Les voyages immobiles… … de Martine Madelaine-Richard

4 septembre 2020

Un criquet mystifié

Filed under: animaux, insectes... — Étiquettes : , , , , , — Martine @ 20 h 50 min

Le jour s’efface face à la nuit serpentine et doucereuse. Que cache-t-elle entre les plis de ses voiles rose thé; de sa cape gris souris soutaché de ténèbres ? Les martinets excités offrent un spectacle prodigieux de figures inédites. A son coucher, Phébus, créateur inspiré, joue lui aussi  sur les joues rebondies des nuages.  Ses jets de peinture bronze, violine, orange le disputent au bleu nuit de la Brune*.  L’heure théâtrale émet une vibration sourde et insolite  que percent gaiement les voltigeurs ailés.

Tel un romain de haut rang, ( un comble pour un criquet égyptien) Criquet dîne, étalé de tout son long sur son canapé. Cette couche shiso** est moelleuse, délicieusement parfumée. Quelle succulence! Criquet prend son temps, déguste, flegmatique, détaché de tout ce qui se passe autour de lui. Pourtant, ce jeune orthoptère devrait être plus attentif. L’appétissante couleur pourpre de sa salade cristallise des reflets bleu électrique.  Son costume vert fluo, si pimpant, pétille soudainement d’étincelles dorées, fuchsia, turquoise. Quelle dérision pour un insecte de sa caste! Imaginez! Comment séduire une jolie demoiselle criquet déguisée de la sorte?

L’insecte est complètement déconcerté. Que lui arrive-t’il? Peut-être a-t’il trop  abusé de cette plante qu’il découvre pour la première fois. Ses senteurs de basilic, cannelle et mélisse lui auront troublé la vision. Criquet contemple étonné la feuille à peine grignotée entre ses griffes. Celle-ci  semble moins bizarre qu’il y a une minute. Plus rouge que bleue. Ses pattes aussi retrouvent leur belle teinte de gazon printanier.  Aaaah!  Quel soulagement! Criquet reprend gaillardement son repas interrompu par l’étrange et le mystérieux. A l’horizon, ravi de sa farce, Phébus plonge et disparaît dans la nuit de juillet.

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MMR ( tous droits réservés)

*Brune: autre nom de la nuit

**shiso ou persil japonais: plus d’infos  ICI   ;  des recettes  ICI

7 juin 2020

La famille mésange bleue

Filed under: animaux, insectes... — Étiquettes : , , , — Martine @ 4 h 27 min

Ce matin là, le ciel est d’un bel émail éclatant. Les trilles du merle s’envolent à la rencontre du nouveau jour. Abeilles et insectes divers s’activent aux quatre coins du jardin. Tout semble se passer comme à l’accoutumée. Et pourtant, mon intuition me dit que c’est le jour J. Les jeunes mésanges bleues sont sur le point de sortir du nichoir.  Mon mari est prévenu. Cette année, pas question que je rate cet évènement.  Postée  dans l’ombre de l’arbousier,  l’APN à la main, je suis le va et vient des parents nourrissant leurs petits.

 

 

 

 

 

 

 

 

Les jeunes voix aigües sont fermes, excitées, exigeantes.  Papa et Maman, décidément très méritants,  font la navette entre les  arbustes des alentours et leur bruyante descendance.  Ils enlèvent également consciencieusement les « couches culottes ».

Puis, j’aperçois une tache claire à la porte du nichoir. Ce n’est qu’une silhouette timide et prudente  dans l’ombre.  Elle apparaît, disparaît. Est-ce toujours le même jeune? Ou bien  est-ce la loi du  « hôte-toi de là que je m’y mette! » Peu à peu,  le plus hardi passe la tête. De leur côté, il me semble que les parents espacent les nourrissages. Perchés dans l’olivier, face au nichoir, ils appellent les petits. Que d’atermoiements , d’hésitations jusqu’à l’instant tant attendu où le premier prend son envol.

