Les voyages immobiles… … de Martine Madelaine-Richard

17 mai 2011

Champs et coquelicots

Pour le rendez-vous , ce mardi, de la communauté de Hauteclaire « ombre et lumière » ici, le thème est champs et coquelicots

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Paysages de fine poésie, les coquelicots touchent les âmes de leur chaude délicatesse. Bien des peintres impressionnistes ont laissé courir leurs pinceaux tels que Manet, Monet, Bonnard…

Je n’échappe pas à cet envoûtement….

Voici deux de mes pastels secs sur ce sujet: (collections particulières):

Les coquelicots

Le temps d’un soupir

Offrent au soleil de mai

Leur danse satin froissé…

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Sous le cers ou la tramontane

Ces souples ballerines ,

Coquettes, fraises et groseilles,

Papillonnent , fausse timidité,

Leurs regards passion gitane…

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Cœur anis ourlé réglisse

Attire maints petits visiteurs,

Baisers patte de mouche,

Chansons des amours brèves

Sur nuage pollen enfiévré…

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MMR ( tous droits réservés)

15 mai 2011

Entre ciel et mer

Filed under: Océan et Bassin d'Arcachon,Poèmes — Tags: , , , , , , — Martine @ 5 h 41 min

Vapeur or et saphir

Ondulant sa soierie,

Le temps se délite,

Perd de sa consistance.

Entre ciel et mer bleus,

Le souffle s’alanguit,

Les pensés vagabondent

Chevauchant l’irréel.

Peignant l’esprit des vagues,

Fins reflets aquarelle,

Les doigts filtrent l’instant,

Décantant sa douceur.

Bulles sourires et joie

Sur les heures inversées,

L’imaginaire gouverne

Sa barque songe-creux…

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MMR ( tous droits réservés)

13 mai 2011

Mobilier

Filed under: mini poèmes, Haïkus, tanka, haïbuns... — Tags: , , , — Martine @ 5 h 56 min

Pour le rendez-vous du  » Coucou du haïku »  ici et son petit défi du vendredi sur une photo de mamylilou, voici ma participation :

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Vaste cheminée-

Les belles veillées d’antan

Sans télévision

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La machine à coudre-

Pas de vacances pour Maman

Cinq mômes à vétir

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Lit en merisier-

Il dormait sous un hangar

Perchoir à poules

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MMR ( tous droits réservés)

11 mai 2011

Champ d’orchidées

Nous voici bientôt à la mi-mai, mon champ d’orchidées arrive au summum de son épanouissement.

Dans la lumière du soleil levant, les teintes brillent, se détachent avec une netteté parfaite.

Trois sortes d’indigènes cohabitent gentiment sur zone, face au talus à la floraison plus conventionnelle.

Anacamptis pyramidalis

D’un rose très foncé, proche du fuchsia, presque blanc au cœur des petites fleurs. C’est la teinte dominante chez cette variété. Parfois, une timide, beaucoup plus pâle, apparaît. D’un seul spécimen il y a quatre ans, aujourd’hui leur nombre va croissant. Ce qui me réjouit. Je n’ai pas compté les pieds de tout ce joli petit monde.  Ces nombreux boutons offrent refuge à maints petits insectes. J’ai remarqué des pucerons noirs. Évidement, les araignées ne sont jamais loin. L’ ombre se fait vorace et impitoyable.

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C’est la loi du plus fort.  Une belle se multiplie avec enthousiasme: Serapias Vomeracea.  D’un seul individu il y a 4 ou 5 ans, le nombre atteint aujourd’hui la dizaine. Curiosité semblant me tirer la langue.  Son rouge sang est un théâtre où le drame joue à guichet ouvert…

Terminons le petit tour quotidien par ma jolie petite Ophrys apifera.

Je crains que cette année, elle ne soit la seule de sa fratrie à me sourire. Les deux plus anciennes, entre olivier et étendoir ont disparu. Deux « filles »  s’étaient installées de l’autre côté de cet arbre. Mais , à leur place,  règne le  vide herbeux et terreux. J’espère que celle-ci va  offrir  généreusement à mon petit univers ses graines minuscules…

J’aime sa bouille de lutin farceur.

