Les voyages immobiles… … de Martine Madelaine-Richard

13 décembre 2019

Une journée champêtre

Pour l’Herbier de poésie Adamante, ICI , nous propose d’écrire sur cette toile de Rosa Bonheur.

 

Ce jour-là, le soleil s’en donnait à cœur joie.  Un Juillet, dans toute sa splendeur, dorait les nuques et les bras.  Le Jean de Marie la rousse avait décidé qu’il était temps de faucher les prés. L’herbe grasse était magnifique.  Le Jean avait hâte craignant l’arrivée d’un orage ruineux. Son genou gauche était un excellent baromètre. Aussi ses voisins, amis et parentelle avaient répondu présent à son besoin d’aide.

Sous un ciel d’émail-

Le parfum des foins coupés

Rires et râtelage

Bien que le ciel soit soyeux comme une museau d’agnelle tout le monde s’activait  avec ardeur.  Jeannette, la fille au Léon, rangeait des bottes  sur la charrette. Mine de rien, de là-haut, elle surveillait son promis un peu trop aimable à son goût avec sa cousine Gertrude.

La mouche du coche

Zonzonne autour des bœufs

Et d’un cœur jaloux

Inconscient du petit drame se jouant au dessus de lui, le Jean menait avec douceur et fermeté ses bêtes aussi rousses  que la Marie. Cet hiver, son troupeau aurait de la bonne herbe riche en fleurs de toutes sortes: sauges, salsifis, marguerites, trèfles, bleuets, nivéoles… et tant d’autres dont il ne connaissait pas le nom.

Au pas lent des bêtes

Pensées tournées vers l’hiver

Le paysan calcule

 

Ce jour-là, le soleil s’en donnait à cœur joie. Celui de  la Jeannette battait fort en surveillant son amoureux. Celui du Jean battait paisiblement, rassuré par cette journée placée sous les meilleures auspices.   Le Temps battait la mesure d’une journée pastorale…

 

A l’exemple de Jean le paysan, il y a bien des fleurs poussant dans mon jardin dont j’ignore le nom.  Certaines apparaissent une année tel que le trèfle semeur. D’autres reviennent régulièrement semblables à un rébus intrigant.

Par exemple,  J’ai l’impression que deux sortes de myosotis poussent dans le coin sauvage. L’un a des fleurs extrêmement petites. Avec un cœur  blanc assez important.

Et voici le second, aux fleurs plus grandes.

Énormément de fleurs jaunes croissent un peu partout. Certaines dans les zones les plus arides, caillouteuses, tassées par nos nombreux passages. D’autres apprécient l’humidité entretenue par les nombreuses graminées et autres plantes. Cette n°2 ci-dessous atteint bien souvent 80 à 90 cm environ.

Cette n°3 ci-dessous est moins exubérante que la précédente. Elle avoisine généralement une quarantaine de centimètres. 

D’autres encore sur lesquelles je sèche.  Ce sera le sujet d’un nouveau billet.

MMR ( tous droits réservés)

15 novembre 2019

La fille du grand Butull

Filed under: l'herbier de poésie,Océan et Bassin d'Arcachon — Étiquettes : , , , , , , , — Martine @ 4 h 51 min

Pour l’Herbier de poésies d’ Adamante, ICI, Jeanne Fadosi,  ICI ,   a proposé d’écrire en nous inspirant d’une photo de Didier Larive,  ICI

 

Du fond des abysses, là où l’étrange est chose courante, est remontée la fille du grand Butull.  La fille de qui me direz-vous? Butull, le seigneur de l’obscur butyreux.  Celui épais, crémeux, où l’on s’enfonce jusqu’aux mollets. Enfin, mollets,  façon de parler. Là en bas, règnent plutôt les nageoires, épines et autres tentacules.

Nuit bitumée-

Quelques étoiles brillent

Aux crocs d’un prédateur

Univers mystérieux, glauque à souhait,  qui ignore le romantisme, les amourettes roses et les sérénades au clair de lune.  La fille du grand Butull,  prénommée tout simplement Butullette, a vaguement écouté le chant d’une sirène. Acte caractérisé de désobéissance. Car, c’est bien connu, ces êtres enjolivent et trahissent la réalité. D’où le danger à boire leurs paroles.

