Les voyages immobiles… … de Martine Madelaine-Richard

30 août 2015

Le matin, l’eau…

Filed under: Les Passeurs de mots,Océan et Bassin d'Arcachon — Étiquettes : , , , , , — Martine @ 5 h 17 min

Pour les Passeurs de mots ICI… Un thème personnel IMG_0578_v1

Petit matin calme

L’eau

Humeur badine

Aussi douce que l’enfançon tétant sa mère

La vague glisse entre deux songes

Câline

Presque distraite.

IMG_2416_v1Matin secret

Masque de bronze

L’Onde clapote

Pianote l’airain

Ce Passé conquérant

Où voguent les vikings.

Matin  entre deuxIMG_2254_v1

Hésitations

Silence saveur pluvieuse

Tous les bleus se confondent

Ceux de l’âme meurtrie

Nagent, s’unissent  à ceux de la mer éternelle.

Matin fantasqueIMG_0648_v1

Extravagance

Acidité agrume

Envie Irresistible

Danser

Tanguer au rythme de l’océan

Matin bourrasqueIMG_2396_v1

Allégorie mercure

Remous et tourbillons

Fracassent l’argenté

De leur flegme envolé.

Matin fruitéIMG_2704_v1

Ondulations framboise

Gazes groseille

Satin vineux

Magie du clair-obscur transmuant les flots

En sirop velouté

Ou marasquin troublant

Que boit à plein traits le flâneur matinal.

IMG_2384_v1Matin effervescent

Vêtue de plaisir

Sirène plonge et joue

Au roulé émeraude

De la lame estivale…

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MMR ( tous droits réservés)

Cliquez sur les photos pour agrandir svp, merci

Merci pour tous vos commentaires que je reçois avec un immense plaisir. De nouveau très prise par mes activités, j’y répondrai plus tard.

😉

 

 

 

20 février 2015

Vendredi japonisé

Filed under: mini poèmes, Haïkus, tanka, haïbuns... — Étiquettes : , , , , , — Martine @ 6 h 54 min

Plaisir de jouer sur les mots des autres

Sur ceux d’Alice, ICIIMG_1088_v1

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Sur l’étang miroir

l’écho d’une corneille

brise l’arbre givré

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Sur ceux de Brunô, ICI

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Matin hivernal-
Se réchauffer au soleil
d’une crêpeIMG_4952_v1

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Chez Lenaïg,  ICI

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Pour la St Valentin

Quelle fête

d’éternuements

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MMR

 

7 avril 2013

Quelques traces…

Mardi, pour la centième de son magazine, le thème de la communauté de Hauteclaire était « traces de vie » sur une proposition de Christiane. Voici ma tardive participation: svp, cliquez sur les photos pour agrandir, merci

Quelles traces chercher? Avec toute cette pluie, cette grisaille  qui s’éternise, je n’ai qu’une envie, celle de la chaleur de l’été, des pieds s’enfouissant dans le sable brûlant,  des rêveries le nez tourné vers un azur démesuré…

Ah! le doux temps des vacances…

IMG_8520_v1Comme à mon habitude, première levée, fermant doucement la porte, je file sur la pointe des pieds humant les parfums du petit matin.

La première debout? Pas vraiment si j’en juge par ces traînées de vapeur dans le ciel. Dès 7heures, le ballet aérien commence. Les avions emportent les désirs, les envies, les besoins des autres vers l’inconnu auréolé d’aurore…

Les premiers rayons caressent la soie émouvante IMG_2626_v1 du Bassin et… deux séries d’empreintes.

  Pêcheurs?

Sportifs?

Simples contemplatifs avides d’un brin de solitude? IMG_1208_v1

Dame mouette  reste sereine.  Elle promène un regard acéré sur des vestiges de vie, ces tortillons que forment les vers de sable. La marée descendante les  voit pousser par millions.

Ses copines, un peu plus loin, se disputent, poinçonnent cette paix marine de leurs rires excités. Empreintes invisibles mais si présentes.

