerets iraient voir ailleurs si la table est meilleure. Mais pas du tout. Ils sont encore dans le secteur à se nourrir de graines de fleurs.

Au bord du toit, L’étourneau sansonnet met les bouchées doubles pour nourrir sa nichée. Il s’octroie parfois une pause pour chanter comme un pinson ou imiter un klaxon. Ses trilles et cliquetis, ses gazouillis et grincements claironnent à tout le pays « Je suis là!. Admirez ma belle voix, la richesse de mon répertoire! »

Indifférent à ses vocalises, Monsieur Merle, quant à lui, a pour priorité de se faire respecter. Sur son territoire, pas question qu’un autre vienne conter fleurette à sa jolie merlette. Coups de griffes et coups de bec sont distribués avec vigueur. Malheur à l’imprudent qui s’en prend plein « les dents »!

Tandis que tout le monde s’agite, Monsieur Verdier, au sommet de son cyprès, chante à s’en brûler le gosier. Il déroule chaque note sur la page du Printemps comme si celui-ci était permanent. Silhouette jaune anis, ce soliste inspire le poète griffonnant fiévreusement un conte de plumes et d’amourettes…
MMR ( tous droits réservés)
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