Les voyages immobiles… … de Martine Madelaine-Richard

18 octobre 2026

Face à la mer…

Pour l’Herbier de poésies, Adamante propose à notre imagination d’écrire sur une de ses photos: en Haibun ou Tanka prose, Haïku – tanka (au pluriel).  Ou à la manière des poètes chinois, en prose poétique.

Vous souvenez-vous de Brinztap?  J »en avais parlé ici: https://martinemrichard.fr/blog/?p=19982

Brinztap le musicien est un rêveur, un poète. Un rien suffit pour que son imagination démarre telle une biche apeurée. Fatigué de taper comme un forcené sur son bizarre instrument  d’où il tire des sons épouvantablement discordants, « l’artiste » fait une pause. Le nez en l’air, le regard perdu au cœur des frondaisons où nul oiseau ne chante ( Et pour cause!  Ses compositions mélodiques ont provoqué leur fuite éperdue.), il cherche l’inspiration.

Chaleur estivale-

plus aucun bruit à l’entour

même le vent est coi

Las! Brinztap ne trouve rien.  Il décide alors d’aller se promener. Peut-être qu’en changeant de décor, la Muse lui soufflera de nouvelles idées ? Il marche d’un bon pas vers un paysage qu’il apprécie énormément, car éternellement changeant: celui de l’océan. Ce n’est qu’à une grosse demi-heure de son village.

Arrivé sur place, il dévale joyeusement la dune.  Mais, arrivé en bas, Brinzrap se fige en découvrant quelque chose d’étrange .  Il s’en approche, curieux mais prudent. Cela est plat, rouillé, immobile , planté dans le sable, face à la mer.  « Qu’est-ce que c’est? » se demande-t-il.  Notre artiste attrape un bout de bois usé par le jeu des vagues et tapote ici et là sur le « truc ». Dong!  Clang!  Un sourire étire lentement sa large bouche d’une oreille à l’autre. Il a trouvé un nouvel instrument musical!

L’océan ronronne-

sur la plage aux crustacés

délire musical

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MMR ( tous droits réservés)

 

26 avril 2026

Le Trapel

Pour l’Herbier de poésies, Adamante  propose à notre inspiration la photo ci-contre:

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Sous les saules pleurant une sève gommeuse, il serpente, nonchalant, entre vignes et jardins…

Assise au bord du lit de cette onde voyageuse, cachée parmi les herbes, j’écoute sa musique.

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Journée estivale-

O Temps suspend ton vol

sur ma nonchalance

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Le Trapel clapote, glougloute, gargouille, trahit quelques secrets de sa mémoire liquide. Ce courant murmurant glisse entre mes doigts, caressant, apaisant, miroitant de souvenirs :

Soupirs mélancoliques d’une blonde patricienne attendant languissamment son général romain…

Commérages volubiles, claquements de battoirs autour des lessives des lavandières d’antan…

Naïves complicités construisant un moulin de boue et de cailloux, éclaboussé des rires de pêcheurs enfantins…

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Reflets argentés-

confidences aquatiques

à mes pensées bleues

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Après maints méandres, le ruisseau grandit, abandonne la fraîcheur ombrée des bois pour parcourir la plaine ensoleillée. Flamboyant de lumière, avoines et coquelicots dansent sur le tempo jeux d’eaux de Debussy…

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Un martin-pêcheur-

ondoiements truites et goujons

éclaboussures!

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Martine Madelaine-Richard

https://martinemrichard.fr/blog

 

12 avril 2026

Le rocher noir

Filed under: l'herbier de poésie — Tags: , , , , , , , , , — Martine @ 7 h 06 min

Pour l‘Herbier de poésies, Adamante nous propose d’écrire sur cette photo intrigante prise par le fils  d‘ABC

 

– Le soleil est encore haut! Allons nous promener, hein?  Tu veux bien! Dis, tu veux bien? Insiste cajoleuse Auriane.

– Pas si haut que ça, ronchonne son frère, tout en scrutant le ciel.

– Allez! Juste un petit tour jusqu’au rocher noir.

