Les voyages immobiles… … de Martine Madelaine-Richard

26 août 2018

Joue joli musicien

Filed under: animaux, insectes...,Poèmes — Martine @ 7 h 23 min

Éloquence fiévreuse

De la nuit bleu-marine

Sur mes paupières lassées

 

Violon ou violoncelle

Joue joli musicien

 

Mes pensées effeuillées

Jonchent de leurs ombres

Mon oreiller griffé

 

Violon, violoncelle 

Joue joli musicien

 

Soudain une antienne

S’accroche au fil tendu

De mon somme en exil

 

Violon, violoncelle

Joue joli musicien

 

Lénifiante berceuse

L’ardeur des élytres

Séduit l’heure nocturne

 

Violon, violoncelle

Joue joli musicien

 

Romance stridulée

L’amour de Sauterelle

Gomme mon insomnie…

.

MMR ( tous droits réservés)

12 août 2018

Lorsque l’ombre indigo…

Filed under: Océan et Bassin d'Arcachon — Martine @ 1 h 29 min

Lorsque l’ombre indigo

Mue en mauve mouvant

Candeur calme de l’eau

Sous le jeu des canards

.

Ils barbotent, s’ébrouent

Chahutent tant et plus

L’encre de l’eau tranquille

Où dorment les poissons

.

Grain à grain grenadine

Le sablon se déplace

Sous le cheminement

Du premier échassier…

.

MMR ( tous droits réservés)

4 août 2018

L’étang oublié

Filed under: mes oeuvres,Poèmes — Martine @ 23 h 13 min

L’ondulation du jour

Paresseuse et dorée

Caresse les roseaux,

S’infiltre, nonchalante

Entre menthes et iris.

.

Suspendue à l’arcade

Oscillante et plumeuse

Du saule centenaire

Une mouche dodue

Doucement s’amollit.

.

Sérénité saphir

Clair miroir inconstant

De l’étang oublié

Renvoie la vanité

Du neigeux nymphéa.

.

 

 

.

MMR( tous droits réservés)

Pastel sec  ( environ le format raisin: 50×65) . C’est pour réaliser cette œuvre que je vous ai abandonnés tout le mois de décembre 2017

28 juillet 2018

La lune et l’arbousier

Filed under: Poèmes — Martine @ 23 h 12 min

Inflexions rêveuses

Du graphe végétal

Malléable et soumis

Aux caprices du vent.

 

Coulures argent tremblant

Fantaisies lunaires

Caressant le rugueux

Des branches serpentines.

 

La lune et l’arbousier

Essences entremêlées

Inspirent au Rossignol

Son chant cristal liquide

.

MMR ( tous droits réservés)

22 juillet 2018

Matin solaire

Filed under: animaux, insectes... — Martine @ 4 h 46 min

Matin lumière

Matin solaire

Les martinets cisaillent l’azur

A grands cris joyeux

 

Matin solaire

Matin lumière

Une guêpe frivole

S’est trompée de costume*

 

Matin lumière

Matin solaire

Le tournesol s’est lassé

De suivre le soleil**

 

Matin solaire

Matin lumière

Yeux sur roulement à billes

Une odonate guette l’étourderie  dodue ***

.

MMR ( tous droits réservés)

* c’est la première fois que je vois cette guêpe noire rayée jaune. D’habitude c’est plutôt jaune rayé noir

**: une fois épanoui, ce beau tournesol n’a plus suivi la course du soleil.

*** cette odonate , dont j’ignore le nom, n’a fait qu’une brève apparition.

 

15 juillet 2018

Rencontres intrigantes

Filed under: animaux, insectes... — Martine @ 7 h 00 min

En juin,

Trahie par mon ordi,

Je fis la grimace

Et

Me tins loin du coupable.

Le jardin m’attendait

Plein

De surprises

.

Qui es-tu étrange créature? Ni libellule, ni papillon. Un ascalaphe?  Tes antennes sont plus courtes. Tes taches se distinguent à peine… Je donne ma langue au chat!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

.

 

 

 

 

Et toi? Je sais que tu es un papillon. Petit malin qui mime les hyménoptères ( guêpes, frelons…) afin d’échapper à tes prédateurs.  Il s’agit d’une sésie.  ( celle de l’oseille?) Mais je ne m’aventure pas à préciser davantage.