Flânerie IMG_7902_v1lénifiante où l’esprit lâche prise. Un rien nourrit l’imaginaire. Mon cheminement signe lui aussi la plage, contourne celui d’un oiseau. Devinette à laquelle je ne me suis pas répondu. A qui appartient cette empreinte? Elle ne me semble pas palmée comme celle des mouettes et goélands. Peut-être celle d’une aigrette garzette? Elles aiment cette heure vide de l’humain trouble-fête.

Retour tranquille vers la pinède, vers un petit déjeuner que mon estomac, indifférent à cette belle poésie iodée, appelle à grands renforts d’indignation IMG_1247_v1.

Un dernier signe de vie en travers de mon chemin: cette pigne rongée par mon copain l’écureuil. Je vais de ce pas, à son exemple, déguster quelques douceurs. 🙂

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MMR ( tous droits réservés)

 

 

5 février 2012

Matin frileux

Filed under: Promenades ici et ailleurs... — Étiquettes : , , , , , , , , , , , , , , , — Martine @ 10 h 38 min

Ce matin….

Rien…

Le silence…

La tramontane a enfin cessé de rugir. Lorsque j’ai aperçu le ciel par le fenestrou de la cage d’escalier, aaaaahhh 🙂 le lever était intéressant.

La nuit entrouvrait ses voiles sous la pression du jour.

– 7°.

A glagla! Emmitouflée jusqu’au ras des yeux me voici frémissante à attendre les trois coups.

Phébus n’est pas pressé.Mes doigts commencent un peu à protester.

La solitude? Oui, là, elle est la bienvenue, désirée, réclamée. Je râle intérieurement si une voiture passe. Non!Non! Martine est au spectacle , prête pour le cliché du siècle. On diffère sa sortie s’il vous plaît! On respecte son rendez-vous favori…

Fichtre, ce qu’il fait froid!

Quelques pas impatients vers ce grand pin à gauche pour échapper à l’éclat d’un réverbère. L’herbe crisse sous mes chaussons ( et oui, la hâte,  la crainte de rater le début de la représentation me font risquer la « mort »  🙂 )

Raffut au dessus de ma tête! Envol fracassant de tourterelles dérangées par l’importune . J’ai manqué un battement de cœur sur le coup.Mais j’oublie vite car les premières mesures d’une symphonie wagnérienne résonnent assourdies.

Les yeux écarquillés, ces instants se gravent comme au burin dans un coin de mémoire. Comparaisons, images, symboles se bousculent face à cette féérie.

J’aimerais pouvoir inventer des mots nouveaux pour décrire cette merveille. Les nuages virent lentement ( en apparence) d’un noir velouté vers des tons bleu-marine striés de fumée parme…. Puis le feu embrase les volutes qui se tordent, s’enroulent, tressent l’incroyable chevelure de l’aurore.

Il est 7h58. Deux automobilistes ont à peine gêné ma concentration. Car l’onglée n’est pas loin. Mon corps est bien au chaud . Par contre pour manier ce nouvel appareil, beaucoup plus petit que le précédent, impossible d’avoir des gants. Le bouton est petit et très sensible. Du doigté! Car il n’est pas question de gâcher ces instantanés.

Les draperies se meuvent, ondoient. Me voici face à un fleuve de lave en fusion.

C’est grand! C’est magique! Quelle émotion!

Jamais assouvie,

Jamais rassasiée,

J’ai faim de cette beauté,

De cette splendeur qui me transporte dans une autre dimension. Ce torrent incandescent envahit tout l’horizon. Vagues après vagues le voici au dessus de ma petite insignifiance. Le lève-tard dominical passe à côté de quelque chose de grandiose.

Mon regard s’embue, se brouille. Décidément, il est temps de rentrer. Les couleurs virent petit à petit vers un beige rosé, puis jaunâtre secoué d’un soubresaut ardent. Ultime offrande captivante avant de se noyer dans un gris assorti à celui des tourterelles effarouchées.

Mon nez est insensible,

Mes menottes s’engourdissent,

Mon estomac crie famine,

Les couleurs ternissent,

Retour au bercail dare-dare..

Avant de m’engouffrer dans la chaude protection de la maison, dernier coup d’œil en arrière.

Le snack est ouvert. Chip! chip!chip! Bonjour mésange!

MMR ( tous droits réservés)

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