

Sur les ombelles de mes carottes
Ah! Il s’en passe des choses sur ces minuscules fleurs. Quelle diversité d’insectes et d’araignées. Ça se côtoie, se croise, s’entrecroise. Postée tout près, bien sagement, me voici au théâtre. Naissent des amours éphémères. Des drames soudain. Ça boit, ça mange et ça collecte.
Cette fois là, une toute petite abeille se présenta à ce comptoir si bien garni. Mais une redoutable chasseresse était à l’affût. L’abeille sans méfiance s’avança à portée de la redoutable thomise Napoléon. ( Synema globosum). Celle-ci tenta de 
se saisir de cette proie si appétissante. Mais dans un sursaut désespéré, la courageuse hyménoptère se dégagea. Le plus surprenant, c’est qu’elle s’approcha de nouveau, comme pour narguer l’araignée. Voulait-elle nous rejouer « La mouche du coche »? Et puis, lassée de ce petit manège elle repartit butiner plus loin. L’arachnide, fort déconfite, recula se cacher sous cette neige végétale, prête à piéger la prochaine étourdie.
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Fine mouche, une beauté, un vrai bijou, ne s’est pas laissé avoir par la prédatrice. Chryside enflammée ( chrysis ignita) est une guêpe coucou qui parasite le nid d’autres hyménoptères ( abeilles ou guêpes). Ce magnifique insecte vint boire à longs traits le délicieux nectar.
Ce bar à si attrayant attira également maintes jolies diptères

Éclat de soleil-
Zonzons et escarmouches
théâtre floral
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MMR ( tous droits réservés)
un site sur les insectes de référence que j’apprécie beaucoup: http://aramel.free.fr/
47 milliards d’euros : c’est la valeur estimée par 2 biologistes des services rendus par les Insectes chaque année aux USA; ces chercheurs ont pris en compte 4 actions bénéfiques réalisées par les Insectes :
-recyclage des excréments-lutte contre les nuisibles-pollinisation-alimentation du monde vivant…






chatouillé par maints parfums… La beauté d’une couronne de pétales flamboyants capture le regard. La neige d’une autre fascine par sa pureté odoriférante. Tandis que le promeneur s’émerveille , dans son dos, une tragi-comédie déroule son scénario lilliputien.
par ce manque évident de galanterie.


























visiteurs empressés. Quelques hyménoptères ( abeilles sauvages, symphites jaune et noir) et coléoptères se glissent discrètement parmi l’affluence bourdonnante des diptères.













Mais vu sa grande taille je me demande si ce n’est pas plutôt Dame Criquet qu’il faudrait dire. Chaque fois que j’avais à faire dehors, ou juste pour le besoin de m’aérer, j’allais lui jeter un coup d’œil, prendre de ses nouvelles. Car visiblement elle ne quittait pas son refuge pour se nourrir, changeant seulement, parfois, de position. Était-elle en hivernation? Ce bel insecte a mis les voiles la semaine dernière, peut-être une heure après mon passage. Cela m’a fait quelque chose, ainsi qu’à mon mari. Nous nous étions habitués à cette petite vie blottie dans notre construction.
Verdiers, chardonnerets élégants( une vraie compagnie) moineaux ( plus nombreux qu’en 2020) se régalent du menu offert si varié en graines. Avec une nette préférence pour le tournesol. Lorsque celui-ci a disparu, les chardonnerets et moineaux se rabattent sur le reste. Au sol ce sont les pinsons( un mâle et cinq femelles) qui s’activent à glaner parmi l’herbe rase. Avec cette pandémie, nous commandons au Drive d’un Leclerc. C’est pratique mais certains produits sont absents ou en rupture, comme le sachet de graines pour oiseaux sauvages. Nous avons donc dû aller nous ravitailler dans un magasin spécialisé. Le produit trouvé dans celui-ci était légèrement différent de notre habituel. Il contenait des raisins secs, dédaignés par mes petits gourmands. Ce qui me désolait un peu. A tort. Car cette petite différence eut pour conséquence d’avoir un nouveau consommateur à notre restaurant: la fauvette à tête noire. Elle raffole de ce fruit et vient lorsque tout est calme. Le mélange contient également du blé et un peu d’avoine. Une aubaine pour une tourterelle à collier nichant dans le voisinage.
Narcissus bulbocodium surgi de nulle part. Car il n’a pas été planté. Alors d’où vient-il? D’une graine apportée par le vent? J’ai pensé au terreau acheté dans une jardinerie locale. Mais cela fait deux ans que mes jardinières n’en ont pas reçu. La seule et unique fois où j’ai vu ce narcisse c’était en 1975, au pied d’une dune dans les Landes, pas très loin de l’océan. Un ravissant petit groupe capturant la lumière du soleil.
Ces jours-ci trois jolis petits mâles sont nés et attendent la sortie de ces dames pour les honorer. Ils vont et viennent entre l’énorme romarin à un mètre cinquante de distance et les tuyaux d’une canne de Provence mis à disposition dans l’hôtel. Belle patience de la part de ces messieurs car leurs belles se font désirer. Et ils ne sont pas les seuls. Deux xylocopes font le pied de grue également. De temps à autre ils vont butiner un petit coup pour se désaltérer et se doper d’énergie. Puis ils reviennent poireauter avec une infinie patience je trouve.




