Roule boule orange
Bilboquet fougueux
Aux mains d’août riant
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Tourne ballon tango
Suis le rythme haletant
De deux cœurs amoureux
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Volte écu pourpré
Sur le pavement or
D’un nouveau jour heureux.
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MMR ( tous droits réservés)
Roule boule orange
Bilboquet fougueux
Aux mains d’août riant
.
Tourne ballon tango
Suis le rythme haletant
De deux cœurs amoureux
.
Volte écu pourpré
Sur le pavement or
D’un nouveau jour heureux.
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Lever doré. Phébus sort nonchalamment de sa couette nuageuse. Il promène sur le monde un regard incandescent, insoutenable. Mais paradoxalement, ce que ce feu fait du bien. L’or solaire coule, ruisselle, allume des reflets mordorés sur ma peau, sur l’eau du Bassin. Richesse d’un instant proche de la perfection.



Cette couleur si précieuse, d’autres ont décidé de la « chiper » à l’astre du jour. Je la retrouve aux pétales d’un sedum, d’un pissenlit, d’une giroflée. Mais également sur la somptueuse tenue de gala d’une minusculee araignée saltique; sur le corset d’un syrphe * ou d’une toute petite abeille sauvage.**

Les jours où le mauvais temps s’éternise, cette teinte fait tant rêver à l’été. Je lui cherche des synonymes qui roulent sur la langue comme autant de bonbons: ambré, blond, fauve, cuivré, vermeil, safran… Le vent agite les jaunets de mes tomates poires. Or sucré, juteux, si frais: une vraie gourmandise!
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* syrphe: mouche appartenant à l’ordre des diptères
** peut-être une halicte?
Capricieux! Inconstant! Éblouissant! Ce ne sont pas les adjectifs qui manquent lorsque l’on veut parler de toi Printemps!
Pour fêter ton réveil, le 20 mars, la Météo avait commandé le soleil. Phébus, tout sourire, se plia en quatre pour faire plaisir. Il cerna d’étincelles le safran des narcisses; coula au bronze l’or des forsythias; ébouriffa le miel des pissenlits; réveilla coucous et primevères; satina alysses et tulipes d’une chaleur bonne enfant…
Rien n’était trop beau pour toi. Le ciel, balayé de frais, devint un somptueux tapis floral: myosotis, lin, scabieuse, jacinthe, pervenche, céanothe, crocus, agapanthe… Mille nuances de bleu composèrent un tableau changeant à rendre jaloux Océan.
Infime, dans un coin d’horizon perdu, une peluche neigeuse flottait paresseusement. Ultime trace de l’oiseau tempête chassé à grands coups de rayons brûlants.
Nul ne devait assombrir ta venue.
Tout devait être parfait. Les fleurs offrirent le meilleur de leurs mots parfumés à la gloire de ce jour. Les oiseaux. Ah les oiseaux! Ces petites boules de plumes devinrent lyriques. Leurs notes amoureuses s’envolèrent à la conquête des cœurs.
En dansant sur le vent, sur ses voltes fantasques, abeilles, bourdons, mouches, papillons et autres coléoptères, célébrèrent Aphrodite, déesse de l’amour.
Même l’assommant chien d’à côté se fit un peu plus discret. Un ange poilu, museau pointu et longues oreilles, avait dû le toucher de ses ailes apaisantes. Quiétude, légèreté et joie étaient au menu de cette renaissance.
Par Vertumne, dieu des jardins et des potagers, une envie irrépressible s’empara de moi; celle de plonger mes mains dans la terre; de nettoyer, tailler, désherber, semer, transplanter. Je me mis à féliciter les abeilles, ces vaillantes petites ouvrières qui se dépensent sans compter. Puis mes louanges allèrent aux radis et à la salade à couper prospérant résolument dans un des carrés potagers en dépit des gelées récentes. Sans oublier le talent d’imitateur du sansonnet s’époumonant, infatigable, au bord du toit. Tout à coup je me surpris à sourire pour rien, comme ça, dans le vide. Folie printanière?
Suave et ensorcelant Printemps. Quel bonheur que ton retour!
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Pour l’Herbier de poésies, Adamante, ICI, nous propose d’écrire sur une de ses photos personnelles : L’arbre creusois
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Il est un lieu, loin, très loin, où pousse une petite forêt. Parler de forêt est peut-être excessif car les gens du coin la nomment « Le bois sans nom ». Pour y parvenir il faut traverser prairies, ruisseaux et marécages; des ronciers imposants; une mêlée inextricable d’ herbes hautes et d’arbustes exubérants.
D’hiver à l’automne
Sur la carte routière
Une tache verte
Cette sylve, si difficile d’accès, est préservée des hommes et de leurs cognées; des voitures 4X4 et du hurlement des motos tout terrain.
L’ombre des arbres
Leur noirceur si effrayante
Chape de silence
Mais, ce n’est qu’une apparence, un leurre de Gaïa. Car, derrière ce rideau inquiétant, tout un monde saute, court ou rampe. Le lapin d’Alice secoue sa montre gousset en se lamentant bruyamment: « En retard! Je suis en retard! ». Alice aussi est en retard… d’une histoire. Deux gros escargots unissent leurs destins tandis que le concert des grillons couvre leurs ébats. Bambi parle à une pervenche au bleu irréel. Et l’ours Baloo compose une berceuse pour Mowgli. C’est un autre monde où le merveilleux règne en maître. Où les arbres ont le don de parole. Tenez, justement, j’en vois un qui se penche pour mieux écouter la chanson de la vie.
Harmonie dorée-
La ronde des champignons
Celle des mouches
P’tit Chêne à la voix flûtée
Se joint au merle siffleur
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Crépuscule pailleté
De miettes soleil
Sa douceur capucine
Ondulant sur l’eau tiède.

