Les voyages immobiles… … de Martine Madelaine-Richard

12 février 2012

A gla!gla!

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Dimanche en huit, peu de temps après avoir photographié un lever de soleil extraordinaire, ICI , Il se mit à neiger comme un fou. Par moment, il tombait  « des mouchoirs » ( expression entendue en Provence ). La pauvre petite anémone , ICI ,  semblait bien misérable en compagnie de trois brins d’herbes brûlées par l’hiver.   Vers le soir les nuages en eurent  assez de disperser leurs fleurs virginales, d’effilocher leur ouate. Nous  fermâmes les volets sur une interrogation. Qu’allions nous découvrir au matin? Tout d’abord, un autre merveilleux lever aux teintes assourdies.

Le jardin étincelait sous les premiers rayons transis. Les ombres gardaient encore leur mystère bleu nuit. Ce clair-obscur me ramenait à celui de la montagne, de ses congères, de ses ravins d’éternel silence. Mon esprit vagabondait sur les cimes lointaines en glissant sur ce manteau glacé. Tandis qu’au soleil mille et un diamants étincelaient.

Certaines plantes résistent envers et contre tout, à l’image de cette touffe de narcisses très précoces.  Le froid pesant de tout ses degrés négatifs me tirait les larmes, me pinçait les doigts….  Mon petit univers mutait vers l’indicible poésie nordique…

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Le mardi suivant, en descendant au Marché, je découvris la fontaine près de la gare, sortie tout droit d’un conte d’Andersen. Quelques jets d’eau tentaient vaillamment de se frayer un passage. Au retour, c’était fini. Bâillonnée la chanson glougloutante et grelottante. Muette aussi celle de la place Carnot . La Reine des neiges l’avait effleurée de sa baguette magique figeant ses orbes musicales.

Après avoir remonté la rue piétonne ( anciennement rue de la gare), dernier coup d’œil admiratif à la sculpture glacée qu’était  devenue la fontaine. L’horloge de la gare m’autorisant encore un peu d’école buissonnière avant l’arrivée du bus, je décidai une nouvelle chasse aux clichés. Le port gardait prisonnières les péniches dans un étau blanc laiteux où se mourait le ciel.  La Martine risque-tout de mes jeunes années ressurgit , bravant le tapis verglacé entremêlé d’îlots neigeux. Avec d’infinies précautions je me hasardai à 50 centimètres du bord. L’écluse avait perdu de nombreuses chandelles mais offrait encore de belles décorations.

Le sas , inerte, témoignait de cette météo extrême  mordant et déchirant. Débâcle sur le Canal du Midi… Étoiles givrées, fêlures, lignes brisées,  rondes bosses, apparitions fantastiques gravées par la gouge climatique. L’onglée  s’invitant douloureusement, je fuis vers l’abri-bus les mains tétanisées…

MMR ( tous droits réservés)

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Aspic de pommes au coulis de fruits rouges

Préparation: 20mn

Cuisson: 20mn

Pour 4 personnes

750gr de pommes

1/2 verre d’eau

2gr d’agar-agar

1 zeste de citron

Un peu de cannelle ( ou de vanille)

Coulis:

I ou 2 tasses de cassis ou de framboises

Sucre

Préparation:

Éplucher les pommes et les couper en gros dés.  Les cuire 20mn environ, à feu doux, avec l’eau, le zeste de citron et le parfum. En fin de cuisson, ajouter l’agar-agar. Verser dans un moule et laisser refroidir.

Mettre les framboises ou les cassis dans une casserole et porter à ébullition. Retirer du feu dès le premier bouillon, passer les fruits au moulin à légumes ( grille fine) et sucrer selon le goût.

Démouler l’aspic de pommes, le napper de ce coulis et servir bien frais.

Variante: on peut remplacer le coulis aux fruits rouges par un lait d’amandes épais parfumé à la vanille. 

Pour ma part j’ai opté pour un mélange aux fruits des bois ( vendu en surgelés). Quant aux pommes, ce sont des Chantecler: variété très parfumée et sucrée. Donc, avec elles, inutile d’ajouter du sucre à la compote.

A la saison, utiliser les fruits frais.

