Forment une ronde
Ces mots diamants du jour,
Ces rimes dentelles fines.
Ils tournent enivrés
Dans le sens de l’histoire
Sur un parfum de miel,
Au rythme des vibrations
De leurs pas poudrés d’or…
.
MMR (tous droits réservés)
Forment une ronde
Ces mots diamants du jour,
Ces rimes dentelles fines.
Ils tournent enivrés
Dans le sens de l’histoire
Sur un parfum de miel,
Au rythme des vibrations
De leurs pas poudrés d’or…
.
MMR (tous droits réservés)

Et oui, Mai fait ce qu’il lui plaît. Bien que j’ai grande envie de soleil, le jardin , lui, ne partage pas mon avis. Deux ou trois jours de bienfaisante chaleur , hélas accompagnée par un vent d’enfer, et voilà que réapparaissent les premières fentes dans la pelouse. Les nuages ont caché à grand coup de Tramontane, puis de vent marin, ce délicieux astre d’or et de vacances.
La pluie chantonne en notes cristal,
Glisse,
Cascade ,
Roule
Sème ses diamants liquides…


Le côté « à l’état de nature » du jardin se réjouit. De petits glaïeuls sauvages ( lesquels, je n’ai pu le déterminer) s’épanouissent, moins paresseux que les iris de collection. Un seul pied d’iridacée ( pour quatre couleurs) a fleuri dans ce coin de massif.


Les orchidacées émaillent l’herbe de taches roses fuchsia ou rose pâle (orchis pyramidalis), sang de bœuf ( sérapias), blanc verdâtre ( orchis bouc en boutons), jaune ( orchis lutea). Ce printemps je vais peut-être , enfin, découvrir qui est cette belle inconnue qui me tient en haleine depuis quatre longues années. Un orchis bouc? Pourtant ses feuilles très longues et arrondies à leur extrémité ne correspondent pas vraiment. L’épi est beaucoup moins dense en boutons. Une hybridation ? Je sais que c’est assez courant chez les orchidées. Chaque jour, coup d’œil d’espionite sous les branches protectrices de la spirée. 🙂
Rideau brouillasseux-
C’est la soupe à la grimace
Escargots en liesse
Il fallait de l’eau car l’hiver, sur une grande partie du pays a été trop avare de cet élixir de vie. Mais….. on se lasse plus vite des averses que du soleil. Aussi, pour clore ce billet voici des images lumineuse!
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MMR ( tous droits réservés)
Cliquez sur les photos pour les agrandir, merci
Pour le rendez-vous du vendredi avec « le coucou du haïku » d’Alice et Mamylilou, ICI
O douceur en mai-
Biberonner l’or du ciel
Papillon avide
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Fine ombre lilas-
Berceuse zonzon abeilles
Fracas martinets
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Pelisse au placard-
Romance en esquisse
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MMr ( tous droits réservés)
Thème pour la communauté » Entre ombre et lumière » ICI de Hauteclaire: formes et couleurs.
Joli sujet pour une amoureuse des fleurs et de la peinture.

