Les voyages immobiles… … de Martine Madelaine-Richard

1 février 2019

Propofusion

Filed under: l'herbier de poésie,Océan et Bassin d'Arcachon — Étiquettes : , , , , , , — Martine @ 7 h 24 min

Pour l’herbier de poésie Adamante,  ICI , nous propose d’écrire sur une toile de Jamadrou: Propofusion

Derrière la vapeur des rideaux, l’enfant se laisse glisser sur le fil d’un rêve.

L’air, l’eau

Entre les deux

Son monde à lui

L’enfant ne sait pas, alors il s’invente un conte fabuleux. Celui où l’oiseau violine taquine Capucine à coups de rimes en ine.

Au soleil vanille

Le temps n’est plus

Que fantaisie

L’enfant joue et compose l’éternité bleue souriante et caressante. Un poisson rouge bulle son rire clair vers l’avion  réglisse.

De la  nuit chocolat

L’étoile fraise

Mouline des bras

L’enfant tresse ses mots naïfs à  la queue arc en ciel d’un scoubidou.

A propofusion

Joujoux et roudoudous

Courtisent le songe

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MMR ( tous droits réservés)

 

Et puis… ici , là ou ailleurs, l’enfant joue… encore et encore….

 

Bulles d’océan

Bulles de bonheur

Têtes blondes et brunes

Lient les minutes

Nimbées de magie bleue

Bulles pétillantes

Bulles secrètes

Minouche et marmouset

Fabulent avec sérieux

Un monde sucre candi…

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MMR ( tous droits réservés)

27 janvier 2019

Il était un jour…

Un jour

Où Phébus daigne sourire

Un matin

Où Tramontane cesse de ronchonner

Rouge-gorge abasourdi

Se fait tout petit

Face aux navettes bruyantes de la gente à plumes.

La cause de toute cette agitation? Deux boules de graisses farcies de graines ont été suspendues, l’une dans le seringat et l’autre dans le pommier. .

Les mésanges charbonnières s’approprient les suspensions si appétissantes. Hargneuses, vindicatives et possessives, elles défendent âprement leur butin . Une pauvre mésange bleue,  un peu trop timorée, doit abandonner la place et chercher ailleurs sa pitance.

De plus

En prime, un lieu de restauration rapide flambant neuf vient d’être installé . Large toit, plateau avec perchoirs intégrés de chaque côté. Et une assiette  bien garnie offrant une diversité de graines à se lécher  les griffes.

Ce délice n’a pas échappé au regard gourmand des chardonnerets.  Un premier se présente, hésitant, puis rassuré, pique et repique de bon appétit.

L’autre, sur le qui vive, examine attentivement les alentours. Mais surtout,  lorgne avec envie et crainte l’intrépide prédécesseur.

 

« J’y vais?  J’y vais pas? L’autre va-t-il me voir? Ah la! la! La table est si tentante et mon estomac crie famine.

 

 »  Profitons de ce qu’il a le dos tourné. Allez! tant pis. Je me lance! »

 

« Héééé! Dis-donc toi! Touche pas à ma gamelle! ». « Oh l’égoïste! Quand y’a de quoi nourrir toute une escadrille! »   « Premier arrivé! Premier servi!  Quand y’ en a pour trois, y’ en a que pour moi! Allez! Ouste ! Du balai!! »

 

Resté maître, le magnifique oiseau, picore un peu de ceci, un peu de cela m’offrant un spectacle royal.

MMR ( tous droits réservés)

Après la construction de l’hôtel à insectes, réalisation de cette mangeoire qui a l’air de plaire à nos petits visiteurs…

13 janvier 2019

Au bout du chemin…

Filed under: Océan et Bassin d'Arcachon — Étiquettes : , , , , , , — Martine @ 1 h 56 min

Au gré du chemin

Du chemin flottant

Flottant au bout de ses songes

Roule au loin….

L’océan

Éternité iodée

Berceuse aux mille bleus

Ensorcelant l’instant

 

Bulle suspendue

Harmonie séraphique

De son cœur amoureux

Sur la vague océane

Ivresse au goût soleil

Celle, merveilleuse

Des contes et châteaux

Où se brisent les dents du Temps…

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MMR ( tous droits réservés)

Un grand merci pour tous  vos commentaires très très appréciés.