Ténèbres déchirées

Au bal des poissons ogres

Valse des écailles

La curiosité étant la plus forte, Butulette décide d’abandonner son corail favori et de se laisser flotter au gré des courants froids ou chauds. L’esprit d’aventure lui tient lieu de bouée et le rêve de gouvernail.

Petite fleur de l’abime

Vêtue d’algues et de sable

La princesse divague

Sur l’humeur océane

Peu à peu, au fil des heures ou des jours, Butulette s’approche de la lumière,  affleure à la surface de la mer, jouet involontaire du jeu des vagues.  C’est amusant et magnifique! Le soleil, les oiseaux, les petits poissons qui bécotent et chatouillent, que de découvertes enthousiasmantes! La fille du grand Butull , épuisée de bonheur, finit par s’échouer sur une plage inconnue.

Betty Boop marine

Sur la laisse de mer

S’abandonne, ravie

Aux caprices de l’eau

Sa beauté insolite est remarquée par un photographe de passage. Le temps d’un clic , et hop! Insaisissable, la voici repartie pour un nouveau voyage ….

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Butullette a laissé un souvenir sur cette plage:

 

Là où se meurt la vague

Entre galets et coquillages

Git un bijou abandonné

 

Là où Océan clapote

Ses mots salés d’argonaute

Gît un collier égaré

 

Là où mes pas méditent

Sur le zénith azurite

Gît un torque d’algue bronzée

 

MMR ( tous droits réservés)

9 juin 2019

Un! Deux! Trois! Quatre! Cinq!

 

Au soleil de dix heures

As incarnat

Le coquelicot

S’abandonne au vent

Gémellité feu

Tango crépitant

Deux capucines

Embrassent le jour

Trio rose ému

Fièvre printanière

Les cœurs du pélargonium

Glorifient l’amour

 

 

Entre ombre et lumière

Silence et chahut

L’œillet mignardise

Joue aux quatre coins

Cinq à sept gourmand

A l’or coréopsis

Pour l’abeille en quête

D’un trésor pollen

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MMR ( tous droits réservés)

 

14 avril 2019

Entre Mars et Avril

Filed under: animaux, insectes...,au Jardin: fleurs, arbres... — Étiquettes : , , , , — Martine @ 5 h 27 min

Entre sourires et grimaces, Mars m’a réjouie de ses beautés  attendues et inattendues. Mes anémones  se ressemant chaque année commencent à bien s’installer. Quel tapis magnifique!

Les premières orchidées fleurissent un peu plus présentes au fil des jours. Ophrys sphegodes.  Si je ne fais pas erreur est le terme général englobant tout une ribambelles ophrys aranipherae ou ophrys araignées.

Pour les personnes que cela passionne suivre ce lien  ICI

Quel casse-tête! Pour ma part je ne puis  dire qui est qui.   De plus, histoire de corser la devinette, ces belles se croisent beaucoup entre elles.

Allez vous y retrouver après ça! Au 14 Avril d’autres en terminent avec des sépales et pétales franchement verts. Leur dessin , ou macule, en forme de H ou de X est bleuté. Les prochaines orchidées préparent leur entrée en scène. Ce sont les ophrys lutea.

En les attendant, le spectacle continue dans mon théâtre de verdure.  Après l’hôtel à insectes, la mangeoire, mon mari a construit un nichoir.  Celui-ci a une ouverture de 28 mn maxi pour favoriser les mésanges bleues.

Mais c’est une autre histoire

MMR ( tous droits réservés)

10 février 2019

La pergola

Filed under: Poèmes — Étiquettes : , , , , , , , , , , , — Martine @ 1 h 08 min

Le sujet écrit vendredi pour l’Herbier  de poésie a fait remonter le souvenir  d’un instant très agréable:

Sous le rideau mouvant de la pergola, tête à l’ombre et jambes abandonnées au soleil, il fait bon se laisser aller…

L’émail du ciel

Gravé

Par le vol des hirondelles

L’instant se délite en minutes paresseuses et voluptueuses. Mon bâton de pastel glisse de mes doigts absents  sur ma feuille abandonnée.