Lubin hésite . Au fond, lui aussi a très envie de courir, de dépenser son trop plein d’énergie. toute la matinée, et encore un peu après le repas, il n’a cessé d’aider leur père à ranger les buches contre le mur sud de leur maison, en prévision de l’hiver. Le jeu n’était guère amusant. Auriane, le devinant prêt à céder se fait tentatrice.

– Souviens-toi du beau roncier à côté. Il était joliment fleuri à notre dernière visite. A présent, il doit être couvert de beaux fruits bien juteux!

– Tu as raison, reconnaît son frère cédant volontiers au démon de la gourmandise. Allons-y! Le premier arrivé aura gagné! Jette-t-il , tout en s’élançant et riant.

Les jumeaux courent à perdre haleine car, effectivement, l’après-midi est bien avancé. Et le but de cette expédition gourmande est à un bon quart de lieue. Enfin, essoufflés et heureux, les voici arrivés. Force est de constater qu’Auriane avait bien supposé. Le feuillage du roncier disparaît presque sous les petites baies noires. Aussitôt, les enfants se jettent dessus. Ils s’empiffrent, se gorgent et rient en constatant qu’ils sont maculés de jus violet. Lorsque soudain, un courant d’air violent se lève et brise net leur joie et leur enthousiasme. Craintive, Auriane se rapproche de Lubin qui, au fond de lui, n’en même pas large non plus.  Le flux s’intensifie et vire à la bourrasque. A présent, ça gronde, ça siffle autour des petits abasourdis.

– Qui vient me voler ? Questionne une voix gutturale.

Affolés les enfants fixent le rocher noir. Quelle est cette sorcellerie? Ce dernier abrite-t-il un esprit mauvais? Tétanisés, ils grelottent et chevrotent un petit « nous » craintif.

– Qui ça, nous? Insiste la voix rugissante.

– Lubin et Auriane, répond courageusement  le garçonnet. Nous sommes les enfants du bûcheron.

– Ah bon? Alors ça va, proclame la voix un ton plus bas. Puis elle ajoute: Surprise! Et brusquement, une tête hilare apparaît au dessus du roncier.

– Salut vous autres! Je suis  Brinztap de la tribu des Brinz *. Je vis à l’écart des miens, dans cette grotte. Vous avez troublé mon sommeil.

– Désolés, messire Brinzpap.

– Pas messire. Juste Brinztap!  Bah! Ce n’est rien. J’ai assez dormi, de toute manière. Aimez-vous la musique?

– Heu… oui, répond Auriane au bon sourire du drôle de petit bonhomme .

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Surprise sylvestre-

notes sucrées et musique

quel mariage exquis!

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MMR ( tous droits réservés

  • Brinztap: https://martinemrichard.fr/blog/?p=19982

1 mars 2026

L’ancêtre

Pour l‘Herbier de poésies, Adamante nous propose d’écrire sur cette photo en noir et blanc: un jardin japonné.

Loin du tumulte des hommes, l’ancêtre cherche le repos de l’esprit au sein de son jardin. Celui-ci est petit, si petit. Mais qu’importe, cela lui suffit. Quelques mètres carrés de pelouse avec, en fond de décor, un érable rouge et un humble groupe de bambous frémissant au moindre souffle d’air.  Près de la maison, à droite, un mini cyprès s’érige en garde du corps de trois gros pots contenant de remarquables bonzaï. Ils sont sa passion, sa fierté.  A gauche, comme lui répondant, se dresse une majestueuse fougère vert tendre, largement épanouie. A la saison,  seule note colorée florale, le délicat bleu parme d’une glycine colonisant, peut-être un peu trop librement, la façade de son habitation.

Sa tasse de thé parfumé à la bergamote à la main, le vieil homme laisse vagabonder ses pensées tout en observant  l’avancée méfiante d’un rouge-gorge.

La course du monde s’emballe. Pourtant, ici, dans son univers miniature,  le patriarche ne la ressent pas.

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au cadran solaire-

il court le temps, il court, mais

le rêveur s’en moque

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MMR ( tous droits réservés)

11 janvier 2026

Il neige!

