
La raie-aigle survole,
Gracieuse et paresseuse,
Les ondulations blondes
D’un haut fond déserté.
Sa nage flaire la cache,
La vibration peureuse,
Puis croque le destin
Mollusques et crustacés.
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MMR ( tous droits réservés)
Poème écrit en 2015

La raie-aigle survole,
Gracieuse et paresseuse,
Les ondulations blondes
D’un haut fond déserté.
Sa nage flaire la cache,
La vibration peureuse,
Puis croque le destin
Mollusques et crustacés.
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MMR ( tous droits réservés)
Poème écrit en 2015

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Virages inversés,
Boucles, vrilles, soleils,
Piqués polychromes…
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Sous le dôme azuré,
Petits et grands enfants
Créent un joyeux désordre,
Rires et cerf-volant.
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MMR ( tous droits réservés)

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Au cœur des fleurs en offrande
Phébus flatte, caresse,
Trace un chemin scintillant
Vers leurs soies flavescentes.
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A l’heure méridionale,
Frac feu et pantalon noir,
Quelques hétéroptères
Font bombance de nectar.
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Grophosome italien – Graphosoma italicum – Famille: Pentatomidae
Une punaise relativement commune partout en France, mais peut-être plus fréquente dans le sud. Elle est également nommée: la Punaise arlequin, Graphosome rayé, l’italienne au corps peint ou encore Punaise ménestrel.
Cette grande famille des Pentatomides comprend environ 150 espèces en France.
Elle ne pique pas . Donc, elle est sans danger pour les humains. Mais, évitez de la toucher car, se sentant menacée, elle émet alors une odeur très désagréable.
C’est un insecte dit « piqueur-suceur ». Mais, rassurez-vous, en petit nombre, votre jardin ne craint rien. Si vraiment elle vous dérange, sachez que certains parfums lui déplaisent profondément: coriandre, menthe, lavande, ail, oignon. . .

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MMR ( tous droits réservés)
Poème écrit en 2015
Comme je ne sais pas tout, renseignements complémentaires pris sur ce site: https://biodiversitefrance.com/la-punaise-arlequin-en-habit-rouge-et-noir/

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Sur la toile de mes souvenirs,
Tissu mailles serrées piqué aux petits points,
Azur paisible,
Ciel andalou,
Nuit rêveuse,
Chaussées d’espadrilles, mes pensées se perdent près des dunes,
Courent le long du rivage,
Furètent,
Découvrent l’arrière goût tempête,
Les débris d’une pêche au filet,
L’écho lointain et mirifique d‘une conque marine scandant ma course folle,
Éclaboussures argent
Mouettes et éperlans…
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MMR (tous droits réservés)
Poème écrit le 24/01/2013

Nuit secrète, douce, chaude
Où débute un concert curieux.
Les matous chantent une ode,
Vocalisant à qui mieux-mieux.
Quelques miaous isolés…
Puis soudain
Jaillissent en cœur
Les cris, les pleurs de nouveau-né!
Beaucoup d’amour et tant d’ardeur!
Trois mâles pour une Belle,
Sous la lune, improvisent
Une grinçante ritournelle,
Feulements et mignardises!
Assise, imperturbable,
Marquise, la vieille chatte,
Écoute ce chant aimable:
« Concerto pour quatre pattes »
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MMR ( tous droits réservés)
Poème écrit le 21/01/2018