Parenthèse blonde

Va et vient des abeilles

Refrain lénifiant

Le monde se concentre dans le rien magnifié.   Les secondes pailletées bleu et or deviennent éternelles.   Une mouche improvise un solo syncopé sur le bruissement amolli des feuilles.  Tout autour, le jardin regorge de parterres multicolores.  Fleurs parmi les fleurs, les papillons promènent de-ci de-là leur poésie aérienne. Soupir bienheureux.  Juste jouir jusqu’à plus soif de cette nature si sereine.

Chaud après-midi-

Le parfum des roses

Enlace ma flemme

Dans ma grotte végétale , bercée par le bourdonnement industrieux des insectes, la soie de ma rêverie s’effiloche. Ses brins lumineux se diffusent jusqu’à ma main et la réveille. Le pastel interrompu reprend en traits vifs et éclatants.  Le delphinium à la silhouette vaporeuse cristallise ce moment où mon Temps s’est vaporisé en volutes enchantées…

MMR( tous droits réservés)

Merci pour tous vos commentaires très très appréciées

15 avril 2018

Entre deux grimaces

Filed under: au Jardin: fleurs, arbres... — Étiquettes : , , , , , — Martine @ 3 h 00 min

Entre deux froncements de sourcils

Entre deux grimaces

Le ciel

Parfois

Daigne  sourire .

Images ciselées à l’or fin

Instants précieux où la vie se paillette de joie gourmande

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« Vive la pluie! » me souffle le jardin qui lui, contrairement à moi,  en redemande.  L’herbe gorgée de sève pousse à profusion.  Sous mes pas, la terre émet un bruit de succion. Impossible d’agir, de dompter cette jungle.  Alors, il faut patienter , attendre le bon vouloir du Sieur Soleil pour un peu sécher tout ça.

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Ci-dessus , trois hyménoptères vêtus à l’identique de noir et de jaune. Oui mais voilà. Les dessins sont différents.  En 2 et 3, je pense que ce sont des guêpes. Mais pour la 1, là, je doute. Guêpe ou tenthrède?

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La flore sauvage s’épanouit, prend ses aises.  Un minuscule géranium rose parme envahit en douce la montée du garage. Toute la douceur d’une belle journée printanière se réfugie au cœur du  petit myosotis.  Pour la fleur jaune, je ne sais pas. Il y en a tant qui se ressemblent.

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Pour terminer, une nouvelle question. Qui est cette belle diptère surprise en plein bain de soleil? Remarquez ses yeux tachetés. Et sa robe entièrement dorée.

MMR ( tous droits réservés)

18 février 2018

Exposition de pastels

Filed under: Expositions — Étiquettes : , , , , , , , — Martine @ 3 h 56 min

Du 9 février au 30 mars 2018

Françoise Chemla, Sylvie Berman et Martine Madelaine-Richard

Un trio de pastellistes , dans un très beau cadre: celui de l’Ehpad André Chénier à Limoux.  Renseignements et photos de ce lieu  ICI

Ce vendredi matin, 9 février, nous nous étions donné rendez-vous à 9 heures.  Il fallait bien une grosse matinée pour agencer 50 tableaux.

Je vous avoue que appréhendais cette longue journée car la veille une crise d’allergie m’avait laissée sur le flanc. Le nez comme une fontaine, éternuements à répétitions, yeux humides et fatigués. Bref, ce n’était pas la joie. Mais finalement, grâce à un traitement énergique, ce vendredi, je me sentais beaucoup mieux.

Après avoir déchargé nos véhicules,  nous répartissons les première œuvres selon un plan préétabli lors d’un précédent rendez-vous ( un gain de temps appréciable). De chaque côté de l’accueil les pastels trouvent leur place.  Face à l’entrée, sur plusieurs claustras le ton est lancé.  Au centre, mon grand perroquet  est encadré à  gauche  par les nénuphars de Françoise et à droite par les fleurs champêtres de Sylvie.