Entre les deux mon cœur hésite
Entre
Les gouttes aurore sur le luisant tulipe d’or
Mais
Un doigt lumière fait le curieux sous les dentelles perlées cristal de ma jacinthe.
Indolence,
Réveil fragile, la belle rêve à la pavane, à la chaleur entre les feuilles iris safran .
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Tic-tac pivoine,
Mystère rubis,
Pinceau bohème* posant, rêveur, ses signes feu , l’énigme jade chantant sans fin l’ombre et lumière de ses chimères…
MMR ( tous droits réservés)
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* Sous mon pinceau bohème est née cette huile sur toile (61X50 cm)
Giboulées,
Tonnerre,
Nuit brûle paupières
Où les rêves se heurtent
Aux volet malmenés.
Nuit se désagrégeant
En milles diamants fumeux
Esquisse soie orientale,
Ombre aux mots ruisselants,
S’épanchant de vernis en velours,
Carillonnant ses gouttes
Au rythme écho joyeux
Des cloches en chocolat.
Poulette cacao
A oublié ses œufs
Sous dentelles jacinthes.
Que croquent allégrement
Par cents ou par milliers,
Les bouches gourmandes,
Les rires impatients
Pitchouns et enfançons…
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MMR ( tous droits réservés)
Le thème de ce mardi pour » ombre et lumière » , ICI , la communauté de Hauteclaire, est mousse et lichen
Lorsque
Maître de forge délirant
L’été bat son tempo
Or en fusion
Métal blesse regards
Salvatrice
L’aura fraîche rosée
Nimbe un coussin velours
Forêt dense et profonde
Pour aventures lilliputiennes
Reflets menthe ou anis
La mousse exhale son haleine sous-bois
Cache l’aventure mille pattes
Une romance luciole….
Ce matin là, 13 février dernier, je décidai de faire une virée au bord du Fresquel qui passe pas très loin du village. La météo annonçait le redoux pour les prochains jours…. Si je voulais capturer quelques effets intéressants il était plus que temps de partir à l’aventure. L’aventure, c’est beaucoup dire. Mais enfin, emmitouflée comme une poupée russe, me voilà filant comme le vent…
Couleurs sibyllines,
Calme marmoréen
Que piquent les merles
Engourdi par le froid, le soleil s’extirpait laborieusement de ses draps brumeux. Mes joues, mon nez s’accordaient sûrement à ses vapeurs rosées virant au framboise écrasé. Oui, a gla!gla!. Il n’y avait pas que l’air qui était givré. 🙂
Abandonnant la route, j’empruntai une voie parallèle festonnée de congères.L’ostensoir platine s’emparait du ciel, veloutait la neige de nuances beurrées. Hallucination? Huumm… la belle chantilly . Une pie lève-tôt survola en se moquant cette bipède rêveuse invétérée.
Allons, pressons! Pressons!La crêpe pâlichonne va virer à l’or le plus pur, mordre dans cette blancheur nivéenne… Quelques maisons éparses calfeutrées sur leurs secrets me cachaient le rivage. Il devait bien y avoir un passage quelque part entre ces jardins, ces haies et autres vergers… Des traces de roues me guidèrent vers une trouée et là…. les yeux écarquillés, le cœur battant la chamade je découvris une vue à couper le souffle. Ah mes Maîtres impressionnistes, mes Fauves, si vous pouviez guider ma main pour balbutier toute cette beauté sur mes toiles.

J’interrogeai l’opacité des buissons, le grillage des branches… Le sentier longeait le cours d’eau sans jamais s’approcher. Frustration. Nappes glacées, ressac figé , que de merveilles tentaient la photographe…
Au bout d’une centaine de mètres, enfin, une échancrure dans tout ce fouillis végétal me permit d’apercevoir l’extrême bord. La descente était tapissée d’orties brutalisées, de ronces armées jusqu’aux dents. Grâce à la complaisance de quelques arbustes assez robustes je pus m’aventurer jusqu’au bord de la rivière.


Gaïa, maître verrier génial, comblait toutes mes attentes. Tout m’appelait, m’interpellait. Ma paire d’yeux ne me suffisait pas. Il y avait tant et tant à voir, à moissonner…

