Horizon perdu d’oubli
Ligne saphir troublante
Là-bas flotte l’esquif fragile
Vibrant son arc en ciel
Poisson mirage?
Oiseau lumière?
Jaillie de l’agate liquide
Une chimère s’irise au soleil
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MMR ( tous droits réservés)
Horizon perdu d’oubli
Ligne saphir troublante
Là-bas flotte l’esquif fragile
Vibrant son arc en ciel
Poisson mirage?
Oiseau lumière?
Jaillie de l’agate liquide
Une chimère s’irise au soleil
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MMR ( tous droits réservés)
Ce matin là, le ciel est d’un bel émail éclatant. Les trilles du merle s’envolent à la rencontre du nouveau jour. Abeilles et insectes divers s’activent aux quatre coins du jardin. Tout semble se passer comme à l’accoutumée. Et pourtant, mon intuition me dit que c’est le jour J. Les jeunes mésanges bleues sont sur le point de sortir du nichoir. Mon mari est prévenu. Cette année, pas question que je rate cet évènement. Postée dans l’ombre de l’arbousier, l’APN à la main, je suis le va et vient des parents nourrissant leurs petits.



Les jeunes voix aigües sont fermes, excitées, exigeantes. Papa et Maman, décidément très méritants, font la navette entre les arbustes des alentours et leur bruyante descendance. Ils enlèvent également consciencieusement les « couches culottes ».



Puis, j’aperçois une tache claire à la porte du nichoir. Ce n’est qu’une silhouette timide et prudente dans l’ombre. Elle apparaît, disparaît. Est-ce toujours le même jeune? Ou bien est-ce la loi du « hôte-toi de là que je m’y mette! » Peu à peu, le plus hardi passe la tête. De leur côté, il me semble que les parents espacent les nourrissages. Perchés dans l’olivier, face au nichoir, ils appellent les petits. Que d’atermoiements , d’hésitations jusqu’à l’instant tant attendu où le premier prend son envol.

Une seconde petite frimousse se présente aussitôt. Timoré, l’oiselet prend son temps; finit par vaincre sa peur et rejoint son ainé. Quelques minutes s’écoulent lentement. A l’extérieur la famille appelle à grands cris les retardataires. Un des parents finit par retourner au nid pour accélérer le mouvement.
Un troisième jeune, bridant son appréhension, quitte l’abri sécurisé, se pose brièvement sur la pergola en poussant un cri vainqueur.
Fébrile, je mitraille, surveille la batterie qui semble donner des signes de fatigue. Et zut! Je cours chercher le vieil APN. Au retour, le concert d’appels continue. Ouf! je n’ai pas manqué la fin de l’histoire. Un des parents va chercher le cadet , décidément, très peureux. Les minutes s’étirent, interminables avant le grand saut.

Toute la famille est éparpillée dans les branches au dessus de ma tête. On fait toilette. On se remet de ses émotions. Papa et maman chassent et nourrissent. Cet instant mémorable aura duré presque deux heures.

Chaque jour je les écoute et les observe de temps en temps dans l’olivier, les arbousiers, le cerisier de ma voisine ou le vieux cyprès de l’autre côté de la rue.

. Ce couple de mésanges bleues nous a tenu compagnie depuis novembre en venant se nourrir à la mangeoire avec les autres oiseaux. En février, première inspection au nichoir. Vidé, nettoyé, désinfecté, celui-ci était prêt à recevoir une nouvelle couvée. Et il fût adopté sans problème. Quel bonheur que d’observer ces beautés de la nature.
MMR ( tous droits réservés)
Dans un précédent billet je vous parlais 
de la proposition que j’avais faite à mes élèves ( voir ICI )
Voici le nouveau sujet proposé au choix:
1- Une grappe de tomates cerises blond beurre
Ou bien
2- La coronille
Les deux sont de mon jardin

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Regard perdu d’ailleurs
J’abandonne à l’heure blonde
Mon envie de paresse.
Douceur du laisser vivre
Caresse ensoleillée
Sur mon hâle affamé.
Ensorcelantes
Les lavandes
Exagèrent leurs fragrances.
Un frêle papillon*
Succombant à l’ivresse
Pompe l’affolant nectar.
Les yeux dans les yeux
Nous communions, discrets
Sur la saveur suave
Du parme liquoreux.
Ballet bourdonnant,
Abeilles et insectes
S’invitent sans façon
Aux agapes lilas.
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* ce papillon Vanessa Cardui: la vanesse des chardons , nommé également Belle-Dame

