Les voyages immobiles… … de Martine Madelaine-Richard

14 décembre 2014

Rouge au fil des saisons!

img_8459_v1Cliquez sur les photos pour agrandir svp, merci

Cerise , l’aurore

Carmin , le couchant

Lune dans l’un

L’eau dans l’autre

Sous entrelacs rougeoyants

Le Temps joue à cloche-pied

D’une soierie  à l’autre . IMG_3708_v1

Anémone, fard aux joues

Marivaude

Bat des étamines au premier bourdon

Tulipe

Pas en resteIMG_6130_v1

Flirte avec Phébus

Entre-ouvre son corset

Papillonne pétales

Crépite du satin .

« Belles! Oh mes belles!IMG_3545_v1

En vos atours surah*

Que vous êtes charmantes!

Comment résister

A l’appel de vos feux? »

Se dit criocère* affûtant mandibules .IMG_4970_v1

« En mai, fais ce qu’il te plaît »

Pivoine fait sienne la maxime

Froufroutant,  bouillonnant

Crinoline et dentelles .

IMG_7930_v1Au carré des douceurs

Fraise , collerette envolée

Perd taille de guêpe

Thésaurisant sucré ,

Vitamine son teint .

IMG_5564_v1Œillet

Ébouriffe ses crêtes

Mime un cocorico

Étourdissant juin

De tout son capiteux .

IMG_5868_v1Gaillarde

Sans épice

Pour contrer le gêneur ,

En appelle à ses sœurs

Lutines et purpurines

Les voici affolant cette fin de printemps .IMG_5714_v1

Coquelicot, mesdames,

Se gausse du raffut.

Voyez comme il  étale

Son velours débonnaire

Pour fraîche sauterelle .IMG_2852_v1

Été… automne…

Le mufle hivernal

Souffle et enchevêtre

Maints diamants fugaces

Aux rubis grenadine

Du tendre pittosporum.

.

MMR ( tous droits réservés)

* surah: soie

* criocère du lys: coléoptère  d’origine asiatique, ravageur redoutable des lys , ne dédaignant pas  à l’occasion  les fritillaires.

16 mars 2014

Il était une fois…

Filed under: au Jardin: fleurs, arbres... — Étiquettes : , , , , , , , , — Martine @ 7 h 27 min

Il était une fois au jardin de ma céramiste de  sœur IMG_1674_v1🙂

) (

Entre sauges et mignardises

Là où le Temps tricote un hamac indolent

Où  limace, sereine, se gorge de laitue

Sous l’imprévu frivole piétiné par criquet

Au plus fort de la houle des fragrances  entêtantes

Se morfond ÉléganceIMG_1682_v1

Ancolie mélancolique.

« Comment ,se dit-elle, supporter cet outrage?

La nature est mal faite!

Pourquoi Œillet si terne en sa robe palote

Poivre, ensorcelant, le nez des visiteurs?

Pourquoi Sauge, écrasée, exhale  médecine

Au pied indifférent à ses atours communs?

Moi! Moi qui suis la plus belle n’embaume queIMG_8265_v1 nenni!

Abus! Favoritisme! Je réclame justice! »

Oh la l’amie, tout doux , se rebelle Iris

Baisse un peu la voilette sur ton impératif!

Je trouve , par ma foi, que tout va pour le mieux

Ici, le roi, c’est moi! Hume mon capiteux! »

Ainsi

Entre les folles avoines lutinées par ZéphyrIMG_8212_v1

Fracassant la quiétude des siestes mitoyennes

Se disputent deux fleurs à l’ego outrancier.

« je m’en vais de ce pas vous mettre d’accord! lance furibond Chantecler réveillé

Que m’importe l’odeur, la soie ou le satin?

Tout m’est bon sous le bec! Je vais vous l’enseigner! »

.

MMR ( tous droits réservés)

 

7 juillet 2013

oeillets

IMG_9241_v1IMG_9298_v1.

.

Entre deux nuages

Entre deux frissons

Sourire miel  poivré

Aux franges des œillets

.

Œillet mignardise, œillet chabaud, œillet des fleuristes, œillet géant de Nice…. Les graines étaient mélangées dans ma petite boite à semis.

IMG_8448_v1

IMG_7622_v1.

.

Saisi par l’essence du Temps

Ou celle des mignardises,

Sérapias* se laissent bercer

Au souffle tramontane.

.

Un peu trop de rouge, pas assez de diversité, j’achèterai d’autres semences…

IMG_9138_v1IMG_9131_v1.

.

Les chaudes fragrances

Ne tournent pas la tête

De l’embûche* aux huit yeux

Dressée sur ses pattes

.

MMr ( tous droits réservés)

* sérapias: orchidée colonisant peu à peu le passage au pied de ma plate-bande.

