Les voyages immobiles… … de Martine Madelaine-Richard

18 novembre 2011

A l’écoute des sons

Suite du thème de vendredi dernier pour  » le coucou du haïku », ici, de Alice et mamylilou.

D’un sentier à l’autre ou à l’écoute des sons…

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Lenteur lumineuse-

Moelleux tapis feuilles mortes

Deux pigeons roucoulent

Sur le calme de l’automne

Remous et froissements d’ailes

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D’un sentier à l’autre, souvenez-vous,  j’étais en haut de la dune, après une belle grimpette, à admirer l’océan…

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Sentier dans les dunes-

Le vent froisse les oyats

Bruissement soyeux

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La montée avait été plus longue que prévue. Craignant que mon cher et tendre ne s’inquiète, je décide de rebrousser chemin après un petit coucou à l’océan.

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Piste sable blond-

Les grains roulent sous mes pas

Froissis* satinés

La mouette ignore l’automne

Son rire emplit le ciel

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Le retour est d’une facilité qui m’encourage aux pauses: pour écouter, deviner où se cache le mystérieux, le facétieux  qui me nargue depuis quelques mètres. Cri-cri-cri lorsque je marche , cessant à mon approche… Soudain je l’aperçois petite chose bruyante. Longues antennes? Ce doit être une sauterelle se croyant encore en été! A-t-il attiré l’oiseau?

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Au soleil dunaire-

Boule de plumes sur son perchoir

Trille perce-lumière

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Me voici de nouveau sous le couvert des frondaisons bleu-nuit des pins maritimes. Leurs aiguilles se mêlent au sable, leurs graines aussi.  Manne tombée du ciel grâce à l’étourderie ou la maladresse d’un éclair roux.

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Roi en son royaume-

L’écureuil couleur d’automne

Griffe le silence

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MMR ( tous droits réservés)

* Froissis: bruits de choses froissées

1 juin 2011

Soupirs…

Filed under: Océan et Bassin d'Arcachon,Poèmes — Étiquettes : , — Martine @ 9 h 08 min

Ce matin j’entends le vent…

Le vent virevoltant et grondant, messager du chant d’Océan,

Là-bas…. tout là-bas

Sur la plage aux varechs,

Aux nacres scintillantes de sel,

De cet iodé outremer auréolé du mystère

Où sautent les dauphins…

Ce matin j’entends le vent…

Jouer dans les pins  près du jardin,

Jonglant avec la plume de la douce tourterelle.

Une plume cousine d’une autre,

Celle qui roucoule dans la pinède

Son ode à la vie estivale,

Aux craquements des aiguilles sous les pas,

Au sucré aigrelet de l’arbouse,

Au bleuté d’une mûre ensoleillée.

Ce matin j’entends le vent…

Se rire de mon envie,

De mon besoin,

De cette faim

A  laisser traîner mes pieds dans la blondeur du sable,

A taquiner et converser avec les écureuils…

Ce matin j’entends le vent….

Mon esprit se réinvente,

Agite ses grandes ailes à la blancheur goéland,

Remonte les transparences ocellées de nuages

Vers là-bas… tout là-bas…

L’ailleurs où claquent les vagues,

La course des voiles,

Où frissonne l’argenté vers l’inconnu insaisissable….

MMR ( tous droits réservés)

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