Alors qu’il a terminé sa nouvelle saison, je n’oublie pas qu’en 2024, le seringat a été une véritable splendeur! Que de fleurs! Certainement que ce printemps là, particulièrement pluvieux dans le sud, y a été pour quelque chose. Une véritable manne pour de nombreux insectes. Jugez plutôt:
Lépidoptères
Le Vulcain ( Vanessa Atalanta) – Genre: Vanessa – Famille: Nymphalidae
C’est un papillon diurne. C’est à dire qu’il s’active durant la journée, de mars ou avril à septembre ou octobre.
Taille de l’envergure: entre 44 et 65 mm.
Il y a très peu de différences entre le mâle et la femelle. Pas évident de les distinguer.
C’est un migrateur. Mais, dans le sud des Alpes et le long des côtes de l’Atlantique, il peut survivre à l’hiver. Nous l’avons observé en septembre sur la presqu’île du Cap-Ferret.
Ils affectionnent le nectar des fleurs et le jus des fruits. Au jardin, ils apprécient particulièrement les arbouses très mûres .
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jardin estival-
les fleurs de ma robe attirent
un papillon
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La Piéride du chou ( Pieris brassicae) – Genre: Pieris- Famille: Pieridae
C’est un papillon diurne, très répandu sur notre territoire. Choux et capucines ne lui disent pas merci! Grrr ! Dommage car c’est aussi un excellent pollinisateur pour de nombreuses fleurs.
Taille: 10 à 45 mm d’envergure.
Comment différencier mâles et femelles? Monsieur à un gros point noir sur chaque aile, tandis que madame en a deux de chaque côté.
Actif de mars à octobre avec trois ou quatre générations.
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blanc sur blanc-
piéride sur seringat
cherchez l’intrus!
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L’adèle australe ( adela australis) – genre: Adella. Famille: Adelidae
C’est un très petit papillon, plutôt actif en journée. Chez le mâle, les antennes sont très longues: environ deux à trois fois la longueur du corps. Son vol ondulé est assez curieux. Il ne tient pas en place. J’ai eu du mal à le photographier.
Entre 15 et 20 mm.
Actif de mai à juin
J’ai pu l’observer surtout sur ces fleurs: pissenlit, marguerite, thym, camomille, hélichryse, scabieuse..
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chasse au papillon-
l’insecte plus rapide
que mon apn
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Coléoptère
Le téléphore roux ( Rhagonycha fulva)
– Famille: Cantharidae
Insecte diurne commun et pacifique.
Entre 7 et 10 mm
Actif de juin à août
Il se nourrit de pollen, de nectar et de petits insectes tels que les pucerons, les larves de doryphores entre autre. Excellent pollinisateur, loin devant l’abeille mellifère.
La femelle pond à la surface du sol. Ses larves se nourrissent d’escargots et de petits insectes.
C’est donc un super auxiliaire du jardinier.
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matin surchauffé-
ventre assoiffé n’a plus d’yeux
l’insecte s’enivre
parmi les branches fleuries
une fauvette en maraude
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Arachnide

Araignée crabe ( ) – Phylum: Anthropoda- Classe: Arachnida. Famille: Thomisae.
Ci-contre, le petit mâle , noir, d’une grosse thomise blanc rosé: Misumena vatia-
Celle-ci, à peu de distance, est en train de se nourrir d’une mouche.
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la vie est éphémère-
O combien!
doit se lamenter la mouche
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MMR ( tous droits réservés)

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L’ombre velours brûlé
Brodée d’été enfui
Voile de son violet
La chanson de la vie
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Lumière dansante
Gouttelettes miroir
Surgit, innocente
La source du Bois Noir.
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Emperlées de fraîcheur
Mousses et fougères
Bénissent de senteurs
L’enfant de la Terre
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Clapotant de rires
Sourde à leurs attentions
Avenir – Océan
S’enfuit vers l’horizon
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MMR ( tous droits réservés)
Poème écrit le 19 mars 2016.
Librement inspiré par la magnifique cascade de Cubserviès dans la Montagne Noire, département de l’Aude.