Au revers de ces claustras, d’autres images chantent car mieux éclairées:                                                                                                                                                                                                                                                                                       Que de réflexion pour que les couleurs glissent bien des unes aux autres, sans heurt, harmonieusement. Vers 12h30, nous nous restaurons dans une petite pièce attenante d’un repas gracieusement offert par l’Ehpad. Manger quelque chose de bien chaud par ce temps pluvieux est revigorant. Puis, retour à l’installation de notre exposition.: vérifier si toutes les œuvres sont étiquetées, que tous les cadres sont horizontaux, que rien ne dépasse du système d’accrochage… Quelques résidents commencent à s’approcher, curieux et un peu timides; certains en fauteuil roulant, d’autres  s’assoient sur des chaises placées en fer à cheval car il faut laisser de la place… pour de jeunes invités …

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Vers 15h00, une classe de collège arrive.  Ils font un premier passage pour découvrir notre travail. Puis, par petits groupes, repassent plus lentement en chuchotant , se concertant face aux pastels. Placés en file indienne, les élèves (10 à 12 ans environ) vont saluer chacune des personnes âgées tout en leur serrant la main, ainsi qu’à nous les artistes.  Les dernières chaises sont vite accaparées par les plus rapides et le reste s’assied à leurs pieds.  L’animatrice nous tend le micro pour que nous nous présentions, à la suite de quoi les questions commencement à fuser. Celles-ci sont intéressantes, souvent pertinentes, créant une émulation auprès de nos anciens. Les deux professeurs avenants et dynamiques redonnent de temps à autre de l’élan à cette rencontre. Après 30mn environ d’échanges très vivants et sympathiques , c’est l’heure du goûter. Les enfants apportent une part de tarte à chaque adulte avant de se servir. Juste avant leur départ, micro en main,  je leur lis mon poème « soupirs » ( figurant dans mon recueil « Escapades bleues… or » )  Tout le monde semble satisfait de ce bon moment passé ensemble.

Les jeux des nénuphars de Françoise côtoient avec bonheur  l’exubérance bucolique de Sylvie.

 

Toujours sur ce même côté, à la suite, on peut voir mon panneau:

Comme il n’est que 16h et que le vernissage est prévu pour 18h30, Françoise et Sylvie m’invitent à une promenade aux alentours. Pas très loin du lieu où je donne mes cours, un vaste parc nous attire.  Nous franchissons son portail monumental et là, quel plaisir. Merles, mésanges s’expriment à pleine gorge. De petites violettes émergent d’une herbe tondue régulièrement. Tout est propre, bien taillé. Les parfums d’herbes, de mousses , d’écorces, de résineux sont exacerbés par l’humidité de l’air. En nous avançant plus avant nous tombons sur un bassin  allongé, sinueux,  s’évasant pour accueillir un îlot planté d’un arbre, puis de nouveau s’étrécissant, ondulant à peine vers un bosquet. De petits ponts teintés de vert printanier donnent un air japonisant. C’est ravissant. Notre balade reprend , tranquille, pour s’achever  à deux pas de l’Ehpad, près d’une ancienne briqueterie où nous admirons la beauté des fruits d’un lierre au feuillage panaché.

A gauche des claustras, ont été dressées 4 grilles  sur lesquelles ont trouvé place nos plus petits formats.

Vers 18h20, nous accueillons les premiers amateurs d’art. J’ai le plaisir de retrouver quelques visages connus de mon monde artistique. Peu à peu la salle se remplit à nouveau de résidents, de membres du personnel, de figures locales. Chacun déambule devant les cimaises, se penche, examine, confie ses impressions en pointant le doigt vers la  partie d’un tableau qui l’intrigue ou l’attire.  Le lieu s’anime, les voix résonnent, les sourires fleurissent. Françoise Strano, présidente de l’association « Agor’Art », co organisatrice de la manifestation,  s’approche et nous présente le directeur de cet établissement. Un homme jeune, affable, très motivé et impliqué par le partage et la communication  entre L’Ehpad et la culture interne ou externe.  A sa suite, Madame  Michèle Bareil-Guérin, adjointe à la culture de la mairie de Limoux,  a ajouté quelques mots très agréables .  Je pense ne pas être la seule à avoir apprécié leurs discours clairs, chaleureux et admiratifs des oeuvres présentées. Françoise, Sylvie et moi avons à notre tour remercié pour cette offre d’exposer dans ce très beau cadre; pour l’accueil très convivial des résidents, ainsi que celui du personnel de l’Ehpad, toujours prompte à aider si besoin était.  Le vernissage s’est poursuivi autour du verre de l’amitié.  Un grand merci également à mon mari qui nous bien aidées toutes les trois lors de l’installation de cette exposition.