MMR( tous droits réservés)

nota:

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Merci 😉

10 mai 2011

Inquiétante étrangeté

Filed under: entre ombre et lumière — Tags: , — Martine @ 2 h 56 min

Ce mardi, pour le rendez-vous de la communauté de Hauteclaire ,  » Entre ombre et lumière » ici voici ce que j’ai trouvé…

Le soleil plombait l’heure grésillant lentement … Recherchant l’ombre discrète, un étrange animal, personnage ou…. quoi… qui… se cachait des regards?

Je restais perplexe, un peu craintive, face à cette troublante et inquiétante visite sur mes terres…

MMR ( tous droits réservés)

8 mai 2011

Chenilles vertes

Quelques minutes au jardin….. Un plaisir inestimable. C’est comme se laver l’intérieur de la tête de ces pensées parasites qui nous usent à petit feu…

Aussi, chaque occasion est bonne de m’échapper, de contempler mes fleurs…. de découvrir un nouveau petit visiteur…

Mercredi, j’admirais la dernière fleur de ce bel iris abricot clair, au pied de l’arbre de Judée. Son merveilleux parfum était éclipsé par la violence poivrée des œillets mignardises. Une touffe  qui a doublé de volume depuis l’an dernier. Deux teintes mariées intimement. Lorsque j’avais repiqué ce pied, un autre, tout petit, était collé à lui.  Cela n’a pas eu l’air de les gêner beaucoup.

Je me penchais pour humer avec délice …. lorsque je m’aperçus que quelque chose clochait. Certains boutons semblaient vides. Plus rien. Un, deux, dix… j’en comptais une bonne quinzaine. Sacrilège! Un par -ci, un par- là, tant pis. Je comprends et admets que mes petits locataires aient besoin de vivre. Mais là, c’était un vrai carnage. Qui était le coupable! Non de non! Je cherchai et finis par trouver l’auteur de ce beau gâchis: une chenille verte. Une belle à la robe fluo, vaguement tachée et surlignée d’un peu de blanc. Sa teinte la dissimulait quasi parfaitement à l’oiseau fureteur. Cette demoiselle , bien grasse, bien nourrie, était sans pitié pour  mes œillets. Ils allaient tous y passer. A l’aide d’un brin d’herbe, je la forçai à lâcher prise. Puis lui offris une villégiature dans l’espace vert de l’autre côté de la rue. Elle pourra exercer librement sa voracité parmi les fleurs sauvages.

Après cette alerte, une inspection en règle s’imposait.  Bien m’en a pris. Je découvris une autre gloutonne. grrrrrrrrrrr!!! Celle-là se régalait des fines tiges du seul et unique pied de catananche qui  ait bien voulu survivre.

J’adore le bleu de cette fleur  , un peu sauvage. Cette photo a été prise l’an dernier. Les abeilles , les mouches et maints autres insectes appréciaient son pollen.  Ce qui, bien entendu, était un lieu idéal pour chasser.  Sous la douceur des pétales inférieurs, on peut apercevoir une araignée crabe. Je crois que c’est une Heriaeus .  Une redoutable prédatrice.

Après l’avoir récupérée à l’aide d’une brindille, j’emportais cette seconde chenille  et la déposais à une dizaine de mètres de la précédente.

Gros plan sur la tête de cette  jolie enquiquineuse. J’ai cherché à l’identifier. Peut-être une orthosia mais laquelle: incerta? Si quelqu’un peut me renseigner, merci par avance.

MMR ( tous droits réservés)

6 mai 2011

A la brocante

Filed under: mini poèmes, Haïkus, tanka, haïbuns... — Tags: , — Martine @ 8 h 32 min

Rendez-vous n° 41 pour le « coucou du haïku » ici: sur une photo d’Alice

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Livrés aux regards-

Souvenirs abandonnés

Un prix à débattre

………..

Verre blanc ou cristal-

On chine et on se passionne

Addiction brocante

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Tableau poussiéreux-

Ambiance de vieille Angleterre

Signature tachée

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MMR ( tous droits réservés)

4 mai 2011

Iris ….

Filed under: au Jardin: fleurs, arbres... — Tags: , , , , , — Martine @ 8 h 34 min

L’iris domine le jardin , fier et généreux.

