Pour l’Herbier de poésie, Adamante, ICI, nous propose d’écrire sur le tableau du Douanier Rousseau « Le rêve » :
Le rêve, une de ses œuvres les plus emblématiques, est le dernier tableau peint par l’artiste. On y voit une femme assise sur un canapé au milieu d’une jungle luxuriante : la vie réelle est ainsi mélangée avec des éléments plus oniriques. Un tableau qui a inspiré des artistes comme Paul Delvaux ou Max Ernst pour son Jardin peuplé de chimères

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Fatiguée, desséchée après avoir tourné en rond pendant des heures, errante, me voici perdue. Le plan indiquant la petite chapelle peinte dans le style du Douanier Rousseau semble être une belle farce. Quelle nigaude! Ah! On ne m’y reprendra pas à gober les histoires du père Chappelut.
Au début, la promenade fût très agréable. L’allée cavalière était facile à suivre. Mais, insensiblement, son dessin s’estompe parmi les herbes et branches mortes. La voie royale mue en parcours d’obstacles. De vagues sentes tracées par les animaux m’entrainent Dieu sait où. Bientôt, à l’évidence, me voici égarée.
Lorsque enfin, au fond de cette forêt, entre deux arbres noirs, là: une trouée lumineuse! Courbatue, griffée, le souffle un peu court, je hâte le pas vers cette oasis éblouissant.
Cette clairière gazonnée abrite en son cœur un ravissant étang. Dissipée ma torpeur! Oubliée la chaleur! J’arrache mes vêtements et pénètre dans cette paix liquide. Dérobée, à l’abri du monde et de sa vaine agitation, quel délice que de se laisser flotter à la surface des choses. Hésitants et confus, grenouilles et têtards frôlent ma nudité.
Caresses et nageoires
Tapi au fond
L’inconnu
Retour aux sources, je me coule hors de mon enveloppe civilisée; redeviens primitive. Dérangée par ma nage, la vie s‘approche, me frôle sans façon. De légers frissons courent sur mes cuisses. Le monde des poissons palpe la sauvage. Barbotant doucement je goûte ce délicieux supplice.
Fougères et roseaux,
Paravent d’ombre mouvante,
Fugue en tapinois
Immobile, me faisant discrète, j’écoute battre le cœur de Gaïa. Magie d’un autre temps, la jungle minuscule m’enveloppe d’oubli, de douceur. Cette sérénité émeraude possède un charme puissant irrésistible.
Conciliabules
Libellules et moucherons
Mon âme en fête
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MMR ( tous droits réservés)




Ce jour là, le temps était menaçant. Tandis que j’observais un grand silène se gorgeant du nectar des lavandes, une abeille sauvage se mit à lui tourner autour. Il s’agissait d’un anthidium mâle jaloux, très possessif. Pas question de s’approcher de ses femelles. Il le harcela puis finalement renonça. Ce papillon était décidément trop calme et indifférent..















le vétéran désespère de voir enfin le bout du tunnel.