Une seconde petite frimousse se présente aussitôt.  Timoré,  l’oiselet  prend son temps; finit par vaincre sa peur  et rejoint son ainé.  Quelques minutes s’écoulent lentement.  A l’extérieur  la famille appelle à grands cris les retardataires. Un des parents  finit par  retourner au nid pour accélérer le mouvement.

Un troisième jeune, bridant son appréhension, quitte l’abri sécurisé, se pose brièvement sur la pergola en poussant un cri vainqueur.

Fébrile, je mitraille, surveille la batterie qui semble donner des signes de fatigue. Et zut! Je cours chercher le vieil APN. Au retour, le concert d’appels continue. Ouf!  je n’ai pas manqué la fin de l’histoire.  Un des parents va chercher le cadet , décidément, très peureux. Les minutes s’étirent, interminables avant le grand saut.

Toute la famille  est éparpillée dans les branches au dessus de ma tête.  On fait toilette. On se remet de ses émotions. Papa et maman chassent et nourrissent. Cet instant mémorable aura duré presque deux heures.

Chaque jour je les écoute et les observe de temps en temps  dans l’olivier, les arbousiers, le cerisier de ma voisine ou le vieux cyprès de l’autre côté de la rue.

 

. Ce couple de mésanges bleues nous a tenu compagnie depuis novembre en venant se nourrir à la mangeoire avec les autres oiseaux. En février, première inspection au nichoir. Vidé, nettoyé, désinfecté, celui-ci était prêt à recevoir une nouvelle couvée. Et il fût adopté sans problème. Quel bonheur que d’observer ces beautés de la nature.

MMR ( tous droits réservés)

19 avril 2020

Avril! Vous avez dit avril?

Filed under: animaux, insectes...,au Jardin: fleurs, arbres... — Étiquettes : , , , , , , , , , — Martine @ 3 h 09 min

Avril à l’humeur changeante

Déambulations

Cheminement méditatif

Le regard vague

Flottant et léger

Se réchauffe à l’or des euryops

Se coule au secret d’un iris ténébreux

S’arrête

Curieux

Près du cétoine doré

Occupé à brouter la neigeuse spirée.

La flânerie reprend,  langoureuse, charmée par  les trilles d’un merle inspiré.

L’air saturé de parfums enveloppe

Caresse,

Étourdit délicieusement.

Œillets mignardises

Pois de senteur

Tabacs et jasmin

Coronille et lilas

Maintes fragrances ensorcelantes

Racontent

Volubiles

Les amours mésanges

Verdiers et sansonnets

Moineaux et chardonnerets

La quête pollen de l’abeille dévouée

La séduction rustique de Punaise pour sa belle.

Tandis que sur sa souche, Zard , lézard des murailles, la faim au ventre, guette , avide, l’étourderie mouche ou chenille.

Fièvre vernale à l’enclos du jardin

Où le pas nonchalant

Erre

Détendu

Oublieux de la montre

De la folie des hommes.

Le cœur s’ouvre grand à Nature sereine.

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MMR ( tous droits réservés)

29 mars 2020

Histoires de chiens

Filed under: animaux, insectes...,Océan et Bassin d'Arcachon — Étiquettes : , , , , — Martine @ 7 h 01 min

Chien sans laisse

Sur la laisse

De mer

Chien peu sage

Sur la plage

D’Arès

Chien joueur

Sur l’humeur

De l’eau

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MMR ( tous droits réservés)

je vous remercie pour toutes vos visites  ainsi que vos commentaires très appréciés et qui font vivre ce blog

🙂

23 février 2020

Renouveau

Les jours succèdent aux jours… Les saisons toujours emmêlées…   Certains matins frileux se réchauffent aux nuances mandarine de Phébus ragaillardi.  Les petits habitants du jardin reprennent possession des lieux.