Parfum capiteux,

Pétales précieux

Instants vaporeux

où je succombe à son charme si varié, si riche…

Tableaux fugaces,

Jupons dentelés, ciselés de lumière.

Le Temps poinçonne ses secondes , caresse ses minutes et retient son heure.

L’iris est là, lourd et si fragile.

Tramontane, oublie un peu ta fougue, ta hargne et ton tapage .

Mets-toi en vacances

Écoute la senteur aux envolées lyriques

Ce parlé de l’iris aux mots poivrés et doux

Velours,

Satin,

Drapé,

Dentelle,

Tissus des grands jours,

Bal au clair soleil.

Je touche des yeux,

Friponne du nez toutes ces gorges capiteuses…

Iris des jardins

Iris Germanica

Soieries tant désirées,

Feuilles lancéolées à la garde acérée,

Fil tranchant dont se moque l’escargot de l’aurore….

Avril et mai distillent

Sur tes robes délicates,

Quelques gouttes diamant,

Broches éphémères,

Colliers de matins calmes

Que glorifient le merle,

Le coucou et le geai….

Iris! Mon bel iris!

Un an que je t’attendais, que je m’impatientais,

et 

Te voici…

Enfin….

MMR ( tous droits réservés)

3 mai 2011

Que cache cette forme?

Filed under: entre ombre et lumière — Martine @ 5 h 55 min

Nouveau thème ce mardi pour la communauté Ombres et Lumières de Hauteclaire ICI

Formes en rappelant une autre…

Le ciel était très étrange ce matin là.  Les augures auraient sûrement trouvé fort à dire.

La veille, les nuages étaient si légers, si adorables de douceur…

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Et le soir il offraient ce spectacle . Le poids d’un regard mijotant quelques coups tordus!

Je n’osais m’aventurer dans le jardin…

Pourtant….

je m’enhardis…

A pas comptés, jetant un coup d’oeil à droite

Puis à gauche…

J’avançais , craintive,

devenant superstitieuse…

L’atavisme était là, tapi au fond de moi

ne demandant qu’à s’exprimer à la première occasion…

Et alors

Je vis ceci

Brrrrrr:

qui était cet être étrange qui m’examinait , ironique?

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MMR ( tous droits réservés)

30 avril 2011

A la frange lumière

Filed under: au Jardin: fleurs, arbres... — Martine @ 6 h 53 min

Du jardin de ma belle-mère, j’ai ramené quelques souvenirs…

Le ciel des Hautes Alpes resplendissait. Oubliée la fraîcheur matinale.  L’ombre se veloutait, s’ourlait d’ambre dorée…

A l’abri du tilleul je regardais cet univers où la vie s’activait, indifférente à l’intruse.

Merles, mésanges, rapaces, hirondelles , un geai malicieux,semblaient se répondre au flanc de la montagne…

Je respirais cet air qui semblait si pur , si loin de la pollution des hommes ( oui, je sais , très utopique 🙁 ) . Tout bruissait, chantait, bourdonnait….

Une petite bestiole adorable se gorgeait de nectar silencieusement. On aurait dit  un petit nounours, tout doux, imitant le vol stationnaire du colibri. Il s’agissait d’une mouche: le bombyle. J’en remarquai deux autres , plus grosses. Difficiles à saisir. Elle n’avait pas l’air très exigeante, butinant d’une aubriette à une épervière piloselle du plus beau jaune d’or.

Les fleurs  se défroissaient, s’offraient à la lumière, aux petits visiteurs si nécessaires à leur survie….

L’aubépine , timide , si virginale avec ses étamines rosées;  le cognassier , imposant , promettant une jolie récolte à venir cet automne….

Parmi la rudesse grise d’une marne s’ effritant année après année, quelle surprise de découvrir une… orchidée somptueuse:

Orchis purpurea.

Face à elle, au bord de la petite pelouse, un lilas étincelait sous la lumière.

Lumière que semblait fuir ce cétoine doré.  Sa couleur virant presque au bleu sous la violence du jour. Quel bonheur que de l’admirer si tranquille, occupé à quelques taches mystérieuses ou tout simplement à un repas que je respectais. Un iris  me faisait un clin d’œil. Et moi! Et moi! Ne suis-je pas le plus beau?

MMR ( tous droits réservés)

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