( Photos MMR: tous droits réservés)

10 février 2012

Autour du thé

Filed under: mini poèmes, Haïkus, tanka, haïbuns... — Martine @ 6 h 19 min

Pour ce nouveau rendez-vous du vendredi du « Coucou du haïku » , ICI , d’Alice et Mamylilou, le thème est : autour du thé.

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Rite à 17 heures-

Douce vapeur du thé vert

Entre nos sourires

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MMR ( tous droits réservés)

7 février 2012

Gourmandise

Cette semaine, le nouveau thème d’ « Ombre et lumière » , ICI , de Hauteclaire, est : Gourmandise.

Un des sept pêchers capitaux. 🙂 Quelle tristesse que de vouloir montrer du doigt, sanctionner, le plaisir d’apprécier les bonnes choses. La goinfrerie oui, mais la gourmandise… tss.tss! 🙂

Le matin, le lever du soleil prend des allures de confitures aux fruits rouges. Pour la friande de couleurs que je suis, les références sont toutes trouvées.

Gelées de groseilles, cassis

Confitures de framboises, fraises

Tartes aux mûres, cerises

Sans oublier les myrtilles

Douceur du thé pris chez une dame de nos amies lorsque j’étais gamine. Sur un guéridon recouvert d’une belle nappe brodée blanc sur blanc, rutilait un service en porcelaine finement décoré de bleu. Puis arrivaient l’assiette de toasts, le beurre parfumé d’une ferme des environs,  et de merveilleuses gelées…

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Tout ça pour vous parler d’un dessert que j’affectionne particulièrement:

L’aspic de pommes nappé de son coulis aux fruits des bois. Légèreté de ces délicatesses sucrées aux parfums du verger… gâteaux aux mousses de fraises ou autres….

 

 

 

 

 

 

 

Dans une vitrine  à St Jean de Luz ( je crois),du sec, du confit, de quoi saliver face à cette palette brillante . Supplice de tantale pour ceux qui font attention à leur ligne.Confidence pour confidence je craque plutôt pour le salé. 😉

MMR ( tous droits réservés)

5 février 2012

Matin frileux

Ce matin….

Rien…

Le silence…

La tramontane a enfin cessé de rugir. Lorsque j’ai aperçu le ciel par le fenestrou de la cage d’escalier, aaaaahhh 🙂 le lever était intéressant.

La nuit entrouvrait ses voiles sous la pression du jour.

– 7°.

A glagla! Emmitouflée jusqu’au ras des yeux me voici frémissante à attendre les trois coups.

Phébus n’est pas pressé.Mes doigts commencent un peu à protester.

La solitude? Oui, là, elle est la bienvenue, désirée, réclamée. Je râle intérieurement si une voiture passe. Non!Non! Martine est au spectacle , prête pour le cliché du siècle. On diffère sa sortie s’il vous plaît! On respecte son rendez-vous favori…

Fichtre, ce qu’il fait froid!

Quelques pas impatients vers ce grand pin à gauche pour échapper à l’éclat d’un réverbère. L’herbe crisse sous mes chaussons ( et oui, la hâte,  la crainte de rater le début de la représentation me font risquer la « mort »  🙂 )

Raffut au dessus de ma tête! Envol fracassant de tourterelles dérangées par l’importune . J’ai manqué un battement de cœur sur le coup.Mais j’oublie vite car les premières mesures d’une symphonie wagnérienne résonnent assourdies.

Les yeux écarquillés, ces instants se gravent comme au burin dans un coin de mémoire. Comparaisons, images, symboles se bousculent face à cette féérie.

J’aimerais pouvoir inventer des mots nouveaux pour décrire cette merveille. Les nuages virent lentement ( en apparence) d’un noir velouté vers des tons bleu-marine striés de fumée parme…. Puis le feu embrase les volutes qui se tordent, s’enroulent, tressent l’incroyable chevelure de l’aurore.

Il est 7h58. Deux automobilistes ont à peine gêné ma concentration. Car l’onglée n’est pas loin. Mon corps est bien au chaud . Par contre pour manier ce nouvel appareil, beaucoup plus petit que le précédent, impossible d’avoir des gants. Le bouton est petit et très sensible. Du doigté! Car il n’est pas question de gâcher ces instantanés.

Les draperies se meuvent, ondoient. Me voici face à un fleuve de lave en fusion.

C’est grand! C’est magique! Quelle émotion!