Liqueur vespérale
Enivrant curaçao
Où le nageur d’un soir
Oublie ses nuages sombres.

Bigarade soyeuse
Plénitude aquatique
L’heure passe au tamis
D’une étamine miel.
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Silence aigue-marine
Entre les dentelles
Cistes et tamaris.
Pas l’ombre d’un humain
Vampirisant le rêve
Ondulant et soyeux.
Aux franges herbes folles
Ciselées d’or brûlé
S’accroche l’éphémère.
Évanescence jade
L’esprit de la Nature
Reconquiert son royaume.
Oyat et hélichryse
Son doigt entrebâille
Un portail blanc écume.
Sérénité iodée
Gaïa boit cette paix
Du Temps bleu océan…
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Laurier rose et laurier tin
Tissent au gré de la brise
Un paravent changeant
Émeraude et neige poudrée.
La chanson du vent au levant
Ciselée d’ambre brasillant
Glisse ses notes flutées
Entre leurs doigts entremêlés.
Zestes citron et mandarine
Le Dieu-soleil au pied du jour
Travestit les deux compagnons
En sculptures d’or sirupeux.
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Bertille aime se promener
Le nez au vent..
Ce vent des fantaisies
Qui a toutes les clefs:
Celle du miroir des anges où les nuages dessinent le mot bonheur à toutes les heures du jour.
Une autre déverrouille une cache secrète. Quelle cache? A ça, si je vous le dis, ce ne sera plus secret.
Une troisième entrouvre le rideau de la nuit pour que l’amour déclame à la lune son plus beau poème.
La clef de sol, lustrée avec délicatesse, ébauche la mélodie que recherche tous les romantiques .
Le passe-partout n’est pas recommandé car il ouvre n’importe quoi. Attention aux mauvaises surprises.
La clé d’or ciselée de mystère à manier avec doigté. L’écrivain en mal d’inspiration l’utilise en cachette. Mais… chutttt!!!! Motus et bouche cousue!
Et puis il y a la clef des songes. Celle de toutes les évasions. Il suffit de la glisser dans le trou de souris libéré par le lapin blanc.
Bertille prend le précieux sésame, crochète le portail ajouré. Une simple poussée suffit et la voici dans le bleu… cette féérie ondoyante pailletée de soleil , d’éclaboussures et de rires…
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Merci pour tous vos commentaires que je lis avec grand plaisir
Avril à l’humeur changeante



Déambulations
Cheminement méditatif
Le regard vague
Flottant et léger
Se réchauffe à l’or des euryops
Se coule au secret d’un iris ténébreux
S’arrête

Curieux
Près du cétoine doré
Occupé à brouter la neigeuse spirée.
La flânerie reprend, langoureuse, charmée par les trilles d’un merle inspiré.

L’air saturé de parfums enveloppe

Caresse,
Étourdit délicieusement.
Œillets mignardises
Pois de senteur
Tabacs et jasmin
Coronille et lilas
Maintes fragrances ensorcelantes
Racontent 

Volubiles
Les amours mésanges
Verdiers et sansonnets
Moineaux et chardonnerets
La quête pollen de l’abeille dévouée
La séduction rustique de Punaise pour sa belle.

Tandis que sur sa souche, Zard , lézard des murailles, la faim au ventre, guette , avide, l’étourderie mouche ou chenille.
Fièvre vernale à l’enclos du jardin
Où le pas nonchalant
Erre
Détendu
Oublieux de la montre
De la folie des hommes.
Le cœur s’ouvre grand à Nature sereine.

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Le temps se vaporise
A l’or brûlant de Phébus.
Jadis et aujourd’hui
S’entrelacent, lascifs,
Sur le seuil érodé
D’une vieille bâtisse.
Ses murs blondis au feu
Des années affairées
Gardent l’irrévélé,
Un mariage poilu.
Dès que la nuit étend
Son énigme obscure
Une paire de loirs
Part écumer les ombres.
Sur le pont de la treille
Leur course ralentit
Volant quelques grains
Aux raisins rebondis.
Le fouet de leur famine
Galvanisant leur quête
Le couple cavale
Vers promesse de pommes.
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