6 janvier 2019

Blanc… blanc… blanc

Filed under: Poèmes — Étiquettes : , , , , — Martine @ 1 h 43 min

Immaculé

L’intervalle limpide

Où les mots inutiles

Se fondent aux vagues

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Virginale

Cette douceur candide

De la liane fleurie

Épousant l’été

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Ivoire

Le baiser hivernal

Figeant en son givre

Le velours des prairies

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.MMR ( tous droits réservés)

1 janvier 2019

Vœux 2019

Filed under: Méli-Mélo — Martine @ 2 h 38 min

Je vous souhaite

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Que chaque aube

Soit filetée d’espoir

Comme au premier matin

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Que la braise joyeuse

Allume et embrase

Votre envie de créer

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Que le soleil réchauffe

Votre cœur meurtri

Par le poids d’un souci

 

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Que chante et courtise

La vie aux ailes bleues

Ourlée de douceur

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.MMR ( tous droits réservés)

9 décembre 2018

Là où le vent …

 

Cet après-midi là, sous un ciel de feu, nous recherchions un joli coin à découvrir sur la presqu’île du Cap-Ferret. Au cours de nos nombreuses pérégrinations des années passées, un nom nous avait intrigué: « Les 44 ha ».  Nous décidâmes de pénétrer à pieds  cette zone inconnue  en laissant la voiture à l’ombre d’immenses mimosas.  Pas de bitume mais des chemins de terre, sable, aiguilles de pins….  Fallait-il aller à droite? à gauche? Ou bien, parfois, en face pour rejoindre le Bassin? Nous allions là où le vent nous poussait.  Sous la voûte des arbres, l’air était  relativement « frais ».  Mon mari se demanda à mi-voix si nous allions retrouver la voiture au retour….

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Enfin, après moult interrogations et détours, nous arrivâmes au Bassin. Au loin, à droite la Dune du Pyla rayonnait  du haut de sa blancheur et de sa renommée*.

 

Nous découvrîmes émerveillés de magnifiques maisons  occultées par le rideau épineux des faux acacias, d’arbustes exubérants les dérobant aux regards. Un portillon  rustique, ou de bois blanc,  autorisait l’accès à ces paradis dissimulés.

Nos pas étouffés par le sable  laissaient aller leur curiosité. Tout était fermé, silencieux mais pas abandonné. Certains jardins étalaient leur riche exotisme, d’autres un retour à l’état d’une nature sauvage contrôlée.  En foulant ce petit chemin  clandestin je humais à pleins poumons son essence de térébenthine éclaboussée d’iode.

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Les échos  de la vie marine arrivaient par vagues en suivant celles de l’eau: Pinasses, plates, voiliers à moteur, les jeux joyeux d’un couple canin, un jeune enfant pataugeant hilare dans la mini piscine  creusée par son père.  Tournant le dos à ces habitations luxueuses nous répondîmes avec empressement à l’appel délectable de la plage.

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MMR ( tous droits réservés)

* C’est la plus haute dune d’Europe

ICI  un autre regard sur ce lieu à découvrir chez ma copinaute Écureuil bleu

ICI   d’autres de détails avec une référence  à l’émission La Maison France 5

Merci pour tous vos commentaires  que je découvre toujours avec un immense plaisir. Je vous souhaite de bonnes fêtes

Blog en pause

 

2 décembre 2018

Un lever sur le Bassin d’Arcachon

Filed under: Océan et Bassin d'Arcachon — Étiquettes : , , , — Martine @ 8 h 04 min

La nuit se retire

Comme à regret

Agitant son velours sombre

Entre étoiles

Et rêves épars

 

Mouettes et goélands

S’emparent de la grandeur du ciel

Leurs cris et leurs rires

Ricochant, chahuteurs, au miroir du Bassin

 

Au rythme lent du jusant

Les bateaux ressuscités

Secouent leur somnolence

Tirent sur cette chaîne

Entravant leur fuite

 

Au loin une pinasse chanceuse

Hoquette

S’étouffe

Reprend son souffle

Se décide enfin à prendre la route

Caressée par l’or

D’un soleil conquérant.