Jamais assouvie,

Jamais rassasiée,

J’ai faim de cette beauté,

De cette splendeur qui me transporte dans une autre dimension. Ce torrent incandescent envahit tout l’horizon. Vagues après vagues le voici au dessus de ma petite insignifiance. Le lève-tard dominical passe à côté de quelque chose de grandiose.

Mon regard s’embue, se brouille. Décidément, il est temps de rentrer. Les couleurs virent petit à petit vers un beige rosé, puis jaunâtre secoué d’un soubresaut ardent. Ultime offrande captivante avant de se noyer dans un gris assorti à celui des tourterelles effarouchées.

Mon nez est insensible,

Mes menottes s’engourdissent,

Mon estomac crie famine,

Les couleurs ternissent,

Retour au bercail dare-dare..

Avant de m’engouffrer dans la chaude protection de la maison, dernier coup d’œil en arrière.

Le snack est ouvert. Chip! chip!chip! Bonjour mésange!

MMR ( tous droits réservés)

3 février 2012

La solitude

Pour ce vendredi, le thème du  » coucou du haïku », ICI, d’Alice et  Mamylilou, est la solitude.

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La solitude a plusieurs visages. On est seul, même entouré des siens, face à la maladie ou  lors d’un accouchement. Cela se vit de l’intérieur, au plus profond de son intime. Les sourires, les paroles tentent de réconforter mais au final: on est seul à ne pouvoir partager ce qui se passe au fond de soi. Je me souviens de la chanteuse Dalida, adulée, inondée de témoignages d’amitié, d’amour et qui pourtant disait ressentir une immense solitude.

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Soirée nouvel an-

Chants, rires, bulles de champagne

Le monde fait la fête

Le vieux dans son pavillon

Une TV pour compagnie

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Il est des solitudes désirées, recherchées. Celle d’une course en montagne ou  d’une simple promenade en respirant à pleins poumons, en se lavant de l’agitation  urbaine.

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Entre soi et soi-

Le crissement de la neige

Dialogue engourdi

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Solitude encore à laquelle je tiens: celle au fond de mon atelier. C’est mon jardin secret parmi les tubes, les toiles et papiers, la magie colorée de centaines de pastels, l’odeur de la térébenthine, les pochades d’aquarelle où s’impatientent les idées  » du siècle »…

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Gîte créatif-

Voyager en solitaire

Sur toile arc en ciel

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Et enfin, car il faut bien une fin :), pour clore ce thème, un instant que j’affectionne particulièrement: assister au lever du soleil mais seule. Que ce soit ici, près de ma maison, ou bien lors de mes vacances au bord du Bassin d’Arcachon. La solitude est riche de parfums, de lumières extraordinaires, d’une vie volant, nageant, trottinant…

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Vivre le Lever

Comme un premier rendez-vous

Bonheur clandestin

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MMR ( tous droits réservés)

2 février 2012

Anémone

Filed under: Poèmes en couleurs — Tags: , , , , , — Martine @ 8 h 00 min

Cliquez sur l’image pour agrandir, merci.

MMR ( tous droits réservés)

 

30 janvier 2012

Une belle matinée

Filed under: au Jardin: fleurs, arbres... — Tags: , , , , , , , , — Martine @ 8 h 19 min

L’hiver n’a pas toujours la couleur du gris ou du blanc. Il peut arborer  un costume doré sur tranche. Celui que l’on porte à la plage.

L’or du jasmin flamboie sur un ciel bleu de cobalt . L’air pique un peu le matin mais pas vraiment méchant. Juste histoire de dire que ce ciel n’est pas celui du mois d’août.

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Pluviôse bleu roi-

Jasmin crépitant son or

Mais pas d’hirondelles

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Je me repais goulument de cette lumière aussi douce qu’une caresse maternelle.

Pas une voiture ne vient troubler cette embellie hivernale. Une grosse mouche grise profite de cette tiédeur inespérée pour venir zonzonner dans ma bulle. Elle cesse son manège près de la bouche du regard des eaux pluviales. Pas très esthétique ce choix. Mais voici,  aussi silencieuse que l’espion aux pattes de velours, ICI , une mouche joliment baptisée syrphe. Sa ressemblance avec une guêpe peut induire en erreur. Mais la forme de ses ailes, ses gros yeux  et surtout son vol stationnaire aphone ne trompe que les non avertis. Elle aussi repère la bonne fortune du souci largement épanoui. Je l’observe , indifférente à ma curiosité, se gorgeant de nectar.