Magnifique! Splendide! J’ai suivi cette chenille chaque jour. Et elle mangeait… mangeait… et grossissait… grossissait…  Je l’ai mesurée après avoir pris ce cliché: 8cm. Elle a disparu le lendemain.  Sans doute s’est-elle cachée pour faire sa chrysalide. D’après mes recherches cette belle devrait se transformer en un gros papillon: le sphinx de l’euphorbe. Très discret et donc, pas facile à voir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelle rencontre vendredi. Revue hier matin. Toi aussi tu m’as bien intriguée.  Coccinelle ou pas? Et oui, tu en es bien une.  Géante parmi tes cousines.  Tu serais asiatique: Harmonia axyridis. Extrêmement vorace, tu mettrais en péril nos coccinelles indigènes.

 

 

 

 

 

.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

.

Du doux sourire de l’aurore à l’éclat de rire flamboyant du soleil couchant, le jardin vit et intrigue.

A l’arc d’une feuille ou celle d’une pierre, aux lèvres d’une fleur ou au cuir rugueux d’un arbre, tant de destins se croisent encore et encore…

Chacun part en quête d’une manne sucrée ou de chair frémissante. La vie prend ses droits sous le ciel estival

.

MMR ( tous droits réservés)

Il s’agit bien d’un ascalaphe. Merci à Lucie qui a confirmé mon intuition.

Merci pour tous vos passages et commentaires  qui me touchent toujours autant.

 

8 juillet 2018

Sur le sable

Filed under: Océan et Bassin d'Arcachon — Martine @ 3 h 40 min

Jeux de mots…. sur lit de sable

Mots en eau… que boit le sable

Eau salée… roulant le sable

Lei* d’écume … sur ma peau sable

Cumulus… oh non! Pas sur le sable!

Lustre soleil… des vagues de sable

Leitmotiv… de la mer sur le sable

Motivée… par un farniente sur le sable

Vénus d’or… de coquillages et sable

.

MMR ( tous droits réservés)

* lei: collier de fleurs hawaïen

 

1 juillet 2018

Entre Mai et Juin

Filed under: animaux, insectes... — Étiquettes : , , , , , — Martine @ 5 h 57 min

A l’enclos de mes murs pousse avec allégresse , surtout après un hiver et un printemps particulièrement pluvieux, une herbe exubérante.  La bourgade aux abeilles, située sous l’olivier, est envahie par de menues plantes alors que d’habitude c’est plutôt genre pelé.

Le 18 mai j’y ai vu cette drôle de bestiole.

Depuis, un copain m’a appris qu’il s’agit d’un hyménoptère proche des fourmis:  représentant de la famille des MUTILLIDAE . Cette mutille avait de belles couleurs, de grandes antennes. C’était la première fois que je la remarquais. Elle furetait, fouillait le moindre trou.  Je me demandais si ce n’était pas une prédatrice d’abeilles car elle se trouvait  en plein sur leur secteur.  La réponse est oui car ces insectes déposent leurs œufs dans les nids de ces dernières. Attention! sa piqure est très douloureuse. Il vaut mieux ne pas marcher pieds nus, ni s’assoir dans l’herbe; et  travailler avec des gants. Depuis, je ne les ai plus revues.

Et puis,

Un coléoptère accroché à son mat, lui tournait autour,  comme une gogo danseuse.

Longues antennes

Regard pointu

Il palpe les secondes

De sa fuite programmée.

.

A droite, des orchidées indigènes  qui , au fil des années, s’installent avec bonheur et insouciance  à l’orée de ma grande plate-bande fleurie. Ces sérapias couleur sang de bœuf,  rivalisaient avec les grandes anacamptis pyramidalis aux jolis tons roses.  Il y en avait plusieurs centaines. Posé sur son coussin rose trémière, un autre curieux locataire. Si je ne fais pas erreur, il s’agit d’un gros charançon: lixus iridis  –  référence: le monde des insectes: ICI

Plusieurs jolies surprises qui seront l’objet d’un autre billet

.

Les problèmes sont presque tous résolus. Je revis( informatiquement parlant)  Merci pour votre patience et gentillesse

MMR ( tous droits réservés)

3 juin 2018

Hôtel à insectes

Filed under: animaux, insectes... — Étiquettes : , , , , , , , — Martine @ 8 h 34 min

Après tant d’années à observer la vie dans mon jardin  le souhait vient de  la favoriser, la protéger au mieux de nos possibilités. Mon livre « Paroles de jardin » ICI  a été une des étapes:  défendre et faire connaître , de façon ludique, la vie qui nous entoure. Pour ceux que cela intéresserait, il me reste quelques exemplaires.

La première chose, c’est de bannir tous les produits chimiques. Puis de laisser une zone en friche où la nature se réinstalle. Les fleurs sauvages sont les mets préférés des butineurs.  A leur suite, la chaîne alimentaire se reconstitue doucement.

