Les voyages immobiles… … de Martine Madelaine-Richard

14 février 2016

Pas de Deux

Filed under: Poèmes — Étiquettes : , , , , , , , — Martine @ 8 h 28 min

IMG_3399_v1Pas de DeuxIMG_0148_v1

Tango ou menuet

Enrubanné d’amour

Satiné de tendresse.

Pas de Deux

Main dans la main

Cœur à cœurIMG_8618_v1IMG_7945_v1

Accords violons et mandolines.

Pas de deux

Souffle à souffle

Peau à peau

Se laisse emporter

Sur la vague intrépide

De l’ivresse des passions.

Entre l’ombre et la lumièrepommier du japon

Hiver mordant

Été douceur

Toi et moi

Pas de Deux

Pour la vie

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Bonne Saint Valentin

😉

Blog en pause pour vous répondre, aller vous visiter et …  plein d’autres choses encore…

23 mars 2014

Premier jour printanier

« Équinoxe de printemps »: Thème pour le « coucou du haïku », géré par Marie-Alice

.IMG_3744_v1Cliquez sur les photos pour agrandir svp, merci

Sacré printemps! A force d’être en avance, le voici enfin , officiellement!  Certains coins du jardin se croient encore en hiver. Et d’autre presque en été.   Le Temps emmêle ses aiguilles.

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21 mars –

Carnet rose débridé

Jacinthe … Anémone…

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Tout resplendit,  bourgeonne, se hisse à la conquête du soleil! Difficile de rester studieuse  au bureau, au chevalet, à la cuisine ou derrière mon clavier…

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Soleil à gogo-

Le vent printanier balaie

mon envie d’agir…

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La mésange lance  à  tous les vents son joli « chant du nid ».  Du cyprès au lampadaire, du toit à la haie voisine, Monsieur Tourterelle fait une cour effrénée à sa dulcinée.  Coucouuu…roucou!.Coucouuu…roucou! Infatigable!

Ambiance à la noce-

Diptères sur laurier tin

Film classé XIMG_3482_v1

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Est-il jaloux?  Agacé par ce chaud discours, un rien  monotone , sa majesté Merle, roi de mon Eden,  lance trilles sur trilles. Indifférent aux  jacinthes, intarissable , sa voix couvre presque celle de l’amoureux transi d’à côté…

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Fragrances entêtantes-

Narcisses et lauriers  nous saoulentIMG_3736_v1

tourterelle idem

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MMR ( tous droits réservés)

9 mars 2014

Aurore en baby-doll

Filed under: au Jardin: fleurs, arbres...,Poèmes — Étiquettes : , , , , , , , — Martine @ 9 h 42 min

IMG_1875_v1Aurore en baby doll*

Douceur rose bonbon

Brodées à sa mantille

Brillent maintes promesses.

Pas un coqIMG_1429_v1

Pas un merle

Qui ne saluent  son charme.

Chacun hausse le col

Coquerique* ou siffle

Rivalisant d’adresse

Entre deux ombres parme

PuisIMG_3393_v1

Crescendo flammes vives

Phebus  or triomphant

Escroque son hommage.

Traquant le clair obscur

Où flâne une chimère

Soleil vaporise

Divers joyaux fugacesIMG_3448_v1

Réchauffe ,magnanime

L’inconscience dorée

Plastronnant son  narcisse.

Timidité lilas

En tendre tête à tête

Dansent, immobiles

Crocus en farandole.

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* baby-doll: chemise s’arrêtant en haut des cuisses)

* coqueriquer: chant du coq

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Cliquez sur les photos pour agrandir svp, merci

12 février 2012

A gla!gla!

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Dimanche en huit, peu de temps après avoir photographié un lever de soleil extraordinaire, ICI , Il se mit à neiger comme un fou. Par moment, il tombait  « des mouchoirs » ( expression entendue en Provence ). La pauvre petite anémone , ICI ,  semblait bien misérable en compagnie de trois brins d’herbes brûlées par l’hiver.   Vers le soir les nuages en eurent  assez de disperser leurs fleurs virginales, d’effilocher leur ouate. Nous  fermâmes les volets sur une interrogation. Qu’allions nous découvrir au matin? Tout d’abord, un autre merveilleux lever aux teintes assourdies.

Le jardin étincelait sous les premiers rayons transis. Les ombres gardaient encore leur mystère bleu nuit. Ce clair-obscur me ramenait à celui de la montagne, de ses congères, de ses ravins d’éternel silence. Mon esprit vagabondait sur les cimes lointaines en glissant sur ce manteau glacé. Tandis qu’au soleil mille et un diamants étincelaient.

Certaines plantes résistent envers et contre tout, à l’image de cette touffe de narcisses très précoces.  Le froid pesant de tout ses degrés négatifs me tirait les larmes, me pinçait les doigts….  Mon petit univers mutait vers l’indicible poésie nordique…

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Le mardi suivant, en descendant au Marché, je découvris la fontaine près de la gare, sortie tout droit d’un conte d’Andersen. Quelques jets d’eau tentaient vaillamment de se frayer un passage. Au retour, c’était fini. Bâillonnée la chanson glougloutante et grelottante. Muette aussi celle de la place Carnot . La Reine des neiges l’avait effleurée de sa baguette magique figeant ses orbes musicales.

Après avoir remonté la rue piétonne ( anciennement rue de la gare), dernier coup d’œil admiratif à la sculpture glacée qu’était  devenue la fontaine. L’horloge de la gare m’autorisant encore un peu d’école buissonnière avant l’arrivée du bus, je décidai une nouvelle chasse aux clichés. Le port gardait prisonnières les péniches dans un étau blanc laiteux où se mourait le ciel.  La Martine risque-tout de mes jeunes années ressurgit , bravant le tapis verglacé entremêlé d’îlots neigeux. Avec d’infinies précautions je me hasardai à 50 centimètres du bord. L’écluse avait perdu de nombreuses chandelles mais offrait encore de belles décorations.

Le sas , inerte, témoignait de cette météo extrême  mordant et déchirant. Débâcle sur le Canal du Midi… Étoiles givrées, fêlures, lignes brisées,  rondes bosses, apparitions fantastiques gravées par la gouge climatique. L’onglée  s’invitant douloureusement, je fuis vers l’abri-bus les mains tétanisées…

MMR ( tous droits réservés)

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