Enrubannée de soie
Regard perdu de brume
Elle
Sourire sibyllin
Teint nacre fragile
Elle
Dame nuit de Chine
Rêve s’étirant
Langoureux
Caressant
Entre les algues fluides
De mes pensées diffuses
Elle
Argent clapotant
En mille murmures d’histoires inconnues
Elle
Révérée sur l’autel de l’ombre mange raison
Elle
Poésie astrale
Caprice opalin
Enfantant
Inlassable
Les contes de demain….
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Bertille aime se promener
Le nez au vent..
Ce vent des fantaisies
Qui a toutes les clefs:
Celle du miroir des anges où les nuages dessinent le mot bonheur à toutes les heures du jour.
Une autre déverrouille une cache secrète. Quelle cache? A ça, si je vous le dis, ce ne sera plus secret.
Une troisième entrouvre le rideau de la nuit pour que l’amour déclame à la lune son plus beau poème.
La clef de sol, lustrée avec délicatesse, ébauche la mélodie que recherche tous les romantiques .
Le passe-partout n’est pas recommandé car il ouvre n’importe quoi. Attention aux mauvaises surprises.
La clé d’or ciselée de mystère à manier avec doigté. L’écrivain en mal d’inspiration l’utilise en cachette. Mais… chutttt!!!! Motus et bouche cousue!
Et puis il y a la clef des songes. Celle de toutes les évasions. Il suffit de la glisser dans le trou de souris libéré par le lapin blanc.
Bertille prend le précieux sésame, crochète le portail ajouré. Une simple poussée suffit et la voici dans le bleu… cette féérie ondoyante pailletée de soleil , d’éclaboussures et de rires…
MMR ( tous droits réservés)
Merci pour tous vos commentaires que je lis avec grand plaisir
Au soleil de mai
Sous un ciel bleu de mer
Une brise furtive
Glisse sur le jardin
Se coule, curieuse
Au pied de l’olivier
Enjôle un œillet
Mignote une menthe.
Soudain
Ce souffle printanier
Cesse son errance
Sourit en découvrant
Un instrument à cordes.
Entre les boucles parme
Les volutes sucrées
Zéphyr joue
Facétieux
De la harpe glycine.
Clochettes légères
Grelots inaudibles
La liane s’abandonne
Amollie par Phébus
Au jeu du violoniste.
L’étrange musicien
Enlace et caresse.
Sa chanson divine
Séduit le papillon
L’abeille et le bourdon
Un poète rêveur
L’amour en bas de soie.
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Aurore 
Froufrous et dentelles
Maquillée d’espérance
Entrouvre les persiennes
De l’avenir bleu tendre.

Ardente et impatiente
La Belle s’attable
Face au festin du jour
Sucré salé doré.

Croquer à belles dents
La galette soleil
Est le premier bonheur
A savourer tranquille.

Fantasque en ses humeurs
Déchirant ses voiles
L’aube s’effarouche
Au premier cri des mouettes
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Merci pour toutes vos visites et commentaires que je découvre avec grand plaisir.
Confinement!
Ce n’est pas le Covid 19 qui va nous empêcher de pratiquer ensemble notre passion pour le pastel sec. Non mais!
Aussi j’ai proposé à mes élèves un sujet à travailler chez elles. Puis de faire une petite expo virtuelle sur mon blog pour que chacune d’entre nous puisse découvrir le travail des unes et des autres. Il s’agit d’un paysage des Hautes Alpes photographié pendant les vacances de Noël 2011. Le choix de ce sujet a été influencé par la chute de neige surprise de la veille ( fin mars).






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MMR ( tous droits réservés)
Voici un nouveau pastel à cette petite expo virtuelle:

Merci pour vos réactions si chaleureuses et encourageantes. Elles seront transmises aux intéressées.
MMR ( tous droits réservés)
Avril à l’humeur changeante



Déambulations
Cheminement méditatif
Le regard vague
Flottant et léger
Se réchauffe à l’or des euryops
Se coule au secret d’un iris ténébreux
S’arrête

Curieux
Près du cétoine doré
Occupé à brouter la neigeuse spirée.
La flânerie reprend, langoureuse, charmée par les trilles d’un merle inspiré.

L’air saturé de parfums enveloppe

Caresse,
Étourdit délicieusement.
Œillets mignardises
Pois de senteur
Tabacs et jasmin
Coronille et lilas
Maintes fragrances ensorcelantes
Racontent 

Volubiles
Les amours mésanges
Verdiers et sansonnets
Moineaux et chardonnerets
La quête pollen de l’abeille dévouée
La séduction rustique de Punaise pour sa belle.

Tandis que sur sa souche, Zard , lézard des murailles, la faim au ventre, guette , avide, l’étourderie mouche ou chenille.
Fièvre vernale à l’enclos du jardin
Où le pas nonchalant
Erre
Détendu
Oublieux de la montre
De la folie des hommes.
Le cœur s’ouvre grand à Nature sereine.

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