Il  y a eu l’hôtel à osmies. ICI . Certes,  les osmies le boudent pour le moment . Mais d’autres abeilles s’y installent avec bonheur. J’en ai comptées jusqu’à huit l’été dernier. Des anthidies pour la plupart.

Cette année, nous avons décidé de voir plus grand, d’élargir à d’autres petites vies bien utiles.

Mon mari a acheté une grande planche en pin, une poutrelle, deux supports en métal de 50 cm de long pour y glisser les pieds de l’édifice, deux briques trouées. Pour le reste, c’est de la récup’ sur le jardin ou aux environs.

Merci à Simone, une de mes élèves du cours de pastel,  qui m’a donné des morceaux de bambou ainsi que des pignes.

Le toit et son avancée sont protégés par un reste de bordure en plastique vert.

Directement à l’abri de celui-ci j’ai placé à gauche du foin bien sec pour attirer les chrysopes ( grandes dévoreuses de pucerons). Les larves de cette demoiselle aux yeux d’or se nourrissent également d’œufs d’acariens, araignées rouges, aleurodes, cochenilles farineuses…

Et à droite des morceaux de tiges à moelle provenant d’ iris et fenouil qui eux devraient plaire aux syrphes et à certains petits hyménoptères comme pemphredon, guêpe coucou, etc…

Au dessous, à gauche, des lamelles découpées dans le fond d’une cagette:  Ce sera au goût, nous l’espérons, des coccinelles pour y passer l’hiver.  Celles-ci , ainsi que leurs larves, sont d’une aide immense pour contenir l’invasion des pucerons

Et à droite: des coquilles d’escargots: pour abeilles sauvages types osmie bicolor, et autres….

Au dessous une grande chambre horizontale est remplie de pignes( pommes de pin) appuyées sur du papier froissé,  genre kraft. Pour coccinelles, chrysopes

Descendons encore d’un étage:

A gauche la ruche avec piste d’envol et sas d’entrée, pour les bourdons.

A droite: des rondins ( tirés d’un vieux manche d’outil de jardin) percés de  trous de diamètre différents pour  séduire divers hyménoptères: abeilles, guêpes, etc…

Au dessous

A gauche: les  tuyaux des bambous et des cannes de Provence de divers diamètres  pour hyménoptères

A droite: un petit pot de fleur renversé et suspendu, entouré et empli de foin sec. Là, nous visons le perce-oreille, d’une grande aide souvent méconnue des jardiniers. Cet insecte adore les pucerons, les petites chenilles.

Et pour terminer, tout en bas de « l’immeuble »  : les briques à trous, certains bouchés d’un mélange de terre glaise  et de foin sec  ( matériaux ne manquant pas au jardin. pour abeilles solitaires, araignées…

Toutes ces « chambres » s’appuient sur un fond. L’intérieur et  l’extérieur sont enduis de terre glaise mélangée à du foin. Ce « mortier » a également servi à faire tenir ensemble les bambous, les tiges à moelle.  Certaines cellules sont protégées d’un reste de grillage pour retenir lamelles de bois, pignes, coquilles.

Mis en place le 26 mai, le lendemain un petit hyménoptère vient à sa découverte.

Le 02 juin , un autre hyménoptère jette son dévolu sur un tuyau.

J’ai remarqué que les deux bébêtes faisaient des allers venues entre leur cellule et les pommes de pins. A chaque retour elles  transportaient des fibres claires. Peut-être celles du papier?

Des recherches sur internet nous ont donné les renseignements nécessaires à la fabrication de cet hôtel. Nous sommes aussi prévenus qu’il faut être patient quant à la colonisation des lieux par les insectes ciblés.

De temps à autre, je vous tiendrai informés de l’évolution de cette étrange auberge.

MMR ( tous droits réservés)

Merci pour toutes vos visites, vos commentaires qui réjouissent le cœur.  Les problèmes informatiques continuent.  C’est vraiment  handicapant.  Merci pour votre compréhension

A bientôt dès que possible

 

.

.

.

.

.

 

 

 

 

29 mai 2018

Ah l’informatique!!

Filed under: Méli-Mélo — Martine @ 5 h 52 min

Désolée pour mon silence, mon absence.

Mon ordinateur a été en panne plusieurs jours. Impression d’être coupée du monde. J’espère que tout va bientôt rentrer dans l’ordre.

Merci pour votre compréhension.

Ci-dessous, un Flambé venu se désaltérer aux fleurs de la ciboulette.

🙂

« Newer PostsOlder Posts »

Powered by WordPress