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A l’abri du mur-

Un avant goût de printemps

Mon nez rouge fraise

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MMR ( tous droits réservés)

27 janvier 2012

Une fleur hivernale

« A chacun sa fleur ». Comme chaque vendredi, un nouveau thème pour « le coucou du haïku » , ICI , communauté d’Alice et Mamylilou.

Puisque nous avons le choix et que… j’ai toujours du mal à choisir, alors, voici ce que le jardin m’offre en hiver

Chaque année, sous la protection bienveillante de la haie de cyprès, il revient…

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Sol craquant de gel-

Un tout petit perce-neige

éclaire un jour gris

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Le sud, parfois très rude, est en général bienveillant , surtout à l’abri d’un mur.. Cet automne, trop occupée, je n’ai pas eu le temps de courir les jardineries pour renouveler les bulbes. Je regrette surtout d’avoir oublié une beauté largement représentée dans les massifs de la commune.

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Pensées à foison-

Danse au soleil hivernal

Drôles de papillons!

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Dans mon brise-vent végétal, fleurit le laurier tin, l’arbousier mais aussi…

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Romarin lavande-

Violence de la tramontane*

Riposte parfumée

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Cet univers clos de murs bas, d’arbustes très aérés et de cyprès un peu indisciplinés, abrite quelques îlots joyeux tels que..  les violettes nichées entre de grosses pierres , leur fragrance comme un pied de nez à l’hiver… ou encore…

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Entre deux blizzards-

Ribambelle de crocus

O bonheur du jour

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Ramenés de mes vacances au Cap-Ferret, deux mimosas minuscules se sont bien accoutumé à leur nouveau gîte.  Depuis, le mois de février n’a plus le même visage. Pas besoin d’aller à Mandelieu-La Napoule pour « s’éclater » en jaune! 🙂

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Au cœur de l’hiver-

Véhémence parfumée

Mimosas en fête

Promesses miel sur ciel bleu

L’abeille se croit au printemps

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MMR ( tous droits réservés)

22 janvier 2012

Après la pluie

Nouveau thème de ce mardi pour la communauté de Hauteclaire  « entre ombre et lumière » ICI : gouttes d’eau

Ah cette eau que l’on attend et qui ne vient jamais quand on veut! Enfin… presque jamais.  Pour ma part je l’apprécie la nuit, lorsque je suis bien au chaud sous ma couette! 🙂 Mais au jardin, dans le noir… certains ne sont pas à la fête.

Déjà, en fin d’après-midi l’orage avançait lentement, traîtreusement,  dévorant la douceur du jour. Le seringat profitait des derniers rayons pour s’offrir aux lèvres de l’abeille ou du syrphe craintif…

Mais derrière lui, le tonnerre roula lentement du tambour. Braouuummmm! La Montagne Noire, portant bien son nom., se confondit , fusionna aux  nuages… Une fulgurance déchira le ciel. Au cœur des cyprès, les oiseaux se disputèrent les meilleurs gîtes.

Il était temps de filer se mettre à l’abri.

Bien que bref, ce tohu-bohu laissa quelques traces. La nuit ne fût pas tendre pour mes locataires. Certains s’en sortant mieux que d’autres.

Après la pluie…

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De nombreux  volcans émaillèrent la pelouse mitée  d ‘étranges gueules noires. Les fourmilières, ravagées par les trombes d’eau,  demandèrent de gros efforts de reconstruction. Ses courageuses habitantes se démenèrent sans trêve.

L’orchis abeille se dressait du haut de sa petite fierté. Tandis que les tulipes courbaient l’échine sous le poids de leur dépit.

Dame sauterelle supportait sa cuirasse de diamants éphémères. A trois pas de là, maître Bourdon avait bonne mine le pauvre. Coiffé à l’iroquoise, fourrure en bataille, ne sachant quelle contenance avoir, il  tenta de butiner  un pollen détrempé.

Seule la rose, coquette, battit des cils en chassant une perle lumière prise au satin de sa peau. Mai ou juin, qu’importe. Cette saison embellissait son teint. La belle accueillit le soleil en ses atours diaprés.

Après la pluie… le beau temps…

MMR ( tous droits réservés)

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