Lever de rideau-

Sifflets et remue-ménage

Deux merles jouent du bec

 

La brume  du vent marin se sublime insensiblement. Explosion silencieuse! Un prunier lâche ses pétales sous la course excitée des merles.  « Pin! Pin! » L’un d’eux, sans doute un célibataire endurci, salut le retour du soleil.   Affamés, les premiers oiseaux viennent  chiper quelques graines à la mangeoire.

Saint Valentin-

L’amour toque à la fenêtre

Des mésanges bleues

Un piéride survole le jardin en ligne droite.  Où donc va-t-il ainsi, aussi pressé qu’un citron?  Romarin et  laurier tin, mimosas, pâquerettes, pissenlits, violettes blanches et violettes, crocus, narcisses…  sont courtisés par maintes trompes gourmandes.  Quelques syrphes* font doucement du sur place. Les premières abeilles sauvages filent à droite ou à gauche. Une osmie bicolore semble très intéressée par les « appartements » de l’hôtel à insectes.

22 février-

Les jacinthes carillonnent

Vive le printemps!

 

MMR ( tous droits réservés)

*syrphe: une mouche très utile au jardinier. Elle butine les fleurs et ses larves adorent les pucerons.

9 février 2020

Les loirs

Filed under: animaux, insectes...,Poèmes — Étiquettes : , , , , — Martine @ 6 h 07 min

Le temps se vaporise

A l’or brûlant de Phébus.

 

Jadis et aujourd’hui

S’entrelacent, lascifs,

Sur le seuil érodé

D’une vieille bâtisse.

 

Ses murs blondis au feu

Des années affairées

Gardent l’irrévélé,

Un mariage poilu.

 

Dès que la nuit étend

Son énigme obscure

Une paire de loirs

Part écumer les ombres.

 

Sur le pont de la treille

Leur course ralentit

Volant quelques grains

Aux raisins rebondis.

 

Le fouet de leur famine

Galvanisant leur quête

Le couple cavale

Vers promesse de pommes.

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17 janvier 2020

Le petit veau

Pour l’Herbier, Adamante, ICI, nous propose d’écrire sur cette peinture, de préférence en haïbun:

Francis Bacon, Étude de taureau, 1991, huile, peinture en aérosol et poussière sur toile, 198 x 147 cm, collection particulière © The Estate of Francis Bacon / All rights reserved / ADAGP, Paris and DACS, London 2019

 

L’air immobile et poisseux pèse de tout son poids sur la prairie somnolente. Au loin, un tracteur poussif halète de fatigue.  Sous l’ombre chiche du grand pin quelques vaches ruminent paisiblement.

 

Soleil crépitant-

A l’heure de la sieste

Fourmis au travail

 

Son museau tendu vers le ciel, un petit veau suit des yeux avec envie le ballet joyeux des martinets.  Il s’ennuie et rêve de courses , de bruit, de vie trépidante.

 

Feu solaire-

Rodéo des mouches

Celui d’un petit veau

 

Il a laissé trainer ses oreilles et surpris les confidences de sa grand-mère un soir où elle le croyait endormi. Elle racontait les exploits d’un sien cousin, taureau de combat. Une vedette en son temps triomphant dans les grandes arènes d’Espagne. Ah comme ce devait être excitant toute cette gloire! Dommage qu’il se soit endormi avant la fin de l’histoire.

 

L’enfance naïve

Joue aux papillons

O temps suspend ton vol

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Le petit veau s’amuse à courir parmi les herbes folles dérangeant avec joie de jolis papillons. J’ai fait de même lorsque j’étais petite.  Ces insectes, que l’on pourrait comparer à des fleurs volantes,  m’émerveillent à chaque retour du printemps.

 

Joli mois de mai-

Sur le sucre des Lychnis

Un citron acide

Ce jour là, le temps était menaçant.  Tandis que j’observais un grand silène se gorgeant du nectar des lavandes, une abeille sauvage se mit à lui tourner autour. Il s’agissait d’un anthidium mâle jaloux, très possessif. Pas question de s’approcher de ses femelles. Il le harcela puis finalement renonça. Ce papillon était décidément trop calme et indifférent..

