Même thème que vendredi dernier pour le » Coucou du haïk.u » ICI de Alice et Mamylilou
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Soleil montagnard-
Il a neigé comme un fou
sous les cerisiers
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MMR ( tous droits réservés)
Même thème que vendredi dernier pour le » Coucou du haïk.u » ICI de Alice et Mamylilou
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Soleil montagnard-
Il a neigé comme un fou
sous les cerisiers
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MMR ( tous droits réservés)
Giboulées,
Tonnerre,
Nuit brûle paupières
Où les rêves se heurtent
Aux volet malmenés.
Nuit se désagrégeant
En milles diamants fumeux
Esquisse soie orientale,
Ombre aux mots ruisselants,
S’épanchant de vernis en velours,
Carillonnant ses gouttes
Au rythme écho joyeux
Des cloches en chocolat.
Poulette cacao
A oublié ses œufs
Sous dentelles jacinthes.
Que croquent allégrement
Par cents ou par milliers,
Les bouches gourmandes,
Les rires impatients
Pitchouns et enfançons…
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Début de printemps: nouveau thème pour « Le coucou du haïku », de Alice et Mamylilou, ICI, sur un montage d’Alice
Toc toc! à la porte-
Au soleil encore timide
Sourires fleuris
Parfumés par les violettes
Les merles amoureux bataillent
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Une touffe de narcisses
Détrône l’hiver
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Ce matin là, 13 février dernier, je décidai de faire une virée au bord du Fresquel qui passe pas très loin du village. La météo annonçait le redoux pour les prochains jours…. Si je voulais capturer quelques effets intéressants il était plus que temps de partir à l’aventure. L’aventure, c’est beaucoup dire. Mais enfin, emmitouflée comme une poupée russe, me voilà filant comme le vent…
Couleurs sibyllines,
Calme marmoréen
Que piquent les merles
Engourdi par le froid, le soleil s’extirpait laborieusement de ses draps brumeux. Mes joues, mon nez s’accordaient sûrement à ses vapeurs rosées virant au framboise écrasé. Oui, a gla!gla!. Il n’y avait pas que l’air qui était givré. 🙂
Abandonnant la route, j’empruntai une voie parallèle festonnée de congères.L’ostensoir platine s’emparait du ciel, veloutait la neige de nuances beurrées. Hallucination? Huumm… la belle chantilly . Une pie lève-tôt survola en se moquant cette bipède rêveuse invétérée.
Allons, pressons! Pressons!La crêpe pâlichonne va virer à l’or le plus pur, mordre dans cette blancheur nivéenne… Quelques maisons éparses calfeutrées sur leurs secrets me cachaient le rivage. Il devait bien y avoir un passage quelque part entre ces jardins, ces haies et autres vergers… Des traces de roues me guidèrent vers une trouée et là…. les yeux écarquillés, le cœur battant la chamade je découvris une vue à couper le souffle. Ah mes Maîtres impressionnistes, mes Fauves, si vous pouviez guider ma main pour balbutier toute cette beauté sur mes toiles.

J’interrogeai l’opacité des buissons, le grillage des branches… Le sentier longeait le cours d’eau sans jamais s’approcher. Frustration. Nappes glacées, ressac figé , que de merveilles tentaient la photographe…
Au bout d’une centaine de mètres, enfin, une échancrure dans tout ce fouillis végétal me permit d’apercevoir l’extrême bord. La descente était tapissée d’orties brutalisées, de ronces armées jusqu’aux dents. Grâce à la complaisance de quelques arbustes assez robustes je pus m’aventurer jusqu’au bord de la rivière.


Gaïa, maître verrier génial, comblait toutes mes attentes. Tout m’appelait, m’interpellait. Ma paire d’yeux ne me suffisait pas. Il y avait tant et tant à voir, à moissonner…