 

 

MMR (tous droits réservés)

Merci pour vos commentaires et passages silencieux toujours très appréciés.

25 novembre 2018

La goutte d’eau

Filed under: au Jardin: fleurs, arbres...,Poèmes — Étiquettes : , , , , , , — Martine @ 1 h 58 min

Trésor perdu d’un nuage rêveur

Imperceptible joyau

Une goutte

Glisse

Et se niche

Solitaire

Sur le cuir  velours

D’une porcelaine*

.

Globule déposé

Par le chant inconnu

Du peuple des nuées

La goutte

Cristal éphémère

Océan infime

Confine sous son derme

Un va et vient liquide

Celui

Microcosme hyalin

Nageant à contre-courant

De l’humain mystifié

.

Charade?

Devinette?

Conte aqueux?

Sur ses notes limpides

Flotte le rire céleste

Insaisissable et frais

Qu’abandonne , mutin

Un être translucide

.

Diamant tremblant

Accroché à l’instable

La goutte

Sphère étincelante

Roule sur elle-même

Impose sa chanson

Son rythme iridescent

Aux ondins et ondines

Invisible féérie

Virevoltant en son sein…

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MMR ( tous droits réservés)

*Porcelaine: graptopetalum paraguayense . Plante dite succulente aux feuilles épaisses, aqueuses, se brisant d’un rien.

18 novembre 2018

L’écureuil!

Filed under: animaux, insectes... — Étiquettes : , , , , — Martine @ 2 h 35 min

Le temps de dire « Oh! »

Le temps d’un sourire

Il se fige

A l’écoute

 

 

« Ne serait-ce pas une pigne, là-bas, luisante et aguichante en ses atours écailles? Ne cacherait-elle pas quelques trésors dorés sous ses jupons rugueux? »

Le temps de dire « oh! »

Le temps d’un soupir

L’écureuil

S’est tendu

 

 

« Ne serait-ce pas ici bas, ce reflet miroitant, l’oasis liquide oubliée de la nuit? Cet élixir nuage tombé après minuit sous le pin de mes jeux? »

Le temps de dire « oh! »

Le temps de cligner

Le rongeur

A sauté

 

« D’une pensée à l’autre,  je file sur le fil de mes envies soudaines. Ronger la pomme de pin, croquer le gland volé au  chêne séculaire, courser ce grand Roux  râleur et chapardeur de mes convoitises »

Le temps de dire « Oh! »

Le temps de …

Rien

Pfftttt!

Fini!

Il est parti!

MMR ( tous droits réservés)

11 novembre 2018

Un après-midi automnal

Filed under: Promenades ici et ailleurs... — Martine @ 1 h 21 min

Sous une sérénité bleu ciel un train siffle au loin

abandonnant la vallée aux mains chaudes de l’automne

Plus de girondes anémones

Encore moins d’iris jaunes

Lentement l’arbre déboutonne son pourpoint en cretonne

A son pied, sur le sainfoin desséché

La microfaune ronchonne

Papillonne,

Tâtonne,

En quête d’un brin d’aumône

Néanmoins, sourds au vent qui tourbillonne

Dans leur coin

Les coings

Prennent de l’embonpoint.

Contrepoint à l’hiver qui sournoisement résonne

Mésange lâche gaiement ses consonnes

Coucou,  à la mémoire brouillonne,  se croyant au printemps, ponctue les notes de l’oiseau  de son écho monotone.

La-haut Phébus rayonne

Ici, je talonne une colonne de fourmis que la rapacité aiguillonne vers des fruits à leur maximum.  Heureuse de les devancer, je fredonne mon baragouin en contrepoint au gramophone grippé de Dame Pie sur son trône.

Ce recoin du jardin dominant la vallée, comme  à l’abri du cyclone de la vie,  est un havre où je fusionne  au sein d’une nature sauvageonne.

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MMR (tous droits réservés)

Ces coings si dodus,  que depuis plusieurs jours je cuisine, embaument la maison.

Pâte, gelée, confiture,  chutney, tarte, compotes salées ou sucrées,  en purée ou en lamelles natures à  congeler cuites.  J’ai glané  71 recettes sur  internet que nous testerons petit à petit.

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