Les voyages immobiles… … de Martine Madelaine-Richard

11 octobre 2015

Couleur automne

Filed under: Poèmes,Textoésies — Étiquettes : , , , , , — Martine @ 3 h 10 min

Réponse au textoésie de Suzâme, « Aux doigts de l’automne » ICI

img_0446_v1.

Paysages brûlés

Aux élans Tramontane *

L’ Automne d’un doigt dirige

La symphonie du vent…

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* Tramontane: vent du Nord/ Nord- Ouest, soufflant sur le Languedoc, souvent avec violence, en direction de la Méditerranée.

De plus,  le thème de l’automne m’a inspiré ce petit poème

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Or et rubis

Un ruisseau de feuilles serpente entre les vignes.

Etincelles violentes

Ces joyaux attirent une pie vagabonde.

Elle pique

Fouille

Tente de capturer cette beauté offerte.

La voleuse

Ne saisit qu’un reflet évanoui à l’envol.

Reste à l’oiseau

Une tache boueuse à son bec désabusé…

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MMR ( tous droits réservés)

En illustration, une oeuvre, technique mixte à partir de gravure marouflée sur toile . 15×15

Cliquez sur l’image pour agrandir svp, merci.

1 novembre 2012

Après la pluie

Filed under: mini poèmes, Haïkus, tanka, haïbuns... — Étiquettes : , , , , — Martine @ 8 h 00 min

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Sous les pins trempés-

Perles et diamants épars

Parure brisée

La pie affolée s’acharne

A cambrioler l’automne.

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MMR ( tous droits réservés)

2 juillet 2012

Soleil

Filed under: au Jardin: fleurs, arbres... — Étiquettes : , , , , , , , , , , , — Martine @ 5 h 27 min

Lorsque Phébus veut bien nous sourire.

Dès le matin, c’est un enchantement. Le ciel secoue ses jupons, ses dentelles et soies orientales.

Là-bas….

Vers méditerranée…

J’imagine le réveil paresseux d’une eau aigue-marine,

Un crabe surpris par la lumière se hâtant vers le repli de sa cache humide,

Le rire affamé des mouettes découvrant un banc d’écailles surprises.

Ici,

Dans les terres,

Pas une goutte de rosée.

La lumière caresse une gaura,

Traverse sa carnation neigeuse

De tendre indiscrétion solaire.

Le merle, toujours prêt,

Lance au ciel maintes vocalises.

Sifflets et trilles impriment l’azur naissant,

Attisent pies et martinets,

Stimulent gentes tourterelles

Quelques moineaux en quête de rapines…

Au creux du parme mystère,

Là où l’ombre hésite encore,

Un rayon hardi et fervent

Enferre la raideur laiteuse

D’une comtesse ébouriffée.

C’est le matin de tous les possibles,

De cette espérance mousseuse

Comme une coupe de champagne rosé.

Envie…

Caprice de ne rien faire,

Juste une lubie,

Celle de se lover autour du Temps,

D’en déguster lentement les secondes,

Dévorer ses minutes à petits coups léchés,

Se pourlécher,

Se régaler,

Se délecter avec gourmandise,

Oublier juste un instant que la Terre continue de tourner….

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MMR ( tous droits réservés)

19 février 2012

A gla! gla! suite

Ce matin là,  13 février dernier, je décidai de faire une virée au bord du Fresquel qui passe pas très loin du village. La météo annonçait le redoux pour les prochains jours….   Si je voulais capturer quelques effets intéressants il était plus que temps de partir à l’aventure. L’aventure, c’est beaucoup dire. Mais enfin,  emmitouflée comme une poupée russe, me voilà filant comme le vent…

Couleurs sibyllines,

Calme marmoréen

Que piquent les merles

A petits coups transis.

Engourdi par le froid, le soleil s’extirpait laborieusement de ses draps brumeux. Mes joues, mon nez s’accordaient sûrement à ses vapeurs rosées virant au framboise écrasé. Oui, a gla!gla!. Il n’y avait  pas que l’air qui était givré. 🙂

Abandonnant la route, j’empruntai une voie parallèle festonnée de congères.L’ostensoir  platine s’emparait du ciel, veloutait la neige de nuances beurrées. Hallucination? Huumm… la belle chantilly . Une pie lève-tôt survola en se moquant cette bipède rêveuse invétérée.

Allons, pressons! Pressons!La crêpe pâlichonne va virer à l’or le plus pur, mordre dans cette blancheur nivéenne…  Quelques maisons éparses calfeutrées sur leurs secrets me cachaient le rivage. Il devait bien y avoir un passage quelque part entre ces jardins, ces haies et autres vergers… Des traces de roues me guidèrent vers une trouée et là…. les yeux écarquillés, le cœur battant la chamade je découvris  une vue à couper le souffle. Ah mes Maîtres impressionnistes, mes Fauves, si vous pouviez  guider ma main pour balbutier toute cette beauté sur mes toiles.

J’interrogeai l’opacité des buissons, le grillage des branches… Le sentier  longeait le cours d’eau sans jamais s’approcher.  Frustration. Nappes glacées, ressac figé , que de merveilles tentaient la photographe…

Au bout d’une centaine de mètres, enfin, une échancrure dans tout ce fouillis végétal me permit d’apercevoir l’extrême bord. La descente était tapissée d’orties brutalisées, de ronces armées jusqu’aux dents. Grâce à la complaisance de quelques arbustes assez robustes je pus m’aventurer jusqu’au bord de la rivière.


Gaïa, maître verrier génial, comblait toutes mes attentes. Tout m’appelait, m’interpellait. Ma paire d’yeux ne me suffisait pas. Il y avait tant et tant à voir, à moissonner…

Oubliée la montre, la pendule, la trotteuse insensible. Les mots dansaient une gigue joyeuse, composaient et recomposaient odes et contes, s’évanouissant  aussi vite que l’éclair…

Parchemin boréal,

Bleu stylet antarctique,

Le solfège torrentiel

De soupirs en silences

Cherche sa clef de sol,

Ses octaves laiteux

Que cisèle Soleil.

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Mais…

Qu’y avait-il de l’autre côté du pont? A suivre

MMR ( tous droits réservés)

(cliquez sur les photos pour agrandir, merci)

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