Oubliée la montre, la pendule, la trotteuse insensible. Les mots dansaient une gigue joyeuse, composaient et recomposaient odes et contes, s’évanouissant aussi vite que l’éclair…
Bleu stylet antarctique,
Le solfège torrentiel
De soupirs en silences
Cherche sa clef de sol,
Ses octaves laiteux
Que cisèle Soleil.
Mais…
Qu’y avait-il de l’autre côté du pont? A suivre
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(cliquez sur les photos pour agrandir, merci)
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Dimanche en huit, peu de temps après avoir photographié un lever de soleil extraordinaire, ICI , Il se mit à neiger comme un fou. Par moment, il tombait « des mouchoirs » ( expression entendue en Provence ). La pauvre petite anémone , ICI , semblait bien misérable en compagnie de trois brins d’herbes brûlées par l’hiver. Vers le soir les nuages en eurent assez de disperser leurs fleurs virginales, d’effilocher leur ouate. Nous fermâmes les volets sur une interrogation. Qu’allions nous découvrir au matin? Tout d’abord, un autre merveilleux lever aux teintes assourdies.
Le jardin étincelait sous les premiers rayons transis. Les ombres gardaient encore leur mystère bleu nuit. Ce clair-obscur me ramenait à celui de la montagne, de ses congères, de ses ravins d’éternel silence. Mon esprit vagabondait sur les cimes lointaines en glissant sur ce manteau glacé. Tandis qu’au soleil mille et un diamants étincelaient.

Certaines plantes résistent envers et contre tout, à l’image de cette touffe de narcisses très précoces. Le froid pesant de tout ses degrés négatifs me tirait les larmes, me pinçait les doigts…. Mon petit univers mutait vers l’indicible poésie nordique…
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Le mardi suivant, en descendant au Marché, je découvris la fontaine près de la gare, sortie tout droit d’un conte d’Andersen. Quelques jets d’eau tentaient vaillamment de se frayer un passage. Au retour, c’était fini. Bâillonnée la chanson glougloutante et grelottante. Muette aussi celle de la place Carnot . La Reine des neiges l’avait effleurée de sa baguette magique figeant ses orbes musicales.