Filed under: l'herbier de poésie — Tags: , , , , , — Martine @ 8 h 55 min

Pour l’Herbier de poésies, Adamante propose à nos plumes son ravissant dessin hivernal

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Passent les jours et les saisons… Voici l’hiver bien installé sur le pays sauvage des Fougères Cendrées. Tout le monde se terre dans son trou, son terrier, sa fermette ou son château aux murs épais. La bise règne en maîtresse gelant l’eau des fontaines et des ruisseaux.

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Sous un ciel mercure-

chênes verts, buis, sapins noirs…

et les feux du houx

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Plus personne dans les près et les champs. Sur les labours pétrifiés quelques corneilles tentent vainement de piquer le sol. Pas un chat dans les rues de Villerouge-Termenès. Tout est silence et frissons. Seul le vent donne de la voix.

Au plus près de l’âtre ronflant, la princesse Aenor tend ses jolies mains fines à la chaleur bienfaisante des flammes.

—  Brrr ! J’ai moult froid ! Et ce que je m’ennuie ! Se plaint-elle.

Sa dame de compagnie lève les yeux de sa broderie, soupire tout en jetant un coup d’œil vers la fenêtre.

— Je ne serais pas surprise qu’il neige, votre Majesté.

— Vous croyez ? Réagit Aenor, l’espoir chevillé au cœur.

— Voyez vous-même, votre Majesté, sourit Dame Yseult.

Suivant son conseil, Aenor se précipite à la croisée.

– Ooooh ! C’est vérité ma bonne Yseult.! Des flocons commencent à tourbillonner !

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Fin d’après-midi-

aux premiers flocons de neige

tempête de joie

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MMR ( tous droits réservés)

25 décembre 2025

Guirlande de Noël

Filed under: l'herbier de poésie — Tags: , , , , , , — Martine @ 6 h 53 min

Pour l‘Herbier de poésies, Adamante propose à nos imaginations de créer une guirlande de tankas pour la Noël :

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un frôlement d’âme

mais à peine une lueur

la déclinaison

au dedans de la caverne

s’éveille un nouvel espoir – Adamante – https://le-champ-du-souffle.blogspot.com/

💦 💦 💦

rayon lumineux

à travers les ténèbres

faible étincelle

comme une respiration

chassant le doute – ABC – https://jardin-des-mots.eklablog.com

💦 💦 💦

un enfant divin

pour racheter ce monde

les nations unies

de nos nuits la plus belle

vêtue d’un parfum de paix – Jill Bill – https://jill-bill.eklablog.com

💦 💦 💦

nuit de Noël

quand l’Enfant nous sourit

Le cœur est en fête

Sa Mère l’offre au monde

La paix descend en chacun – Livia – https://liviaaugustae.over-blog.com/

💦 💦 💦

Un ciel étoilé-

Pour un concert d’amour

tous à l’unisson

la paix nous rassemblera

car les voix s’élèveront- Balaline-     ICI 

💦 💦 💦

Résonne la flûte

d’un berger qui s’incline

louant l’éternel

Tout est grâce et lumière

en cette nuit d’exception- Marine-   ICI 

💦 💦 💦

L’ombre de la guerre

comme un fléau sur la terre

la nuit de Noël

un rayon d’humanité

et l’espoir vers la lumière – Mona – saisons.over-blog.com

💦 💦 💦

Pas un nuage

que les avions zébrant

le ciel en silence

quand Mamie était petite

il n’y avait que le silence – Françoise- http://leblogdelavieillemarmotte.over-blog.com/

💦 💦 💦

La nuit étoilée-

le chiendent des guerres pousse

mais l’espoir résiste

sous le sapin de Noël

paix, amour, joie en partage – Martine – https://martinemrichard.fr/blog

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MMR ( tous droits réservés)

 

2 novembre 2025

Le ciel ou le fruit?

Pour l’Herbier de poésies, Adamante propose à nos imaginations  la photo d’une œuvre d’Arnaud, le fils de Marine D

Adamante a une préférence pour la poésie japonaise (haïku, tanka, haïbun) ou, à défaut, de la poésie libre.  Ci-dessous, ce que la peinture d’Arnaud m’a inspiré:

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Le ciel ou le fruit?

Aenor hésite , regardant alternativement: à droite, sa robe en brocart de soie, un azur surbrodé de fleurs argentées;  à gauche, une merveille en mousseline de soie couleur pêche. Une vraie plume! Au contraire de la première, très luxueuse mais tellement lourde. Indécision! O ennemie!

