Les voyages immobiles… … de Martine Madelaine-Richard

1 juillet 2018

Entre Mai et Juin

Filed under: animaux, insectes... — Étiquettes : , , , , , — Martine @ 5 h 57 min

A l’enclos de mes murs pousse avec allégresse , surtout après un hiver et un printemps particulièrement pluvieux, une herbe exubérante.  La bourgade aux abeilles, située sous l’olivier, est envahie par de menues plantes alors que d’habitude c’est plutôt genre pelé.

Le 18 mai j’y ai vu cette drôle de bestiole.

Depuis, un copain m’a appris qu’il s’agit d’un hyménoptère proche des fourmis:  représentant de la famille des MUTILLIDAE . Cette mutille avait de belles couleurs, de grandes antennes. C’était la première fois que je la remarquais. Elle furetait, fouillait le moindre trou.  Je me demandais si ce n’était pas une prédatrice d’abeilles car elle se trouvait  en plein sur leur secteur.  La réponse est oui car ces insectes déposent leurs œufs dans les nids de ces dernières. Attention! sa piqure est très douloureuse. Il vaut mieux ne pas marcher pieds nus, ni s’assoir dans l’herbe; et  travailler avec des gants. Depuis, je ne les ai plus revues.

Et puis,

Un coléoptère accroché à son mat, lui tournait autour,  comme une gogo danseuse.

Longues antennes

Regard pointu

Il palpe les secondes

De sa fuite programmée.

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A droite, des orchidées indigènes  qui , au fil des années, s’installent avec bonheur et insouciance  à l’orée de ma grande plate-bande fleurie. Ces sérapias couleur sang de bœuf,  rivalisaient avec les grandes anacamptis pyramidalis aux jolis tons roses.  Il y en avait plusieurs centaines. Posé sur son coussin rose trémière, un autre curieux locataire. Si je ne fais pas erreur, il s’agit d’un gros charançon: lixus iridis  –  référence: le monde des insectes: ICI

Plusieurs jolies surprises qui seront l’objet d’un autre billet

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Les problèmes sont presque tous résolus. Je revis( informatiquement parlant)  Merci pour votre patience et gentillesse

MMR ( tous droits réservés)

25 mai 2014

Sauvageonnes

IMG_5030_v1Tandis que les pois de senteur partent à la conquête du ciel

A leur pied

ça se bouscule

ça se presse

Et dansent collerettes, étamines et pistils frémissantsIMG_5032.

Cotillon retroussé,

La belle,au nom plus long que le parfum du jour *, exhibe son intime au premier passant.

Coussin velours citron si doux au menuet pressé d’élytres et antennes. L’on s’observe, se mesure, puis, finalement, chacun retourne à ses affaires. Pas de temps à perdre en vaines chicanes…IMG_4928_v1IMG_5044_v1

Sauvageonnes

Regardez-les mes jolies campagnardes. Sérapias , insolent, nous tire la langue. Pourpre est son humeur du matin au soir. Une niche idéale à la sombre araignée crabe. Émaillant la pelouse de son charme tranquille,  admirez  un autre adorable envahisseur. Anacamptis pyramidalis s’installe, prend ses aises affichant une mine réjouie  rose fuchsia.

IMG_5181_v1IMG_5087_v1Le charme juvénile des leucanthèmes  * ou encore celui des coquelicots. Ils s’invitent eux aussi, sans complexe. Ils sentent peut-être qu’ils sont les bienvenus . A eux d’être à la hauteur de mes attentes: une belle floraison ou une originalité surprenante.

Telles queIMG_5135_v1 le tragopogon porrifolius ou salsifis à feuille à de poireau. Il m’a fait la grâce de revenir ce printemps. Tout comme ce lin drapé de ciel. Clin d’œil de la promesse d’un bel été? Espérons le.

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MMR ( tous droits réservés)IMG_5010_v1

* Urospermum dalechampii

* Leucanthème: nom de la marguerite des champs.

Cliquez sur les photos pour agrandir svp, merci.

7 juillet 2013

oeillets

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Entre deux nuages

Entre deux frissons

Sourire miel  poivré

Aux franges des œillets

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Œillet mignardise, œillet chabaud, œillet des fleuristes, œillet géant de Nice…. Les graines étaient mélangées dans ma petite boite à semis.

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Saisi par l’essence du Temps

Ou celle des mignardises,

Sérapias* se laissent bercer

Au souffle tramontane.