Après avoir remonté la rue piétonne ( anciennement rue de la gare), dernier coup d’œil admiratif à la sculpture glacée qu’était devenue la fontaine. L’horloge de la gare m’autorisant encore un peu d’école buissonnière avant l’arrivée du bus, je décidai une nouvelle chasse aux clichés. Le port gardait prisonnières les péniches dans un étau blanc laiteux où se mourait le ciel. La Martine risque-tout de mes jeunes années ressurgit , bravant le tapis verglacé entremêlé d’îlots neigeux. Avec d’infinies précautions je me hasardai à 50 centimètres du bord. L’écluse avait perdu de nombreuses chandelles mais offrait encore de belles décorations.
Le sas , inerte, témoignait de cette météo extrême mordant et déchirant. Débâcle sur le Canal du Midi… Étoiles givrées, fêlures, lignes brisées, rondes bosses, apparitions fantastiques gravées par la gouge climatique. L’onglée s’invitant douloureusement, je fuis vers l’abri-bus les mains tétanisées…
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Rien…
Le silence…
La tramontane a enfin cessé de rugir. Lorsque j’ai aperçu le ciel par le fenestrou de la cage d’escalier, aaaaahhh 🙂 le lever était intéressant.
La nuit entrouvrait ses voiles sous la pression du jour.
– 7°.
A glagla! Emmitouflée jusqu’au ras des yeux me voici frémissante à attendre les trois coups.
Phébus n’est pas pressé
.Mes doigts commencent un peu à protester.
La solitude? Oui, là, elle est la bienvenue, désirée, réclamée. Je râle intérieurement si une voiture passe. Non!Non! Martine est au spectacle , prête pour le cliché du siècle. On diffère sa sortie s’il vous plaît! On respecte son rendez-vous favori…
Fichtre, ce qu’il fait froid!
Quelques pas impatients vers ce grand pin à gauche pour échapper à l’éclat d’un réverbère. L’herbe crisse sous mes chaussons ( et oui, la hâte, la crainte de rater le début de la représentation me font risquer la « mort » 🙂 )
Raffut au dessus de ma tête! Envol fracassant de tourterelles dérangées par l’importune . J’ai manqué un battement de cœur sur le coup.Mais j’oublie vite car les premières mesures d’une symphonie wagnérienne résonnent assourdies.
Les yeux écarquillés, ces instants se gravent comme au burin dans un coin de mémoire. Comparaisons, images, symboles se bousculent face à cette féérie.
J’aimerais pouvoir inventer des mots nouveaux pour décrire cette merveille. Les nuages virent lentement ( en apparence) d’un noir velouté vers des tons bleu-marine striés de fumée parme…. Puis le feu embrase les volutes qui se tordent, s’enroulent, tressent l’incroyable chevelure de l’aurore.
Il est 7h58. Deux automobilistes ont à peine gêné ma concentration. Car l’onglée n’est pas loin. Mon corps est bien au chaud . Par contre pour manier ce nouvel appareil, beaucoup plus petit que le précédent, impossible d’avoir des gants. Le bouton est petit et très sensible. Du doigté! Car il n’est pas question de gâcher ces instantanés.
Les draperies se meuvent, ondoient. Me voici face à un fleuve de lave en fusion.
C’est grand! C’est magique! Quelle émotion!
Jamais assouvie,
Jamais rassasiée,
J’ai faim de cette beauté,
De cette splendeur qui me transporte dans une autre dimension
. Ce torrent incandescent envahit tout l’horizon. Vagues après vagues le voici au dessus de ma petite insignifiance. Le lève-tard dominical passe à côté de quelque chose de grandiose.
Mon regard s’embue, se brouille. Décidément, il est temps de rentrer. Les couleurs virent petit à petit vers un beige rosé, puis jaunâtre secoué d’un soubresaut ardent. Ultime offrande captivante avant de se noyer dans un gris assorti à celui des tourterelles effarouchées.
Mon nez est insensible,
Mon estomac crie famine,
Les couleurs ternissent,
Retour au bercail dare-dare..
Avant de m’engouffrer dans la chaude protection de la maison, dernier coup d’œil en arrière.
Le snack est ouvert. Chip! chip!chip! Bonjour mésange!
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L’hiver n’a pas toujours la couleur du gris ou du blanc. Il peut arborer un costume doré sur tranche. Celui que l’on porte à la plage.
L’or du jasmin flamboie sur un ciel bleu de cobalt . L’air pique un peu le matin mais pas vraiment méchant. Juste histoire de dire que ce ciel n’est pas celui du mois d’août.
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Pluviôse bleu roi-
Jasmin crépitant son or
Mais pas d’hirondelles
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Je me repais goulument de cette lumière aussi douce qu’une caresse maternelle.
Pas une voiture ne vient troubler cette embellie hivernale.
Une grosse mouche grise profite de cette tiédeur inespérée pour venir zonzonner dans ma bulle. Elle cesse son manège près de la bouche du regard des eaux pluviales. Pas très esthétique ce choix. Mais voici, aussi silencieuse que l’espion aux pattes de velours, ICI , une mouche joliment baptisée syrphe. Sa ressemblance avec une guêpe peut induire en erreur. Mais la forme de ses ailes, ses gros yeux et surtout son vol stationnaire aphone ne trompe que les non avertis. Elle aussi repère la bonne fortune du souci largement épanoui. Je l’observe , indifférente à ma curiosité, se gorgeant de nectar.
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A l’abri du mur-
Un avant goût de printemps
Mon nez rouge fraise
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« A chacun sa fleur ». Comme chaque vendredi, un nouveau thème pour « le coucou du haïku » , ICI , communauté d’Alice et Mamylilou.
Puisque nous avons le choix et que… j’ai toujours du mal à choisir, alors, voici ce que le jardin m’offre en hiver
Chaque année, sous la protection bienveillante de la haie de cyprès, il revient…
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Sol craquant de gel-
Un tout petit perce-neige
éclaire un jour gris
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Le sud, parfois très rude, est en général bienveillant , surtout à l’abri d’un mur.. Cet automne, trop occupée, je n’ai pas eu le temps de courir les jardineries pour renouveler les bulbes. Je regrette surtout d’avoir oublié une beauté largement représentée dans les massifs de la commune.
Pensées à foison-
Danse au soleil hivernal
Drôles de papillons!
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Dans mon brise-vent végétal, fleurit le laurier tin, l’arbousier mais aussi…
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Violence de la tramontane*
Riposte parfumée
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Cet univers clos de murs bas, d’arbustes très aérés et de cyprès un peu indisciplinés, abrite quelques îlots joyeux tels que.. les violettes nichées entre de grosses pierres , leur fragrance comme un pied de nez à l’hiver… ou encore…
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Ribambelle de crocus
O bonheur du jour
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Ramenés de mes vacances au Cap-Ferret, deux mimosas minuscules se sont bien accoutumé à leur nouveau gîte. Depuis, le mois de février n’a plus le même visage. Pas besoin d’aller à Mandelieu-La Napoule pour « s’éclater » en jaune! 🙂
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Véhémence parfumée
Mimosas en fête
Promesses miel sur ciel bleu
L’abeille se croit au printemps
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