 

 

 

 

 

 

 

 

Scabieuses, lavandes…

Parmi toutes les fleurs

Celles des papillons

 

La valériane, accueillante , offrait la quiétude de son ombre à un satyre affamé.  Cette plante très mellifère a beaucoup de succès auprès des insectes.

Midi –

Au banquet du jour

Ma faim et celle  des papillons

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MMR ( tous droits réservés)

Mes petits héros dans  l’ordre d’apparition  de haut en bas, et de gauche à droite:

1- le citron: Gonepteryx rhamni

2- le silène: Brintesia circe en compagnie de l’abeille sauvage: anthidium

3- Le Demi-deuil: Melanargia galathea

4- La Belle dame: Cynthia cardui

5- Le brun des pélargoniums:  Cacyreus marshalli

6-  L’azuré commun ou de la bugrane: Polyommatus icarus ( si je ne fais pas erreur, sinon détrompez-moi svp)

7- Le satyre ( Lasiommata megera)  le mâle se nomme Satyre et la femelle Mégère.

22 décembre 2019

Mais quelle saison dis-moi!

Filed under: animaux, insectes...,Poèmes — Étiquettes : , , , , , — Martine @ 6 h 57 min

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La mésange a poussé

Son joli cri du nid

Sur le tapis verni

De l’automne brûlé.

 

Mais quelle saison dis-moi!

 

Mes fraisiers refleurissent

Limaces et escargots

S’empressent avec délice

Sur mes fraises au berceau.

 

Mais quelle saison dis-moi!

 

Le printemps en hiver

Et l’été en automne

Tous leurs pas à l’envers

Sous un ciel qui bougonne

 

Mais quelle saison dis-moi!

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MMR ( tous droits réservés)

BLOG EN PAUSE

Excusez-moi pour la confusion avec le titre de mon envoi. Je ne parle pas de lavandes bien sûr mais de nos saisons chamboulées. En ce jour, mes deux cosmos blancs et roses sont encore en fleurs.  C’est fou!

1 décembre 2019

Les oiseaux du jardin

Au jardin,  certains oiseaux ont été vus une fois, il y a longtemps: la mésange nonette sur mon chèvrefeuille, le troglodyte mignon le long du mur à l’ombre de la haie de cyprès qui a été abattue depuis .  Après, plus de troglodyte. Au pied du prunier, un jour un gros-bec se régala de noyaux . Puis, le pauvre arbre est mort victime d’un champignon. Depuis, plus de gros bec. Une seule fois également, une perruche à collier entre l’étendoir et l’olivier. Effrayée, elle s’est envolée en poussant un assourdissant kék! kék! kék!

Mais beaucoup d’autres boules de plumes viennent régulièrement.

De gauche à droite: le rouge-gorge; la fauvette à tête noire: madame coiffée de roux et monsieur de noir

 

 

 

 

 

 

 

 

Le rouge-queue noir:  la femelle et le mâle peut-être?

 

 

 

 

 

 

 

 

La fauvette mélanocéphale que je trouve très bavarde. Elle se distingue de sa cousine par un contour de l’œil rouge vif. Elle apprécie la discrétion des feuillages denses.

Costumées de sombre, très classes: les pies.  Bavardes? Oh oui! Je me souviens d’un jour où un raffut monumental m’avait attirée dehors: 17 pies sur le toit du voisin et dans son cerisier: un congrès certainement très important. Les échanges étaient vifs et soutenus. D’ailleurs ce trait de leur personnalité m’a inspirée l’introduction à « Paroles de jardin ». Merle et merlette sont là toute l’année. L’espace leur appartient dès la nuit tombée. Monsieur râle si nous sortons trop tôt le matin ou trop tard le soir.