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Le ciel ou le fruit?

indécis, le cœur balance

entre deux beautés

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Il y a bal ce soir au château. Le roi a décidé qu’il était temps de marier sa fille.  Aussi, Aenor  se doit d’être éblouissante, renversante, époustouflante! Elle a décidé d’éblouir  le beau Maric de Lasserre

Le ciel ou le fruit?

Au diable le luxe! La princesse, qui de tout temps privilégie sa liberté de mouvement ( au sens propre comme au sens figuré), adopte la légèreté de la robe rose

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Piège ensorceleur-

musique, sourire et

rouerie féminine

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MMR ( tous droits réservés)

 

26 octobre 2025

Brinztap

Pour la page 249 de l’Herbier de poésies,  Adamante nous propose d’écrire  en nous inspirant de sa photo ci-dessous:

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Petit, bedonnant, rougeaud, des yeux ronds et noirs, le nez court en trompette surplombant une large bouche aux deux tiers édentée, aussi chevelu qu’un œuf, tel est Brinztap, un fou de musique.

Ce nain, de la tribu des Brinz, vit un peu à l’écart des membres de son clan. Et pour cause: ces derniers ne supportent plus le vacarme que leur frère a le toupet de nommer mélodie.

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Musique! O musique-

nul n’est prophète en son pays

pauvre incompris

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Brinztap est une heureuse nature, invariablement gai, toujours prêt à rendre service. C’est le meilleur des compagnons. Tout le monde l’aime en dépit d’un terrible défaut: son amour immodéré de la musique. Enfin, si l’on peut nommer cela musique! Brinztap, à l’aide de quelques pierres, de formules magiques et d’un peu d’eau chipée à la source chantante, a créé un instrument bizarre, brillant, lisse, aux nuances changeantes de bleu sidéral. Celui-ci réagit au toucher plus ou moins prononcé de son inventeur. S’élèvent alors des sons tantôt aigus, stridents; tantôt caverneux, sépulcraux. Les yeux à demi fermés, Brinztap sourit de bonheur en composant son hymne à la vie sylvestre. Tandis que tout le monde se bouche les oreilles en lui hurlant d’arrêter le massacre.

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Sous les étoiles-

en compagnie des grillons

accords discordants

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MMR ( tous droits réservés)

12 octobre 2025

Cent fleurs étincelles

Pour la page 248 de l‘Herbier de poésies, Adamante nous propose d’écrire sur sa photo ci-dessous:

 

 

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La sorgue*, obligeante,

Tend au Maître du feu

Un parchemin occulte

Frémissant d’impatience.

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A lui d’ensemencer

Dans un berceau argent

Cent fleurs étincelles

Piquées de lucioles.

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MMR ‘ tous droits réservés)

* Sorgue: autre nom de la nuit

 

 

 

22 juin 2025

La fée Aconit

Filed under: l'herbier de poésie — Tags: , , , , , , , — Martine @ 3 h 48 min

Pour la page 247 de l’herbier de poésies , Adamante, nous propose d’écrire en nous inspirant de son image ci-contre:

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Le soleil a déchiré les voiles de la nuit. Phébus impose sa marque, cisèle

de son glaive brûlant l’armée immobile des buissons épineux, efface les

ombres, débusque les secrets de la sorgue*

Matin estival-

merles, grillons et criquets

concert impromptu

La lumière révèle la trace sinueuse de P’tit gris  en quête de douce salade, une touffe de thym grignotée par Lapin, quelques cistes meurtris par la fuite d’un chevreuil.

Et puis… et puis… imprimée dans le granit du Roc du Castel, entre deux fissures, l’empreinte charbonneuse de la fée Aconit retient l’attention. Cette magicienne sonde les cœurs de tous ceux qui s’approchent des ruines de son château. Aussi promeneur, prends garde! Seules les âmes vaillantes et charitables peuvent passer sans danger A bon entendeur, salut!

conte du dimanche

que racontait  grand-maman-

Souvenir d’enfance

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MMR ( tous droits réservés)

*Sorgue: autre nom pour désigner la nuit

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