Une année au jardin.
Combien il est difficile de choisir une photo pour chaque mois. Car celle-ci n’est pas du tout représentative. Il se passe tant de choses.
Janvier: ce chardonneret, en arrière plan, nous a frappés par sa gloutonnerie. Nous l’avions surnommé Bouboule. Il était constamment là à se goinfrer. Il m’arrivait parfois de le chasser, pour son bien. Mais il revenait toujours guidé par son estomac insatiable.

Février: les premières abeilles débutent leur chassé-croisé parmi les fleurs. C’est également le début d’une activité intense à l’hôtel à insectes. Les mâles guettent la sortie des femelles. Un xylocope imposant poireautait en compagnie des petits osmies. Pour distinguer Mr xylocope de Madame, il faut regarder le bout des antennes. Madame les a complètements noires. Chez les osmies, Mr a un toupet de poils blancs sur la face.

Mars: Le romarin m’a émerveillée par le contraste formé avec l’éblouissant forsythia . Et puis c’est également le début de la floraison des orchidées indigènes parmi les pâquerettes et pissenlits.

Avril: Partout ça chante, ça construit des nids. Et c’est aussi le rendez-vous avec ce lilas pourpre . Une repousse prise au pied de celui de mon grand-père paternel. C’est le seul souvenir du jardin de mes grands-parents. Quel parfum!

Mai: C’est sans doute le mois où le jardin est au sommet de sa beauté. Grâce au soleil et aux pluies printanières il explose de vitalité. Un véritable enchantement de vie pépiante et zonzonnante parmi maintes couleurs.

Juin: encore beaucoup de fleurs, ainsi que des cueillettes dans les carrés potagers. Et cette rose trémière qui assurément avait un franc succès. Abeilles sauvages et domestiques, bourdons, mouches et coléoptères se succédaient sans relâche. Que de monde sur cette grande plante!

La suite dimanche prochain.
MMR ( tous droits réservés)





Plusieurs maisons ont une vue imprenable sur le Bassin. Certaines très esthétiques font rêver. Des rires s’échappent d’une terrasse. Plus loin, ce sont des coups de marteaux qui s’envolent. Il y a de la rénovation dans l’air.






















regorgent de fruits et de ravissantes clochettes laiteuses. Papillons, mouches, guêpes, gros bourdons et oiseaux se partagent ces délices sucrés.






se saisir de cette proie si appétissante. Mais dans un sursaut désespéré, la courageuse hyménoptère se dégagea. Le plus surprenant, c’est qu’elle s’approcha de nouveau, comme pour narguer l’araignée. Voulait-elle nous rejouer « La mouche du coche »? Et puis, lassée de ce petit manège elle repartit butiner plus loin. L’arachnide, fort déconfite, recula se cacher sous cette neige végétale, prête à piéger la prochaine étourdie.