 

 

 

 

 

 

 

 

Aperçu épisodiquement, un tout petit oiseau, très discret et si rapide!  Il ne tient pas en place. D’où son nom je pense: le pouillot véloce

Résidant permanent: l’étourneau sansonnet. Un chanteur merveilleux doublé d’un don d’imitateur extraordinaire: sifflets,  trilles empruntées au merle, grincement du portail, claquements de bec, miaulements, et j’en oublie.  La tourterelle est plus monotone mais si jolie. Le verdier rivalise lui aussi de vocalises.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dès l’installation de la mangeoire, le spectacle fût et demeure  merveilleux. Mésanges bleues, mésanges charbonnières et chardonnerets élégants se partagent ou se disputent âprement le menu. Tout dépend de l’humeur du moment. Ils feront l’objet d’un autre billet.

 

 

 

 

 

 

 

 

Les martinets noirs. Ah, quel bonheur lorsqu’ils reviennent nous enchanter de leurs cris, vrilles et piqués à couper le souffle. Des petits plaisantins qui aiment nous frôler la tête. Quels acrobates! Hélas, comme les hirondelles, il y en a de moins en moins.

 

Dans le coin, mais qui boudent le jardin depuis deux ans. Peut-être n’apprécient-ils pas nos aménagements devant le garage ?  Ils venaient picorer les graines d’herbes basses. je veux parler du pinçon.  Par contre, un couple de palombes vient dès les beaux jours nicher à côté. Ce qui me vaut la joie de les admirer choisissant avec soin herbes et brindilles.  Début juillet  les huppes fasciées font raisonner leur « Peup! Peup! Peup!  Magnifique oiseau mais qui a la mauvaise idée à chaque fois de se poser sur les antennes tv ou sous un angle impossible.

 

 

 

 

 

 

 

 

Quel n’a pas été mon étonnement d’apprendre que le moineau était lui aussi une espèce menacée. Au printemps, ce petit débrouillard que l’on voit partout  s’égosille au bord du toit de ma voisine… mais ça, c’est avant la venue des martinets noirs. Car après, il l’a ramène moins.  Les deux espèces squattant le même bord de toit. L’hiver, mâles et femelles moineaux domestiques  se régalent des boules de graisses que nous suspendons. Cette année,  j’ai décidé de faire fondre du saindoux et d’y mêler de petites graines. Ce sera certainement meilleur pour leur santé.

 

Pour terminer, je vous présente un oiseau que je n’ai vu qu’une fois. Et vraiment par hasard. Il s’agit de la linote mélodieuse.  Quel beau chant que le sien!

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MMR ( tous droits réservés)

Merci pour tous vos commentaires . Ces échanges sont d’une richesse qui fait très plaisir.

Depuis cette publication, un pinçon femelle  ainsi que deux verdiers sont venus.

6 octobre 2019

Les surprises de l’Été

Filed under: animaux, insectes... — Étiquettes : , , , — Martine @ 1 h 55 min

Une abeille d’une taille au dessus de la moyenne, noire avec des reflets bleutés. C’était la première fois que je la remarquais. Après recherche, et l’aide  de Pierre-Jean, ICI, il s’est avéré que c’était une petite  xylocopine. Peut-être Ceratina cyanea., Ceratine bleutée. Elle est de la même famille que la grosse xylocope , une habituée de mon jardin.

Vous pouvez constater la différence de taille entre ces deux abeilles.

 

 

 

 

 

Dans un genre complètement différent, une odonate d’un beau jaune d’or.  Je ne l’ai pas identifiée

 

Une autre charmante inconnue. Peut-être un agrion?

 

Une succulente gourmandise de 480 grammes: tomate type cœur de bœuf!

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Et puis! Et puis, dame Chance m’a fait ce cadeau. Une cigale nouvelle née en train de se sécher au soleil de juillet

 

Saviez-vous que les papillons étaient sportifs? Et bien, voir ci-dessous la preuve en image: Celui-ci, visiblement, est un adepte du surf.

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MMR

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