Oubliée la montre, la pendule, la trotteuse insensible. Les mots dansaient une gigue joyeuse, composaient et recomposaient odes et contes, s’évanouissant aussi vite que l’éclair…
Bleu stylet antarctique,
Le solfège torrentiel
De soupirs en silences
Cherche sa clef de sol,
Ses octaves laiteux
Que cisèle Soleil.
Mais…
Qu’y avait-il de l’autre côté du pont? A suivre
MMR ( tous droits réservés)
(cliquez sur les photos pour agrandir, merci)
Rien…
Le silence…
La tramontane a enfin cessé de rugir. Lorsque j’ai aperçu le ciel par le fenestrou de la cage d’escalier, aaaaahhh 🙂 le lever était intéressant.
La nuit entrouvrait ses voiles sous la pression du jour.
– 7°.
A glagla! Emmitouflée jusqu’au ras des yeux me voici frémissante à attendre les trois coups.
Phébus n’est pas pressé
.Mes doigts commencent un peu à protester.
La solitude? Oui, là, elle est la bienvenue, désirée, réclamée. Je râle intérieurement si une voiture passe. Non!Non! Martine est au spectacle , prête pour le cliché du siècle. On diffère sa sortie s’il vous plaît! On respecte son rendez-vous favori…
Fichtre, ce qu’il fait froid!
Quelques pas impatients vers ce grand pin à gauche pour échapper à l’éclat d’un réverbère. L’herbe crisse sous mes chaussons ( et oui, la hâte, la crainte de rater le début de la représentation me font risquer la « mort » 🙂 )
Raffut au dessus de ma tête! Envol fracassant de tourterelles dérangées par l’importune . J’ai manqué un battement de cœur sur le coup.Mais j’oublie vite car les premières mesures d’une symphonie wagnérienne résonnent assourdies.
Les yeux écarquillés, ces instants se gravent comme au burin dans un coin de mémoire. Comparaisons, images, symboles se bousculent face à cette féérie.
J’aimerais pouvoir inventer des mots nouveaux pour décrire cette merveille. Les nuages virent lentement ( en apparence) d’un noir velouté vers des tons bleu-marine striés de fumée parme…. Puis le feu embrase les volutes qui se tordent, s’enroulent, tressent l’incroyable chevelure de l’aurore.
Il est 7h58. Deux automobilistes ont à peine gêné ma concentration. Car l’onglée n’est pas loin. Mon corps est bien au chaud . Par contre pour manier ce nouvel appareil, beaucoup plus petit que le précédent, impossible d’avoir des gants. Le bouton est petit et très sensible. Du doigté! Car il n’est pas question de gâcher ces instantanés.
Les draperies se meuvent, ondoient. Me voici face à un fleuve de lave en fusion.
C’est grand! C’est magique! Quelle émotion!
Jamais assouvie,
Jamais rassasiée,
J’ai faim de cette beauté,
De cette splendeur qui me transporte dans une autre dimension
. Ce torrent incandescent envahit tout l’horizon. Vagues après vagues le voici au dessus de ma petite insignifiance. Le lève-tard dominical passe à côté de quelque chose de grandiose.
Mon regard s’embue, se brouille. Décidément, il est temps de rentrer. Les couleurs virent petit à petit vers un beige rosé, puis jaunâtre secoué d’un soubresaut ardent. Ultime offrande captivante avant de se noyer dans un gris assorti à celui des tourterelles effarouchées.
Mon nez est insensible,
Mon estomac crie famine,
Les couleurs ternissent,
Retour au bercail dare-dare..
Avant de m’engouffrer dans la chaude protection de la maison, dernier coup d’œil en arrière.
Le snack est ouvert. Chip! chip!chip! Bonjour mésange!
MMR ( tous droits réservés)
L’hiver n’a pas toujours la couleur du gris ou du blanc. Il peut arborer un costume doré sur tranche. Celui que l’on porte à la plage.
L’or du jasmin flamboie sur un ciel bleu de cobalt . L’air pique un peu le matin mais pas vraiment méchant. Juste histoire de dire que ce ciel n’est pas celui du mois d’août.
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Pluviôse bleu roi-
Jasmin crépitant son or
Mais pas d’hirondelles
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Je me repais goulument de cette lumière aussi douce qu’une caresse maternelle.
Pas une voiture ne vient troubler cette embellie hivernale.
Une grosse mouche grise profite de cette tiédeur inespérée pour venir zonzonner dans ma bulle. Elle cesse son manège près de la bouche du regard des eaux pluviales. Pas très esthétique ce choix. Mais voici, aussi silencieuse que l’espion aux pattes de velours, ICI , une mouche joliment baptisée syrphe. Sa ressemblance avec une guêpe peut induire en erreur. Mais la forme de ses ailes, ses gros yeux et surtout son vol stationnaire aphone ne trompe que les non avertis. Elle aussi repère la bonne fortune du souci largement épanoui. Je l’observe , indifférente à ma curiosité, se gorgeant de nectar.
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A l’abri du mur-
Un avant goût de printemps
Mon nez rouge fraise
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Nouveau thème « entre ombre et lumière », ICI : lumière
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Lumière , jolie lumière,
Dis-moi quelle heure est-il?
Mes persiennes hésitent
Entre sieste et baignade.
Onde incandescente,
Tu ruisselles sur la toile
Du platane fatigué
D’ouvrir grand son ombrelle.
Lumière, flamme lumière,
A tes jeux escarbilles
Sur la soie indolente
De mon ile déserte.
Vois comme je m’abandonne.
L’alcoolat de mes sens
S’évapore… se dilue…
Lumière, ferveur lumière,
Mes rondeurs se dérobent,
Modulent leur doré
A celui de la dune.
Vanité safranée,
Au miroir émeraude
D’un désir océan…
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