                A leur suite, se termine la visite sur un panneau de Françoise

 

 

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Site de Françoise Chemla: ICI

Site de Sylvie Berman: ICI

Martine Madelaine-Richard: ICI

9 juin 2017

Fleur

Filed under: au Jardin: fleurs, arbres...,l'herbier de poésie — Étiquettes : , , , , , , — Martine @ 4 h 53 min

Pour l’Herbier de poésie, Adamante, ICI ,  nous propose d’écrire sur une image de Jamadrou

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Elle flotte sur le  Temps
Ignorant le nuage
De pensées ardoisées
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Elle se laisse porter
Par le rythme enivrant
D’un ruisseau de senteurs
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Elle tangue et oscille
Papillon éphémère
Sur la brise printanière…
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MMR ( tous droits réservés)

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Au jardin, bien des sauvageonnes s’invitent que je laisse s’installer bien volontiers. Certaines par curiosité, pour approfondir mes connaissances. Et d’autres, tout simplement, parce que je les trouve jolies.

Rose comme un bonbon parfumé

à la framboise: une petite centaurée: centaurium erythraea.

Petites étoiles dont le jaune éclipse presque le soleil. Le chlore perfoliee: blackstonia perfoliata

et puis

le poireau, qui aurait presque tendance à disparaître entre les murs de mon jardin. Ce que je regrette d’ailleurs. Il est tant apprécié de tout un petit monde

Chic!

Venez! Venez!

Le poireau-bar est ouvert!

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12 mars 2017

Stupeur!

Filed under: au Jardin: fleurs, arbres... — Étiquettes : , , , , — Martine @ 9 h 04 min

Hier matin,  tandis que je travaillais à une nouvelle œuvre,  je réalisai soudain qu’il y avait un drôle de bruit.  Mis à part un colloque de pies un peu remuant, rien ne semblait anormal depuis la fenêtre. Je retournai donc à mes couleurs. Mais le bruit persistait et finissait par me gêner. Plus moyen de me concentrer. Je décidai donc d’aller voir dans le jardin. Rien. Puis, de nouveau ce son bizarre. Il me faisait penser au cri d’un paon. Enfin, très très vaguement. Cela venait de l’extérieur, au delà de ma haie. En m’avançant entre les iris et autres vivaces, par une trouée entre deux lauriers tin, j’aperçus l’auteur de ces cris. Un gros oiseau ressemblant à une oie. Stupeur!  D’habitude, elles volent tout là-haut, à peine reconnaissables par la forme de leur vol. Mais là, presque au seuil de la maison, je pouvais admirer sa beauté  à loisir. En fait, cela ne dura pas longtemps car l’arrivée d’un promeneur et de son chien en laisse l’ont effrayée. Dans un grand vacarme de cris et de froissement d’ailes elle a filé…

Pascale m’a gentiment renseignée hier soir . Il s’agit d’une oie cygnoïde, une jeune femelle. Sur le net j’ai trouvé quelques informations.  C’est un oiseau d’extrême orient, à l’origine de notre oie domestique  ou oie de Guinée.  Une espèce assez peu connue gravement menacée. C’était mon cadeau du jour.

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Comme il faisait bon, j’ai profité de cette pause récréative pour prendre des nouvelles de mon petit monde. Les floraisons se multiplient. Les insectes sont à leur affaire.

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Chaleur solaire

Chaleur dorée du forsythia

Chaleur d’amours lilliputiennes au cœur des fleurs…

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Attention!  j’ai précisé que cette oie était à l’extérieur de mon jardin,    au delà de la haie. Et c’est par un  trou dans celle-ci que j’ai pu photographier sans être vue.

5 mars 2017

Au safrané d’un jour

Filed under: au Jardin: fleurs, arbres...,Poèmes — Étiquettes : , , , , — Martine @ 7 h 29 min

Au safrané d’un jour

Précieux et fragile

La mouche vagabonde

Se frotte les pattes.

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Corsetée anthracite

Pattes gainées velours

La dame, après la pluie

Promène sa disette.

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Mars en chaud et froid

Fait frisonner ses ailes

Creuse le gouffre noir

D’une faim insatiable.

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Vrombissant sa recherche

De délices pollen

La Belle , de fleurs en fleurs

Lie leurs marivaudages.

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MMR tous droits réservés

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