Pour la page 247 de l’herbier de poésies , Adamante, nous propose d’écrire en nous inspirant de son image ci-contre: 
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Le soleil a déchiré les voiles de la nuit. Phébus impose sa marque, cisèle
de son glaive brûlant l’armée immobile des buissons épineux, efface les
ombres, débusque les secrets de la sorgue*
Matin estival-
merles, grillons et criquets
concert impromptu
La lumière révèle la trace sinueuse de P’tit gris en quête de douce salade, une touffe de thym grignotée par Lapin, quelques cistes meurtris par la fuite d’un chevreuil.
Et puis… et puis… imprimée dans le granit du Roc du Castel, entre deux fissures, l’empreinte charbonneuse de la fée Aconit retient l’attention. Cette magicienne sonde les cœurs de tous ceux qui s’approchent des ruines de son château. Aussi promeneur, prends garde! Seules les âmes vaillantes et charitables peuvent passer sans danger A bon entendeur, salut!
conte du dimanche
que racontait grand-maman-
Souvenir d’enfance
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MMR ( tous droits réservés)
*Sorgue: autre nom pour désigner la nuit
Pour la page 246 de L’Herbier de poésies, Adamante, nous propose d’écrire en nous inspirant de son image ci-dessous: 
Lubin et Auriane *, libérés de leur punition, profitent à plein de leur liberté retrouvée. Ce ne sont pas les idées qui manquent pour s’amuser. Face à la ferme, la vaste cour encombrée offre maint repaires, abris et refuges pour l’indémodable jeu de cache-cache. Auriane, plus souple que son frère, peut se faufiler dans les recoins minuscules lui permettant de gagner presque à tous les coups. Ce qui fait bisquer son jumeau. Quelle jubilation pour la petite fille!
– Mauvais perdant! se moque-t-elle réjouie.
– Pfft! C’est même pas vrai!, se défend-t-il, boudeur.
– Allez! Ne fais pas ta mauvaise tête! A toi de choisir maintenant.
Rasséréné, car au fond, c’est une heureuse nature, Lubin propose de jouer au ballon. Auriane approuve tout sourire. Rapide, agile, elle espère bien triompher là aussi.
L’objet est plutôt rudimentaire. Un jour particulièrement pluvieux, rendant le travail à l’extérieur impossible, leur père le fabriqua en assemblant quelques bouts d’un cuir usé. Il le bourra de foin sec, tassa le plus possible, consolida la sphère obtenue de quelques tours de ficelle, puis tendit le résultat aux enfants fous de joie. Depuis lors, cette « balle » leur permet de se défouler, de dépenser leur trop plein d’énergie. Surtout après une journée telle que celle-ci à rester sagement cloitrés dans la maison.
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Fin d’après-midi-
plus rapides que le vent
enfants déchainés
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A toi! A moi! Les jumeaux se disputent la boule aux coutures irrégulières d’où s’évadent quelques brins d’herbes. Le chien, surnommé Touffu, n’est pas en reste pour participer en sautant et aboyant. Soudain la balle fuse à une vitesse folle s’en allant heurter violemment l’arbre desséché à l’autre bout de la cour. Un AÏE! caverneux jaillit de l’être moribond. Stupéfaits et intrigués, les enfants s’approchent et examinent, perplexes, le tronc crevassé. L’intrépide Touffu vient renifler la base de ce dernier, puis, estimant le danger négligeable, l’arrose avec indifférence.
– Y-a quelqu’un là-dedans? demande hardiment Lubin.
– Oui, gronde une voix mystérieuse, en même temps qu’apparaît un étrange visage noir d’encre, coiffé d’une feuille sèche.
– Lubin, ce n’est pas prudent. Ne t’approche pas trop, murmure nerveusement sa sœur.
– Qui es-tu? Comment es-tu entré dans l’arbre? questionne le garçonnet sans se préoccuper du conseil de sa jumelle.
– Je suis victime d’un sort lancé par le sorcier Bérard le nécromant.
– Nécro… quoi?
– Nécromant. C’est trop compliqué à expliquer à un enfant. Sache seulement que cet homme est cruel et redoutable.
– Ahi!** compatit Lubin. Comment t’aider à sortir de là?
– Ce n’est pas à ta portée. Seul le vieux sage du chêne Rouvre en est capable. Le connais-tu?
– Moi, non. Mais notre père peut-être. Il sait tout. C’est le plus fort du monde! Conclut-il avec fierté.
Lassé et sceptique, l’inconnu ne répond pas.
Excités par ce tour étrange que prend leur journée, les bessons filent aussitôt quérir les bons offices de leur géniteur.
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Le soleil descend
et la tension grimpe en flèche-
jeux et tremblements
deux enfants, un chien tout fou
l’intrigue pour gouvernail
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MMR ( tous droits réservés)
* dont j’ai déjà parlé ICI et ICI
** Ahi: exclamation médiévale exprimant l’embarras ou l’empathie.

Saint Lizier est une magnifique ville occitane, située en Ariège. Elle fait partie du Couserans. Des traces d’occupation humaine remontent au Magdalénien. Ancienne cité gallo-romaine, elle devient le siège d’un important évêché à partir du VI ème siècle. Pour en savoir plus, voici le lien wikipédia où j’ai puisé mes renseignements: ICI



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Il y a beaucoup de choses à voir très intéressantes. Mais je choisis de me pencher plus particulièrement sur un lieu absolument remarquable. Il s’agit d’une des plus belles pharmacies de France. Construite dans la cour de l’hôtel Dieu, où l’on soignait jadis les malades, elle est datée du XVIII ème siècle et est parfaitement conservée. Pour en savoir plus, voici le lien où j’ai trouvé mes renseignements: ICI