*l’embûche est une belle araignée dorée

Cliquez sur les photos pour agrandir svp, merci

25 mai 2012

En mai, fais ce qu’il te plaît ( bis de bis)

« En mai, fais ce qu’il te plaît » pour le rendez-vous du « Coucou du haïku », ICI , de Alice et Mamylilou.

Après la pluie vient le soleil et… la grosse chaleur .

.

.

Parasol diaphane-

Cacher sa peau délicate

Averse hélianthe

.

.

Sous les rayons dorés le jardin s’épanouit, resplendit. Un autre monde. Enfin, mai nous sourit!

.

Lumière dansante-

Petits cœurs d’œillets à prendre

Aïe! Une araignée!

.

.

 

Pour une fois, j’ai photographié le jardin depuis la rue. En mai, je fais ce qu’il me plaît, pas vrai? 🙂

.

Dix heures au clocher-

Coquelicots farandole

Zéphyr s’abstenir

.

MMR ( tous droits réservés)

 

 

 

19 mai 2012

En Mai, fais ce qu’il te plaît ( bis )

Filed under: mini poèmes, Haïkus, tanka, haïbuns... — Étiquettes : , , , , , — Martine @ 7 h 48 min

Pour ce nouveau rendez-vous du vendredi avec le  « coucou du haïku »  d’Alice et Mamylilou, ICI, même thème durant tout le mois.

.

.

Entre deux nuages-

Iris, œillets rivalisent

Typhon parfumé

.

.

.

.

.

Au cœur du jardin-

S’occuper à ne rien faire

Délices de Mai

.

.

MMR ( tous droits réservés)

7 juin 2011

Porte-bonheur…

Filed under: entre ombre et lumière — Étiquettes : , , , , , , , — Martine @ 8 h 24 min

Cette semaine le thème pour la communauté  « entre ombres et lumière » , ICI , de Hauteclaire, est Porte-bonheur, grigris , superstition

Une expression bien connue: « je ne suis pas superstitieux, ça porte malheur! » 🙂

Voilà quelques petites trouvailles :

Il est fortement déconseillé de passer sous une échelle.

Un chat noir traversant notre route porte malheur ( pauvre bête)

Ainsi qu’un parapluie ouvert dans la maison

Ou encore le pain posé à l’envers ( au Moyen Age le pain retourné, entreposé à l’écart des autres, désignait celui du bourreau. brrrrrrrr…)

Au théâtre, il ne faut surtout pas offrir des œillets avant ou après une représentation. Le comédien ( dienne) vous en voudra à mort. Cela est sensé porter malheur à sa  carrière.

Il vaut mieux  penser à un cadeau plus spécial, comme par exemple une patte de lapin.

Le 13 est soit un porte bonheur ou malheur. Dans le même esprit: on évite : 13 convives à table, l’échelle à treize barreaux, le 13 ème étage, la chambre n°13…

Si l’on renverse la salière, vite, prendre une pincée et la jeter par dessus l’épaule gauche pour détourner le malheur.

Le trèfle à quatre feuilles attire la chance.

Ainsi que porter la couleur verte

Ou encore accrocher un fer à cheval, extrémités vers le haut.

Briser un miroir: aie aie aie: 7 ans de malheur!

Il faut croiser les doigts que cela ne vous arrive pas , ou vite, toucher du bois rond: cela porte chance.

A la chandeleur, placer une pièce de monnaie dans la première crêpe que l’on fait sauter est sensé nous garantir d’avoir de l’argent toute l’année. Dans le même ordre d’idée, le scarabée , broche au revers d’une vêtement, attire la fortune.

Au premier mai perdure une jolie tradition délicieusement parfumée: offrir un brin de muguet porte-bonheur ( je vous fais grâce de la dérive commerciale)

Si vos pas vous portent vers une fontaine, fouiller vos poches à la recherche de quelques piécettes afin de séduire la chance ou le bonheur…

Pour terminer ( bien qu’il existe maintes et maintes superstitions) voici la jolie coccinelle considérée comme porte-bonheur. C’est peut-être pour cela qu’elle est surnommée bête à bon dieu.

MMR (tous droits réservés)

28 mai 2011

papillons bis

Mon talus exposé  plein soleil, surplombé d’un mur, est assez sec en ce moment. Les valérianes s’en accommodent fort bien. Les œillets mignardises souffrent un peu entre sauge, lavande et gaura. Cette folie fleurie attire une foule gourmande:

Des DIPTÈRES

Tels que les mouches, les syrphes….

Mais encore

des

HYMÉNOPTÈRES 

nombreuse famille d’abeilles, bourdons, guêpes…

A droite, voici une abeille charpentière

Vaillante petite bête, pas du tout agressive, qui fera l’objet d’un article particulier très bientôt.

