
L’automne et ses beaux nuages.
J’ai eu la chance d’assister, il y a fort longtemps, au départ d’un groupe d’hirondelles. Toutes rassemblées sur les fils comme autant de notes de musiques sur une partition. Mais, cette fois, ce fût complètement différent.

Durant deux ou trois jours jours elles ont tourné, viré, virevolté, s’éloignant puis revenant. Entre 8h30 et 9h30. Et tellement nombreuses! Un vrai bonheur! D’où venaient-elles? Parce qu’au village, de tout l’été, je n’ai vu qu’un seul couple. Peut-être étions nous une étape sur leur long voyage vers l’Afrique?

La maison de mes voisins semblait être le point central du rendez-vous. Les oiseaux se posaient sur l’antenne tv, le toit, les arbustes autour, le pin d’à côté. Départ, faux départ. Cela ne cessait pas jusqu’au moment où l’ensemble répondant à un signal mystérieux s’envola en longues courbes gracieuses et tourbillonnantes…

SEPTEMBRE
Leurs gazouillis joyeux ont déserté l’azur.
Hirondelles,
Martinets,
Aux ombres insaisissables,
Strient les dunes dorées,
Les dominos blanchis des villages africains.
Une cacophonie envahit leur espace.
Grives et
Étourneaux,
A l’appétit vorace,
S’abattent sur nos vignes,
Nuages de vendangeurs aux becs inassouvis.
Fin d’été aigre-doux, traînant un peu les pieds.
Un jour chaud,
Un jour froid,
Hésitant et rêveur,
Sur les routes bleutées des migrateurs ailés…
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Ce poème figure dans mon recueil « Escapades bleues… or »
MMR ( tous droits réservés)





















Dans ma petite friche, la floraison des orchidées se poursuit. Après celle de l’Ophrys araignée, voici l’Ophrys lutea. Cette adorable sauvageonne se multiplie tranquillement un peu plus chaque année. Ainsi que le thym d’ailleurs.