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Je saisis cette occasion pour vous parler
d’un projet sur lequel je travaille depuis fin avril 2023, à raison de 4 à 5 heures par jour ( beaucoup moins ces derniers temps car j’ai fortement dû ralentir le rythme) : la rédaction d’un roman d’aventures. ( c’est une des raisons de mes nombreuses absences sur la blogosphère). Puis mon accident de santé début juillet 2024 a stoppé net sa rédaction. Mais je vais le terminer. Promis! 🙂
Pour lui donner de la couleur, je me suis inspirée de la période du Moyen Âge. Le titre n’est pas encore tout à fait défini. Le mot FIN se rapproche à très, très petits pas! 😀 Sera-t-il publié un jour? Pas sûr. Mais, j’en reparlerai .
Voici un extrait se déroulant dans l’officine de l’apothicaire.
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Aloïs, d’un coup d’œil expert, inventorie l’intérieur de la boutique. De chaque côté, des rayonnages accueillent pots d’étain ou d’argile soigneusement étiquetés en latin ou par des dessins coloriés, des boîtes en bois peint servant à la conservation des drogues. Une table en chêne ciré supporte quelques mortiers, tamis et balances. Au fond, par l’embrasure d’une porte, il peut apercevoir des commis occupés à diverses tâches. Certains pilent, tamisent, pèsent, élaborent des mélanges mystérieux. Le maître du lieu, Nicolas Duchesne, se tient, près d’une niche d’honneur où trône la statue de Saint-Christophe. L’homme, la mine irritée, tente de faire comprendre, à une jeune femme éperdue, qu’il ne vend pas de potion pour ôter la jalousie. À elle de ne pas la susciter chez son vieux mari, par un comportement inapproprié. L’épouse mécontente repart, suivie par le regard sévère de l’apothicaire. Se recomposant une figure aimable, il salue le nouveau venu.
— Seigneur, c’est un grand honneur que de vous recevoir céans. Que puis-je pour vous être agréable ?
— Maître, répond Aloïs de Castagnier, avec un bref hochement de tête, Il me faut les ingrédients de cette liste.
— Voyons cela : perles de lune, mandragore, rosée des mers… marmonne l’homme, tout en se dirigeant vers l’arrière-salle.
Pour patienter, le Baron entreprend de déchiffrer quelques étiquettes : myrrhe, encens, poudre de vipères sèches, rognons de castor… « Bézoard ! Qu’est-ce cela ? » s’interroge Aloïs. D’autres produits sont plus aisés à identifier : dragées, eau de vie, cire, confitures, sel, sucre, épices, parchemins… À l’autre extrémité, en retrait du passage, divers réchauds sont posés à même le sol, sur lesquels sont disposés des chaudrons où mijotent des préparations, confiées à la surveillance d’apprentis.
Des curieux s’attardent. Toutes sortes de clients entrent et sortent. Manifestement, Nicholas Duchesne a pignon sur rue.
Sur ces entrefaites, l’apothicaire revient avec un petit sac de toile.
— Seigneur, mis à part le napel, que je ne vends pas, j’ai tout ce qui est noté sur votre velum.
— Bien. Dites-moi, maître Duchesne, pouvez-vous m’éclairer ? demande le Baron, en montrant le mot Bézoard.
— Mais bien sûr, Seigneur. Il s’agit de petites boules, extrêmement dures, qui se trouvent parfois dans l’estomac de certains animaux. Ce sont des pierres de fiel. On utilise le bézoard seul, souvent râpé, ou en mélange dans du vin. Certains le préfèrent, enchâssé tel un bijou, porté autour du cou. Il est conseillé pour lutter contre la mélancolie. Il guérit de la peste, mais aussi les crises d’épilepsie, soigne la petite vérole, protège des serpents et des ensorcellements.
— Contre les ensorcellements ? Ventre Dieu ! Voilà qui est intéressant. Et… cela ? S’informe encore une fois le noble, décidément passionné par toutes ces découvertes.
— Des électuaires, s’empresse de le renseigner l’homme de l’art : ce sont des préparations galéniques pâteuses, à base de feuilles d’or et de pierres précieuses pulvérisées.
— Tout cela est esbroufant ! S’exclame le Baron, tout sourire.
— Vous faut-il autre chose ? Un onguent peut-être ? Des dragées pour adoucir la gorge ? Tente le boutiquier.
— Pour l’heure, cela ira. C’est parfait. Merci.
Aloïs règle la note, sans s’attarder davantage.
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