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Un peu trop de rouge, pas assez de diversité, j’achèterai d’autres semences…

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Les chaudes fragrances

Ne tournent pas la tête

De l’embûche* aux huit yeux

Dressée sur ses pattes

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MMr ( tous droits réservés)

* sérapias: orchidée colonisant peu à peu le passage au pied de ma plate-bande.

*l’embûche est une belle araignée dorée

Cliquez sur les photos pour agrandir svp, merci

22 mai 2012

Mai fait ce qu’il lui plaît!

Et oui, Mai fait ce qu’il lui plaît. Bien que j’ai grande envie de soleil, le jardin , lui, ne partage pas mon avis. Deux ou trois jours de bienfaisante chaleur , hélas accompagnée par un vent d’enfer, et voilà que réapparaissent les premières fentes dans la pelouse. Les nuages ont caché à grand coup de Tramontane, puis de vent marin, ce délicieux astre d’or et de vacances.

La pluie chantonne en notes cristal,

Glisse,

Cascade ,

Roule

Sème ses diamants liquides…

Le côté « à l’état de nature » du jardin se réjouit. De petits glaïeuls sauvages ( lesquels, je n’ai pu le déterminer) s’épanouissent, moins paresseux que les iris de collection. Un seul pied d’iridacée ( pour quatre couleurs) a fleuri dans ce coin de massif.

Les orchidacées émaillent l’herbe de taches roses fuchsia ou rose pâle (orchis pyramidalis), sang de bœuf  ( sérapias), blanc verdâtre ( orchis bouc  en boutons), jaune ( orchis lutea). Ce printemps je vais peut-être , enfin, découvrir qui est cette belle inconnue qui me tient en haleine depuis quatre longues années. Un orchis bouc? Pourtant ses feuilles très longues et arrondies à leur extrémité ne correspondent pas vraiment. L’épi est beaucoup moins dense en boutons. Une hybridation ? Je sais que c’est assez courant chez les orchidées. Chaque jour, coup d’œil  d’espionite sous les branches protectrices de la spirée. 🙂

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Rideau brouillasseux-

C’est la soupe à la grimace

Escargots en liesse

 Il fallait de l’eau car l’hiver, sur une grande partie du pays a été trop avare de cet élixir de vie. Mais….. on se lasse plus vite des averses que du soleil. Aussi, pour clore ce billet  voici des images lumineuse!

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MMR ( tous droits réservés)

Cliquez sur les photos pour les agrandir, merci

11 mai 2011

Champ d’orchidées

Nous voici bientôt à la mi-mai, mon champ d’orchidées arrive au summum de son épanouissement.

Dans la lumière du soleil levant, les teintes brillent, se détachent avec une netteté parfaite.

Trois sortes d’indigènes cohabitent gentiment sur zone, face au talus à la floraison plus conventionnelle.

Anacamptis pyramidalis

D’un rose très foncé, proche du fuchsia, presque blanc au cœur des petites fleurs. C’est la teinte dominante chez cette variété. Parfois, une timide, beaucoup plus pâle, apparaît. D’un seul spécimen il y a quatre ans, aujourd’hui leur nombre va croissant. Ce qui me réjouit. Je n’ai pas compté les pieds de tout ce joli petit monde.  Ces nombreux boutons offrent refuge à maints petits insectes. J’ai remarqué des pucerons noirs. Évidement, les araignées ne sont jamais loin. L’ ombre se fait vorace et impitoyable.

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C’est la loi du plus fort.  Une belle se multiplie avec enthousiasme: Serapias Vomeracea.  D’un seul individu il y a 4 ou 5 ans, le nombre atteint aujourd’hui la dizaine. Curiosité semblant me tirer la langue.  Son rouge sang est un théâtre où le drame joue à guichet ouvert…

Terminons le petit tour quotidien par ma jolie petite Ophrys apifera.

Je crains que cette année, elle ne soit la seule de sa fratrie à me sourire. Les deux plus anciennes, entre olivier et étendoir ont disparu. Deux « filles »  s’étaient installées de l’autre côté de cet arbre. Mais , à leur place,  règne le  vide herbeux et terreux. J’espère que celle-ci va  offrir  généreusement à mon petit univers ses graines minuscules…

J’aime sa bouille de lutin farceur.

MMR( tous droits réservés)

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