Les

ORTHOPTÈRES 

les crickets, les sauterelles.

Pour les distinguer, un truc: la sauterelle a les antennes les plus longues.

Cette belle très occupée à chasser son repas est une aide précieuse tout comme les coccinelles. Elle mange beaucoup de petits parasites: mouches, chenilles….

Les

LÉPIDOPTÈRES

De magnifiques papillons, poésie aérienne et gracieuse, un peu trop rare à mon goût. Mais parfois, une visite inattendue me comble de bonheur. Blancheur neigeuse des piérides …

Depuis trois ou quatre jours, est apparu, à l’heure où le jour vire au parme, un petit excité, original, mais pas vraiment beau. Ce visiteur est un Moro sphynx.  Avant hier, j’en ai vu trois en même temps. C’était la première fois que j’assistais à un tel ballet de la part de ce papillon.

Un autre petit affamé m’a fait la grâce d’un grand spectacle pendant plusieurs minutes.

Mes pas me portent, comme habitude, à l’avant de cette levée de terre rapportée. Il s’y passe toujours quelque chose. Je dérange un éclair beige et feu.

j’ai cherché à l’identifier. Je crois que c’est le Lycaena phlaeas. Nommé aussi Le bronzé ou le Cuivré commun. Il aime les friches. C’était amusant de l’observer:  » Tiens, j’me prendrais bien un p’tit coup d’ valériane! ». Après avoir consciencieusement tout piétiné, pompé le nectar rose, le voici, un peu fatigué sans doute, qui se pose au sol battant à peine ses ailes. Puis, une nouvelle envie le porte vers le souffre de la santoline.  Même manège. Il ne veut rien laisser échapper . Une aile d’oiseau un peu trop rasante, un coup de vent ébouriffant et… fini, parti, vers d’autres butins, d’autres agapes….

MMR ( tous droits réservés)

8 mai 2011

Chenilles vertes

Quelques minutes au jardin….. Un plaisir inestimable. C’est comme se laver l’intérieur de la tête de ces pensées parasites qui nous usent à petit feu…

Aussi, chaque occasion est bonne de m’échapper, de contempler mes fleurs…. de découvrir un nouveau petit visiteur…

Mercredi, j’admirais la dernière fleur de ce bel iris abricot clair, au pied de l’arbre de Judée. Son merveilleux parfum était éclipsé par la violence poivrée des œillets mignardises. Une touffe  qui a doublé de volume depuis l’an dernier. Deux teintes mariées intimement. Lorsque j’avais repiqué ce pied, un autre, tout petit, était collé à lui.  Cela n’a pas eu l’air de les gêner beaucoup.

Je me penchais pour humer avec délice …. lorsque je m’aperçus que quelque chose clochait. Certains boutons semblaient vides. Plus rien. Un, deux, dix… j’en comptais une bonne quinzaine. Sacrilège! Un par -ci, un par- là, tant pis. Je comprends et admets que mes petits locataires aient besoin de vivre. Mais là, c’était un vrai carnage. Qui était le coupable! Non de non! Je cherchai et finis par trouver l’auteur de ce beau gâchis: une chenille verte. Une belle à la robe fluo, vaguement tachée et surlignée d’un peu de blanc. Sa teinte la dissimulait quasi parfaitement à l’oiseau fureteur. Cette demoiselle , bien grasse, bien nourrie, était sans pitié pour  mes œillets. Ils allaient tous y passer. A l’aide d’un brin d’herbe, je la forçai à lâcher prise. Puis lui offris une villégiature dans l’espace vert de l’autre côté de la rue. Elle pourra exercer librement sa voracité parmi les fleurs sauvages.

Après cette alerte, une inspection en règle s’imposait.  Bien m’en a pris. Je découvris une autre gloutonne. grrrrrrrrrrr!!! Celle-là se régalait des fines tiges du seul et unique pied de catananche qui  ait bien voulu survivre.

J’adore le bleu de cette fleur  , un peu sauvage. Cette photo a été prise l’an dernier. Les abeilles , les mouches et maints autres insectes appréciaient son pollen.  Ce qui, bien entendu, était un lieu idéal pour chasser.  Sous la douceur des pétales inférieurs, on peut apercevoir une araignée crabe. Je crois que c’est une Heriaeus .  Une redoutable prédatrice.

Après l’avoir récupérée à l’aide d’une brindille, j’emportais cette seconde chenille  et la déposais à une dizaine de mètres de la précédente.

Gros plan sur la tête de cette  jolie enquiquineuse. J’ai cherché à l’identifier. Peut-être une orthosia mais laquelle: incerta? Si quelqu’un peut me renseigner, merci par avance.

MMR ( tous droits réservés)

Powered by WordPress